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samedi 17 septembre 2016

La Patria Tanguera au CCK sous la direction de Andrés Linetsky [à l'affiche]


Ce soir, samedi 17 septembre 2016, début au CCK d'une série de concerts, intitulée La Patria Tanguera (la patrie qui vit du tango), organisée par le pianiste et compositeur Andrés Linetsky qui va présenter des musiciens de tout le pays et de toutes les obédiences stylistiques et esthétiques, depuis le plus classique jusqu'au plus rebelle ou au plus engagé politiquement (à gauche).


Ce soir, on commence à 19h avec un concert gratuit dans la Sala Sinfónica du CCK (entrée par Sarmiento 150). Ce samedi, participeront le groupe La Biaba (de Rosario, Santa Fe), la Orquesta Típica Ciriaco (de Córdoba), la Orquesta de Víctor Lavallen, établi à Buenos Aires mais né à Santa Fe, comme le Nuevo Quinteto Ramiro Gallo.


Les concerts suivants auront lieu les 12 et 13 novembre avec d'autres groupes.

Même Página/12, qui n'a pas eu de mots assez durs cette semaine pour stigmatiser l'installation au CCK (Centro Cultural Kirchner) du Forum économique international (dont il hait l'idée même), est bien obligé de convenir que cette programmation correspond à ses attentes politico-culturelles et à la vocation culturelle du lieu...


Pour en savoir plus sur la manifestation :
lire l'interview de Andrés Linetsky par l'agence Télam
lire l'article de Página/12, qui interviewe le violoniste Ramiro Gallo et le bandonéoniste Pablo Jaurena, qui anime l'orchestre Ciriaco
lire la présentation officielle sur le site Internet du CCK

mardi 23 février 2016

Andrés Linetsky samedi à Rosario [à l'affiche]

Le pianiste et compositeur Andrés Linetsky sera ce samedi 27 février 2016, à 21h30 à la Casa del Tango de Rosario (Prov. de Santa Fe).


Il se produit en formation de quintette mais le nom, c'est Cuarteto... Ne cherchez pas à comprendre, écoutez-les... Ce sont des représentants d'une ligne de tango classique et élégant, à l'opposé du tango engagé et bagarreur représenté par des artistes comme Alan Haksten, la Fernández Fierro, Tango Negro La Boca et toute cette veine...

La Casa del Tango est un complexe culturel installé dans une ancienne infrastructure ferroviaire, installé près de la rive du Paraná, que la municipalité a voulu consacrée au tango il y a un peu plus d'un an, puisque la capitale économique et culturelle de la province de Santa Fe connaît depuis de nombreuses années une véritable movida du tango... La Casa del Tango propose des concerts, des ateliers, des milongas et des pratiques de danse. Il y a un bar où on peut prendre un café et manger sur le pouce...

La rentrée approche, à Rosario comme ailleurs dans toute l'Argentine.

Pour aller plus loin :
vous connecter à la page Facebook de la Casa del Tango
consulter sa présentation sur le site Internet de la Direction municipale de la Culture.

vendredi 6 février 2015

Ariel Ardit au Bebop ce mois-ci [à l'affiche]

L'artiste semble avoir opté cette fois-ci pour une communication plus humble que d'ordinaire

Tous les samedis de février, à 21h, le chanteur Ariel Ardit se produira, accompagné de Andrés Linetzky au piano, au Be Bop Club, Moreno 362, dans le quartier de Monserrrat.

Entrée : 160 $ ARG.

Eu égard à la notoriété médiatique de l'artiste, il est vivement conseillé de réserver sa place.

jeudi 4 décembre 2014

Aníbal Troilo Cien Años, au Teatro Opera, ce soir [à l'affiche]


Avec son orchestre typique, le chanteur Ariel Ardit présente ce soir au Teatro Opera (rebaptisé Opera Allianz depuis peu) son nouveau disque, un hommage à Aníbal Troilo, dont les célébrations du centenaire de la naissance touchent à leur fin en ce mois de décembre.

Il a choisi d'enregistrer un mélange de classiques du répertoire troileanien et de morceaux peu connus de ce grand compositeur (il y en a). Seize pièces arrangées par Andrés Linetzky, autre transfuge de la Orquesta El Arranque, comme le chanteur.

L'idée originale est celle de Linetzky mais le marketing, avec l'arrogance habituelle autour de ce chanteur, met surtout en vedette ce dernier.

Le spectacle a lieu ce soir, jeudi 4 décembre 2014, à 21h, au Teatro Opera, Corrientes 860.
Le prix des places va de 130 $ à 350 $ ARG, en fonction de la localisation (c'est un théâtre à l'italienne).

La sortie du disque et sa présentation dans cette salle prestigieuse de Buenos Aires vaut à Ariel Ardit plusieurs articles, dont deux interviews, une dans Página/12, l'autre dans La Razón (groupe Clarín).

mardi 2 avril 2013

Andrés Linetsky se laisse aller dans son nouveau disque [Disques & Livres]


Le pianiste et compositeur, transfuge de El Arranque, Andrés Linetsky, qui est maintenant à la tête de sa propre formation, Vale Tango, sort en ce moment un nouveau disque, intitulé Las huellas en el mar (les traces dans la mer).

Il le présentera ce vendredi 5 avril 2013 au Café Vinilo, Gorriti 3780, à Palermo, puis au cours d'un second concert au Centro Cultural Orlando Goñi (Cochabamba 2536), dans le quartier de Almagro (Abasto) le samedi 13 avril, une semaine plus tard.

Dans ce disque, Andrés Linetsky, qui se présente lui-même comme un non-avantgardiste, avec une conception de l'avant-garde quelque peu contestable (1), dit s'être libéré de certains carcans ou certaines règles qu'il respectait au plus près auparavant et s'être laissé aller à l'inspiration du moment. Sur 18 morceaux qui composent l'album, Linetsky en signe 16.

Morceaux choisis de l'interview accordée à Página/12 qui la publie ce matin :

“Hasta este disco yo curtí mucho la línea de Salgán o de Mederos, ellos fueron maestros míos y me transmitieron todo un pensamiento, una posición tradicional respecto del género. Digo, el tango tiene ciertas reglas que hay que cumplir y yo las cumplí, no creo mucho en los vanguardistas”
André Linetsky

Jusqu'à ce disque, j'ai beaucoup suivi la ligne de Salgán ou de Mederos, ce sont eux qui furent mes maîtres et qui m'ont transmis tout une pensée, une position traditionnelle en ce qui concerne le genre. D'après moi, le tango a certaines règles qu'il faut respecter et moi, je les ai respectées, je ne crois pas beaucoup aux avant-gardistes.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

“Siento que esta vez no tuve respeto por nada. Dejé fluir lo que salía y, como yo no soy un vanguardista, salió algo más bien sencillo, accesible, agradable. No me interesa hacer música para sorprender”
André Linetsky

Je sens que cette fois, je n'ai rien respecté. J'ai laissé couler ce qui venait et comme je ne suis pas un avant-gardiste, ce qui est venu était beaucoup plus simple, accessible, agréable. Cela ne m'intéresse pas de faire de la musique pour surprendre.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Dans le monde actuel du tango, ce discours classe l'artiste dans la ligne des conservateurs à qui manque un engagement ferme, une croyance dans quelque chose, un contenu à défendre... Dire de sa propre musique qu'elle est agréable, voilà qui sonne mal aux oreilles de nos innovateurs regroupés autour du Festival del Tango Independiente, de la revue Tinta Roja, de l'émission Fractura Expuesta... Bref, ceux qui veulent que le tango porte les préoccupations de notre temps, expriment notre monde tel qu'il est, tout en bruit et en fureur...

Pour en savoir plus :


(1) Jugez-en par vous-même.

mardi 18 décembre 2012

Ariel Ardit et son orchestre au Festival de Tango du Torquato Tasso [à l'affiche]


Le chanteur Ariel Ardit se produira ce samedi 22 décembre 2012 à 21h avec son Orquesta Típica dirigée par le compositeur et pianiste Andrés Linetsky (1) sur la scène du Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa 1575, dans le quartier de San Telmo, dans le cadre du festival que cette tanguería organise en décembre pour la huitième année consécutive.

Les entrées sont à 120 $. Mais jusqu'à vendredi, le public peut réserver avec une réduction, au prix de 100 $ (peso argentin).

Au cours de ce récital, Ariel Ardit présentera en avant-première ce qui sera son prochain travail discographique, à côté de son répertoire déjà connu.


(1) Andrés Linetsky et Ariel Ardit sont tous les deux des transfuges de El Arranque.

lundi 11 juillet 2011

Baile a beneficio avec Ariel Ardit et Andrés Linetzky ce soir [à l'affiche]

Cette milonga est organisée au bénéfice de deux foyers pour enfants de 18h à 2h, ce 11 juillet 2011, avec la participation du chanteur Ariel Ardit, qui sera accompagné par un autre ancien de El Arranque, le pianiste et compositeur Andrés Linetzky.

Entrée : 25 $.

Si vous voulez faire des dons en nature en plus, vous êtes les bienvenus. N'offrez que des vêtements et des denrées non périssables.
Une tombola sera également organisée.
Toutes les recettes des entrées et de la tombola iront aux deux foyers pour mineurs.

Et comme c'est aujourd'hui la fête nationale du Bandonéon, on peut illustrer cet article d'un enregistrement fait par Aníbal Troilo lui-même, avec le chanteur Jorge Casal, de ¡Che bandoneón! (1), un tango de Troilo lui-même sur une letra de Homero Manzi, grâce à Todo Tango, le site encyclopédique argentin sur l'univers du tango.

(1) ¡Che bandoneón! fait partie de Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, que j'ai publié aux Editions du Jasmin, en mai 2010 (p. 38)

jeudi 5 août 2010

Tango íntimos à Datil en août [à l’affiche]

Tango íntimos est une série de concerts qui aura lieu tous les samedis d’août 2010 à 21h, à Datil, un restaurant situé rue El Salvador 4607, dans cette partie du quartier de Palermo que les Portègnes ont baptisée Soho pour son ambition de ressembler à Londres…

Samedi 7 : le pianiste et compositeur José Colángelo, qui présentera son disque, sorti en avril de cette année, Clásicos, avec la chanteuse Gabriela Rey qui, elle aussi, est en pleine promotion de son propre disque, Sensual y tanguera, dont la direction musicale et les arrangements sont du Maestro Colángelo (il sera lui-même au Festival de Tango de Buenos Aires, voir mon article de ce jour à ce propos).

Samedi 14 : le chanteur Ariel Ardit (lui aussi invité du Festival) et le pianiste et compositeur Andrés Linetzky, tous les deux transfuges de l’orchestre El Arranque

Samedi 21 : le chanteur Carlos Morel, qui a commencé sa carrière en 1978 dans l’orchestre de Eduardo del Piano et dont je ne crois pas avoir encore parlé dans ce blog (voir son site Internet)

Samedi 28 : la chanteuse Noelia Moncada, qui a remplacé Ariel Ardit dans l’orchestre El Arranque. Noelia Moncada dispose d’un site Internet dont le lien se trouve dans la Colonne de droite de ce blog, dans la partie basse, rubrique Grillons, zorzales et autres cigales. Noelia Moncada présente actuellement le contenu de son prochain disque solo.

En septembre, les artistes seront Andrés Linetzky, Ariel Ardit et José Colángelo à nouveau et la chanteuse Roxana Fontán, elle aussi habituée de Porteño y Bailarín.

Datil est un restaurant de gastronomie juive. Il est dirigé par Patricia Alfie, qui est aux fourneaux. C’est elle, semble-t-il, qui a confié ou laissé à Carlos Stasi (1) le soin d’organiser et de programmer cette série de soirées, exemptes de prise de risque artistique inconsidérée (ils n’ont pas invité Juan Vattuone ou El Chino Laborde, qui sont capables de tirer sur tout ce qui bouge. Les artistes invités sont des gens qui savent toujours très bien se tenir…).

Dans son établissement, la chef propose un service traiteur mêlant, si j’en crois les photos de son site, traditions ashkénazes et sépharades, un service restaurant dans un très bel espace qui semble aménagé avec un goût précieux (très en phase avec le quartier) et des cours de cuisine et de pâtisserie pour retrouver des traditions ou savoir recevoir à la palermienne (pastelería para la hora del té) (2). Il est possible d’en savoir plus en visitant son site qui affiche une démarche marketing très influencée par un certain snobisme grastronomico-culinaire européen (elle aurait fait ses classes dans une école hôtelière française, milanaise, barcelonaise ou londonienne, qu’elle ne parlerait pas autrement). On est à des milliers de kilomètres de l’ambiance naturelle, franche et sans façon à quoi l’on reconnaît l’authentique culture portègne et que l’on retrouve à Buenos Aires dans des établissements de toute catégorie (3)… Cette authentique culture portègne, on la vit dans des confiterías au décor très soigné et même plutôt chargé, avec personnel de salle en grande tenue comme Las Violetas (Rivadavia y Medrano, à Almagro) ou les grands cafés que sont la Esquina Homero Manzi (San Juan y Boedo, à Boedo) ou le Tortoni (Avenida de Mayo 835, à Monserrat). On la trouve aussi dans les restaurants de quartier qui servent la pizza et les grillades comme Recuerdo, la Esquina Osvaldo Puglise (Boedo y Carlos Calvo, à Boedo), le Plaza Dorrego (Defensa 1098, à San Telmo), El Obrero (Agustín R. Caffarena 64, à La Boca) ou Lalo de Buenos Aires (Montevideo 353, à San Nicolás, à deux pas des théâtres Président Alvear et San Martín). Le reste est imitation de cette Grande-Bretagne victorienne et édouardienne qui, elle-même, imitait ou imite toujours un certain Paris des beaux salons, dont je ne suis pas sûre qu’il ait jamais réellement existé…

(1) Carlos Stasi est le co-fondateur et co-directeur de la milonga Porteño y Bailarín, Riobamba 345 à Balvanera. Les artistes invités à Datil sont aussi ceux qui se produisent souvent à sa milonga.
(2) Le teatime est une coutume anglaise qui s’est fort acclimatée dans la bonne société argentine au 19ème siècle dans ces quartiers nord et chics de la capitale. La coutume argentine, quant à elle, est la merienda (collation surabondante que l’on prend vers 18h ou 19h) et la rueda del mate (la tournée du mate), qu’on se passe de main en main et qui peut tenir le rôle que tient l’apéritif dans le Midi de la France.
(3) Nul n’est obligé de s’en tenir aux boui-bouis minables pour goûter cette ambiance. A Buenos Aires (comme dans beaucoup d’autres villes du monde), populaire ne rime pas avec vulgaire.

mardi 14 avril 2009

Ni plus ni moins, le nouveau disque de Ariel Ardit [Disques & livres]

Capture d'écran recadrée de la page d'entrée du site du chanteur

Ariel Ardit, qui vient de se détacher de l’orchestre El Arranque pour se lancer dans une carrière de soliste, sort en ce moment son second disque personnel : Ni más ni menos, qui comporte 13 pistes, réalisé sous la direction musicale de Andrés Linetsky, pianiste et compositeur, lui aussi très récent "ancien" de El Arranque. Pour la promotion du CD, le chanteur, natif de Córdoba, une ville qui a donné pas mal de très bons artistes au tango argentin, va et vient dans divers shows selon la technique artisanale de diffusion dont les lecteurs fidèles de ce blog sont maintenant bien familiers...

Les 13 pistes de Ni más ni menos sont constituées de morceaux rares, loin des choix habituels : un tango de Pedro Laurenz (Es mejor pardonar), Motivo de vals de Horacio Salgan (le Maestro préféré des Arranquiens), La abandoné y no sabía de José Canet et Pero yo se de Azucena Maizani, chanteuse et compositrice grande ami de Carlos Gardel, pour qui elle composa plusieurs tangos. Ni más ni menos est édité par Alfiz Producciones.

Dans son précédent album, Doble A (du nom d’un modèle de bandonéon de la maison Alfred Arnold, voir mon article sur La gestion durable des bandonéons), il chantait quelques titres un tout petit peu plus fréquents : Asi es Ninon de Juan Laurenza et Marsilio Robles, Después (un grand classique de Hugo Gutierrez et Homero Manzi), No place (un tango turfique de Barquina, personnage haut en couleurs de la Buenos Aires des années 30 et 40, dont il faudra un jour que vous parle Barrio de Tango), Ausencia (de Alberto Castellano et Mario César Gomilla) et Que me quiten el bailao (de Miguel Bucino). Ce CD de 12 pistes est édité par Acqua Records.

Les deux sont actuellement disponibles sur le marché.

Ariel Ardit sera le 29 avril à 19h à l’Auditorium de Radio Nacional Argentina (Maipu 555, à Buenos Aires). Comme toujours, les concerts des radios publiques sont gratuits (dans la limite des places disponibles selon la formule consacrée, "localidades limitadas" dit-on à Buenos Aires).
Vous pouvez découvrir sa voix et son style sur son site (attention, la musique se déclenche dès le chargement de la page initiale. Le contrôle du volume se fait dans la petite fenêtre en bas à droite). Vous pouvez écouter en streaming ces deux disques de soliste (ça c’est de la promo !) et une ou deux plages des autres disques à l’enregistrement desquels il a participé, avec Rodolfo Mederos, avec El Arranque, avec Vale Tango, avec Ramiro Gallo (un autre désormais "ancien" de El Arranque).

dimanche 12 avril 2009

Des nouvelles de El Arranque

La salle de No Avestruz (extraite du site)

La Orquesta Típica El Arranque, de retour d'Europe (ils jouaient au Musée des Beaux Arts à Bruxelles, il y a quelques semaines), se produisait vendredi dernier au No Avestruz (Autruches interdites), rue Humboldt 1857 dans le quartier de Palermo. Ils y entament un cycle hebdomadaire, tous les vendredis, à 21h, ce qu'ils n'avaient plus fait depuis deux ans, depuis la fermeture du Club del Vino qui fonctionnait aussi à Palermo. Du fait du récent départ du chanteur Ariel Ardit, parti continuer sa carrière en soliste et qui vient de sortir son second disque en tant que tel, c'est Noelia Moncada qui sera la voix de el Arranque, comme elle le fut à Bruxelles dernièrement...
Vendredi 10, El Arranque avait pour invité d'honneur Andrés Linetsky, pianiste et compositeur, qui a quitté récemment le groupe pour en monter un autre qui porte son nom.

Vendredi 17, ils recevront César Salgan et Esteban Falabella, respectivement pianiste et guitariste, à l'image du duo légendaire formée il y a plusieurs décennies par Horacio Salgan et Ubaldo de Lio.

Au cours de cette série de concerts, ils présentent le dernier de leurs disques, Nuevos, que je vous avais déjà annoncé en juillet dernier. Ce disque qui est accompagné dans sa version collector par un jeu de l'oie conçu par Ignacio Varchausky, l'un des fondateurs et compositeurs du groupe, et son contrebassiste. Le but du jeu : apprendre la culture du tango en s'amusant (des fois qu'il y aurait d'autres manières d'approcher le sujet ?).

A l'occasion de ce retour aux sources du contact hebdomadaire avec le public local en petit comité, Ignacio Varchausky a répondu à une interview par Cristian Vitale de Página/12 (édition du 10 avril) où il revient sur son parcours musical, depuis le rock dont il est issu jusqu'à cette position de tenant de la tradition tanguera qu'il a acquise avec El Arranque, la OET Emilio Balcarce qu'il a co-fondée avec Ramiro Gallo et le Maestro Balcarce bien sûr et dont il est l'un des directeurs artistiques et l'Association TangoVia qui soutient les projets de conservation et de promotion du patrimoine musical et culturel du tango, dont il est l'un des principaux responsables. A son actif aussi, le film tourné par sa femme, Caroline Neal, sur la naissance de la OET Si sos brujo (voir le raccourci Cinéma, dans la rubrique Tangoscope de la Colonne de droite).