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jeudi 10 juillet 2014

Vendredi au Palais des Glaces le Ministère de la Culture fête Aníbal Troilo [à l'affiche]

Spot de la campagne de communication du ministère de la Culture argentin

Grand programme gratuit autour de Pichuco ce vendredi 11 juillet 2014 de 20h à 1h du matin au Palais de Glace, dans la salle de bal, Posadas 1725, dans le quartier de Recoleta.



Milonga animée par le Quinteto Real et la Orquesta Típica Fernández Fierro avec le DJ Carlos Amaya.
Présentation d'une vingtaine de bandonéons dont le bandoneón nacional du Maestro Oscar Fischer
Exhibition par des couples de danseurs professionnels.

La fête aura une suite, le 16 juillet, au Teatro nacional Cervantes, avec orchestre, chanteurs, poètes et démonstrations chorégraphiques (on en reparlera).

Pour en savoir plus, lire le communiqué du Ministère de la Culture du Gouvernement national.

Les obsèques de Troilo, le 19 mai 1975
Spot du Ministère de la Culture argentin

Le Ministère dirigé par la folkloriste Teresa Parodi, dans un esprit très ouvert, publie une série de brefs spots thématiques sur l'événement et la figure du musicien, n'hésitant pas à aller filmer Marcelo Guaita dans son studio de la 2 x4, la radio publique de Buenos Aires et de son gouvernement de droite, très opposé au pouvoir en place à la Casa Rosada. Quelle formidablement bonne nouvelle !

mercredi 17 avril 2013

Concert de l'Orchestre Horacio Salgan au Maipo [à l'affiche]



La Orquesta de Horacio Salgan, qui est dirigée par son fils le pianiste César Salgan (ci-dessus), se produira le mardi 23 avril, pour la seconde fois ce mois-ci, au Teatro Maipo (la première représentation a eu lieu hier).

L'orchestre se produit avec le Quinteto Real (fondé par Salgan), les bandonéonistes Julio Pane, Néstor Marconi et Ernesto Baffa, auxquels se joignent le chanteur Alberto Podesta et le danseur Juan Carlos Copes, des vieux de la vieille et des grands, tous autant qu'ils sont...

Ces concerts sont organisés par Gabriel Soria, journaliste, collectionneur et premier Vice Président de la Academia Nacional del Tango, comme vous le savez désormais.

Teatro Maipo, Esmeralda 443, 20h30 (il me manque le prix et le temps pour aller enquêter sur cette question).

vendredi 22 octobre 2010

El Tangauta lance Tangauta TV sur Internet [à l’affiche]

La revue portègne El Tangauta, consacrée au tango en privilégiant très clairement la danse, les cours, les stages et les milongas, va lancer son projet de télévision sur le Web le samedi 30 octobre prochain en retransmettant, à partir de 22h, le dernier concert du 50ème anniversaire du Quinteto Real, avec les Maestros Horacio Salgán et Leopoldo Federico, en direct du Centro Cultural Torcuato Tasso.

Avec le décalage horaire Argentine-Europe (actuellement 5 h, puis 4 heures après notre passage à l'heure d'hiver) et le fait qu’on change d’heure précisément cette nuit-là en Europe atlantique, ça ne va pas être commode pour nous. Mais nos amis québécois auront plus de chance : ils sont dans le même fuseau horaire de Buenos Aires…

Si vous pouvez veiller jusqu’à cette heure tardive, ça en vaut sûrement la peine ! Le concert sera rediffusé le lendemain, dimanche 31 octobre, à la même heure difficile pour les Européens mais en France, en Belgique et dans certains cantons suisses, le lendemain est férié (pas en Argentine).

Voir mes autres articles sur l’événement tanguero de ce mois d’octobre, qui est aussi l’un des grands événements de l’année : mon article du samedi 16 octobre 2010 et celui publié le 18 octobre autour d’une revue de presse du week-end.

Et pour info, le numéro de novembre de la revue aura Amelita Baltar en couverture, Amelita Baltar qui vient à nouveau de faire le plein tous les samedis à Clásica y Moderna, avec Susana Rinaldi et Marikena Monti, et qui fut elle aussi une figure importante de cette année.

lundi 18 octobre 2010

Revue de presse sur les retrouvailles musicales ce week-end de Horacio Salgán et Leopoldo Federico au Tasso [à l’affiche]

L’événement était d’importance et il était fort attendu. Il était annoncé depuis le début du mois, ce qui est une anticipation considérable dans une ville aussi merveilleusement douée pour l’improvisation que Buenos Aires.

Pour fêter les 50 ans de la fondation du Quinteto Real, de Horacio Salgán et Ubaldo de Lío, Horacio Salgán et Leopoldo Federico devaient remonter ensemble sur scène au Centro Cultural Torcuato Tasso, à San Telmo, vendredi et samedi derniers. Et ils l’ont fait. Et ils doivent recommencer le week-end prochain et le suivant.

Photo Hernán Zenteno

La Nación avait annoncé ce grand rendez-vous des tangueros par un grand article paru le 9 octobre dernier où Mauro Apicella repassait la carrière de ces deux monstres sacrés en agrémentant son texte de quelques citations extraites d’une interview conjointe.

Clarín et Página/12 ont publié chacun leur article dans leur édition de vendredi (voir mon article du 16 octobre 2010 sur l’interview croisée des deux hommes dans Pagína/12), l’article digital de Clarín étant comme si souvent moins fouillé et moins nourri que celui de son concurrent pro-gouvernemental (c’est comme ça, j’observe).

Et La Nación est revenue sur les deux concerts, dans un article paru hier et à nouveau signé Mauro Apicella, un article qui raconte avec admiration et tendresse le rendez-vous de vendredi soir. A lire et à déguster à petites gorgées par tous les amoureux de leur musique, qui n’ont pas la chance de pouvoir aller les écouter là-bas, rue Defensa au numéro 1575… (Faites-vous aider par Reverso, le site de traduction en ligne dont vous avez le lien dans la rubrique Cambalache casi ordenado, dans la partie basse de la Colonne de droite. Un régal).

Et ce matin, à nouveau sous la plume de Karina Micheletto, Página/12 revient elle aussi sur ce retour en scène des deux troesmas, après un premier événement qui s’était produit cet automne, pendant les fêtes du Bicentenaire, au pied de l’Obélisque (voir mon article du 25 mai 2010 sur l’événement)… Extraits :

La celebración de los cincuenta años del Quinteto Real fue la excusa para que el pianista y el bandoneonista compartieran por un rato el escenario. “Shusheta”, “La llamó silbando” y el clásico “A fuego lento” marcaron un momento inolvidable para los amantes del tango.

Se habló de “momento histórico”, y la frase, que suele quedar grande, pretenciosa, soltada gratuitamente en tantas ocasiones, se ajustó esta vez a la realidad. Una pequeña multitud –tantas almas como lo permitió la capacidad del lugar– se reunió el viernes pasado para presenciar lo que iba a ser un acontecimiento, aquello que había corrido de boca en boca entre los amantes del tango: Horacio Salgán y Leopoldo Federico volvían a tocar juntos. Se reunían para celebrar los cincuenta años del Quinteto Real, otro hito del orden de lo extraordinario, por la dificultad de la continuidad en el género, por las características que Salgán imprimió a su conjunto, tan exquisitas como poco convocantes en un principio. Fue en el Centro Cultural Torquato Tasso, el local de San Telmo que suele ser escenario de las incursiones de Federico y del Quinteto Real. El fanatismo de los presentes, entre gritos, aplausos cerrados, entusiastas pedidos de bises y halagos tangueros al final, terminó de delinear lo que efectivamente quedará en el recuerdo como un momento histórico. La fiesta se repitió el sábado, y habrá más los próximos dos viernes y sábados de octubre. […]
Karina Micheletto, Página/12

La célébration des cinquante ans du Quinteto Real fut l’excuse qu’ont trouvée le pianiste et le bandonéoniste pour partager un moment sur scène. Shusheta (1), La llamó silbando (il l’a appelée en sifflant) et le classique A fuego lento (à feu dou) (2) ont marqué un moment inoubliable pour les amateurs de tango.

On a parlé de moment historique et la phrase, qui d’ordinaire est grandiloquente, prétentieuse, lâchée gratuitement à tant et tant d’occasions, était bien adaptée à la réalité cette fois. Une petite foule -autant d’âmes que le permettait la capacité de la salle- s’est réunie vendredi dernier pour assister à ce qui allait être un événement, celui qui avait couru de bouche à oreille parmi les amateurs de tango : Horacio Salgán et Leopoldo Federico jouaient à nouveau ensemble. Ils se réunissaient pour fêter les cinquante ans du Quinteto Real, autre morceau de choix dans l’ordre de l’extraordinaire, à cause de la difficile continuité dans le genre, à cause des caractéristiques que Salgán avait imprimées à son ensemble, aussi exquises que peu appréciées au début. Cela s’est passé au Centro Cultural Torcuato Tasso, l’endroit de San Telmo qui est le décor habituel des incursions de Leopoldo Federico et du Quinteto Real. Le fanatisme des personnes présentes, entre les cris, les applaudissements à tout rompre, les demandes enthousiastes de bis et les compliments tangueros de la fin, a fini par dessiner ce qui restera effectivement dans notre mémoire comme un moment historique. La fête a recommencé samedi et il y en aura encore les deux prochains vendredis et samedis d’octobre. […]
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Pour aller plus loin :
Lire l’article de La Nación du 9 octobre 2010
Lire l’article de Clarín du 15 octobre 2010
Lire l’article de La Nación du 17 octobre 2010
Lire l’article de Página/12 du 18 octobre 2010

(1) Shusheta est un tango de Juan Carlos Cobián pour la musique (qui date des années 20) et Enrique Cadícamo pour le texte (qui date du début des années 40) et qui fait partie du corpus de tangos, valses, candombes et milongas que j’ai rassemblés dans le texte original et traduits en français dans Barrio de Tango, publié aux Editions du Jasmin (mai 2010, France). Il se situe à la page 72.
(2) La llamó silbando et A fuego lento sont deux tangos composés par Horacio Salgán. A fuego lento est considéré, à tort ou à raison, comme son œuvre la plus emblématique. C’est en tout cas la plus connue et la plus facilement identifiée avec son auteur dans le monde entier.

samedi 16 octobre 2010

Horacio Salgán et Leopoldo Federico fêtent les 50 ans du Quinteto Real au Tasso [à l'affiche]

Depuis hier et pour tous les vendredis et samedis soirs jusqu'à la fin du mois, à 22h, Horacio Salgán, pourtant retiré de la scène depuis plus de six ans, et Leopoldo Federico fêtent ensemble les 50 ans de la fondation du Quinteto Real au Centro Cultural Torcuato Tasso, Defensa 1575, à San Telmo.

Aujourd'hui, César Salgán a repris dans le quintette la partie du piano tenue originellement par son père. Et il est lui aussi au Tasso pour la fête...


A cette occasion,le quotidien Página/12 a consacré la une de ses pages culturelles aux deux Maestrazos (maîtres des maîtres) et publié une interview croisée dont voici quelques passages en version bilingue comme toujours sur Barrio de Tango.

“Tengo los mejores recuerdos de mi vida al lado de Horacio –arranca–. Y ahora me ocurre esto, tan inesperado, cuando casi estoy en los finales de mi carrera. Volver a estar al lado de Horacio Salgán es un premio que no esperaba. Lo que menos me imaginé es que un día iba a subir a un escenario a tocar al lado de Salgán y de César, ¡a él lo conocí de pibito!”
Leopoldo Federico, Página/12

J'ai les meilleurs souvenirs de ma vie à côté de Horacio, commence [Leopoldo Federico]. Et maintenant qu'il m'arrive ça, qui est si inattendu, alors que je suis presque à la fin de ma carrière... Se retrouver à côté de Horacio Salgán, c'est un cadeau que je n'attendais pas. Et ce que j'avais imaginé le moins, c'est qu'un jour j'allais monter sur une scène pour jouer à côté de Salgán et de César... Lui, je l'ai connu tout moufflet !
(Traduction Denise Anne Clavilier)

“Yo también me siento honrado con este reencuentro –devuelve gentilezas–. No todo el mundo puede interpretar: hay gente que toca muchas notas, pero es poco lo que interpreta. Leopoldo es uno de los pocos privilegiados capaces de ser intérpretes de las intenciones del autor de la obra, agregándole su personalidad, su arte. Hemos pasado hermosos momentos en mi orquesta y siempre se ha mantenido a través del tiempo una amistad basada en lo artístico, que continúa en lo personal.”
Horacio Salgán, Página/12

Moi aussi, je me sens honoré de ces retrouvailles, retourne [Horacio Salgán, en veine de gentillesses]. Ce n'est pas tout le monde qui peut interpréter : il y a des gens qui jouent beaucoup de notes mais il y en a peu qui interprètent. Leopoldo est un des rares privilégiés capables d'être des interprètes des intentions de l'auteur de l'oeuvre, en lui ajoutant sa personnalité, son art. Nous avons passé de beaux moments avec mon orchestre et une amitié, fondée sur l'art, s'est toujours maintenue au fil du temps et se prolonge sur le plan personnel.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

“Mi padre me dejó su lugar, ahora se lo voy a devolver, ¡y espero que sea para siempre! (risas). Vamos a darnos ese gusto, y va a ser un acontecimiento: lo que uno ha escuchado y aprendido durante años de la historia del tango podremos verlo en vivo. Arrancamos primero nosotros, el Quinteto de hoy, y después van a subir estos grandes para decir cómo se hace”
César Salgán, Página/12

Mon père m'a laissé sa place, maintenant je vais la lui rendre et j'espère que ce sera pour toujours (rires). Nous allons nous faire ce plaisir, et ça va être tout un événement : ce qu'on a écouté et appris durant des années au sujet de l'histoire du tango, nous pourrons le voir en direct. Nous démarrons les premiers, nous, le Quinteto d'aujourd'hui (1), et après, ce sont des vieux qui montent [sur scène] pour dire comme ça se fait.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

“Mi destino se empecinó en no dejarme parar [...]. Siempre aparece algo nuevo para comprometerme, y siempre está mi orquesta, once compañeros que son tan amigos que no quieren que desaparezca como institución. Y así van apareciendo compromisos de grabación, proyectos, que me tientan, me engolosino, y a pesar de mis problemas físicos, no quiero dejar de hacer algunas cosas. Eso sí: trataré de no pasar papelones. Ahora, al lado de Salgán, vamos a ver qué papelón hago...”
Leopoldo Federico, Página/12

Mon destin s'est entêté à ne jamais me laisser m'arrêter [...]. Toujours il arrivait quelque chose de nouveau da,ns quoi m'engager et il y avait toujours mon orchestre, onze collègues qui sont autant d'amis qui ne veulent pas qu'il disparaisse comme institution. Et c'est comme ça que viennent des engagements d'enregistrement, des projets qui me lient, je m'emballe, et malgré mes problèmes physiques (2), je ne veux pas arrêter de faire certaines choses. Alors oui, j'essayerai de ne pas tourner en ridicule sur scène. Maintenant, à côté de Salgán, on va voir quel crétin je fais...
(Traduction Denise Anne Clavilier)

“Mi orquesta no era una orquesta fácil, es cierto. Pero no es que yo me proponga que mis tangos sean difíciles o fáciles, sino que he procurado ser absolutamente sincero en lo que hago, de manera de no estar pensando si voy a ganar mucha o poca plata [...] No he buscado ser popular o no popular: he querido ser honesto [...]. Todos los arreglos que hice a través del tiempo tienen algo en común: no son fáciles. Tampoco lo son las composiciones que tengo para piano, son tan difíciles que en el momento de ponerme a tocarlas yo mismo debo ponerme a estudiar. Si Dios me dio un talento para manejarme dentro de la música, el día que vaya a encontrarme con él, y me pregunte: ¿qué hiciste con el talento que te di? Creo que a Dios no le va a gustar que le diga: lo comercialicé.”
Horacio Salgán, Página/12

Mon orchestre n'était pas un orchestre facile, c'est sûr. Mais ce n'est pas mon propos que mes tangos soient difficiles ou faciles, c'est que j'ai tâché d'être absolument sincère dans ce que je fais, de sorte que je ne suis pas toujours là à penser si je vais gagner beaucoup d'argent ou pas beaucoup [...] Je n'ai pas cherché à être populaire ou non, j'ai voulu être honnête [...] Tous les arrangements que j'ai faits au fil du temps ont quelque chose en commun : ils ne sont pas faciles. Et pas plus les compositions que j'ai faites pour le piano. Elle sont tellement difficiles qu'au moment de me mettre à les jouer moi-même, il faut que je me mette à travailler. Si Dieu m'a donné un talent pour me débrouiller dans la musique, le jour où je vais le rencontrer, et qu'il me demandera qu'as-tu fais du talent que je t'ai donné ? Je crois que ça ne va pas lui plaire à Dieu ce que je vais lui dire : j'en ai fait du commerce.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

La suite est à lire sur Página/12, au besoin en vous aidant de la traduction en ligne de Reverso (lien dans la rubrique Cambalache casi ordenado, dans le bas de la Colonne de droite).

(1) César Salgán au piano, Carlos Corrales au bandonéon, Julio Peressini au violon, Juan Pablo Navarro à la contrebasse et Hugo Rivas, à la guitare.
(2) Le Maestro Leopoldo Federico, 83 ans, a des difficultés considérables pour marcher et pour se tenir debout. Des problèmes articulaires qui le font beaucoup souffrir. C'est connu parce que lorsqu'il est sur scène, on ne peut pas manquer de le remarquer.

samedi 12 décembre 2009

La 3ème semaine du Festival de Tango en el Tasso [à l'affiche]

C'est la troisième semaine du 6ème Festival de Tango au Centro Cultural Torcuato Tasso de San Telmo qui s'ouvrira mercredi prochain.
Au programme de cette 3ème semaine :
Le 16 décembre 2009 : le groupe La Chicana, conduit par le compositeur et guitariste Acho Estol et sa compagne, la chanteuse Dolores Solá, surnommée la Lola, à 22h. Entrée : 50 $.
Le groupe sera à Paris, au théâtre El Alhambra, le 13 février 2010. Voir en Colonne de droite jusqu'au jour du concert au moins.
Le 17 décembre : un nouveau concert partagé entre deux formations mythiques, le Sexteto Mayor et le Quinteto Real, à 22h, comme en novembre. Entrée 70 $. Voir à ce propos mon article sur la série de leurs concerts au Tasso en novembre dernier.

Le 18 décembre : la comédienne et chanteuse Soledad Villamil, à qui sa carrière d'actrice à la télé et au cinéma a donné une grande notoriété et qui s'est lancée (ou a été lancée) dans le tango, avec un évident succès commercial et une forte contestation d'une partie du public. C'est à 22h, heure locale bien sûr, et l'entrée est fixée à 50 $, ce qui est n'est pas excessif vu la personnalité de la dame.
Plus tard dans la soirée, le chanteur Dema et et sa formation, la Petitera, pour la trasnoche. La trasnoche démarre généralement quelques minutes avant minuit. Dema et la Petitera font partie des quelques artistes en résidence dans ce centre culturel de San Telmo.
Le 19 décembre : la Selección Nacional del Tango, que le public a pu applaudir hier pendant le concert gratuit de Plaza de Mayo pour le Día Nacional del Tango, à 22h. L'ensemble est dirigé par le Maestro Leopoldo Federico. La chanteuse Adriana Varela et le pianiste et compositeur Atilio Stampone seront les invités du groupe. Entrée : 120 $.
Le même jour, la trasnoche sera occupée par le groupe El Yotivenco, du chanteur et acteur Rodrigo de la Serna, dont je vous ai parlé à l'occasion de la présentation du disque posthume de Alorsa, le 3 octobre dernier (vous reporter à mon article à ce sujet).
Relâche le dimanche. Reprise le 23 décembre et fin du festival le 26 décembre prochain.

vendredi 27 novembre 2009

Le Sexteto Mayor et le Quinteto Real ensemble au Torcuato Tasso ce soir [à l’affiche]

Visuel extrait du site du CC Torcuato Tasso

Tous les vendredis et samedis soir de ce mois de novembre, ces deux formations mythiques partagent la scène du Centro Cultural Torcuato Tasso, Defensa 1575 dans le quartier de San Telmo, à 22h. Il en coûte 80$ par personne pour voir le spectacle (à quoi il faut ajouter la consommation ou le plat qu'il vous sera proposé de commander, le Torcuato étant un café-concert comme beaucoup de centres culturels et de salles de spectacle à Buenos Aires). Et n’arrivez pas en retard : vous ne pourrez pas entrer. La salle est plutôt petite et elle affiche complet tous les soirs.
Avec une telle affiche, c’est très normal.

D’autant que ce soir et demain, pour les deux derniers concerts, il y aura le guitariste Ubaldo De Lío, le partenaire de Horacio Salgán, lui-même fondateur, désormais retiré de la scène, du Quinteto Real, où son fils César a pris sa place au piano tandis que Esteban Falabella a pris la place de Ubaldo De Lío à la guitarre.

Exceptionnellement, ce soir, le Quinteto Real laissera sa place au Trio Carlos Corrales auquel se joindra Ubaldo De Lío.

Aujourd’hui, le Sexteto Mayor rassemble Horacio Romo, qui dirige l’ensemble tout en assurant la partie du bandonéon avec un instrument qui a appartenu au fondateur, Pepe Libertella. Lautaro Greco tient le second bandonéon. Fulvio Giraudo est au piano, Enrique Guerra à la contrebasse et, de l’ensemble historique, demeurent les deux violonistes : Mario Abramovich et Eduardo Walczak.
Le Quinteto Real de son côté est dirigé par César Salgán, au piano, et rassemble Esteban Falabella à la guitare, Carlos Corrales au bandonéon (celui du trio), Julio Peressini au violon et Juan Pablo Navarro à la contrebasse.

L’événement se conclut demain soir, avant un retour ponctuel et exceptionnel en décembre pour le 6ème Festival de Tango en el Tasso. C’est l’occasion pour Página/12 de consacrer à cette rencontre tanguera tout un article du supplément Culture et Spectacles dans son édition d’aujourd’hui.

Pour aller plus loin :
Lire l’article de Página/12.

Pour en savoir plus : les mots-clés dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, vous permettent d’accéder aux autres articles consacrés dans ce blog à ces artistes, à ce quartier et à ses propositions culturelles, à tous les articles où ce quotidien, Página/12, nous apportent une information éclairante (mais en espagnol). Vous pouvez aussi vous orienter, dans le fouillis de ce millier d’articles déjà parus, grâce aux raccourcis installés dans la Colonne de droite, en partie supérieure.
Je me permets d’attirer votre attention sur certains articles que j’ai récemment mis en ligne, notamment sur une longue interview donnée par Horacio et César Salgán à Página/12, la sortie chez Melopea au milieu de cette année du dernier concert de Horacio Salgán et Ubaldo De Lío (c’était en public au Club del Vino, à Palermo, il y a quelques années), l’article consacré à la sortie tuote récente du double album posthume de Pepe Libertella et celui portant sur la soirée que la Academia Nacional del Tango lui a consacrée il y a quelques semaines à peine. Dernière information à retenir : je publierai prochainement un article complet sur le festival qui s’ouvre au Torcuato Tasso la semaine prochaine... Beau programme en perspective !

mercredi 25 mars 2009

El Quinteto Real au Club Lounge ce soir [à l’affiche]

César Salgán et Ubaldo de Lío

Le Quinteto Real a été fondé par le guitariste Ubaldo de Lío et le pianiste Horacio Salgán, tous les deux compositeurs. Horacio Salgán s’est aujourd’hui totalement retiré de la scène, non sans avoir auparavant laissé à Litto Nebbia le soin d’éditer son tout dernier disque, un concert donné avec Ubaldo de Lío et donc disponible depuis quelques mois chez Melopea.

C’est César Salgán, le fils aujourd’hui quinquagénaire du grand Maestro, qui tient le piano à sa place et assure aujourd’hui la direction générale et est l’arrangeur attitré de cette formation. A la guitare, c’est Esteban Falabella. Tous deux étaient d’ailleurs venus à Paris en juin dernier avec la Orquesta Escuela de Tango Emilio Balcarce qui s’est produite au défunt Festival Buenos Aires Tango du Théâtre National de Chaillot...

Au bandonéon, nous avons Carlos Corrales (à qui on avait volé son instrument en octobre, voir mon article à ce sujet, il a récupéré son précieux compagnon, dûment tatoué quelques semaines plus tard). Au violon, c’est Julio Peresisni et à la contrebasse, Juan Pablo Navarro. Le Quinteto Real a invité pour l’occasion (mais ce n’est pas la première fois), le chanteur Marcelo Tomassi, qui est aussi celui de la Orquesta de Tango de la Ciudad de Buenos Aires. (Un chanteur à découvrir sur son site).

Ubaldo de Lío participera au concert en qualité d’invité d’honneur.

Cela se passera au Club Lounge, un établissement sélect de la rue Reconquista 974 (à Buenos Aires, on dit que c’est un "bar exclusivo") du quartier désormais chic (mais qui ne l’a pas toujours été) du Retiro. La place est à 40 $.

Attention en ouvrant le site du Club Lounge : il libère au bout d’un certain temps (dont la durée varie selon la qualité de votre connexion) un flot ininterrompu de Libertango (Astor Piazzolla), bien sonore et en boucle. C’est parfait si vous êtes à la maison. Régalez-vous. Mais si vous êtes au bureau, assurez-vous que vos collègues sont tous mélomanes.

Le Quinteto Real n’a pas à ma connaissance de site. En revanche, voici sur You Tube César Salgan et Esteban Falabella répétant Te vas milonga à la Casa del Tango (rue Guardia Vieja dans Almagro), et ici répétant, au même endroit, El Entreriano (un classique de la Guardia Vieja, justement). La Casa del Tango a été fondée par Osvaldo Pugliese en 1967 pour que la communauté tanguera ait un lieu à elle dans Buenos Aires. C’était une vieille idée. Homero Manzi avait déjà essayé de monter quelque chose de ce genre sans y arriver. Pugliese a pu fonder ce modeste centre, qui est vraiment la maison, le foyer du tango. Puis Horacio Ferrer a pu transformer l’essai de Pugliese en fondant une institution officielle celle-là, la Academia Nacional del Tango (voir les grandes dates du tango, article publié ce jour, en lien dans la Colonne de droite, en partie centrale, dans la rubriques Petites chronologies.).
Sur You tube encore, le Nuevo Quinteto Real (donc celui qui se produira ce soir au Club Lounge) sur scène, à La Viruta, à Buenos Aires, en mai 2008.

Et puis pour rendre hommage au fondateur, voici toujours sur You Tube, el Nuevo Quinteto Real, interprétant A fuego lento, du Maestro Horacio Salgán, dans un extrait du film de Carlos Saura (Tango), d’où la prise de vue excellente (Pensez donc, un film de Saura !).