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samedi 8 octobre 2016

El Chino Laborde est Homero Manzi [à l'affiche]


Depuis le début du mois de septembre (j'en avais vu les affiches un peu partout dans le centre de Buenos Aires), se joue le dimanche soir une comédie musicale qui fait revivre le poète Homero Manzi. C'est la deuxième œuvre de ce genre cette année. La première s'était donnée pendant l'été sous le titre Manzi La Vida en Orsai et racontait les amours de Barba avec Nelly Omar, la Malena de sa chanson... Cette fois-ci, avec une autre distribution et dans une autre salle, il s'agit de faire resurgir les quatre dernières années de vie du poète, entre la nouvelle de son cancer en 1946, quand cette maladie était encore incurable, et sa mort, intervenue en mai 1951. Quatre années particulièrement féconde dans sa carrière artistique et dans ses engagements politiques, lorsqu'il était à fond derrière le couple Perón et sa politique de conquêtes sociales.


Le spectacle s'intitule Homero, el Color de la sudestada (1), et c'est l'ex-chanteur de la Fernández Fierro, Walter Chino Laborde, qui tient le rôle titre tandis que le premier rôle féminin est tenu par une autre grande voix, celle de Roxana Fontán (2). Le chanteur s'est fait la tête de Homero Manzi au point d'en être méconnaissable. Adieu la tignasse de révolté qui permettait de reconnaître de loin sa silhouette. La métamorphose est impressionnante !

A noter que le directeur musical n'est autre qu'un ancien directeur en poste dans le secrétariat d'Etat à la culture du temps de Jorge Coscia, un responsable national, avec une ligne du budget national, le Festival Indépendant de Tango de Buenos Aires (qui n'était donc nullement indépendant et a malheureusement disparu avec le changement de majorité, à cause du retrait des crédits publics).

Homero El Color de la Sudestada est à voir demain, dimanche 9 octobre 2016, à 20h, au Centro Caras y Caretas, Sarmiento 2037

Entrée : 200 $ ARG.

Pour en savoir plus :
lire l'article de La Nación du 4 septembre 2016
écouter l'interview de Laborde sur Radio Nacional
écouter l'interview de Laborde sur AM Radio del Plata
Pour en savoir plus sur Homero Manzi (3), consulter son dossier sur le site encyclopédique Todo Tango (il y a beaucoup à lire et à écouter)
Le spectacle s'est offert une page Facebook sur laquelle il est possible de voir quelques extraits du spectacle et autres éléments de la campagne de communication.



(1) La sudestada est un phénomène météorologique propre au Río de la Plata : un vent tourbillonnant d'une force considérable accompagné d'averses violentes et une brusque baisse de la température (je l'ai expérimenté cette année pour la troisième fois et il m'a obligée à rebrousser chemin, un jour, à midi : je ne pouvais pas avancer et la force du vent était telle que j'ai craint des décrochés de pierre, de tuile ou de verre).
(2) Roxana Fontán est une excellente chanteuse qui produit plus souvent dans les cena-shows à touristes que dans les tanguerías fréquentées par les Argentins. En vertu de quoi, il est à espérer qu'elle parvient à vivre correctement de son art...
(3) Homero Manzi est l'un des principaux poètes présentés dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, que j'ai publié aux Editions du Jasmin, en mai 2010. Le tango Malena, inspiré par son amour clandestin pour la chanteuse Nelly Omar, en fait naturellement partie.

mardi 17 mai 2011

Hernán Genovese & Friends au Torcuato Tasso [à l'affiche]


Le chanteur Hernán Genovese, belle et rare voix de baryton basse du tango moderne, se présentera demain soir, 18 mai 2011, à 22h, au Centro Culture Torquato Tasso, Defensa 1575.

Entrée : 30 $.

Hernán sera accompagné pour l'occasion par trois guitaristes, Román Vergagni, Pablo Alessia et Joaquín Althabe. Ensemble ils présenteront un prochain disque, intitulé De púa y corazón, dont le contenu rend hommage au grand guitariste Roberto Grela.

Les autres invités de la soirée seront la chanteuse Roxana Fontán, le chanteur Cucuza Castiello (un autre Hernán) et le pianiste Matías Álvarez.

Pour en savoir plus sur les artistes et leurs activités, cliquez sur leur nom parmi les mots-clés du bloc Pour cherchre, para buscar, to search, ci-dessus.

jeudi 5 août 2010

Tango íntimos à Datil en août [à l’affiche]

Tango íntimos est une série de concerts qui aura lieu tous les samedis d’août 2010 à 21h, à Datil, un restaurant situé rue El Salvador 4607, dans cette partie du quartier de Palermo que les Portègnes ont baptisée Soho pour son ambition de ressembler à Londres…

Samedi 7 : le pianiste et compositeur José Colángelo, qui présentera son disque, sorti en avril de cette année, Clásicos, avec la chanteuse Gabriela Rey qui, elle aussi, est en pleine promotion de son propre disque, Sensual y tanguera, dont la direction musicale et les arrangements sont du Maestro Colángelo (il sera lui-même au Festival de Tango de Buenos Aires, voir mon article de ce jour à ce propos).

Samedi 14 : le chanteur Ariel Ardit (lui aussi invité du Festival) et le pianiste et compositeur Andrés Linetzky, tous les deux transfuges de l’orchestre El Arranque

Samedi 21 : le chanteur Carlos Morel, qui a commencé sa carrière en 1978 dans l’orchestre de Eduardo del Piano et dont je ne crois pas avoir encore parlé dans ce blog (voir son site Internet)

Samedi 28 : la chanteuse Noelia Moncada, qui a remplacé Ariel Ardit dans l’orchestre El Arranque. Noelia Moncada dispose d’un site Internet dont le lien se trouve dans la Colonne de droite de ce blog, dans la partie basse, rubrique Grillons, zorzales et autres cigales. Noelia Moncada présente actuellement le contenu de son prochain disque solo.

En septembre, les artistes seront Andrés Linetzky, Ariel Ardit et José Colángelo à nouveau et la chanteuse Roxana Fontán, elle aussi habituée de Porteño y Bailarín.

Datil est un restaurant de gastronomie juive. Il est dirigé par Patricia Alfie, qui est aux fourneaux. C’est elle, semble-t-il, qui a confié ou laissé à Carlos Stasi (1) le soin d’organiser et de programmer cette série de soirées, exemptes de prise de risque artistique inconsidérée (ils n’ont pas invité Juan Vattuone ou El Chino Laborde, qui sont capables de tirer sur tout ce qui bouge. Les artistes invités sont des gens qui savent toujours très bien se tenir…).

Dans son établissement, la chef propose un service traiteur mêlant, si j’en crois les photos de son site, traditions ashkénazes et sépharades, un service restaurant dans un très bel espace qui semble aménagé avec un goût précieux (très en phase avec le quartier) et des cours de cuisine et de pâtisserie pour retrouver des traditions ou savoir recevoir à la palermienne (pastelería para la hora del té) (2). Il est possible d’en savoir plus en visitant son site qui affiche une démarche marketing très influencée par un certain snobisme grastronomico-culinaire européen (elle aurait fait ses classes dans une école hôtelière française, milanaise, barcelonaise ou londonienne, qu’elle ne parlerait pas autrement). On est à des milliers de kilomètres de l’ambiance naturelle, franche et sans façon à quoi l’on reconnaît l’authentique culture portègne et que l’on retrouve à Buenos Aires dans des établissements de toute catégorie (3)… Cette authentique culture portègne, on la vit dans des confiterías au décor très soigné et même plutôt chargé, avec personnel de salle en grande tenue comme Las Violetas (Rivadavia y Medrano, à Almagro) ou les grands cafés que sont la Esquina Homero Manzi (San Juan y Boedo, à Boedo) ou le Tortoni (Avenida de Mayo 835, à Monserrat). On la trouve aussi dans les restaurants de quartier qui servent la pizza et les grillades comme Recuerdo, la Esquina Osvaldo Puglise (Boedo y Carlos Calvo, à Boedo), le Plaza Dorrego (Defensa 1098, à San Telmo), El Obrero (Agustín R. Caffarena 64, à La Boca) ou Lalo de Buenos Aires (Montevideo 353, à San Nicolás, à deux pas des théâtres Président Alvear et San Martín). Le reste est imitation de cette Grande-Bretagne victorienne et édouardienne qui, elle-même, imitait ou imite toujours un certain Paris des beaux salons, dont je ne suis pas sûre qu’il ait jamais réellement existé…

(1) Carlos Stasi est le co-fondateur et co-directeur de la milonga Porteño y Bailarín, Riobamba 345 à Balvanera. Les artistes invités à Datil sont aussi ceux qui se produisent souvent à sa milonga.
(2) Le teatime est une coutume anglaise qui s’est fort acclimatée dans la bonne société argentine au 19ème siècle dans ces quartiers nord et chics de la capitale. La coutume argentine, quant à elle, est la merienda (collation surabondante que l’on prend vers 18h ou 19h) et la rueda del mate (la tournée du mate), qu’on se passe de main en main et qui peut tenir le rôle que tient l’apéritif dans le Midi de la France.
(3) Nul n’est obligé de s’en tenir aux boui-bouis minables pour goûter cette ambiance. A Buenos Aires (comme dans beaucoup d’autres villes du monde), populaire ne rime pas avec vulgaire.

lundi 22 mars 2010

Hier à la Milonga del Indio [à l'affiche]

Dans un précédent article, le 18 mars 2010, je vous racontais que de nombreuses personnalités du milieu tanguero de Buenos Aires avaient appelé à un grand rassemblement de soutien à la Milonga del Indio, une milonga en pelin air du dimanche soir, tout près de Plaza Dorrego, dans le quartier de San Telmo.

De nombreux artistes ont donc répondu présent et en particulier Albertó Podestá, du haut de ses 85 ans d'âge et 60 ans de carrière (voir mon article du 4 décembre 2009 sur l'hommage de la Academia Nacional del Tango à la fin de l'année dernière), et Roxana Fontan sont venus chanter.
Plusieurs couples de danseurs sont aussi venus et ont fait des exhibitions : Graciela González, Claudio y Melina, Fernando y Vilma entre autres. J'imagine sans peine que María et Carlos Rivarola étaient aussi présents, puisque Carlos Rivarola est l'un des initiateurs de la pétition qui demande au Gouvernement de la Ville autonome de Buenos Aires un droit permanent pour el Indio de tenir cette milonga dans cet endroit symbolique de San Telmo.

Pour signer la pétition, reportez-vous au précédent article.
Le lien vers la pétition y est présent, avec les consignes en français pour que les signatures soient valides.

mercredi 8 avril 2009

Roxana Fontan et Alberto Podestá Esquina Homero Manzi ce vendredi [à l’affiche]

Roxana Fontan est une chanteuse et une actrice argentine qui chante le tango como ninguna, comme aucune autre, écrivait Natalio Gorín, (1) en citant un célèbre vers de Homero Manzi, dans Malena (2). Samedi dernier et vendredi 10 avril, elle se produit en deux soirées exceptionnelles, très tardives, à la Esquina Homero Manzi, un Gran Café typique de Buenos Aires le jour (comme le Tortoni, comme El Café de los Angelitos, comme La Confitería Las Violetas) et un Cena-Show le soir, situé à l’esquina rendue mythique par Homero Manzi, San Juan y Boedo (c’est le premier vers de Sur, de Homero Manzi et Aníbal Troilo).
Le concert a lieu après minuit, lorsque le cena-show pour touristes est terminé. Place aux autochtones...

Samedi 4 avril, la chanteuse a partagé la scène avec un monstre du tango canción, Alberto Podestá, une des grandes gloires du tango des années 40, très connu pour ses créations d’abord dans l’orchestre de Miguel Caló, ensuite dans celui de Carlos Di Sarli, qui était allé lui-même le débaucher au Singapur, le cabaret de Miguel Caló, un soir de 1943, et qui lui a donné ce nom de scène qu’il n’a jamais cessé de porter depuis (3). Alberto Podestá, qui a aujourd’hui plus de 80 ans, a promis à Roxana Fontan d’être à nouveau à ses côtés vendredi prochain. Samedi, leur duo dans El cielo y tú a, paraît-il, arraché des larmes à la salle. Or on ne change pas une équipe qui gagne... (4)

Samedi, un couple de danseurs s’est mêlé au spectacle, il s’agissait de Gachi Fernandez et Claudio González qui ont dansé sur Oblivión d’Astor Piazzolla.

Vendredi, les danseurs invités seront El Chino Perico et sa partenaire Natacha Poberaj.

Comme dit l’annonce : ne ratez pas ça, ces trucs-là, c’est pas tous les jours ("No se lo pierdan porque esas cosas no se dan todos los dias").

Vous pouvez découvrir Roxana Fontan à travers son blog, où elle a disposé plusieurs articles de presse et quelques vidéos (dont une d’un extrait d’une zarzuela, une opérette espagnole, intitulée La Cour de Pharaon).

(1) Natalio Gorín était un journaliste et essayiste, grand spécialiste du tango. Il était un ami de Astror Piazzolla et un grand connaisseur de son oeuvre. Il est malheureusement décédé aujourd’hui. Il est l’auteur d’une biographie passionnante du grand compositeur publiée en espagnol et en anglais. Il est aussi l’auteur du site, lui aussi, bilingue, piazzolla.org (dans la rubrique Les Troesmas, en partie basse de la Colonne de droite). Et pour ceux qui préfèrent les images au texte (surtout si c’est en espagnol ou en anglais), il y a le très beau et très récent livre de photos inédites, Imagenes de Piazzolla, par et chez Carlos Carrizo, autre grand connaisseur de l’oeuvre piazzollienne. C’est un ouvrage de 320 photos inédites, appartenant à la collection impressionnante de l’auteur sur Piazzolla. Je l’avais présenté dans un article de novembre dernier. L’ouvrage n’est pas pour le moment distribué en France (mais qui sait, peut-être un jour). En attendant, vous pouvez vous le procurer directement auprès de l’auteur-éditeur en lui envoyant un mail. Vous pouvez même écrire votre message en français (en précisant que c’est un conseil de Barrio de Tango). Carlos Carrizo comprend très bien et parle même avec plaisir notre langue. Pour cela, rendez-vous directement sur l’article précédemment cité en cliquant sur le lien ci-dessus.
Imagenes de Piazzolla est également en vente chez Zivals, le grand disquaire de la esquina Corrientes y Callao (dont la boutique en ligne est accessible grâce aux liens de la Colonne de droite, rubrique Les commerçants du quartier).
(2) l’article de Natalio Gorín est à lire sur le blog de Roxana Fontan.
(3) En fait, Alberto Podestá s’appelle Washington Ale. Podestá est un nom d’origine italienne assez courant en Argentine. Mais pour les artistes, il sonne d’une manière particulière. La famille Podestá est une famille de théâtre extrêmement connue, qui compte un grand nombre de très grands comédiens et comédiennes. Ils ont tout particulièrement animé la vie du théâtre populaire des années 20, 30 et 40...
(4) D’ailleurs, on ne change pas non plus une équipe qui perd en ce moment en Argentine, ceci n’ayant rien à voir avec cela, d’ailleurs. Le DT, Diego Maradonna, dont la sélection vient de se prendre une raclée magistrale ("paliza terrible") sur le terrain en Bolivie (mais en plein deuil national pour la mort de Raúl Alfonsín la semaine dernière) l’a dit aujourd’hui : "De acá nadie se va" (d’ici, personne ne s’en va. Autrement dit, il garde tout le monde).
Au cas où l’info n’aurait pas atteint encore votre foyer, sachez qu’en octobre dernier, Diego Maradonna a été nommé sélectionneur national de l’Argentine, le DT (Director Tecnico). Et que c’est sa première défaite. Contre les Ecossais et contre les Français, sur leur terrain, à Edimbourg et à Paris, l’équipe argentine avait gagné ses matches. Bon, c’était des matchs amicaux. C’est pas de bol !

mercredi 3 septembre 2008

Les Amis de la Academia Nacional del Tango [à l’affiche]

Ce lundi 8 septembre, qui est aussi le jour de la fête du quartier de Monserrat, placé sous le patronnage de Notre Dame de Montserrat, une célèbre vierge catalane, ce lundi 8 septembre donc, à 19h30, à la Academia Nacional del Tango (1er étage, Salón de los Angelitos Horacio Ferrer, comme d’habitude) le Cuadro de Amigos organise sa 5ème rencontre Por Amor a Buenos Aires, sur convocation d’Horacio Ferrer et de Fabio Zerpa (qui aura la responsabilité de la soirée) pour un Homenaje a Buenos Aires.

El Cuadro de Amigos est le cadre destiné à réunir les bienfaiteurs de la Academia Nacional del Tango autour de soirées qui leur sont réservés, de divers avantages qui leur sont concédés (notamment des prix préférentiels pour un certain nombre de livres et de disques), ils ont aussi le droit à un beau diplôme fileteado par Jorge Muscia et à leur nom sur une liste d'honneur placardée dans les locaux de la Avenida de Mayo, dans le coeur historique de Buenos Aires.

A cet hommage à Buenos Aires, participeront les chanteuses Roxana Fontán, qui interprétera Malena (de Lucio Demare et Homero Manzi) et Siempre se vuelve a Buenos Aires (on revient toujours à Buenos Aires, d’Astor Piazzolla et Eladia Blázquez) et María José Mentana, qui chantera Romance de Bandoneón (de Fabián Bertero et César Rossi) qu’elle interprète dans le disque qu’elle vient de sortir et dont je vous ai déjà parlé (Por amor a Buenos Aires).

Le pianiste Juan Trepiana et le violoniste Fabián Bertero, tous les deux également compositeurs et arrangeurs, joueront Niebla del Riachuelo (Brume du Riachuelo), un classique de Juan Carlos Cobián et Enrique Cadícamo, et un morceau récent de Fabián Bertero, Serenata para la Negra de uno (titre intraduisible, negra désignant ici la personne chère au coeur de uno, qui est une forme particulière de sujet indéterminé et néanmoins 1ère personne du singulier).

Juan Trepiana est un pianiste de tango qui a une formation de musique classique et a fait un détour par le jazz avant de verser dans le tango il y a plus de 15 ans de cela. A l’initiative d’Horacio Ferrer, il a pris en main la partie pédagogique du Conservatorio de estilos tangueros Argentino Galván, l’un des départements de la Academia, où il enseigne lui-même l’harmonie et le piano. Il est membre du Conseil pédagogique de cette même institution, ainsi que de son Bureau Exécutif (Consejo directivo). Sa discographie compte 9 albums. Il a participé à de nombreux programmes de radio produits par la Academia nacional del Tango sur les ondes de la 2x4 et est l’un des rédacteurs des publications périodiques de la maison.

Fabián Bertero est l’un des violons de la Orquesta de tango de la Ciudad de Buenos Aires, il appartient aussi au Cuarteto de Osvaldo Montes et au Quinteto Fernando Marzán, il enseigne dans plusieurs institutions musicales dont la Escuela de Música Popular d’une ville limitrophe du sud de la capitale, Avellaneda (la banlieue sud à Buenos Aires, c’est la banlieue populaire, voire très pauvre...).

La partie conférence de la soirée sera consacrée au quartier de Barracas, dans le sud-est de Buenos Aires, avec un exposé de Gregorio Traub, illustré par deux tangos, Tres Esquinas (Angel D’Agostino et Enrique Cadícamo) chanté en vivo par la chanteuse Gloria Pagura (Yo soy del Barrio de Tres Esquinas, viejo baluarte del arrabal... Je suis du quartier des trois esquinas, un vieux pilier du faubourg...) et El Cuarteador de Barracas (qu’on pourrait traduire par le désembourbeur de Barracas, le cuarteador étant un conducteur de chevaux qui se postait aux endroits difficiles, accidentés de ce sud marécageux de la ville, sillonné de fossés de drainage, du temps des voitures à chevaux qui circulèrent comme véhicules utilitaires jusque très tard dans les années 50). El Cuarteador de Barracas sera écouté avec onction dans l’enregistrement qu’en fit Aníbal Troilo avec un de ses meilleurs chanteurs, Francisco Fiorentino dit Fiore.

Une partie cinéma, confiée aux mains expertes de Gabriel Soria qui fait des montages aux petits oignons, permettra de revoir dans des films ayant Buenos Aires et notamment Barracas comme décor des vedettes du grand écran et tous de grands chanteurs de tango : Tita Merello, Alberto Castillo, Hugo del Carril, Azucena Maizani et Carlos Gardel...