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mardi 27 juillet 2010

Théâtre, polar, tango et radio à la Academia Nacional del Tango [à l’affiche]

C’était une grande tradition des années 30 : le théâtre et le tango faisaient bon ménage et la radio était alors l’un des plus efficaces vecteurs de popularisation du répertoire (si seulement on pouvait en dire autant aujourd’hui !).

Et c’est à un spectacle qui se présente comme une pièce radiophonique avec suspense et qui mêle donc les trois éléments que prendront part vendredi soir, 30 juillet 2010, à 21h, les chanteuses Lucrecia Merico et Dolores Espeja, le guitariste et arrangeur Javier Alem et le percussionniste Alberto Pata Corbani, avec une ingénieur du son qui se chargera des effets, Marcela Wolson.

Le texte de la pièce, intitulée Las Viudas de Biaba (les veuves de Biaba), est une création collective des artistes qui ont combiné une intrigue policière avec meurtre, veuves suspectes et commissaire partagé avec des tangos signé de quelques grands des années d’or, Francisco Canaro, Edgardo Donato, Juan Viladomat Masanas et Juan Carlos Cobián (un peu comme dans le spectacle des Minas del Tango reo) et des contemporains, dont Alorsa… L’une des premières fois, sinon la première, que l’œuvre de Alorsa se fera entendre dans ces murs… Un bel hommage, bien mérité, à cet artiste beaucoup trop tôt disparu (30 août 2009, il n’avait pas encore 39 ans) et qui ne pâlira pas dans cet environnement prestigieux.

Entrée libre et gratuite
Academia Nacional del Tango
Avenida de Mayo, 833

Pour aller plus loin :
Voir l’ensemble de mes articles sur Lucrecia Merio en cliquant sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus ou dans la rubrique Vecinos del Barrio dans la Colonne de droite de ce blog
La même chose est possible pour Alorsa, dont plusieurs textes seront bientôt publiés en version bilingue espagnol-français par mes soins (1).
Sur le théâtre en lien avec le tango et la culture de Buenos Aires, vous disposez d’un raccourci interne à ce blog dans la rubrique Tangoscope dans la partie haute de la Colonne de droite. De même pour la radio, essentiellement la radio d’aujourd’hui bien sûr.
Quant aux liens qui existent entre polar et tango, voir mes articles sur ma participation en juin dernier au Salon Polar en Plein Coeur (de Paris), dont tous les auteurs qui ont pu y participer appellent de leurs voeux la tenue de la seconde édition, l'année prochaine.
Les artistes ont lancé un blog sur la pièce, un blog qui n'est pas encore très fourni mais qui veut déjà la peine d’être enregistré dans vos favoris…


(1) dans la revue Triages, à paraître en décembre 2010 aux Editions Tarabuste (Indre). Para verte gambetear, de Alorsa, est déjà dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, paru le 3 mai 2010 aux Editions du Jasmin.

mercredi 31 mars 2010

Premier Plenario de l’année 2010 en hommage à Juan Carlos Cobián [à l’affiche]

Ce premier Plenario aura lieu lundi 5 avril 2010, à 19h30, comme d’habitude, au 1er étage du siège de la Academia Nacional del Tango, Avenida de Mayo 833. En Argentine, le Vendredi Saint est férié (comme en Espagne, et en Alsace aussi), mais pas le Lundi de Pâques.

Comme d’habitude pour un Plenario, l’entrée sera libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

La rencontre se tiendra autour de la figure du compositeur et pianiste Juan Carlos Cobián. Le tango rituel de la soirée sera La Casita de mis viejos, de Juan Carlos Cobián et Enrique Cadícamo pour le texte, dans un enregistrement instrumental qu’en fit au piano Lucio Demare, autre compositeur et pianiste de grand talent (1).

Horacio Ferrer prononcera une conférence sur la personnalité de Juan Carlos Cobián, décédé en 1953. Suivra ensuite une présentation à deux voix sur sa vie par Walter Piazza et Gabriel Soria.
Au cours de ce Plenario, seront reçus au sein de la Academia en qualité d’Académicien de plein droit (académicos titulares) Fernando Finvarb, qui occupera le fauteuil La Cumparsita, Osvaldo Minian, qui occupera le fauteuil Responso et Oscar Fresedo qui occupera le fauteuil Vida Mía (2).

Quant à la partie artistique, elle sera confiée au Maestro Raúl Garello, compositeur et bandonéoniste parmi les plus grands de l’actualité. Au cours de cette deuxième partie de la rencontre, la Academia Nacional del Tango présentera la Selección de Tangos de Juan Carlos Cobián, avec des arrangements et sur une idée de Aníbal Troilo (1914-1975), avec une orchestration dû à Argentino Galván (1913-1960), dans une interprétation de la Orquesta del Tango de la Ciudad de Buenos Aires, placée sous la direction de son fondateur, Raúl Garello (3).

Comme si vous étiez là-bas, grâce à Todo Tango :
La Casita de mis viejos, par l'orchestre de Héctor Artolas, avec le chanteur Jorge Vidal
Responso, dans une interprétation de l'orchestre de Atilio Stampone
Vida mía, par l'orchestre de Osvaldo Fresedo, avec le chanteur Héctor Pacheco
La Cumparsita interprétée par le Sexteto Mayor en 1998

Pour aller plus loin :
Cliquez sur les noms des artistes qui vous intéressent dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, pour accéder à l’ensemble des articles qui leur sont consacrés sur Barrio de Tango.
Dans la partie basse de la Colonne de droite (sur fond blanc), vous pouvez aussi visiter les sites de Raúl Garello (rubrique Troesmas) et de la Academia Nacional del Tango (rubriques Les institutions).

(1) Lucio Demare est le compositeur entre autres chefs d’oeuvre de Malena, sur un texte de Homero Manzi. La Casita de mis viejos comme Malena font partie des 231 letras que je présente, dans le texte original et en français, dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, à paraître courant avril aux Editions du Jasmin (France).
(2) Les Académiciens en titre occupent des fauteuils qui portent des titres de grands tangos et de grandes milongas. La Cumparsita se passe de commentaire. Responso est un instrumental composé par Aníbal Troilo pendant la veillée mortuaire de son ami, Homero Manzi (responso, c’est l’absoute, cette prière qu’on dit généralement au cimetière à l’issue de funérailles catholiques. Le mot a le sens du mot requiem en Europe, où la pratique des absoutes n’est connue que des fidèles très pratiquants et particulièrement informés des règles liturgiques. Vida mía (ma vie) est un tango de Osvaldo Fresedo, sur un texte de Emilio Fresedo.
(3) Horacio Ferrer vient de publier l’année dernière une biographie de Aníbal Troilo (voir
mon article du 19 septembre 2009 sur la présentation de cet ouvrage à Buenos Aires). Argentino Galván a donné son nom, à titre posthume, au programme de formation professionnelle musicale dispensée par la Academia Nacional del Tango (voir mon article du 27 février 2010, sur la rentrée 2010 du Conservatorio Argentino Galván à ce sujet).