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mercredi 30 octobre 2013

Raúl Garello continue à Clásica y Moderna [à l'affiche]

Le Maestro Raúl Garello prolonge les concerts de son Sextuor à Clásica y Moderna, Callao 892, ce samedi 2 novembre 2013 à 21h, avec le chanteur Marcelo Tommasi comme artiste invité.

Le Raúl Garello Sexteto se compose du Maestro lui-même au bandonéon, à la direction musicale et aux arrangements, de Fabián Bertero au violon, Alberto Giaimo au piano, Luis Alberto Fereira à la flûte traversière, José María Lavandera à la percussion (1) et Gabriel De Lío à la basse électrique.



(1) Ce sont deux des apports capitaux de Raúl Garello au tango post-piazzollien : il a réaclimaté les instruments à vent qui avaient quitté le genre dès les années 1920. La flûte, la clarinette avaient été évincées, définitivement a-t-on longtemps cru, par le bandonéon. Il a aussi (ré)introduit la percussion et notamment la batterie, une idée qui le travaillait depuis longtemps : en 2007, le Maestro m'a raconté qu'il avait un jour ajouté de la percussion à un arrangement qu'il avait écrit pour l'orchestre de Troilo dont il a fait partie pendant une douzaine d'années et dont il a été l'un des meilleurs arrangeurs après Piazzolla mais Pichuco lui avait gentiment répondu que non, "ça ce sera très bien dans ton orchestre à toi mais pas dans le mien, ce n'est pas mon style". Pichuco avait raison, comme presque toujours.

mardi 1 octobre 2013

Raúl Garello et son sextuor samedi à Clásica y Moderna [à l'affiche]

Le Maestro Raúl Garello, bandonéoniste, compositeur et arrangeur, se produira samedi 5 octobre 2013 avec ses musiciens à Clásica y Moderna, Callao 892, dans le sud du quartier de Recoleta, à 21h.

Il interprétera son répertoire désormais classique, que ce soit des morceaux de ses maîtres comme Aníbal Troilo, ou ses propres compositions. Marcelo Tommasi y prêtera sa voix, comme chanteur invité.

Le sextuor de Raúl Garello se compose de Fabián Bertero au violon, Alberto Giaimo au piano, Luis Alberto Fereira à la flûte traversière, José María Lavandera à la percussión, Gabriel De Lío à la basse électrique.

Raúl Garello avec son sextuor et Marcelo Tomassi

jeudi 7 mars 2013

Ce soir au Torquato Tasso, deux voix avec piano [à l'affiche]



Les chanteurs Luis Filipelli et Marcelo Tommasi retrouvent le pianiste Pepo Ogivieki pour un récital ce soir, 7 mars 2013, à 21h, au Centro Cultural Torquato Tasso avec un nouveau spectacle intitulé Y al final crecimos (et pour finir, on est devenu grand).

CC Torquato Tasso, Defensa 1575
Entrée : 70 $ (+ les consommations, le Torquato étant un café-concert).

C'est la deuxième fois cette saison que les trois artistes se présentent dans cette formation. Je vous en avais parlé il y a peu pour un concert donné à Clásica y Moderna, un Bar Notable du quartier de Recoleta (cliquez sur le nom d'un des artistes pour accéder à cet article précédent).

mardi 12 février 2013

Tangos et milongas, voix d'hommes et piano à Clásica y Moderna [à l'affiche]


C'est un récital à deux voix que vous propose les mardis 12 et 26 février 2013, à 21h, le café-librairie Clásica y Moderna, Callao 892, que connaissent bien mes fidèles lecteurs (j'y ai fait plusieurs Retours sur images avec quelques grands tangueros du moment dans les colonnes de ce blog).

Ce soir et mardi en huit, les chanteurs Luis Filipelli et Marcelo Tommasi partageront la scène de ce Bar Notable du sud de Recoleta avec un répertoire de tangos et de milongas accompagnés au piano par le compositeur José Pepo Ogivieki. Ils présenteront aussi quelques nouveaux morceaux qu'ils n'avaient encore jamais interprétés en public.

Comme d'habitude à Clásica y Moderna, il faut appeler pour connaître les prix d'entrée (et comptez les consommations obligatoires en plus, mais cela vous sera dit au téléphone). Si vous êtes sur place, rien de plus facile que de réserver d'un coup de bigophone (4812 8707 ou 4811 3670).

Les jeudis de ce même mois de février, c'est la chanteuse María Volonté qui propose son récital intitulé Tangos alla Volonté (petit jeu de mots dans le titre qui se comprend même en français). A la même heure (21h). Pour sa part, elle est accompagnée par les guitaristes Román Vergagni et Joaquín Althabe, eux aussi connus des lecteurs de Barrio de Tango. Cette semaine, donc le 14 février (pour la Saint-Valentin), elle a aussi invité le bluesman harmoniciste Kevin Carrel Footer.

Belles soirées estivales en perspective !

jeudi 17 novembre 2011

Inauguration du Paseo Enrique Cadícamo [Troesma]

Mardi 22 novembre 2011 à 19h, aura lieu l'inauguration du Paseo Enrique Cadícamo, une promenade en l'honneur d'un des plus grands poètes du tango, né en 1900 à General Rodríguez (à côté de Luján) et mort en 1999 à Buenos Aires, à l'angle entre la Diagonal Norte et la rue piétonne Carabelas, en plein centre ville.

Le maître de cérémonie sera l'essayiste et grand collectionneur Oscar del Priore.

Atilio Stampone, pianiste, compositeur et actuel Président de la SADAIC, prendra la parole.

On attend une participation spéciale du Cuarteto El Amanecer et celle de huits chanteurs : le grand artiste qu'est Litto Nebbia, qui a sauvé de nombreuses oeuvres du poète de l'oubli dans son travail de producteur discographique, avec la publication de plusieurs disques et DVD sur le sujet, Jesús Hidalgo, Marcelo Tommasi, Lucrecia Merico, Hugo del Carril junior (le fils du grand chanteur et acteur homonyme), Néstor Fabián, Rodolfo Lemos, et surtout la fille du poète elle-même, Mónica Cadícamo, qui n'a pas fait une grande carrière d'interprète et qui sait pourtant chanter les classiques paternels d'une des manières les plus émouvantes et les plus sobres qu'il m'ait été donné d'entendre....

Bien entendu, le public peut se rendre à l'événement de manière libre et gratuite. Il est probable que la manifestation sera reportée en cas de pluie...

vendredi 17 juin 2011

Paire de chanteurs façon Bar de la Marine au Torcuato Tasso [à l'affiche]

Photo diffusée par Patricia

Les chanteurs Patricia Barone et Marcelo Tommasi partageront avec le guitariste et compositeur Javier González la soirée de mercredi prochain, 22 juin 2011, à 21h, au Centro Cultural Torcuato Tasso, de Defensa 1575, dans le quartier de San Telmo, face au Parque Lezama.

Leur récital à deux voix s'intitulé Quiero Retruco (1) et annonce une soirée de jeu de répertoire qui vont tantôt s'harmoniser, tantôt s'opposer et rivaliser, comme les Portègnes en ont le secret. Mais tricher, eux, non, jamais... Ils ont trop de talent et de voix pour tricher, rassurez-vous.

En plus de Javier González, les autres musiciens du quatuor animé par le couple seront eux aussi de la partie, Juan Pablo Gallardo au piano et Luis Vázquez au bandonéon.

Entrée : 40 $. Vous misez gagnant à coup sûr.

Pour en savoir plus sur les artistes :
visiter leur page Myspace respective

(1) Le truco est un jeu de cartes hyperpopulaire en Argentine. Je ne sais pas y jouer pour ma part (encore que je ne demande qu'à être initiée) mais c'est une référence permanente à laquelle il est difficile d'échapper sur place. Quiero retruco est une phrase ou plutôt un cri (on a le volume sonore assez haut dans les cafés à Buenos Aires) qui permet d'engager un coup particulier. Imaginez un titre de concert qui serait "Tu me fends le coeur".

mercredi 9 mars 2011

Hommage à Astor Piazzolla : grand concert gratuit en plein air à Buenos Aires [à l'affiche]

Vendredi prochain, le 11 mars 2011, cela fera 90 ans que naissait le Maestro Astor Piazzolla à Mar del Plata, lui qui a quitté ce monde le 4 juillet 1992, à Buenos Aires, après avoir fait plusieurs fois le tour du monde avec sa musique qui a révolutionné le tango à partir de 1955.

Affiche officielle envoyée par la Academia Nacional del Tango

Buenos Aires a décidé de saluer sa mémoire avec un grand concert de la Orquesta de Tango de Buenos Aires, à l'Anfiteatro Eva Perón, au Parque Centenario, esquina Avenida Leopoldo Marechal y Lillo, dans le quartier de Caballito, là où en décembre 2009 les mêmes artistes avaient célébré les 40 ans de la création de Balada para un loco (voir le retour en images du 11 décembre 2009 que nous en avait offert Solange Bazely, quelques jours après). C'est d'ailleurs de cette manifestation que témoigne la photo qui illustre l'affiche du nouveau concert (1).

L'Orchestre sera dirigé tour à tour par les Maestros Raúl Garello et Néstor Marconi, les deux chefs qui sont aussi compositeurs et bandonéonistes, deux des grandes caractéristiques du musicien célébré...

Le chanteur titulaire de l'orchestre, Marcelo Tommasi, sera de la partie ainsi que le couple de dansuers que sont Paola Parrondo et Víctor Nieva.

Les invités d'honneur seront comme on peut l'avoir deviné sans même que je le dise, le Maestro Horacio Ferrer qui fut le complice de création de Astor Piazzolla pendant plus de vingt ans, et la chanteuse Amelita Baltar, qui fut sa partenaire à la scène et à la ville entre 1968 (création de María de Buenos Aires) et 1975, année de leur divorce. Se joindra à eux le pianiste Juan Trepiana.

L'entrée au concert, qui est programmé pour le 11 mars à 21h, est gratuite. Les places sont à retirer au guichet de l'amphithéâtre, le jour même à partir de 19h. Attention : en cas de pluie, le concert sera très certainement annulé et reporté à une date ultérieure. Informez-vous sur place si vous vous trouvez à Buenos Aires.

(1) Trois grands classiques du duo Piazzolla-Ferrer font partie de Barrio de Tango, l'anthologie bilingue que j'ai publiée aux éditions du Jasmin, en mai 2010 : Balada para un loco, p 316, Chiquilín de Bachín, p 156, et El Gordo Triste, p 302. Dans Barrio de Tango, il y a d'autres morceaux du duo, légèrement moins connu, comme Los Paraguas de Buenos Aires, p 318, ou quasiment inconnu comme Yo soy el bandoneón, p 320 (qui n'a jamais été enregistré).
Dans Deux cents ans après, publié en janvier 2011 dans la revue Triages, Tarabuste Editions, j'ai traduit d'autres morceaux, comme Fábula para Gardel, p 70-71, El Diablo, p 61, et un classique, souvent enregistré depuis Amelita Baltar, la créatrice (à écouter, chanté entre autres par Cecilia Bonardi, sur la liste d'écoute Deux cents ans après (Tarabuste Editions) de ma page Myspace), Preludio para el año 3001, p 72. Preludio para el año 3001 fait partie du nouveau tour de chant de Ute Lemper, qui l'a présenté le 5 février à Paris et est actuellement en tournée en Europe, et du spectacle de Alfredo Arias, Tatouage, prochainement au Théâtre du Rond-Point à Paris et en tournée à travers toute la France.

samedi 18 décembre 2010

Le dernier Plenario fête les 20 ans de la Academia Nacional del Tango [à l'affiche]

Lundi prochain, 20 décembre 2010, dernière séance académique publique à la Academia Nacional del Tango, avenida de Mayo 833, 1er étage (comme d'habitude) : cette réunion sera consacrée à fêter les 20 ans d'existence de l'institution qui a été fondée en juin 1990. Notre Président (et fondateur), le Maestro Horacio Ferrer, et le premier Vice-Président, Gabriel Soria, feront un exposé de ces 20 ans d'activité et remettront au poète Héctor Negro son titre de Académico Consulto (Héctor Negro appartient à l'Académie depuis longtemps déjà) et à Rafaela Canaro (l'une des filles de Francisco Canaro) et Horacio Spinetto leur titre de Académico Titular (cela ne correspond à rien dans les catégories académiques françaises, il s'agit du titre le plus élevé parmi les titres d'académiciens en activité à Buenos Aires et sur la Province de Buenos Aires, les autres titres comme Académico de Honor ou Académico Consulto étant un plus honorifique, pour le dire vite, et celui de Académico Correspondiente étant décerné aux tangueros exerçant hors de Buenos Aires et de la Province, qui ne peuvent donc pas participer directement aux travaux académiques sur place).

Le tango rituel aura lundi la forme d'une vidéo (d'ordinaire, c'est un disque) et sera écouté et regardé avec un recueillement religieux puisqu'il s'agit du clip de Libertango, musique de Astor Piazzolla et paroles de Horacio Ferrer (1), dans l'interprétation de Gustavo Nocetti, grand chanteur uruguayen, décédé accidentellement le 30 décembre 2002 à l'âge de 42 ans. Ce clip est un morceau que Gabriel Soria et Horacio Ferrer chérissent particulièremnet. Ils l'avaient inclus l'année dernière dans le spectacle qu'avait donné Horacio Ferrer au Teatro Avenida au dernier jour du Festival de Tango (voir mon article du 14 septembre 2009 à ce propos). Il a été enregistré à Montevideo, la ville natale de Horacio Ferrer et Gustavo Nocetti, qui furent, malgré leur différence d'âge, deux amis inséparables jusqu'à la mort du plus jeune.

L'espace artistique sera confié au couple de danseurs légendaires Eduardo et Gloria Arquimbau (qui ont fêté il y a quelques mois leurs 50 ans de scène à la Academia, lors d'un précédent Plenario), le chanteur Marcelo Tomassi et le Maestro Raúl Garello au bandonéon.

L'entrée est comme d'habitude libre et gratuite.

Et puis, juste avant Noël, ce sera le début des vacances. La Academia Nacional del Tango réouvrira ses portes dans les premiers jours de mars 2011, à l'automne.



Pour aller plus loin :
Vous pouvez regarder le clip de Libertango sur You Tube (ça va vous changer de Guy Marchand, je préfère vous prévenir). Attention : la qualité de la vidéo n'est pas excellente. Le son et l'image sont désynchronisés, et cela a sans doute été voulu ainsi par la personne qui a mis en ligne le document et qui prend bien soin de signaler qu'il s'agit d'une pièce appartenant à sa collection personnelle. Entre nous soit dit, vous feriez tout aussi bien d'acheter le disque. Il est toujours disponible, que je sache, chez Zivals à Buenos Aires (site de vente en ligne Tangostore, dans la rubrique Les commerçant du Barrio de Tango, dans la partie inférieure de la Colonne de droite) et ça vaut mille fois le coup.

(1) Libertango, c'est un morceau que nous connaissons bien, ici, en Europe francophone. C'est le fameux succès chanté et écrit par Guy Marchand, Moi, je suis tango tango. Les paroles écrites par Guy Marchand n'ont strictement rien à voir avec la letra de Horacio Ferrer, qui mérite d'être connue. Malheureusement, le succès de la version française entrave la diffusion de la version originale sur le marché francophone. Cette rivalité artificielle créée par le marché est tout à fait regrettable.

mercredi 17 novembre 2010

Deux manifestations officielles à Buenos Aires ces jours-ci [à l'affiche]

La Legislatura de Buenos Aires a pris deux initiatives tangueras pour les jours qui viennent :

Le vendredi 19 novembre 2010, à 18h, aura lieu la pose d'une nouvelle plaque en l'honneur du Maestro Aníbal Troilo, là où il y avait eu autrefois (et dont avait disparu) une autre plaque en souvenir du cabaret Marabú, qui a disparu lui aussi comme tous les cabarets des années 1920, 1930 et 1940 (1). C'est au Marabú que Troilo, dit Pichuco, dit El Gordo, avait fondé son premier orchestre en 1937. Il avait 23 ans.

Il est prévu que différentes personnalités du tango soient présentes et rendent hommage au Maestro. Cela se passera avenida Maipú, à la hauteur du n° 359, là où se trouvait le cabaret, dont les bâtiments ont été détruits depuis bien longtemps.

Par ailleurs, le mardi 23 novembre à 18h30, la Legislatura (2) s'unit à la Direction de la Musique du Gouvernement de la Ville de Buenos Aires et au Comité Pro-Monumento al Tango pour fêter les 3 ans de ce monument (3) situé au coeur du quartier le plus chic et le moins tanguero de tout Buenos Aires, Puerto Madero, cette forêt de gratte-ciels sans âme derrière les anciens docks de brique rouge transformés en lofts fortunés, en magasins de luxe rivalisant avec les grandes avenues de New-York, de Londres, de Paris et de Milan, ou en restaurants hors de prix.

Cela se passera à l'angle entre le bulevar Azucena Villaflor et la avenida de los Italianos et la Orquesta de Tango de la Ciudad de Buenos Aires devrait jouer, sous la direction successive des trois chefs, les maestros Raúl Garello, Néstor Marconi et Juan Carlos Cuacci (4). Le chanteur titulaire de l'orchestre, Marcelo Tomassi, devrait lui aussi participer à cet anniversaire.

Bien entendu, ces deux manifestations sont d'accès libre et gratuit et pourraient être annulées ou reportées en cas de pluie ou de mauvais temps en général.

(1) Les cabarets à Buenos Aires étaient des restaurants et des cafés plutôt chics, tous situés dans une gamme de prix élevés, bref tout sauf des établissements populaires, que fréquentait une clientèle locale et étrangère aisée à très riche, exclusivement ou presque exclusivement masculine, les seules femmes fréquentant les cabarets se trouvant être des demi-mondaines accompagnant leur protecteur ou en quête d'un nouvel amant et des patronnes de maisons de passe. Les autres femmes présentent au cabaret étaient soit les milongueras, ces hôtesses payées par le patron du local pour se faire inviter aux tables des messieurs seuls et les faire consommer, et les chanteuses. Les cabarets ont été très longtemps, des années 1910 jusqu'à la moitié des années 1950, les principaux employeurs des orchestres de tango, avec les stations de radio et les maisons de disque. Après le renversement de Perón et la mise en place d'un gouvernement aux ordres des Etats-Unis, un certain puritanisme s'est imposé en Argentine, favorisé par la promotion des produits culturels nord-américains (introduction du rock et du cinéma hollywoodien), et les cabarets ont fermé les uns derrière les autres entre 1955 et 1960. Le Marabú a fait partie des victimes colatérales du coup d'Etat, comme le Chantecler et tant d'autres dont les noms sont intimement liés à l'histoire du tango argentin.
(2) sur les termes topographiques et institutionnels de Buenos Aires, ne pas hésiter à consulter la Trousse lexicale d'urgence située dans la partie centrale de la Colonne de droite de ce blog. La Legislatura est le nom donné au parlement monocaméral de chaque Province et de la Ville Autonome de Buenos Aires, qui a un statut semblable à celui d'une Province, avec gouvernement, parlement et constitution. On parle donc de Legislatura porteña (à Buenos Aires), de Legislatura Bonaerense (Province de Buenos Aires, capitale La Plata), etc.
(3) un truc hideux, entre nous. Un vague monument sculptural qui est censé représenter un bandonéon. Le résultat est moche et l'idée de départ manque d'originalité (tango=bandonéon). En général, les monuments sculpturaux de commande en hommage à des artistes à Buenos Aires sont passablement laids. Les oeuvres peintes sont beaucoup plus heureuses et les oeuvres qui ne correspondent pas à des commandes officielles mais à des initiatives privées, sans appui institutionnel, sont plus émouvantes. La statue de Gardel à l'Abasto est ratée, le buste de Pugliese à Villa Crespo aussi. En revanche, la galerie d'artistes peinte par Hermenegildo Sabát sur la façade de la Esquina Homero Manzi est de toute beauté (mais ce sont des caricatures !).
(4) Le conditionnel est dû au fait que l'orchestre traverse actuellement une crise très grave à laquelle j'ai déjà fait écho : salaires non payés ou payés au lance-pierre, emplois de musiciens non pourvus, entretien et réparation des instruments à la charge des musiciens, je vous en passe des vertes et des pas mûres. Ajoutez à cela que ces musiciens sont fortement syndiqués (ça se comprend dans de telles conditions) et que leur mécontentement se manifeste dès qu'un détail cloche. Ils ne jouent pas quand ils ont le soleil dans les yeux, quand ils ne sont pas assez bien abrités de la pluie (et Dieu sait s'il peut pleuvoir au printemps à Buenos Aires), quand il n'y a pas le bon nombre de chaises pour le bon nombre de musiciens (et ça arrive)... Donc on ne sait pas ce qu'il peut arriver : ils sont au programme, allez-y et voyez sur place ce qui se passe. Pour en savoir plus sur la crise traversée par l'orchestre, cliquez sur les mot-clés Orquesta ou Orq Tango BsAs dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus. Vous accéderez ainsi à l'ensemble des articles que je lui ai consacrés sur ses activités artistiques comme sur les réalités plus terre-à-terre de la vie de la formation. Vous pouvez aussi vous informer en cliquant sur le raccourci Economie, dans la Colonne de droite dont la partie supérieure est consacrée aux raccourcis internes à Barrio de Tango et la partie inférieure aux liens avec des sites externes.

mardi 11 mai 2010

Hommage à Aníbal Troilo au Teatro Alvear [à l’affiche]

Affiche Francisco Torné

Le 18 mai prochain, cela fera 35 ans tout juste que le compositeur et bandonéoniste Aníbal Troilo quittait ce monde. Il avait à peine 61 ans. Il était né le 11 juillet 1914 à Buenos Aires dans son cher quartier de l’Abasto et c’est aussi à Buenos Aires qu’il est mort ce 18 mai 1975, peu avant minuit, emporté par une embolie cérébrale, à l’Hôpital Italien de la rue Gascón (Almagro).

C’est en mémoire de ces trente-cinq ans d’absence que la Orquesta del Tango de la Ciudad de Buenos Aires prépare actuellement un grand concert qui aura lieu mardi prochain, 18 mai 2010, à 20h30, au Teatro Alvear, Corrientes 1659. Entrée : 10 $.

A ce concert, placé sous les auspices du Ministère de la Culture du Gouvernement de la Ville de Buenos Aires et organisé par la Direction Générale de la Musique, participeront les trois chefs d’orchestre titulaires de cet ensemble de 32 musiciens : les Maestros Raúl Garello, Néstor Marconi et Juan Carlos Cuacci, qui assureront aussi les arrangements des pièces prévues au programme.

Les présentations seront assurées, comme toujours, par Oscar del Priore et c’est le chanteur titulaire de l’orchestre, Marcelo Tommasi, qui officiera en qualité de soliste.

Que nous annonce-t-on au programme de cette soirée ?
Che, Buenos Aires de Raúl Garello, Bandoneón arrabalero*, de Juan Deambroggio (sans doute en version instrumentale, sans le texte de Pascual Contursi), Che bandoneón* de Homero Manzi pour les paroles et Aníbal Troilo pour la musique, Negro nacarado (1) de Eduardo Lettera pour les paroles et Néstor Marconi pour la musique, Responso de Aníbal Troilo (2), La última curda* de Cátulo Castillo pour les paroles et Aníbal Troilo pour la musique, Ojos negros de Vicente Greco, Toda mi vida* de José María Contursi pour les paroles et Aníbal Troilo pour la musique, El Gordo triste* de Horacio Ferrer pour les paroles et Astor Piazzolla pour la musique, Pa’ que bailen los muchachos de Aníbal Troilo, A Homero* de Cátulo Castillo pour les paroles et Aníbal Troilo pour la musique (3).

Il est prévu que Néstor Marconi, au bandonéon solo, rende un Homenaje a Troilo, sous la direction de Raúl Garello et que Raúl Garello, comme bandonéoniste soliste, interprète quant à lui une Selección Piazzolla, avec l’orchestre placé cette fois-ci sous la direction de Néstor Marconi.

Ce concert promet donc d’être une soirée mémorable. Si vous séjournez actuellement à Buenos Aires, il n’y a pas une minute à perdre pour réserver vos places aux guichets de l’Alvear.

Pour en savoir plus sur l’orchestre et sur chacun des artistes cités ci-dessus, cliquez sur leurs noms dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search : ce bloc rassemble des mot-clés qui permettent de trier les articles à partir des critères thématiques que j’effectue à chaque publication.

Pour chercher un article sur un autre thème, regardez la partie supérieure de la Colonne de droite. Tous les liens sont des raccourcis vers des articles du blog. Et si vous ne trouvez pas, vous disposez d’un petit moteur de recherche interne en haut à gauche.

Dans la Colonne de droite, dans la partie basse, dans la rubrique Troesmas (Maestro en verlan), vous trouverez le site officiel d’Aníbal Troilo, qui est tenu et animé par les petits-enfants de sa femme, les frères et soeur Torné, auxquels on doit l’affiche qui illustre cet article et qui dirigent également le label discographique Pichuco Records.

Pour en savoir plus sur Aníbal Troilo, en français, vous pouvez vous reporter à mon livre où je passe quelque temps sur cette figure fondatrice du tango argentin (Barrio de Tango, ed. du Jasmin) et en espagnol, je vous conseille la lecture de l’épaisse et très complète biographie qu’Horacio Ferrer vient de publier à Buenos Aires sous le titre de El Gran Troilo, chez Ediciones del Soñador (vente en ligne chez Zivals et d’autres libraires portègnes, voir Colonne de droite, rubrique Les commerçants del Barrio de Tango). Vous en saurez plus sur cette biographie en vous reportant à l’article que j’avais publié sur sa présentation en septembre à la librairie Zivals puis en octobre à la Academia Nacional del Tango l’année dernière.

(1) Ce morceau (que je ne connais pas) est un hommage au bandonéon, c’est sûr ! Negro à Buenos Aires, c’est un terme affectueux qui permet de désigner quelqu’un qu’on aime bien. On pourrait traduire alors en français : ce brave ami, ce brave type, cette vieille canaille (on peut toutefois se servir aussi du terme comme d’une insulte, mais ce n’est pas le cas ici). Et l’adjectif nacarado vient de nacar, la nacre. C’est une allusion aux ornementations de nacre avec laquelle la famille Arnold embellissait les instruments qu’elle fabriquait en Saxe et exportait à Buenos Aires. C’est à cela que je comprends qu’il s’agit d’un hommage à l’instrument, en dehors du contexte qui aide aussi. Comme voulez-vous que dans un hommage à Troilo, il n’y en ait pas un aussi à l’instrument dont il a été l’un des plus grands maîtres...
(2) Responso (1951) et Adiós Nonino (1959) sont deux morceaux presque rituels que la Orquesta del Tango joue lorsqu’il s’agit de rendre hommage à un mort. Adiós Nonino parce que c’est le morceau que le chagrin a inspiré à Astor Piazzolla à la mort de son père, surnommé Nonino, et Responso, parce que c’est le morceau composé par Aníbal Troilo pendant la veillée funèbre de Homero Manzi, un de ses plus chers amis, le 3 mai 1951. Troilo avait soudain quitté le siège de la Sadaic où avait été dressée la chapelle ardente du poète pour rentrer chez lui poser ce morceau sur une partition et puis il était revenu, pleurant toutes les larmes de son corps, pour la levée du corps et les obsèques. Il n’a que rarement enregistré et joué ce morceau. Son exécution le renvoyait toujours à son chagrin et il ne pouvait pas le jouer sans se mettre à pleurer.
(3) Tous les titres marqués d’un astérisque sont présentés en version bilingue espagnol-français dans Barrio de Tango, publié aux Editions du Jasmin (mai 2010).

vendredi 11 décembre 2009

40 ans de Balada : un retour sur image et un reportage de Solange Bazely [à l’affiche]

C’est à titre tout à fait exceptionnel que l’article qui suit est publié dans Barrio de Tango.
Pour la première fois, l’article n’est pas de moi.
Il m’a été envoyé très gentiment par Solange Bazely, qui se trouve actuellement à Buenos Aires et vous offre et ces photos et ce compte-rendu, d’un grand événement : la célébration le 2 décembre dernier des 40 ans de la création de Balada para un loco, un tango qui a révolutionné le genre, le 16 novembre 1969, lors du concours de la chanson de Buenos Aires.

Solange Bazely est une fine experte du tango et de sa culture. Elle collabore bénévolement à la revue française Tout Tango, éditée à Montpellier (vous pouvez accéder au site du magazine grâce au lien situé dans la rubrique Eh bien dansez maintenant !, dans la partie inférieure de la Colonne de droite). Elle est l’auteure d’un livre sur le bandonéon, qui reste encore à publier et qui fera à n’en pas douter référence dans ce domaine, non seulement en français mais dans toute la littérature tanguera dans toutes les langues. Ce n’est pas moi qui le dis mais Walter Piazza, qui fut le premier à m’en parler en août 2008 dans son bureau de la Academia Nacional del Tango. L’avis d’un tanguero pareil, ça vous pose un bouquin...

Voici donc, en caractères bleu profond, l’article et les photos que Solange m’a fait la gentillesse de m’envoyer il y a quelques jours et que j’ai réservé pour marquer dans Barrio de Tango cette fête du tango et ce double anniversaire de naissance, de Carlos Gardel et de Julio De Caro.

Le Maestro Horacio Ferrer (avec sa bouteille d'eau à ses pieds)

Les 40 ans de Balada para un loco, événement organisé par le ministère de la culture de la ville de Buenos Aires qui devait se dérouler le vendredi 27 novembre a été reporté au mercredi 2 décembre pour cause de pluie. L'amphithéâtre Eva Perón du Parque Centenario fraîchement rénové en juin dernier n'était pas complet. Avec 1620 places assises et une scène de 18m x 12m et tout ce qu'il faut au niveau lumière et son. Comme souvent ici, pour un événement gratuit, il faut retirer les places à l'avance.

Cette soirée anniversaire se fait en hommage à cette Balada para un loco qui ne remporta pas le prix d'un Concours organisé au Luna Park il y a 40 ans. Aujourd'hui, personne ne se souvient plus du thème qui remporta le premier prix mais uniquement de cette Balada para un loco, fruit de l'imaginaire et d'une vision nouvelle qui a fait le tour du monde, grâce aux talents réunis de la poésie d'avant-garde d'Horacio Ferrer, avec la musique non moins rebelle d'Astor Piazzolla par la voix d'Amelita Baltar et qui a ouvert tant de chemins en marquant l'histoire du genre.

Les Maestros Néstor Marconi et Raúl Garello

Présentée par l'incontournable Oscar del Priore, cette soirée a été retransmise en direct par la radio la 2x4, unique radio à ne diffuser que du tango. Tout commença par une ouverture de rideau épique puisqu'il fit tomber quelques micros qu'il fallut relever dès le début de la première des quatre saisons de Piazzolla magnifiquement interprétées par l'Orchestre de la ciudad de Buenos Aires, soit 30 musiciens, dirigés d'abord par Raúl Garello puis par Juan Carlos Cuacci qui en ont assuré les arrangements. Leonardo Ferreyra vibre et nous fait vibrer avec ses parties de violon solo qu'il joue sur le bord de sa chaise, presque debout parfois autant que Julio Pane dans des solos de bandonéon pendant lesquels les autres musiciens en profitent pour remettre les pinces à linge qui leur tiennent les partitions, plein air oblige. Les moustiques virevoltent autour de la scène, attirés par la lumière, pendant que les grillons du Parque Centenario servent de bourdon musical (1).

Néstor Marconi

La musique nous emporte, dans sa version élargie à cet orchestre soutenu par la ville depuis 1980, avec Hernan Posseti au piano, aux contrebasses Marisa Hurtado enceinte jusqu'aux dents et Juan Pablo Navarro, croisé si souvent depuis le début de ce séjour. Aux bandonéons : Julio Pane, Federico Pedreiro, Carlos Corrales, Osvaldo Montes et Mariano Cigna.

Et dire qu'aujourd'hui ce serait aussi l'anniversaire d'Osvaldo Pugliese ! Buenos Aires regorge de tango et de nuits où l'on ne dort pas.
Ensuite, le chanteur Marcelo Tomassi fera siennes les paroles d'Horacio Ferrer : El Gordo triste (musique de Piazzolla), puis Viva el Tango (musique et direction de Raúl Garello) puis la Milonga del Trovador (musique de Piazzolla dont la version de Jairo est la plus connue).

Amelita Baltar et Néstor Marconi

Horacio Ferrer apparaît, toujours élégant et calme qui nous régalera littéralement de ses mots choisis dans son dit-chanté si particulier, s'aidant en cela de ses majestueuses mains, si vivantes, qu'elles disent avec lui Chiquilín de Bachín avec son texte introductif des plus émouvants sur ce gamin qui vend ses roses autour des tables du restaurant. Puis Preludio para el año 3001 et son Mi viejo Piazzolla, "mi mágico Astor", en hommage à son ami et complice Piazzolla dont il finit par "tocas con las teclas de mi corazón" (tu joues avec les touches de mon cœur), accompagné par Trepiana au piano sur la musique d'Oblivión et en prélude une musique écrite par Daniel Piazzolla, le fils d'Astor.
Des applaudissements à tout rompre, tant l'émotion et l'affection sont grandes pour cet homme de lettres, également homme de scène. Il poursuit pour notre plus grand plaisir en racontant comment il a écrit le thème suivant, alors que Piazzolla lui laissa une cassette avec une nouvelle musique et qu'il neigeait sur l'Ile Saint-Louis où il vivait : Será que estoy llorando ! Effectivement très émouvant et à pleurer ! Une vague d'applaudissements déferle, c'est ahurissant. Puis il remercie ensuite, avec une grande émotion qui lui serre la gorge, les trois médecins qui lui ont sauvé la vie cette année ainsi que "la femme dont je suis le mari". On voudrait qu'il ne quitte pas la scène.



Un hommage à Antonio Agri, celui qui fut dix ans le complice d'Astor Piazzolla au violon, sera également rendu, grâce à son fils, Pablo Agri, également génie du violon, dans un Oblivión très sensible, magnifique, tout en nuances, en trio avec Gabriel de Lio à la basse électrique et Marisa Hurtado à la contrebasse. Ils joueront ensuite un autre thème de Piazzolla en quintette avec Julio Pane au bandonéon et Hernán Possetti au piano. Avec le vent, tout s'envole et le pianiste vient secourir Pane qui ne peut quasiment plus jouer et un technicien remet à l'envers les partitions de Gabriel... ce qui perturbe le début du thème, pourtant magnifique. Pablo est inspiré, bien planté sur ses jambes, sur lesquels il se balance comme avant lui son père, joueur et trublion.

Oscar del Priore nous informe que Aníbal Arias à la guitare et Osvaldo Montes au bandonéon vont partir à la retraite : ils l'ont bien mérité !

Néstor Marconi et Amelita Baltar

Puis l'Orchestre de Tango de la ciudad de Buenos Aires revient, cette fois-ci dirigé par Nestor Marconi qui a assuré les arrangements, joue Libertango puis un pot-pourri de divers thèmes de Piazzolla. Pour cela, il commence par un brillant solo de bandonéon, puis dirigera laissant la place à un très sensible solo de bandonéon de Raúl Garello qu'il invite.

Horacio Ferrer et Amelita Baltar réunis à nouveau...

La fin approche avec la présence rayonnante d'Amelita Baltar, très professionnelle et émouvante, aux côtés de l'orchestre, toujours dirigé par Nestor Marconi. Elle chantera la Milonga del anunciación issu de l'operita María de Buenos Aires, puis La última grela et Balada para mi muerte dont elle avoue que c'est son thème préféré. Et on comprend pourquoi avec cette force combinée des paroles et de la musique.

Puis le clou final présenté par Diego Rivarola, directeur général de la musique de Buenos Aires pour une version surpuissante de la Balada para un loco, avec un récitatif où le vent se lève et un bis pour lequel Horacio Ferrer revient sur scène. Le public est debout, absolument conquis sous la pleine lune qui illumine tout Buenos Aires.

Solange Bazely
Buenos Aires, 2 décembre 2009

samedi 28 novembre 2009

Buenos Aires a fêté hier les 40 ans de Balada para un loco [à l'affiche]

C'était un concert gratuit donné hier soir, 27 septembre, à 20h, à l'Amphithéâtre Eva Perón au Parc du Centenaire (esquina Leopoldo Marechal et Lillo), à l'initiative du Directeur de la Musique du Ministère de la Culture de la Ville de Buenos Aires.
Y participaient le Maestro Horacio Ferrer, auteur de ce texte qui en décoiffa plus d'un à l'époque (1) et Amelita Baltar, la créatrice de ce tango, devenu en quelques années un classique d'entre les classiques du répertoire. Il y avait aussi le violoniste Pablo Agri, en souvenir de son père, Antonio Agri, qui était alors le violoniste de l'orchestre de Astor Piazzolla.

Cliquez sur l'image pour l'obtenir en meilleure résolution


L'Orchestre de Tango de la Ville de Buenos Aires était présent, avec son chanteur titulaire, Marcelo Tommasi. Le couple de danseurs Victor Nieva et Paola Parrondo ont participé à la fête. Et Oscar del Priore, avec toute son érudition et son sens de la formule, a joué comme à son habitude les Monsieur Loyal de la soirée. C'est toujours lui qui présente les concerts de la Orquesta de Tango de la Ciudad de Buenos Aires.

Vous pouvez aussi vous reporter à mon article du 16 novembre pour ce tango qui a fait date et les circonstances de sa présentation rocambolesque au public en novembre 1969.

Merci à Bibiana Palmieri, de la Direction de la Musique de Buenos Aires, qui m'a aimablement envoyée l'illustration de cet article hier, à temps pour que je puisse le rédiger. Un mal de tête tenace et inopportun est le seul responsable de cette publication avec un bon métro de retard...

Pour en savoir plus :
vous pouvez accéder à l'ensemble des articles que j'ai déjà publiés à tous ces artistes en cliquant sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, ou dans la rubrique Vecinos del Barrio (habitants du quartier), dans la partie haute de la Colonne de droite. Vous trouverez aussi les liens vous conduisant aux sites d'un certain nombre d'artistes dans la partie basse de cette même Colonne.
Ajout du 30 novembre 2009 : Solange B. qui n'a voulu signer son commentaire que de son seul prénom (mais je connais les cinq autres lettres qui forment son nom) et qui se trouve en ce moment sous la pluie portègne, me signale gentiment que ce spectacle a été finalement reporté à mercredi prochain (2 décembre), pour cause de mauvais temps vendredi soir. Voir le commentaire n° 1. Merci à vous, Solange.

(1) et continue pour autant que vous vouliez bien lire le texte attentivement...

mercredi 25 mars 2009

El Quinteto Real au Club Lounge ce soir [à l’affiche]

César Salgán et Ubaldo de Lío

Le Quinteto Real a été fondé par le guitariste Ubaldo de Lío et le pianiste Horacio Salgán, tous les deux compositeurs. Horacio Salgán s’est aujourd’hui totalement retiré de la scène, non sans avoir auparavant laissé à Litto Nebbia le soin d’éditer son tout dernier disque, un concert donné avec Ubaldo de Lío et donc disponible depuis quelques mois chez Melopea.

C’est César Salgán, le fils aujourd’hui quinquagénaire du grand Maestro, qui tient le piano à sa place et assure aujourd’hui la direction générale et est l’arrangeur attitré de cette formation. A la guitare, c’est Esteban Falabella. Tous deux étaient d’ailleurs venus à Paris en juin dernier avec la Orquesta Escuela de Tango Emilio Balcarce qui s’est produite au défunt Festival Buenos Aires Tango du Théâtre National de Chaillot...

Au bandonéon, nous avons Carlos Corrales (à qui on avait volé son instrument en octobre, voir mon article à ce sujet, il a récupéré son précieux compagnon, dûment tatoué quelques semaines plus tard). Au violon, c’est Julio Peresisni et à la contrebasse, Juan Pablo Navarro. Le Quinteto Real a invité pour l’occasion (mais ce n’est pas la première fois), le chanteur Marcelo Tomassi, qui est aussi celui de la Orquesta de Tango de la Ciudad de Buenos Aires. (Un chanteur à découvrir sur son site).

Ubaldo de Lío participera au concert en qualité d’invité d’honneur.

Cela se passera au Club Lounge, un établissement sélect de la rue Reconquista 974 (à Buenos Aires, on dit que c’est un "bar exclusivo") du quartier désormais chic (mais qui ne l’a pas toujours été) du Retiro. La place est à 40 $.

Attention en ouvrant le site du Club Lounge : il libère au bout d’un certain temps (dont la durée varie selon la qualité de votre connexion) un flot ininterrompu de Libertango (Astor Piazzolla), bien sonore et en boucle. C’est parfait si vous êtes à la maison. Régalez-vous. Mais si vous êtes au bureau, assurez-vous que vos collègues sont tous mélomanes.

Le Quinteto Real n’a pas à ma connaissance de site. En revanche, voici sur You Tube César Salgan et Esteban Falabella répétant Te vas milonga à la Casa del Tango (rue Guardia Vieja dans Almagro), et ici répétant, au même endroit, El Entreriano (un classique de la Guardia Vieja, justement). La Casa del Tango a été fondée par Osvaldo Pugliese en 1967 pour que la communauté tanguera ait un lieu à elle dans Buenos Aires. C’était une vieille idée. Homero Manzi avait déjà essayé de monter quelque chose de ce genre sans y arriver. Pugliese a pu fonder ce modeste centre, qui est vraiment la maison, le foyer du tango. Puis Horacio Ferrer a pu transformer l’essai de Pugliese en fondant une institution officielle celle-là, la Academia Nacional del Tango (voir les grandes dates du tango, article publié ce jour, en lien dans la Colonne de droite, en partie centrale, dans la rubriques Petites chronologies.).
Sur You tube encore, le Nuevo Quinteto Real (donc celui qui se produira ce soir au Club Lounge) sur scène, à La Viruta, à Buenos Aires, en mai 2008.

Et puis pour rendre hommage au fondateur, voici toujours sur You Tube, el Nuevo Quinteto Real, interprétant A fuego lento, du Maestro Horacio Salgán, dans un extrait du film de Carlos Saura (Tango), d’où la prise de vue excellente (Pensez donc, un film de Saura !).

samedi 14 mars 2009

Rentrée de la Orquesta de Tango de la Ciudad de Buenos Aires [à l'affiche]

La Orquesta de Tango de Buenos Aires reprend ses concerts gratuits du jeudi à l'heure du déjeuner la semaine prochaine, le 19 mars, à 13h, au Teatro Presidente Alvear (Corrientes 1659). Le chanteur de ce premier concert 2009 sera Marcelo Tommassi et les deux chefs qui se succèderont à sa tête pendant le concert seront Néstor Marconi et Juan Carlos Cuacci, tout frais rentrés de Bariloche.
Le concert suivant aura lieu à la même heure, dans la même salle, le jeudi 26 mars.

L'orchestre se produira cependant deux jours avant dans le programme lancé cet été sous le nom de Música sin Límites, le nouveau nom de Todas las músicas (1) : ce sera le mardi 17 à 18h, au Salón Azul du Sénat (Senado de la Nación), avec Marcelo Tommasi.

L'orchestre se produira à nouveau le dimanche 22 mars, à 20h, à l'Amphithéâtre Homero Expósito, avec, là aussi, Marcelo Tommasi, pour les fêtes qui marqueront le 155ème anniversaire (sic) de la création du partido (département, district, canton) de Zárate. Zárate est une ville située au bord du Paraná, au nord de la Province de Buenos Aires, dont venait Homero Expósito, le poète, né à quelques kilomètres de là, dans la ville voisine de Campana, mais élevé et grandi à Zárate où ses parents tenaient une confitería.

Dans le programme Música sin Límites, à noter aussi à 21h (heure de Buenos Aires), sur Radio Ciudad, un concert par les premiers prix du Concours Hugo del Carril 2008, en direct et en public au studio (situé dans le Complejo cultural San Martín, entrée par la rue Sarmiento, à la hauteur du 1551) et non pas par Avenida Corrientes 1530, qui est l'entrée de la salle de spectacle principale de ce grand ensemble...

Pour en savoir plus sur la Orquesta de Tango de la Ciudad de Buenos Aires, vous pouvez aller sur la page que lui dédie le portail de la Capitale argentine, sous ce lien. Lire également les autres articles consacrés dans ce blog aux activités de cette formation exceptionnelle de 34 musiciens en cliquant sur le mot-clé Orq Tango BsAs dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.
Vous pouvez aussi vous reporter à cet article du quotidien El Argentino qui annonce ce concert de rentrée (sous ce lien).
Pour connaître le fondateur et actuel co-directeur, Raúl Garello, le mieux est d'aller visiter son site (il est dans les liens externes permanents de Barrio de Tango, en Colonne de droite, dans la rubrique Les Troesmas).
Pour découvrir le chanteur, Marcelo Tommasi, vous pouvez aussi accéder à son site (sous ce lien). Le chanteur vient de sortir un disque dont vous pouvez écouter un très court extrait sur son site (ça vous donnera toujours une idée quant à sa voix et sa façon de chanter). Le disque s'appelle Buenos Aires es tu fiesta (le titre d'un tango de l'album) et se compose tout entier de tangos, valses et milongas co-signés Raúl Garello et Horacio Ferrer, dont quelques morceaux dont il n'existe à ce jour que très peu d'enregistrements.

(1) La différence entre les deux programmes semblent être l'adjonction d'ateliers et de cours ou de stages cette année. Sinon, ce sont les mêmes acteurs, les mêmes lieux et la même gratuité.