Lundi, c’était donc la fête nationale et Javier Milei en a profité pour se mettre en scène, sous forme d’image générée par intelligence artificielle, en compagnie de sa sœur et de Manuel Belgrano (1770-1820), le penseur de la Révolution de Mai 1810, ni plus ni moins.
Mardi il annonce un nouveau régime d’incitation pour les grands investissements (RIGI en sigle argentin) encore plus favorable que le premier aux géants (nécessairement étrangers), notamment ceux de la Silicon Valley pour qui il a les yeux de Chimène. Or d’après l’OCDE, l’Argentine arriverait en assez mauvaise position parmi les pays de la région en matière d’investissement étranger. Milei avait promis que sa politique de dérégulation et de destruction de l’État aurait l’effet inverse. Raté ! Il faut donc, croit-il, augmenter la dose de la même chose en espérant obtenir un résultat différent !
Si ce projet de loi passe comme le premier RIGI est passé, alors les provinces seront contraintes de céder aux super-investisseurs une partie de leurs prérogatives et de leurs ressources. Elles y perdront en capacité d’auto-détermination que leur garantit le système fédéral argentin. Une catastrophe qui va enfoncer encore un peu plus le pays qui n’en a guère besoin.
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