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vendredi 25 novembre 2022

A l’occasion du Mundial, on boira en l’honneur de Fontanarrosa et son humour footeux à Rosario [Disques & Livres]

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A l’occasion du Mundial, le café El Cairo, à Rosario, rue Santa Fe 1102, propose une nouvelle présentation d’un livre d’inédits de l’humoriste Roberto Fontanarrosa, surnommé "El Negro Fontanarrosa" et hélas décédé il y a quelques années.

Pause-café made in El Cairo

Ce sera demain, 26 novembre 2022, à 11 h, avec Marcelo Scalona et Jesús Emiliano.

Cliquez sur l'image pour une haute résolutiion

Il s’agit d’un ouvrage édité par Planeta Argentina et disponible uniquement sous format numérique (e-pub 2) au prix raisonnable de 10,99 € (pour l’Europe). Le livre se présente comme un manuel du parfait supporter de foot en dix leçons. Désopilant comme tout ce qui est toujours sorti du crayon de ce dessinateur qui est la hauteur de Quino (et de tant d’autres ), même si son œuvre n’a pas connu le même succès à l’extérieur du pays.

Proposition apéro argentin : du Fernet Branca avec du Coca
Super traditionnel partout dans le pays
Pub El Cairo sur Facebook

Pendant ces trois semaines de compétition internationale, El Cairo s’est mis en quatre : l’établissement propose des promotions gastronomiques à la hauteur de l’événement et la retransmission des matchs. Tout cela dans l’espoir que l’Argentine gagne, bien sûr !

Pause-café de luxe avec viennoiserie française au premier plan
Pub Facebook El Cairo

© Denise Anne Clavilier


S'il vous reste un petit creux,
vous pourrez enchaîner avec le déjeuner grâce à
cette généreuse tostada, le croque-monsieur argentin
Pub Facebook El Cairo

Pour aller plus loin :

lire l’entrefilet de Página/12, édition de Rosario
lire l’article de La Nación, illustré d’excellents dessins !
lire l’article de La Capital, quotidien de Rosario
lire la présentation du livre sur le site Internet de l’éditeur argentin

jeudi 22 avril 2010

La Feria del Libro du Bicentenaire s'ouvre aujourd'hui à Buenos Aires [Actu]


Aujourd'hui, à 18h30 (heure locale), Horacio García, président de la Fundación El Libro, inaugure le Salon du Livre de Buenos Aires placé cette année bien entendu sous la devise : "Fêter avec des livres 200 ans d'histoires". Parmi les artistes qui participeront à l'inauguration, deux auteurs-compositeurs-interprétes, Victor Heredia, qui a aussi publié trois romans, et Teresa Parodi, qui est aussi la Directrice du Centre ECuNHi, à Palermo, le centre culturel de l'Association Madres de Plaza de Mayo qui accueille demain soir un concert en hommage à Eladia Blazquez (lire mon article d'avant-hier à ce sujet).

Cette année, le Salon du Livre de Buenos Aires se veut très politique et remuant. Il y aura, comme l'année dernière, pléthore de tables-rondes, conférences, rencontres entre auteurs et public, concerts. C'est une vraie fête qui démarre au Predio de La Rural, dans le quartier de Palermo, et qui durera jusqu'au 10 mai.

Dans le Pavillon Bleu, qui est le pavillon officiel du gouvernement argentin, tenu par le Secrétariat d'Etat à la Culture, de Jorge Coscia (1) , on rendra hommage à toute une ribambelle de très grands hommes et femmes de lettres argentins : José Hernández, l'auteur immortel de El Gaucho Martín Fierro et de El Regreso de Martín Fierro, Juan Gelman, un poète qui milita dans les rangs communistes et travaille aujourd'hui à la rédaction de Página/12, Horacio Quiroga, Arturo Jauretche, un des très grands penseurs de l'identité argentine dans les années 1930 à 1950 et homme politique enraciné dans le mouvement radical né dans les années 1890, Roberto Arlt, un dramaturge inclassifiable et provocateur, Héctor Oesterheld, Leopoldo Marechal, Alejandra Pizarnik, Julio Cortázar, romancier indocile né à Buenos Aires et mort à Paris, Rodolfo Walsh, Homero Manzi, l'auteur de Barrio de Tango, Sur, Malena, Milonga Sentimental, pour n'en citer que quatre, Roberto Fontanarrosa, un écrivain et dessinateur originaire de Rosario, grand champion de l'humour argentin, Raúl Scalabrini Ortiz, autre grand penseur de l'identité argentine au 20ème siècle, Haroldo Conti, Oliverio Girondo, Enrique Santos Discépolo, le comédien et poète libertaire converti sur le tard au péronisme et qui a écrit Cambalache, Confesión, Yira yira, Victoria et Cafetín de Buenos Aires (2), José Luis Borges, l'esprit universel qu'il n'est plus nécessaire nulle part au monde de présenter, y Raúl González Tuñón, autre grand poète et grand intellectuel communiste qui a profondément marqué les créateurs du tango de son temps (le milieu du XXe siècle).

Bref, d'ici au 10 mai, j'aurai sans aucun doute plusieurs occasions de vous parler de ce grand rendez-vous de la culture à Buenos Aires. Vous le retrouvez dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, sous le mot-clé FL et grâce au raccourci Ferial del Libro dans la rubrique Grands rendez-vous du tango, dans la partie haute de la Colonne de droite.

Pour en savoir plus :
lire l'article de Página/12 paru ce matin.


(1) sur l'arrivée de Jorge Coscia à ce poste gouvernemental, lire mon article du 8 juillet 2009
(2) la plupart des titres que j'ai cité pour Homero Manzi et Enrique Santos Discépolo sont disponibles en version bilingue dans Barrio de Tango, le livre (Ed. du Jasmin). Cafetín de Buenos Aires est pour le moment lisible en version bilingue, traduit par mes soins, sur le site de Gisela Passi et Rodrigo Rufino, sur leur page Ecouter (lire mon article du 20 mars sur cette nouvelle triade de letras avec texte original et traduction al francés).

samedi 7 février 2009

Dernière minute : ne loupez pas les interviews de Noticia Buena [radio]

Il y a quelques heures, je publiais dans ces colonnes un article sur la dernière participation de Luis Alposta à Noticia Buena, une radio internet d'Argentine (cf. l'article de ce jour sur Julián Centeya).

Marcelo Villegas, le rédacteur de Noticia Buena, m'a fait savoir avant-hier qu'à la prochaine mise à jour, il remplacerait les interviews que vous pouvez encore écouter en ce moment sur la page Para escucharnos en los valores. Or il y a là des perles fabuleuses... Ne pouvant vous faire une description des 7 émissions d'environ une heure chacune disponibles en écoute sur cette page, j'attire votre attention sur l'interview passionnante de Roberto Fontanarrosa (photo ci-contre, extraite du site officiel de l'artiste, lien disponible dans la colonne de droite).

Les lecteurs réguliers de Barrio de Tango savent que j'ai un faible pour l'humour argentin. Roberto Fontanarrosa, el Negro Fontanarrosa comme il était surnommé, écrivain, auteur de contes et d'essais, auteur de bandes dessinées, dessinateur de presse et grand amateur de football devant l'Eternel (un Argentin, pas étonnant !), né à Rosario en 1944, est décédé le 19 juillet 2007. Cet artiste-journaliste regretté était passé maître de l'humour argentin et a fait rire là-bas toutes les générations et du nord au sud du pays. Sa mort fut un choc et une grande tristesse pour tout un peuple. Son oeuvre est la soeur du répertoire tanguero, elle en partage de nombreux traits et ce regard sans concession, grinçant, mais plein de tendresse sur cette société avec ses qualités et ses défauts (parce qu'elle a aussi des défauts, la société argentine).
Un jour prochain, je prendrai le temps de présenter dans les colonnes de Barrio de Tango l'un de ses dessins (il me faut juste scanner une des pages d'un de ses bouquins et rédiger l'article...).

Dans l'interview réalisée il y a seulement quelques années par Marcelo Villegas et sortie des archives pour un hommage à l'homme et à l'artiste, Roberto Fontanarrosa raconte son parcours professionnel et dresse une analyse très éclairante de ce qui fait la typicité de l'humour argentin, qu'on peut reconnaître au premier regard, comme on reconnaît l'humour anglais ou l'humour juif... Il y parle aussi avec émotion et simplicité de l'hommage surprise que la ville de Rosario venait de lui rendre...
Au-delà de la valeur intrinsèque de l'émission pour la personnalité interviewée, il se trouve que cette heure de conversatin présente aussi l'avantage d'être très facile à écouter et à savourer. Roberto Fontanarrosa a une diction claire et un débit raisonnable (1) et le vocabulaire qu'il utilise est compréhensible par tous les hispanophones (ce n'est pas toujours le cas dans toutes les émissions de radio auxquelles Barrio de Tango vous renvoie au long de ce blog).

L'émission est illustrée de quelques tangos aux interprétations qui valent le détour. Notamment un La luz de un fósforo (la lueur d'une allumette) chanté par Litto Nebbia, lui aussi né à Rosario (dans son propre arrangement du tango de Alberto Suárez Villanueva et Enrique Cadícamo) et La última curda (la cuite terminale) de Aníbal Troilo et Cátulo Castillo, dans une interprétation formidable de Juan Carlos Baglietto (un musicien rosarino qui commença lui aussi, comme Litto Nebbia, dans le rock et se tourna ensuite vers le tango) et une orchestration sortant de l'ordinaire signée Lito Vitale.



Pour écouter ces émissions, rendez-vous directement sur ce lien vers Programas (la photo vous montre à quoi ressemble cette page en février 2009 mais ne contient aucun lien. Si vous cliquez dessus, vous obtiendrez juste une meilleure résolution, mais autant alors vous rendre sur le site, non?).

Vous avez la possibilité d'écouter les émissions les uns derrière les autres (le lecteur audio les enchaîne automatiquement dès que vous cliquez sur la flèche Play) ou d'en choisir une en particulier (cliquez sur le titre de l'émission).

Pour connaître un peu mieux la ville de Rosario où vivait el Negro Fontanarrosa, explorez la colonne de droite. Elle comporte des liens internes dans sa partie suupérieure et des liens externes dans la partie inférieure :
La radio 100% tango FM Rosario est accessible dans la rubrique Ecouter et le portail municipal de Rosario dans la rubrique Les Villes - Las Ciudades.
Dans les liens internes, la rubrique Tangoscope vous propose des liens vers mes articles sur la Radio et l'Humour (porteño) -même si nous avons affaire ici à de l'humour rosarino et il ne faut pas tout confondre, même à 11 000 km de distance. Et puis quoi encore !

(1) L'appréciation de ce point dépend aussi un peu, je vous l'accorde, de la familiarité de l'auditeur avec la langue écoutée mais tant qu'à faire, autant commencer par ce qui est plus facile et cette émission en fait partie.