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mercredi 29 avril 2026

Le cinéma se défend à Cosquín [à l’affiche]

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Demain, jeudi 30 avril 2026, et pour quatre jours, jusqu'au 4 mai, la ville de Cosquín, dans la province de Córdoba, au centre du pays, accueille la 15e édition d’un festival international indépendant de cinéma dans un esprit artisanal et bon enfant, bien loin du caractère plus clinquant du festival de Mar del Plata.

C’est un film brésilien qui ouvrira la manifestation demain. La France est représentée, avec Fantaisie d’Isabelle Pagliai, parmi les trente films en compétition, entre longs et courts métrages.

La petite ville déploie son festival sur trois lieux différents, ce qui permet une programmation intense sur les quelques jours qu’il dure.

Une du supplément culturel quotidien de Página/12
Contre-regard, dit le gros titre en caractères rouges
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Un festival aux petits oignons, à déguster chaud dans les premiers frimas de l’automne dans la moyenne montagne cordobaise.

Comme d’habitude, là encore, seul Página/12 s’en fait l’écho parmi les quotidiens nationaux.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12
lire l’article de La Voz, l’un des journaux locaux
consulter le site du festival

mercredi 11 mars 2026

Un demi-siècle après le coup d’État, la justice identifie douze victimes de la dictature [Actu]

"Le passé, présent !" clame le gros titre
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La justice argentine a annoncé qu’elle avait pu identifier douze corps dans des fosses communes liées à un centre de détention clandestine de la dictature militaire de 1976-1983, à La Perla, dans la province de Córdoba, dans le centre de l’Argentine.

Cet ancien centre de torture est devenu un lieu de mémoire et continue à faire l’objet de fouilles pour rechercher des disparus de la dictature.

"Identification de 12 personnes disparues
dans l'ex-centre clandestin de La Perla"
dit le visuel publié par la justice argentine

Pour le moment, les identités des suppliciés n’ont pas été révélées. La justice ne le fera que lorsque les familles auront été informées et uniquement si elles y consentent.

Página/12 en fait sa Une alors que le gouvernement de Mileí s’efforce de passer l’éponge sur les crimes du régime, qui sont des crimes contre l’humanité et à ce titre sont imprescriptibles, et de ralentir le travail de la justice. Face aux nettes tendances négationnistes du président, de son entourage politique et de ses alliés, la rédaction du journal de gauche affiche les faits établis comme autant d’antidotes à ces nouveaux mensonges officiels.

L'autre côté du visuel officiel

A titre d’exemple, à la Cité Internationale Universitaire de Paris, la direction libertaire du pavillon argentin, qui dépend du ministère argentin du Capital Humain, a fait récemment retirer une plaque commémorative dédiée aux trente mille personnes assassinées par la dictature...

Parmi les journaux de droite, seule La Prensa se fait l’écho de la macabre découverte.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :


Ajout du 13 mars 2026 :
L’identité de l’un des douze disparus de La Perla a été révélée par la justice. Página/12 en rend compte dans son édition de ce matin. Il s’agit de Mario Nivoli dont la fille se dit enfin soulagée de savoir ce qu’il est advenu de son papa. Pour elle-même et pour ses propres enfants. Le 14 février 1977, lorsqu’il avait été arrêté arbitrairement, Mario Nivoli avait 28 ans et il étudiait pour devenir ingénieur en chimie.

Ajout du 14 mars 2026 :
lire cet article de Página/12 sur deux nouvelles personnes dont les identités ont pu être révélées. Il s’agit de Ramiro Bustillo Rubio et Oscar Omar Reyes, arrêtés le 18 octobre 1977. Au moment de leur disparition, ils avaient respectivement 27 et 45 ans
lire cet entrefilet de La Prensa (c’est assez rare pour être souligné – la rédaction n’est pas à 100 % hostile à la dictature militaire de 1976-1983)

Ajout du 15 mars 2026 :
Les révélations des identités continuent. On en est à six personnes dont le nom a été publié.
A ce sujet, lire l’article de Página/12 de ce matin
lire dans Página/12 ce témoignage poignant de la veuve d’un des assassinés à La Perla à qui les autorités viennent d’annoncer qu’on a retrouvé le médaillon avec sa photo qu’elle avait donné à son mari lorsque la persécution de la dictature avait commencé à les menacer, avant leur arrestation. Elle a survécu. Lui se trouve très probablement quelque part dans cette fosse commune où les enquêteurs ont retrouvé 12 personnes identifiables
lire l’article de La Nación

Ajout du 16 mars 2026:
lire cet article de La Prensa sur les premières identités révélées à l’opinion publique.

Ajout du 21 mars 2026 :
La sœur d’une des douze victimes du terrorisme d’État retrouvées et identifiées dans la fosse commune de La Perla vient d’écrire à Mileí pour demander que les investigations judiciaires continuent, or l’on sait que le président souhaite que tous ces travaux cessent d’exister et qu’on passe l’éponge sur la dictature militaire.
A ce sujet, lire l’article de La Nación

Ajout du 13 mai 2026 :
A La Perla, les autorités judiciaires viennent de publier une liste de 17 personnes identifiées parmi les victimes de la répression dont les squelettes ont été découverts dans cette fosse commune.
Des amis, parents et compagnons de militances des disparus retrouvés ont donné une conférence de presse à Córdoba à ce sujet.
Pour en savoir plus :
lire l’article de Página/12

vendredi 14 novembre 2025

Faillites en cascade dans l'industrie laitière [Actu]

"Lait coupé", dit le gros titre
en paraphrasant l'expression café cortado (café noisette)
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Au début du mois de novembre, ARSA, qui produisait des yaourts et des desserts lactés pour San Cor, une coopérative laitière historique en redressement judiciaire depuis le début de cette année avec une dette de 400 millions de dollars, a fermé boutique. Le juge a ordonné l’arrêt de l’activité dans toutes les installations industrielles qui fournissaient pourtant 70 000 points de vente dans toute l’Argentine.

Cette décision du tribunal du commerce a mis à la rue plus de 400 travailleurs dans les provinces de Buenos Aires, Córdoba et Santa Fe.

Vue d'ensemble sur l'usine de La Suipachense

ARSA avait été la propriété d’un géant du secteur agro-alimentaire argentin, Vicentín, lui aussi fragilisé mais qui reste une proie qui continue de faire saliver les investisseurs. Vicentin produit de l’huile, du lait en poudre, de la farine et autres formes de céréales, etc.). Vicentín, acteur-clé de l’économie de la province de Santa Fe, avait vendu ses parts de ARSA à deux investisseurs venezueliens qui ont laissé l’ensemble couler corps et biens.

L'une des marques phares de San Cor que l'on trouvait partout en Argentine
Ici un yaourt nature, très difficile à trouver.
Si exotique pour les Argentins qu'il est indiqué comme un yaourt pour cuisiner
Les Argentins ne consomment que des laitages parfumées et sucrés

ARSA avait une participation majoritaire dans une vieille laiterie de Suipacha, dans la province de Buenos Aires : La Suipachense. Elle a été mise en liquidation hier par un autre tribunal de commerce, celui de Mercedes, car la disparition de l’actionnaire principal a fait s’écrouler tout l’édifice, fragilisé par les négligences des deux repreneurs venezueliens. 70 ans d’existence, une présence locale de ses produits dans les commerces de la province et 140 ex-salariés vivant tous dans cette petite ville dont le tissu économique ne pourra pas leur redonner du travail à tous. C’est donc un effondrement du marché local, tant de la consommation que de l’offre de services, qui menace l’agglomération d’environ 12 000 habitants.


Cette énième faillite doit beaucoup à la chute du pouvoir d’achat de la majorité des Argentins depuis que Javier Mileí a décidé de passer sa maudite tronçonneuse partout et de déguiser les chiffres de l’économie réelle pour que nos soi-disant experts nous chantent ses louanges dans les médias de droite, ici, aux États-Unis, en Argentine même. Et ce n'est pas le nouvel accord international avec l'Oncle Sam qui va arranger les choses.

Tout va donc pour le mieux… Madame la marquise !

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de El Día du 6 novembre (journal local de la Province de Buenos Aires)
lire l’article de Infobae, du même jour (site d’information, de droite)
lire l’article de Baenegocios du lendemain (site spécialisé dans l’économie)

vendredi 1 novembre 2024

Détruire la mémoire pour équilibrer le budget [Actu]

"La mémoire, ça ne se vend pas", proclame le gros titre
sous cette silhouette de femme dont la tête couverte d'un fichu
rappelle aussitôt les Mères de la Place de Mai
(ce sont les langes de leurs enfants disparus
qu'elles portent ainsi en guise de foulard)
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Pour mettre le budget national à l’équilibre dans l’espoir d’en finir pour toujours avec l’inflation, Javier  Mileí a décidé de vendre de nombreux actifs du pays (la compagnie aérienne Aerolíneas Argentinas, la compagnie de fret ferroviaire, et d’autres) ainsi que des biens patrimoniaux, dont plusieurs sièges de ministères qu’il a fait disparaître de l’organigramme de la République Argentine (comme celui des femmes et des diversités) et dont il interdit ainsi une éventuelle renaissance dans l’avenir, sauf à ce que celui des gouvernements futurs qui voudra les rétablir procède à des expropriations (dont le coût est bien entendu prohibitif).

Cette photo de la Perla Chica a été prise pendant la reconnaissance
des lieux par la Commission d'enquête sur les crimes de la Dictature
en février 1984, sous la présidence de Raúl Alfonsín

Sur cette liste sans fin de biens nationaux promis aux marteaux des commissaires-priseurs, on vient de voir apparaître un site historique de la Province de Córdoba, dans le centre du pays, La Perla Chica (la petite perle) : un modeste bâtiment rural qui, sous la dictature de Videla et consorts, a abrité un centre clandestin de détention et de torture et qui avait été intégré, il y a quelques années, dans un espace public consacré par la Province à la mémoire des victimes de la Dictature.

En 2013, la cour fédérale qui juge les crimes perpétrés à La Perla Chica
se transporte sur les lieux, accompagnée par plusieurs journalistes

Seul Página/12 rend compte de cette invraisemblable inscription d’un bien provincial sur cette liste nationale et de la colère que la manœuvre soulève chez les militants de l’État de droit (un concept que Mileí ne reconnaît pas) et dans les associations de victimes de cette dictature, dont Mileí et encore plus sa vice-présidente s’efforcent de nier la dimension criminelle.

Les associations vont se porter en justice contre ce nouveau témoignage du négationnisme de ce gouvernement, décidément infréquentable.

"La santé mentale, ça ne se vend pas aux enchères"
"Non à la vente du Centre n 1"
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D’autre part, les bâtiments d’un hôpital psychiatrique de Buenos Aires font aussi partie de cette liste. Une telle vente entraînerait une cessation des activités thérapeutiques, or l’institution traite huit mille patients par an. Le personnel de l’hôpital appelle à une manifestation la semaine prochaine.

Nier l’histoire et la mémoire et entraver le futur, voilà le programme de zombification de l’Argentine que propose Javier Mileí depuis le jour où il a prêté serment !

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 (sur le sort du site de mémoire de Córdoba)
lire l’article de La Nación (sur le sort de l’hôpital)
visiter le site Web des Espaces de Mémoire de Córdoba au sujet de la Perla Chica.

lundi 4 septembre 2023

Prochain hommage à la compagne de Atahualpa Yupanqui, compositrice de plusieurs de ses chansons [à l’affiche]

 

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Cette semaine, du 7 au 9 septembre 2023, dans la ville de Córdoba, où il était né, se tiendra un congrès académique autour de l’œuvre de Atahualpa Yupanqui, le grand poète, le grand maître de ce qu’on appelle en Argentine l’Intérieur au 20e siècle (l’Intérieur c’est tout le pays sauf Buenos Aires).

Cette première édition de cette manifestation culturelle de haut niveau rendra un hommage à la compagne de l’artiste, une artiste elle-même, puisqu’elle a composé, sous un pseudonyme masculin, Pablo del Cerro, un bon nombre de ses chansons.

Nennette Pepín Fitzpatrick a travaillé et vécu incognito, dans l’ombre du grand homme, alors qu’elle est en partie responsable de son succès et de sa renommée.

Entrée libre et gratuite dans les deux lieux où se tiendront les rencontres, à Córdoba intra-muros et en dehors de la ville, au Cerro Colorado, l’un des meilleurs atouts naturels de la région.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :
lire l’article de Página/12
lire la communication officielle de la fondation Atahualpa Yupanqui qui co-organise l’événement
lire le communiqué de présentation sur le site Internet du ministère de la Culture provincial

jeudi 20 juillet 2023

Festival de La Falda : c’est ce week-end [à l’affiche]


C’est le plus vieux festival de tango au monde : il a dépassé le demi-siècle. Il se déroule dans une petite ville de la province de Córdoba, en moyenne montagne, dans cette chaîne de reliefs du centre de l’Argentine, à La Falda.

Demain !
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Cette année, le festival se tient les 21 et 22 juillet en deux soirées entourées depuis une bonne semaine d’une série de concerts, d’ateliers, de cours de danse ou de chant, de tables-rondes et autres conférences.

Ces derniers temps, au fil des années, la programmation, qui s’attachait traditionnellement aux classiques, s’est ouverte de plus en plus sur la création contemporaine.

Samedi soir !
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La participation au festival est payante. La municipalité offre différentes solutions à retenir en ligne.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lundi 23 janvier 2023

A Cosquín, le festival bat son plein [à l’affiche]

Affiche-bandeau du compte Facebook de Cosquín
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Samedi dernier, avec une communication moins active (ou à tout le moins moins efficace) que les années passées (pré-covid), le Festival Nacional del Folklore a démarré comme tous les ans à Cosquín, ville qui accueillait autrefois dans la province de Córdoba de nombreux sanatoriums où des tuberculeux venaient se soigner au bon air de la moyenne montagne et a réussi sa reconversion avec cette grande manifestation estivale.

Programme des trois premiers jours
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Pendant une semaine et demie, les concerts vont se succéder au cours de très longues soirées retransmises en direct par les médias audiovisuels, et tous les acteurs de la musique rurale vont mêler leurs talents sur cette grande scène de plein air.

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En ouverture, le festival a tenu à rendre hommage à deux grands artistes défunts dont 2023 marque le centenaire de la naissance : le guitariste, chanteur et compositeur Juan Falú et le poète et parolier Hamlet Lima Quintana.

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Des musiciens de tous les horizons se dont donné rendez-vous dans ce qui reste le plus important et qui est (historiquement parlant le premier festival argentin consacré aux musiques de toutes les régions rurales du pays.

Une de La Voz del Interior samedi dernier
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Le festival se définit en lunes, il en compte traditionnellement neuf.

Rideau au soir du 29 janvier puis rendez-vous à l’année prochaine.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de La Voz del Interior, le quotidien local de la province
visiter le site Internet de la ville de Cosquín

jeudi 5 mai 2022

Rubén Rada en tournée en Argentine [à l’affiche]


Rubén Rada, grand musicien uruguayen, l’un des plus grands représentants du candombe, que l’Uruguay a fait inscrire récemment au patrimoine mondial de l’UNESCO, est en tournée en Argentine.

Il vient apporter la bonne parole de ce genre que les Argentins redécouvrent depuis quelques décennies mais qui avait pratiquement disparu à l’ouest du Río de la Plata, où la culture afro-argentine avait été invisibilisée entre les années 1870 et la fin de la dernière dictature militaire (1976-1983), malgré une tentative (qui avait tourné court) de la relancer sous la présidence radicale de Hipólito Y.rigoyen (1916-1922). A l’est en revanche, la culture afro-rioplatense s’est développée de façon continue, comme au Brésil voisin. Et inséré dans cette tradition nationale, Rubén Rada a infusé dans le candombe une dose de beat-rock, qui est l’une de ses signatures musicales.


En Argentine, Rubén Rada intégrera à son répertoire et arrangera à sa façon plusieurs chansons de quelques grands artistes du pays, comme entre autres le rockeur Fito Páez.

Rada est déjà arrivé à Buenos Aires où il se produira demain, vendredi 6 mai 2022, au Teatro Ópera-Orbis (la salle a été reprise par une société d’assurance qui a mis son nom au fronton). Le 7, le musicien sera à La Plata, au Coliseo Podestá. Il passera ensuite à Córdoba, où il chantera au Quality Espacio le 12 mai avant d’achever sa tournée à Rosario, au Teatro municipal La Comedia, le lendemain.

A Buenos Aires, les places se vendent à partir de 2 910 $ argentins. A La Plata, les prix vont de 3 000 à 4 500 $. A Córdoba, ils s’étendent entre 310 $ (sic) et 4 500 $ ! Enfin, à Rosario, les fauteuils sont mis en vente entre 700 $ et 4 200 $. Autrement dit, dans l’ensemble, c’est pas vraiment donné ! Il est vrai que toutes ces salles sont de très grandes salles, privées pour les unes, publiques (et donc subventionnées) pour les autres.

"Il joue et il chante cool", dit le gros titre
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Ce matin, Página/12, le seul quotidien à annoncer cette tournée, publie une longue interview de l’artiste, en tête de son complément culturel quotidien Cultura y Espectáculos (ci-dessus).

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lire la présentation sur le site de Ópera-Orbis
lire la présentation sur celui du Coliseo Podesta
lire la présentation sur celui de Quality Espacio
lire la présentation sur celui de La Comedia à Rosario

Ajout du 6 mai 2022 :
lire l’article de Clarín
lire l’article de La Nación

lundi 24 janvier 2022

Hernán Lucero en tournée de promotion [Disques & Livres]

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A la rentrée, au mois de mars, le chanteur Hernán Lucero présentera son nouveau disque, intitulé Las noches que han pasado (les nuits qui ont passé).

Pendant l’été, il le présente en avant-première lors d’une tournée en Argentine. Les soirs prochains, il sera dans la province de Cordóba puis dans celle San Luis avant de chanter dans un mouchoir de poche sur la côte atlantique, en province de Buenos Aires (Villa Gesell, Mar Azul et Mar del Plata, l’étape indispensable de l’été).

Ce nouveau disque est déjà disponible sur Youtube et sur différentes plateformes payantes.

Il contient quelques grands classiques du répertoire tanguero des années 30 et 40 comme Escolazo et Milonguita, mais également une chanson de Atahualpa Yupanqui, le grand compositeur du folklore du nord-ouest dont l'Argentine commémore cette année les quarante ans de la disparition, Nostalgías tucumanas (Nostalgies de Tucumán). Lucero sort aussi des frontières en chantant une marinera péruvienne de sa propre composition.

Bref, un disque à découvrir pour apprécier un artiste connu pour ses interprétations classiques et sobres du tango, le genre dans lequel il est le plus chez lui.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lire l’article de La Nación qui combine des nouvelles estivales de différents musiciens.

lundi 17 janvier 2022

Expo sur Atahualpa Yupanqui à Cosquín [à l’affiche]

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A partir de la fin de cette semaine, le 22 janvier 2022, le Festival national de folklore de Cosquín ouvrira ses portes pour une semaine.

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Cosquín est une petite cité de la province de Córdoba qui a longtemps vécu des établissements médicaux qui recevaient des tuberculeux avant la découverte de la pénicilline. A partir de cette découverte médicale, la ville a dû se chercher une autre vocation et l’a trouvée dans la promotion de la culture rurale et de la musique de tout l’Intérieur du pays.

La plupart des concerts du festival est traditionnellement retransmis en direct par TV Pública et/ou Radio Nacional, sans oublier les médias locaux.

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Cette année, le festival s’est bien entendu doté d’un protocole sanitaire, l’Argentine étant l’un des pays les plus affectés par le variant Omicron, malgré un bon taux de vaccination à deux doses seulement pour l’instant. A l’entrée de toutes les manifestations, les organisateurs exigeront de tous les spectateurs la présentation d’un passe sanitaire avec QR code attestant d’un vaccin ou d’un test PCR négatif. La réservation des places est d’ores et déjà ouverte.

En attendant la soirée d’ouverture, la ville propose une exposition sur l’immense artiste du nord-ouest, compositeur, poète, guitariste et chanteur, Atahualpa Yupanqui, décédé il y a trente ans, à Nîmes (mai 1992). L’entrée est libre et gratuite.

L’exposition continuera son itinérance tout au long de l’été.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lire l’article de La Voz (del Interior), le quotidien de cette province située au centre du pays
lire le programme du festival sur le site Internet de la municipalité de Cosquín
lire la présentation de l’exposition sur ce même site.

mardi 18 mai 2021

En Argentine, les courbes menacent la fête nationale [Actu]

L'incidence sur les deux dernières semaines
Infographie La Nación
(capture d'écran)
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Après de légers signes d’amélioration il y a dix jours en province de Buenos Aires, les chiffres sont à nouveau à la hausse dans plusieurs régions : à Buenos Aires intra-muros, dans sa banlieue, plus largement dans la province homonyme mais aussi à Córdoba, à Río Negro, à Catamarca, à Chaco, à Entre Ríos, à Formosa, à La Pampa et à San Juan. La carte d’incidence montre un Cône Bleu devenu tout rouge (1).

Données totales depuis mars 2020
De gauche à droite
Nombre de personnes touchées, nombre de personnes symptomatiques,
nombre de patients guéris; nombre de décès
Capture d'écran La Nación
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Hier, le nombre de morts a à nouveau dépassé le chiffre symbolique de 500. Quant aux cas dépistés, on en comptait hier 28 680, ce qui est très élevé pour un pays de 44 millions d’habitants.

"Vers une fermeture totale pour un temps plus délimité"
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Devant cette catastrophe pourtant prévisible, Horacio Rodríguez Larreta, qui tenait tant à maintenir ouvertes les écoles malgré une décision contraire au niveau fédéral, est en train d’envisager de les fermer. Il était temps.

Le gouvernement fédéral lui aussi laisse fuiter qu’il va prendre de nouvelles mesures de restrictions qui devraient être annoncées vendredi. Autrement dit, c’est raté cette année encore pour la fête nationale qui se tiendra mardi prochain, le 25 mai. Le pont accordé en début d’année a même déjà été annulé à la fin de la semaine dernière pour éviter de trop amples déplacements pendant le week-end prolongé.

Et pendant ce temps-là, les doses de vaccins atterrissent les unes derrière les autres à l’aéroport international de Buenos Aires : Sputnik V, Sinopharm et depuis peu Astra Zeneca mais les difficultés sont les mêmes qu’ailleurs sur la planète. Les quantités ne suffisent pas à compenser la vitesse de propagation du virus.

"On cherche à freiner l'augmentation des cas
par des mesures plus dures auxquelles la Ville s'associerait"
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Presque tous les journaux ce matin détaillent la situation en trois articles : l’un porte sur les hésitations du chef de gouvernement de la Ville Autonome de Buenos Aires, un autre sur les mesures envisagées par le président, le troisième fait le point sur les chiffres.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

A la Casa Rosada :
A Buenos Aires (ville autonome)
Les chiffres :
lire l’article de La Nación



(1) Le Cône Bleu, c’est l’Argentine. Comme on dit l’Hexagone pour désigner la France.