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samedi 31 juillet 2021

Viento Sur : l’album du confinement du collectif militant Trova Tanguera [Disques & Livres]


Le projet Trova Tanguera, créé pour lutter contre les effets des confinements successifs sur l’activité musicale, réunit une vingtaine de solistes et de formations, tous des créateurs de tango contemporain. Il s’agit d’un projet artistique, social et politique qui entend resté fidèle aux sources du genre lorsque, à partir des années 1880, il a commencé à forger l’identité culturelle du peuple urbain et bigarré du Río de la Plata. L’animatrice du projet n’est autre que Vanina Steiner, à la fois tangologue, initiatrice de nombreux chantiers et créatrice d’outils destinés à mettre en lumière et à fédérer les différents collectifs artistiques, souvent adeptes de l’autogestion, qui luttent pour que vive le tango d’auteurs dans un secteur dominé, comme ailleurs dans le monde, par des capitaux qui ne soutiennent que des spectacles, des disques et des documentaires susceptibles de balayer large. Vanina Steiner est à la tête d’un magazine de tango alternatif.

Le disque a d’ailleurs été enregistré en partie et mixé dans les studios de la Universidad Nacional de Lanús, dans la banlieue sud de Buenos Aires, une université bien connue pour son appartenance idéologique à la gauche.

Parmi les artistes impliqués, nous en retrouvons certains déjà bien connus des lecteurs de Barrio de Tango comme Marisa Vázquez, Juan Seren, Marina Baigorria, Facundo Radice, Alejandro Guyot, Noelia Sinkunas et le Quinteto Negro La Boca, pour n’en citer que quelques uns.

Ce nouveau disque, Viento Sur (vent du sud), d’une durée de 34 minutes, se veut un manifeste engagé. Il parie sur la force du collectif et entend lutter notamment contre la politique culturelle de la Ville de Buenos Aires (gouvernée à droite) qui voudrait bien réduire le tango à une pompe à fric et un appât pour les touristes des pays développés, auxquels le secteur donne à connaître la plupart du temps un tango assez représentatif du passé (mais pas toujours) et très peu pour ne pas dire pas du tout du présent, comme si le tango avait vécu. Il est vrai qu’il est assez facile de faire disparaître le caractère contestataire du tango d’autrefois surtout lorsqu’on le présente à un public qui ne comprend pas la langue tandis que cet aspect dans la création contemporaine saute aux oreilles (et aux yeux).

De nombreux morceaux de ce disque ont été conçus, créés et enregistrés par leurs créateurs en distanciel à cause du confinement plus ou moins sévère qui a régné depuis mars 2020 dans Buenos Aires et sa région, l’une des plus touchées par l’épidémie (la plus densément peuplée aussi de tout le pays).

Trova Tanguera vient de mettre les morceaux du disque sur sa chaîne Youtube qui propose aussi la bande-annonce de leur documentaire, militant lui aussi.

Sans surprise, le seul quotidien à en parler est Página/12. Parmi les radios qui en ont parlé, on trouve Nacional Folklórica, du groupe Radio Nacional, dans son émission Tango Siglo XXI, et nos amis de Fractura Expuesta.

© Denise Anne Clavilier

Pour en savoir plus :

mardi 16 juin 2020

Mirada de mujer : présentation par Zoom depuis Toulouse [Disques & Livres]

Cliquez sur l'image pour une haute résolution

Vanina Steiner devait venir d’ici quelques jours à Toulouse pour présenter son livre sur les parolières et poètes du tango d’aujourd’hui, Mirada de mujer, au festival Tangopostale qui a été annulé comme tout le reste.

L’Institut Cervantes, partenaire du festival, maintient toutefois son engagement mais en version 2.0 sous la forme d’une visio-conférence Zoom en espagnol. Participeront l’auteure, Vanina Steiner, un chroniqueur du périodique tanguero français La Salida, Alberto Epstein, et Solange Bazely qui a traduit l’ouvrage en français.

Ce sera à travers Zoom et YouTube le mardi 23 juin 2020 à 14h (Argentine) et 19h (France).

L’activité est gratuite.

Pour en savoir plus et en profiter :
visiter la page du site Internet de l'Institut Cervantes de Toulouse
se connecter à la chaîne You Tube de l'Institut

dimanche 16 août 2015

Demain, à la Academia Nacional del Tango, causerie à quatre pour le Plenario [Chroniques d'Argentine]

Nota bilingüe

Lundi 17 août 2025, second plenario du mois à la Academia Nacional del Tango, à 19h30, malgré le caractère férié du jour consacré au souvenir du général San Martín, à l'adresse habituelle, avenida de Mayo 833, premier étage.

Entrée libre et gratuite.


Ensemble avec le président, Gabriel Soria, qui a succédé en mars au fondateur et premier président, Horacio Ferrer, le secrétaire académique Pepe Kokubu, la directrice de la rédaction de la revue Tinta Roja, Vanina Steiner, que les Toulousains se souviendront d'avoir rencontrée notamment à la libraire Ombres Blanches le 4 juillet dans le cadre de Tangopostale, nous parlerons de la France et du Tango avec un tango rituel qui n'en sera pas un puisqu'il s'agira en fait d'une chanson française que Carlos Gardel avait enregistrée dans les années 30 pour plaire aux oreilles du public hexagonal : Parlez-moi d'amour où l'on ne comprend pas un traître mot de ce qu'il chante (je vous renvoie à ce propos à mon article du 24 juin dernier sur l'anniversaire de sa mort, vous verrez que les choses n'étaient pas si simples).
Le tango choisi pour Horacio Ferrer Eterno n'est autre que La última grela, un des deux textes de ce poète que j'avais choisis pour l'atelier littéraire du début du festival de Toulouse, en hommage à notre cher disparu.
Et Gabriel a préparé un choix de documents audio et vidéos, tirés de son incroyable collection et que j'ai hâte de découvrir.

Auparavant, ma journée aura été bien remplie :
  • interview radio le matin à 9h30 sur Radio Mitre Mendoza au téléphone
  • messe à la cathédrale en mémoire de San Martín avec dépôt de gerbe devant son mausolée dans une des chapelles de l'église, à 11h, avec toute la communauté sanmartinienne de lacapitale, Régiment des Grenadiers à cheval et Instituto Nacional Sanmartiniano en tête
  • puis à 14h, cérémonie Plaza San Martín devant la statue équestre avec fanfare Alto Perú à pied (il n'y aura pas, pour l'occasion, de garde montée).

J'y retrouverai Fabiana Mastrangelo qui sera ma partenaire de causerie une bonne partie de cette semaine et jusqu'au 27 août à Mendoza et Godoy Cruz et que je retrouverai dès mardi peu avant 17h au Museo Histórico Sarmiento, à l'Expo Cuyo, où nous donnerons la première de nos trois ou peut-être quatre conférences communes (il reste encore une incertitude sur le contenu de la matinée du 27 à Mendoza même).

Para el castellano, dejo la pluma a la Academia con su convocatoria tradicional, arriba en formato jpg.

Los esperamos mañana, 17 de agosto del 2015, a las 19.30 hs, en el Palacio Carlos Gardel, Avenida de Mayo 833. Entrada libre y gratuita.

Antes, presenciaré el homenaje nacional al General San Martín a las 11 en la Catedral Metropolitana y en Plaza San Martín a las 14.