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jeudi 16 décembre 2021

FETEM, un festival de tango en banlieue sud [à l’affiche]

L'ensemble du programme pour les trois jours
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C’est un petit festival sans prétention mais avec un fort engagement social et politique qui commence ce soir, jeudi 16 décembre 2021, à 21 h, à Lanús, dans la banlieue sud de Buenos Aires : le Festival de Tango en Movimiento, ou FETEM.

Dans une salle unique, El Cultural, située rue 9 de Julio, au numéro 1558, la manifestation propose jusqu’à samedi soir inclus, un panorama du tango contemporain, underground et militant avec des formations déjà bien installées, comme Quinteto Negro La Boca, Astillero ou Quiero 24, et d’autres nettement moins connues.

Quelques rares artistes solistes confirmés sont aussi attendus. C’est le cas de Juan Seren.

Le programme de ce soir
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Il s’agit de la deuxième édition de ce festival, dont la première se tint en 2019, juste avant la pandémie, à Temperley, autre cité de banlieue.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

samedi 31 juillet 2021

Viento Sur : l’album du confinement du collectif militant Trova Tanguera [Disques & Livres]


Le projet Trova Tanguera, créé pour lutter contre les effets des confinements successifs sur l’activité musicale, réunit une vingtaine de solistes et de formations, tous des créateurs de tango contemporain. Il s’agit d’un projet artistique, social et politique qui entend resté fidèle aux sources du genre lorsque, à partir des années 1880, il a commencé à forger l’identité culturelle du peuple urbain et bigarré du Río de la Plata. L’animatrice du projet n’est autre que Vanina Steiner, à la fois tangologue, initiatrice de nombreux chantiers et créatrice d’outils destinés à mettre en lumière et à fédérer les différents collectifs artistiques, souvent adeptes de l’autogestion, qui luttent pour que vive le tango d’auteurs dans un secteur dominé, comme ailleurs dans le monde, par des capitaux qui ne soutiennent que des spectacles, des disques et des documentaires susceptibles de balayer large. Vanina Steiner est à la tête d’un magazine de tango alternatif.

Le disque a d’ailleurs été enregistré en partie et mixé dans les studios de la Universidad Nacional de Lanús, dans la banlieue sud de Buenos Aires, une université bien connue pour son appartenance idéologique à la gauche.

Parmi les artistes impliqués, nous en retrouvons certains déjà bien connus des lecteurs de Barrio de Tango comme Marisa Vázquez, Juan Seren, Marina Baigorria, Facundo Radice, Alejandro Guyot, Noelia Sinkunas et le Quinteto Negro La Boca, pour n’en citer que quelques uns.

Ce nouveau disque, Viento Sur (vent du sud), d’une durée de 34 minutes, se veut un manifeste engagé. Il parie sur la force du collectif et entend lutter notamment contre la politique culturelle de la Ville de Buenos Aires (gouvernée à droite) qui voudrait bien réduire le tango à une pompe à fric et un appât pour les touristes des pays développés, auxquels le secteur donne à connaître la plupart du temps un tango assez représentatif du passé (mais pas toujours) et très peu pour ne pas dire pas du tout du présent, comme si le tango avait vécu. Il est vrai qu’il est assez facile de faire disparaître le caractère contestataire du tango d’autrefois surtout lorsqu’on le présente à un public qui ne comprend pas la langue tandis que cet aspect dans la création contemporaine saute aux oreilles (et aux yeux).

De nombreux morceaux de ce disque ont été conçus, créés et enregistrés par leurs créateurs en distanciel à cause du confinement plus ou moins sévère qui a régné depuis mars 2020 dans Buenos Aires et sa région, l’une des plus touchées par l’épidémie (la plus densément peuplée aussi de tout le pays).

Trova Tanguera vient de mettre les morceaux du disque sur sa chaîne Youtube qui propose aussi la bande-annonce de leur documentaire, militant lui aussi.

Sans surprise, le seul quotidien à en parler est Página/12. Parmi les radios qui en ont parlé, on trouve Nacional Folklórica, du groupe Radio Nacional, dans son émission Tango Siglo XXI, et nos amis de Fractura Expuesta.

© Denise Anne Clavilier

Pour en savoir plus :

jeudi 29 juin 2017

La poésie tanguera à l'honneur à l'YMCA [à l'affiche]

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Le centre culturel et sportif YMCA, une organisation de jeunesse chrétienne d'origine nord-américaine, propose à partir de ce soir, jeudi 29 juin 2017, son troisième festival de poètes de tango, monté et dirigé par la chanteuse Lucrecia Merico, elle-même interprète de créations originales. Le festival se déroulera sur trois lieux : l'YMCA, l'Academia Nacional del Tango demain et le Gran Café Tortoni, au rez-de-chaussée à la même adresse, samedi soir.

Le poète Raimundo Rosales (1) clôturera la manifestation avec la chanteuse Karina Cavallero et le guistariste Federico Serna.

Parmi les participants, mes fidèles lecteurs connaissent déjà Lina Avellaneda, Lucio Arce, Juan Seren, Marías Mauricio et María del Mar Estrella... Belle manifestation pour découvrir les tendances contemporaines qu'inventent ou suivent les paroliers du tango du 21ème siècle.

Pour aller plus loin :



(1) Raimundo Rosales fait partie des dix poètes et paroliers dont j'ai traduit quelques œuvres dans ma seconde anthologie, paru au tout début de l'année 2011, Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, revue Triages, numéro spécial 2010, Tarabuste Editions.

mardi 20 octobre 2015

Biennale de Poésie du Tango YMCA-ANT [à l'affiche]


Jeudi, vendredi et samedi prochains, l'association YMCA et la Academia Nacional del Tango se joignent pour organiser trois jours autour des poètes du tango contemporain. Toute l'opération, du 22 au 24 octobre 2015, est orchestrée par la chanteuse Lucrecia Merico.

Le jeudi, la rencontre se tient à l'Auditorium YMCA, Reconquista 439, à un jet de pierre de la cathédrale, à partir de 19h. Participeront Raimundo Rosales, María del Mar Estrella, Nélida Puig et Matías Marcelo. Eduardo Parise joue les maîtres de cérémonie.

Le lendemain, la rencontre se tient à la Academia Nacional del Tango, à la même heure, Avenida de Mayo 833, 1er étage, comme vous en avez l'habitude avec les plenarios et les autres soirés artistiques. Participeront Alejandro Martino, Antonio Libonati, Paula Castro et Daniel Olivera.

Le samedi, on se rassemblera au Café Tortoni, à la même adresse, au Salón Eladía Blázquez, à partir de 18h. Participeront Ernesto Pierro, Bibi Albert, Juan Seren et Claudia Levy, sous la modération à nouveau de Eduardo Parise.

lundi 19 octobre 2015

Demain, lecture musicalisée de tangos à Toulouse [ici]

Solange Bazely

Demain, mardi 20 octobre 2015, de 19h30 à 20h30, Solange Bazely et l'altiste Solenne Burgelin feront une lecture musicalisée de tangos, à partir de traductions de quatre traducteurs différents : Solange Bazely elle-même, Pauline Nogués, Marcela de Grande et moi-même.

En ce qui me concerne, les traductions sont tirées de mes deux anthologies, Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins (Editions du Jasmin) et Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango (Tarabuste Editions).

La soirée se tient dans le cadre des Rugissants à la Cave Poésie, 71 rue du Taur, dans le vieux Toulouse.

Entrée : 5 €.

"Si le tango est existentiel, qu’il a le mal du pays et la nostalgie en héritage, disent les deux artistes, il se conjugue également au présent. On le disait en crise dans les années 60, à l’agonie dans les années 70, mort dans les années 80, et voilà que dès les années 1990, de nouvelles générations de poètes et de compositeurs se sont réappropriées le genre pour dire leur colère, leurs revendications, leur quotidien, les aberrations du monde, avec ironie parfois. 
Paroles de Héctor Negro, Horacio Ferrer, Raimundo Rosales, Alejandro Szwarcman, Marcela Bublik, Alfredo Rubín, Alorsa, Acho Estol, Juan Serén, Eugenio Mandrini… dans des traductions de Denise Anne Clavilier, Pauline Nogues, Marcela de Grande et Solange Bazely."

Réservation des places par téléphone : 05 61 23 62 00 ou par mail : contact@cave-poesie.com ou sur Festik.

jeudi 11 juin 2015

La Vidú, Juan Seren, Los Púa Abajo et Choco ce week-end à Parque Patricios [à l'affiche]


La Orquesta La Vidú se produira demain soir, vendredi 12 juin 2015, à 22h, à l'Espace Culturel Benigno, avenida Chiclana 3045, dans le quartier de Parque Patricios.

Le lendemain, samedi 13 juin, l'auteur-compositeur interprète Juan Seren et ses partenaires habituels, Los Púa Abajo ainsi que le chanteur Choco Ciocchini investiront la salle pour un autre concert, à la même heure.

Cet espace culturel est un lieu d'apprentissage et de spectacle, ainsi qu'un café, comme c'est le cas dans presque tous les lieux de culture à Buenos Aires.


Pour aller plus loin :
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se connecter à la page Facebook de La Vidú

mardi 7 avril 2015

Página/12 rend hommage à Juan Carlos Cáceres [Actu]

Página/12 a titré avec cette onomatopée qu'aimait tant Juan Carlos
Tangó tangó....
L'imitation primaire du tambour du candombe noir dans les rues de Buenos Aires

Avec émotion et admiration, Karina Micheletto rend hommage ce matin, dans Página/12, à Juan Carlos Cáceres, décédé dimanche, chez lui, en région parisienne. C'est le seul journal à mentionner ce décès d'un artiste qui avait su diviser profondément le public et la profession à son égard par ses prises de position sans nuance et son éloignement géographique (1).

Elle rappelle sa passion pour la négritude du tango et son style qu'elle situe avec grâce "entre le voyou et le sophistiqué, le faubourien (canyengue) et l'exquis, le jazz et la murga"... Elle a raison.

Elle rappelle aussi l'hommage que lui avait rendu mercredi dernier Ariel Prat entouré d'un grand nombre d'amis et d'admirateurs de sa musique à l'Auditorium de Radio Nacional, dont l'orchestre féminin China Cruel, les chanteurs Nicolás Choco Ciocchini et Juan Seren, le compositeur et pianiste Julián Peralta (fondateur et directeur musical de Astillero Tango, une des rares formations contemporaines qui trouvaient grâce aux yeux de Juan Carlos), la murga Garufa de Constitución, etc... La journaliste y reprend les quelques mots émus de Ariel Prat qui considère Juan Carlos Cáceres comme "son maître musical".

L'affiche du concert de Radio Nacional
Cáceres mon amour, signé par Alicia Zadán, l'épouse de Juan Carlos

Página/12 a fait de son hommage l'article phare de ses pages culturelles du jour, avec, comme illustration, une excellente photo de l'artiste, peut-être la préférée de la rédaction car je l'y ai vue plus d'une fois, où il a ce regard et ce sourire légèrement goguenard et une allure bonhomme et joviale.

Pour aller plus loin :
lire la présentation du concert du 1er avril à Radio Nacional (visiblement rédigé par Ariel Prat et qu'a illustrée Alicia Zadán, l'épouse de Cáceres, elle-même peintre de talent).



(1) Les musiciens argentins restés vivre au pays n'apprécient que fort peu qu'on débarque à Ezeiza d'un avion Air France ou Iberia pour leur expliquer doctement ce qu'est le tango ou leur culture. Après tout, ce sont bien eux qui se retroussent les manches pour construire le pays et non pas ceux qui se sont exilés ailleurs, surtout si cet ailleurs est un pays développé de l'hémisphère nord, et ce quelle qu'en soit la raison. En l'occurrence, Juan Carlos avait choisi de quitter l'Argentine sans y être contraint par la situation politique. Il n'était pas persécuté au contraire de personnalités comme Susana Rinaldi, Alfredo Arias, Mercedes Sosa ou Atahualpa Yupanqui, dont la vie ou la liberté auraient été menacées s'ils étaient restés en Argentine. Pour parler de l'Argentine aux Argentins quand on vient d'Europe, il faut y mettre certaines formes que Juan Carlos évitait délibérément avec ce sens de la provocation qui était le sien et qui explique qu'aujourd'hui, en dépit de son talent, sa mort passe tant inaperçue. Je trouve cela infiniment triste...

dimanche 6 novembre 2011

Novembre au CCC [à l'affiche]


En novembre 2011, la Sala Osvaldo Pugliese continuera à accueillir la série de concerts Tango de Miércoles, à 20h30, au prix de 30$ l'entrée.

Mercredi 16 novembre, ce sera un concert du Cuesta Arriba Trío ("sur la pente remontante", à rebours d'un célèbre tango de Carlos Gardel, Cuesta Abajo, de mal en pis) pour un spectacle de tangos classiques et modernes avec des compositions originales du trio ou d'autres musiciens d'aujourd'hui : Mariano Gil à la guitare, Juan Fracchi à la contrebasse et Ezequiel Uhart au bandonéon.

Le 23 novembre, revient une parodie de conférence absolument hilarante à condition
1) de bien comprendre le portègne parlé dans le texte et à la bonne vitesse
2) d'avoir une bonne expérience d'un certain discours pompeux et académique tel qu'on peut le pratiquer dans les universités argentines et les colloques scientifiques ou à prétention scientifique.
Si vous possédez tout ça, là, vous allez franchement vous marrer en écoutant ce conférencier tête à claque, le Licenciado Eugenio Rataplán (titulaire d'un Master pour le dire en français), dont le nom à lui tout seul résonne déjà comme un roulement de tambour... Tout cela est de la pure fantaisie, qui peut partir en vrille dans un délire total, avec quelques pastiches succulents de tangos célèbres. A mourir de rire !

Et le dernier mercredi du mois, le 30, ce sera le tour de Suerte Negra, avec l'auteur-compositeur interprète Juan Seren et les Púa Abajo.

Enfin dans un autre cadre, le CCC participera au Festival du Tango Queer par une nuit de danse et de théâtre dans la salle Solidaridad, le mercredi 16 novembre à 19h (entrée : 30 $).

Vous trouverez le site Internet du Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini, Corrientes 1543, dans la Colonne de droite de ce blog, dans la rubrique Cambalache (casi ordenado), dans la partie inférieure.

lundi 19 septembre 2011

Con-vivencia Tanguera III au CCC mercredi soir [à l'affiche]


Ce mercredi 21 septembre 2011, à 20h30, Hernán Cucuza Castiello, accompagné par le pianiste et bandonéoniste Sebastián Zasali, occupera, pour la troisième fois, la petite scène de la Sala Osvaldo Pugliese pour la troisième édition de son spectacle Con-vivencia Tanguera qui mêle des morceaux du répertoire classiques à des créations plus récentes, appartenant à ce que les Argentins appellent le Tango Nuevo (1). Con-vivencia Tanguera est une soirée musicale partagée qui prend place depuis plus de deux ans dans le cadre des soirées Tango del Miércoles au Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini, avenida Corrientes 1543.

Entrée : 30 $.

Pour l'occasion, Cucuza a décidé de s'entourer, comme à son habitude, de très nombreux artistes, qui sont aussi ses amis : le guitariste et compositeur Acho Estol, le duo Dema-Sampaolli, le chanteur Hernán Genovese, le guitariste Maximiliano Moscato Luna, qui est son partenaire habituel dans le cycle El Tango vuelve al Barrio (EtvaB), l'auteur-compositeur-interprète Juan Seren avec le duo Púa Abajo, l'auteur-compositeur-interprète Lucio Arce, la pianiste Noelia Sinkunas et le jeune guitariste Mateo Castiello, son propre fils, 13 ans et des doigts d'or sur les cordes d'une guitare (le jeune musicien avait récolté une ovation remarquable en jouant au Festival de Buenos Aires avec Moscato, fin août : il nous avait tous bluffés).

(1) Tango nuevo : à ne pas confondre avec la danse très en vogue en France et qui mélange le tango et la salsa, sous le même nom. Inconnu au bataillon à Buenos Aires, où l'on apprécie guère que les Européens cherchent à l'imposer et empruntent ce nom de tango. Dans Barrio de Tango (ce blog), l'expression tango nuevo fait référence à la nouvelle vague musicale du tango, qui est apparue au début des années 1990, comme une véritable renaissance du genre, après la grande crise qu'il a traversée entre la chute de Perón et la fin de la Dictature (soit de 1955 à 1983).

mercredi 30 mars 2011

Les 80 ans de El Faro [à l'affiche]


La fête revient au Bar El Faro à la limite entre Villa Urquiza et Villa Pueyrredón pour les 80 ans de sa fondation, ce vendredi 1er avril 2011. En Argentine, un pays jeune, on n'attend pas le siècle pour faire la fête. La plupart des chiffres ronds donnent lieu à célébration et c'est comme ça que peu à peu, se construit une identité nationale. C'est à force de créer des repères dans l'histoire au plus près de la vie des gens.

Depuis l'arrêt contraint, forcé et administrativo-corrompu, il y aura bientôt un an, des concerts traditionnels que Cucuza et Moscato y avaient installés sous le titre de El Tango vuelve al Barrio (ETvaB, pour les intimes) et qui ont permis à l'établissement de se faire reconnaître comme Bar Notable (établissement classé) en février 2010, c'est seulement la deuxième fois que les deux musiciens parvienent à y organiser à nouveau une fête artistique. Ils ont invité à les rejoindre pour l'occasion Juan Seren, le Dúo Púa Abajo, Juan Pablo Villareal, A Punto Fijo et le poète Raimundo Rosales (1), qui est presque toujours de la partie dans la salle...

Si le temps le permet (vous avez compris qu'au printemps, en été et à l'automne comme maintenant, il pleut souvent, et fort à Buenos Aires), des tables seront installées sur le trottoir.

Le spectacle est gratuit. Il commence à 21h30 (arrivez avant pour pouvoir commander et dîner avant le spectacle. Pas de bruit de fourchette pour accompagner la musique !).

Il faut impérativement réserver (El Faro, esquina La Pampa y Constituyentes) et pensez bien que tous les habitants du coin vont se précipiter (cela fait si longtemps qu'ils sont privés de leurs artistes !). Ceci dit, si vous pouvez encore trouver le bout d'un tabouret, ça vaut le coup. Et mille pardons à mes lecteurs qui sont à Buenos Aires et qui m'en voudront beaucoup de ne pas les avoir informés suffisamment à l'avance : mon ordinateur et moi avons des scènes de ménage épiques depuis une semaine. Les noms d'oiseaux volent entre nous !

(1) Raimundo Rosales est l'un des poètes dont je présente une dizaine de letras et de poèmes, dans Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, supplément 2010 de la revue Triages, Tarabuste Editions, janvier 2011 (Tarabuste Editions, rue du Fort, 36170 Saint-Benoît du Sault). Raimundo est un poète très marqué par la poésie espagnole et par l'effervescence artistique, socialement et politiquement fortement engagée, qui existait à Buenos Aires dans les annéees 60 et 70 avec le surgissement du rock nacional (grâce à Litto Nebbia et Luis Alberto Spinetta, dont je vous parlais avant hier à propos d'un disque de berceuses très particulier, voir mon article du 28 mars 2011) et la seconde révolution piazzollienne, celle qui démarre en 1968 (eh oui !) avec le début du partenariat entre Astor Piazzolla et Horacio Ferrer, autre poète présent dans Deux cents ans après, un duo créateur auquel Raimundo a souvent rendu hommage, notamment à travers Palabras para Astor, p 42, et Las manos de Horacio, p 55 (que vous pouvez écouter sur la liste d'écoute Deux cents ans après sur ma page Myspace). Il a aussi écrit un très beau Elogio de la duda (éloge du doute), sur le vécu des adultes que sont devenus aujourd'hui les enfants volés à leurs parents pendant la Dictature, un régime que Raimundo a fui en se réfugiant en Espagne (p 53). Face à Elogio de la Duda, le volume présente División de bienes, un tango sur un couple qui divorce et partage ses biens (Qui garde quelle partie de quoi ? / Et comment se conclut cette idylle / La pluie à la fenêtre / Et ce petit matin / Qui nous lit les lettres de l'exil [...]), autre morceau que vous pouvez entendre sur la liste d'écoute. Milonga de los arroyos et Soy cantor sont aussi dans l'ouvrage comme dans la liste d'écoute. Et il y a encore dans le recueil d'autres textes, dont je n'ai pas trouvé les versions enregistrées sur le réseau Myspace. Un poète à découvrir, doublé d'un chic type, aussi attachant que talentueux. C'est un grand ami de Cucuza qui n'hésite pas à inscrire ses tangos, ses valses et ses milongas à son répertoire. Pour mieux connaître leurs activités à l'un et à l'autre, cliquez sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.

mercredi 20 mai 2009

Cucuza ne sait plus où donner de la tête (1) [à l’affiche]

L'affiche diffusée par Club Malbec et Cucuza


Le chanteur Cucuza, bien connu des lecteurs de Barrio de Tango, plus sous ce surnom d’ailleurs que son nom véritable, Hernán Castiello, sera ce soir l’invité d’honneur de Club Malbec au CCC Floreal Gorini dans le cadre du cycle Tango del Miércoles, dont j’ai déjà parlé dans un article précédent, présentant l’ensemble de ce cycle en mai 2009.

Club Malbec (du nom d’un célèbre cépage très apprécié de l’oenologie argentine) est un trio composé par Chris Johnson , contrebassiste de musique classique, Javier Díaz González, guitariste de rock et de tango et Juan Seren, auteur-compositeur-interprète et guitariste.

Javier Romero, qui joue de l’harmonica, sera l’autre invité d’honneur du groupe.

Cela se passe à 21h30, ce soir, mercredi 20 mai, au CCC, Corrientes 1543. Entrée 15 $.

Cucuza sera aussi vendredi prochain, à 21h30, au Bar El Faro, dans le cadre de son cycle à lui, El Tango vuelve al Barrio (ETvaB pour les initiés), avec son ami et partenaire, le guitariste Moscato (de son vrai nom Maximiliano Luna).

Vendredi soir, ce sont eux qui invitent et leurs invités seront le chanteur Osvaldo Peredo et le bandonéoniste Sebastián Zasali.

El Faro est cet établissement sans prétention qui fait l’angle des avenues Pampa et Constituyentes, dans le quartier de Villa Urquiza. Le droit au spectacle y est de 20 $. Comptez la pizza et le vin en plus...

(1) Infâme calembour pour me faire pardonner l’absence de toute traduction des textes de présentation dont Cucuza nous régale à chaque envoi de mail. C’est toujours à mourir de rire mais aujourd’hui, pour des raisons que vous comprendrez aisément si vous lisez tous les articles du jour, je n’en ai pas le temps. Disculpame, Cucuza. La culpa la tiene Litto...
Et pour ceux qui auraient loupé certains épisodes, j’explique le susnommé calembour : cucuza en lunfardo (le parler populaire de Buenos Aires), cela veut dire tête. Il doit son surnom à une coupe de cheveux assez radicale et pas facile à entretenir. Cliquez sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search et vous tomberez vite sur un article où il y aura une photo. Vous allez comprendre tout de suite !

mercredi 13 mai 2009

Le programme de mai du CCC Floreal Gorini [à l’affiche]

Le cycle du Tango du Mercredi, à 21h30, à un prix qui tourne généralement autour de 15$ l’entrée (voir Colonne de droite, partie centrale, pour obtenir le taux de change approximatif entre le peso argentin, $, et l’euro, €).


Le mercredi 6, Barrio de Tango en a parlé, la soirée était à Néstor Basurto et Alejandro Szwarcman.
Ce soir, c’est la présentation du disque Artesano du trio Pescante Tango, trois musiciens issus d’univers musicaux différents du tango.
La semaine prochaine, se présenteront sur la petite scène de la Sala Osvaldo Pugliese le Club Malbec.
Le dernier mercredi du mois sera à Jacqueline Sigaut, une autre habituée de Barrio de Tango, comme Néstor Basurto et Alejandro Szwarcman. Elle présentera son nouveau disque, Por que quiero (à quoi ça sert d’aimer).

Le Centre Culturel de la Coopération Floreal Gorini est située sur l’avenue Corrientes, au numéro 1543 (face au Teatro General San Martín).

En savoir plus :
Néstor Basurto, Alejandro Szwarcman et Jacqueline Sigaut sont présents dans les rubriques Vecinos del Barrio et Grillons, zorzales et autres cigales, respectivement dans la partie haute et basse de la Colonne de droite. Vecinos del Barrio vous conduit aux ensembles des articles de Barrio de Tango portant sur l’artiste choisi. Grillons, zorzales et autres cigales est une liste de liens à leurs sites ou à leur page MySpace.

Les activités tango du CCC sont accessibles sur Barrio de Tango en cliquant sur le sigle CCC dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, en haut de l’article, sous le titre.
Le lien vers le site du CCC se trouve dans la rubrique Cambalache (casi ordenado) dans la partie basse de la Colonne de droite.
Pour écouter le trio Pescante Tango, visiter leur page MySpace.
Pour en savoir plus sur le Club Malbec, voir la page MySpace de Juan Seren (l’un des trois membres du trio).