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samedi 31 octobre 2026

Ce soir, à Corrientes y Callao, grand rassemblement pour soutenir Zivals [Actu]

La librairie avec son hommage au rocker Charly García, sur le mur mitoyen


Ce soir, à 17h, tous les amoureux de la culture sont invités à se retrouver devant la librarie-disquaire Zivals, située à l’angle des avenues Corrientes et Callao.

Il s’agit de soutenir cette grande institution culturelle menacée de destruction et dont les propriétaires ont déjà reçu leur avis d’expropriation au profit de la construction d’une entrée gigantesque à la prochaine station d’une nouvelle ligne de métro.

Pour sauver le magasin, une pétition a été lancée pour que le Congrès national vote une loi faisant de Zivals un lieu d’intérêt historique national, ce qui devrait protéger la librairie.

Comme j’ai eu l’occasion de le dire dans des articles précédents, il est techniquement possible de déplacer de quelques mètres l’entrée de la station, ce qui permettrait de sauver la librairie.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :


Ajout du 2 novembre 2026 :
Selon un article de Página/12, réservé en ligne aux abonnés, la manifestation a eu un certain succès. La preuve en photo...

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vendredi 2 octobre 2026

Zivals pourrait être exproprié par une nouvelle ligne de métro [Actu]

 

Zivals et sa toute récente fresque murale en hommage à Charly García,
l'un des très grands du rock nacional argentin
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Le projet d’une nouvelle station de métro au carrefour mythique entre les avenues Corrientes et Callao avance d’un bon pas et les menaces qui pesaient sur la grande librairie-disquerie Zivals deviennent très réelles.

Post de Zivals sur les réseaux sociaux :
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Nous avons besoin de toi !

La librairie, qui est un rendez-vous culturel général pour tout Buenos Aires et sa banlieue, parce que le magasin est grand et parce qu’il est admirablement placé, vient de recevoir un avis d’expropriation. Pour sauver cette librairie historique et symbolique, où j’ai moi-même effectué tous les ans un pieux pèlerinage musico-livresque de 2007 à 2022, il ne reste plus que la pression du public auprès du gouvernement de la Ville Autonome de Buenos Aires, qui est tenu par des affairistes très peu intéressés et par la culture et par le patrimoine.

A l'intérieur de la librairie.
C'est à peu près un quart de la surface du magasin
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Sur l'emplacement de Zivals, ils veulent faire une gigantesque entrée avec plusieurs escalators montants et descendants. Les escalators au lieu des bacs de disques et les rayonnages de livres. C’est un choix. Comme par hasard, il y a d’autres commerces sur les autres angles du carrefour, des restaurants sans intérêt gastronomique ou patrimonial particulier mais on a choisi de détruire la librairie qui appelle au secours sur les réseaux sociaux.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de La Nación
Dans le même temps, Clarín publie un article sur la situation désespérée de très nombreuses librairies qui voient leur chiffre d’affaire piquer du nez à cause de la politique de paupérisation des Argentins déployée par le président Javier Milei.

samedi 12 septembre 2026

Experiencia Piazzolla, un week-end musical au Centro Cultural Konex [à l’affiche]


Ce soir et demain soir, les 12 et 13 septembre 2026, les deux salles du Centro Cultural Konex, Sarmiento 3131 accueilleront quatre soirées et de nombreux artistes en hommage au compositeur que fut Astor Piazzolla.

Le programme de cette cinquième édition de la manifestation a été confié au petit-fils du maestro, Pipi Piazzolla, lui-même compositeur de jazz.

Les places sont en vente sur différents sites spécialisés. Elles sont relativement cher, à cause des prix considérables qui ravagent l’ensemble de la consommation dans toute l’Argentine.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lundi 15 juin 2026

Adieu, Taty : les droits de l’Homme en deuil [Actu]

"Maintenant et pour toujours", dit le gros titre
sur cette photo récente de la disparue
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Fille d’un militaire qui fit carrière dans la cavalerie et se retira avec le grade de lieutenant-colonel, Lidia Estela Mercedes Miy Uranga, dite Taty, était née le 28 juin 1930. Elle vient de nous quitter à l’âge de 95 ans dans son sommeil, entourée des deux enfants qu’il lui restait, sa fille et l’un de ses deux fils, à l’Hôpital Italien, où elle avait été admise il y a trois semaines.

Taty Almeida était tout à la fois ce qu’on appelle en français familier « une sacrée bonne femme » (on ne la lui faisait pas !) et une adorable minuscule vieille dame qui vous donnait envie de la serrer dans vos bras... Jusqu’à son dernier jour, elle est restée une militante active des Droits de l’Homme, une résistante dans l’âme. Elle était la présidente de l’association Madres de Plaza de Mayo Línea Fundadora, celle des deux associations issues du mouvement des Mères [de disparus] de 1976 qui est inclusive, tolérante et sans option partisane autre que celle de la démocratie et de l’État de droit, même si Taty Almeida s’est montrée aux côtés de Cristina Kirchner, surtout à partir du moment où l’ancienne présidente a été en but à des manœuvres judiciaires et médiatiques déloyales destinées à la faire condamner coûte que coûte pour l’écarter des processus électoraux (où elle a toujours gardé des chances d’être élue).

Taty Almeida avait rejoint le mouvement des Mères de la Place de Mai parce qu’elle recherchait son fils qui est toujours porté disparu à ce jour. Elle avait bien entendu compris depuis longtemps qu’il était mort et elle n’aura hélas jamais pu le porter en terre.

Elevée dans une famille militaire, elle-même mariée avec un officier, dont elle a divorcé avant le coup d’État en 1970, elle était politiquement opposée au péronisme et cela n’a pas suffi à épargner sa famille sous le régime dictatorial de la Junte militaire de 1976-1983, dont la plupart des victimes appartenaient au vaste mouvement du péronisme, lequel se développe sous des formes multiples, qui va de la gauche révolutionnaire à la droite autoritaire en passant par la gauche de gouvernement dans le cadre démocratique (pour les effectifs les plus nombreux).

De profession, Taty Almeida (du nom de son mari et donc de ses enfants) était enseignante (comme l’était d’ailleurs aussi Estela de Carlotto, présidente de Abuelas de Plaza de Mayo). Son fils disparu, Alejandro, avait commencé sa vie professionnelle comme journaliste à la défunte agence de presse nationale Télam puis en 1974, il était entré à l’institut national de météorologie (que Milei est en train de détruire) tout en faisant parallèlement des études de médecine. Sans rien dire à sa mère, qu’il savait opposée à cette option, Alejandro Almeida avait rejoint un groupe révolutionnaire péroniste qui n’hésitait pas à utiliser la violence contre la dictature et, un jour, il a disparu le 17 juin 1974, neuf mois avant le coup d’État de Videla et consorts, sans doute victime de la Triple A, l’association argentine anti-communiste fondée par le couple Perón, Juan et Isabel qui lui succéda après le décès de son mari. Taty Almeida a frappé à toutes les portes des militaires qu’elle connaissait par son parcours familial et personnel. En vain. En 1976, elle s’est fait violence pour se rapprocher de l’association Madres de Plaza de Mayo qui l’a accueillie avec une empathie et une sororité qu’elle n’avait pas imaginées. Elle a alors connu une sorte de conversion politique. Abandonnant ses préjugés idéologiques, elle a rejoint la lutte pour les droits de l’Homme au sein de cette association alors unitaire.

En Argentine, le mot « gorila » (gorille en français) désigne les anti-péronistes. Avec un sourire, elle aimait dire d’elle-même qu’elle était une « gorille épilée » (ou rasée). Après la répression militaire, en 1983, l’horizon démocratique lui avait redonné de l’espoir jusqu’à l’élection de Javier Milei, qui porte en lui, avec ses alliés, la volonté de réhabiliter la Junte et son régime de répression sanglante.

En avril dernier, devant ses enfants survivants et ses petits-enfants, la UBA (Universidad de Buenos Aires) l’avait faite Docteure honoris causa, ce qui l’avait émue aux larmes. Taty Almeida avait pris part aux célébrations du cinquantenaire du coup d’État de 1976 organisées par Página/12 et, dans ce cadre, en décembre dernier, elle avait accordé une interview au quotidien qui la republie aujourd’hui sur son site Internet (ici en vidéo).

Samedi, elle semblait aller mieux. Elle s’était même maquillée pour une séance de photo. La veille de sa mort, elle avait téléphoné à Página/12, comme elle le faisait très fréquemment, pour signaler une activité à venir des militants des droits de l’Homme. Pourtant hier matin, ses enfants ont pu constater qu’elle allait vraiment très mal. Elle s’est éteinte hier soir à 19h30.

Taty Almeida sera veillée aujourd’hui, de 14h à minuit puis demain de 8h à midi, à la Fédération des Ouvriers et Salariés Téléphoniques de la République Argentine (FOETRA), dans le quartier central de Balvanera, à Buenos Aires.

La famille a demandé qu’il n’y ait pas de fleurs. Un seul hommage est recevable : un don à Madres de Plaza de Mayo Línea Fundadora pour que celles-ci continuent la lutte dans le contexte très hostile développé par les actuels pouvoirs publics tant au niveau fédéral qu’à celui de la Ville autonome de Buenos Aires.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lundi 8 septembre 2025

Historia social de la Canción, une collection présentée ce soir à la Biblioteca Raúl González Tuñón [Disques & Livres]

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Ce soir, lundi 8 septembre 2025, à 18h30, la maison d’édition Mil Campanas (mille cloches) présentera sa nouvelle collection intitulée Historia social de la Canción, une série de monographies chacune consacrée à une chanson particulière et à son histoire sociale et politique.

La présentation aura lieu à la Biblioteca Raúl Gónzalez Tuñón, Entre Ríos 1039, dans le quartier de Balvanera, au centre de Buenos Aires.

Entrée libre et gratuite.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

jeudi 24 avril 2025

Demain, ciné avec El Polaco en partenariat entre la ANT et le CETBA [à l’affiche]

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Demain, vendredi 25 avril 2025, à 19h30, Gabriel Soria, président de la Academia Nacional del Tango, animera une rencontre cinématographique au CETBA, le Centre de Formation au Tango Argentin, Agrelo 3231, autour du documentaire, Roberto Polaco Goyeneche, Las formas de la noche.

Le film est un long métrage de 103 minutes, réalisé en 2003, avec l’aide de l’INCAA, l’institut national du cinéma, par Marcelo Goyeneche et parrainé par le fils du grand chanteur, Roberto Goyeneche fils. Dans le documentaire, interviennent des grands artistes d’aujourd’hui, comme Litto Nebbia ou Adriana Varela, qui commentent le legs musical de cette voix unique. Le film présente des archives encore inédites, qui lui donne une valeur particulière.

Le film est sorti l’année dernière au Gaumont de Buenos Aires, la salle de l’INCAA, que Mileí a réduit depuis à une coquille pour ainsi dire vide puisqu’il n’a ni produit ni co-produit le moindre film depuis l’arrivée au pouvoir de ce Trump austral.

La soirée est gratuite et s’adresse à tous. Elle s’intègre dans un parcours de formation sur les arts du tango. L’animeront Gabriel Soria, Roberto Goyeneche hijo et Marcelo Goyeneche, le réalisateur.

© Denise Anne Clavilier


Pour en savoir plus sur El Polaco :
visiter les pages que le site encyclopédique argentin Todo Tango consacre au grand chanteur, emporté par une pneumonie en 1994.

mercredi 29 janvier 2025

Tout va très bien, Madame la marquise ! Les gens vivent dans la rue en pleine capitale [Actu]

"Le manque de protection", dit le gros titre
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Buenos Aires retrouve son aspect de capitale du tiers-monde qu’elle avait perdu depuis de très nombreuses années grâce à la politique menée depuis 2003 par les péronistes, honnis à longueur de journée par nos journalistes et soi-disant experts économiques des chaînes d’info en continu, y compris sur les média du service public : le déplafonnement des loyers, les pertes d’emploi en cascade dans la fonction publique mais encore bien davantage dans les entreprises privées, dont le chiffre d’affaires est menacé par les importations à bas prix, pour ne rien dire de celles, très nombreuses, qui déposent le bilan les unes derrières les autres depuis mars dernier, l’inflation qui n’est pas jugulée contrairement à ce qui dit le gouvernement de Mileí, toute cette libéralisation cruelle aboutit à cette image insupportable qu’on avait pu croire irrévocablement dépassée.

Des gens qui dorment dans la rue en pleine ville, dans l’étouffante canicule d’un été citadin et minéralisé, dans le quartier normalement bouillonnant de Corrientes y Callao, le coin des cinémas, des librairies (toutes en danger, voire certaines déjà définitivement fermées), des théâtres et des cafés, certains très célèbres… Devant la devanture de Zivals, la librairie-disquerie emblématique où se rendaient tous les amoureux de la culture populaire argentine : le royaume du tango, du folklore, du rock, du jazz nationaux….

Quel crève-cœur !

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

jeudi 14 décembre 2023

Falótico y Alvarez présentent leur nouveau disque ce soir [à l’affiche]


Le chanteur El Negro Falótico et le pianiste Matías Alvarez présentent ce soir, jeudi 14 décembre 2023, à 20h, leur nouveau disque intitulé Afuera es noche (dehors, il fait nuit) au petit Teatro El Picadero, niché dans le passage Enrique Santos Discépolo, dans le quartier central de Balvanera, pas très loin de l’endroit où vécut le poète et compositeur dont il porte le nom.

Au programme : tangos, boléros et autres pièces du répertoire.

Prix des places : 6 000 pesos.

Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin ;

vendredi 8 septembre 2023

Raquel Liberman aura sa station de métro [Actu]

Couverture d'une biographie récente
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La Legislatura porteña, le parlement municipal, l’a voté hier : la station de métro Callao, sur la ligne D (il y a deux stations du même nom), ajoutera le nom de Raquel Liberman à sa dénomination. La station est idéalement située au cœur de Buenos Aires, dans un nœud de communication et un carrefour par où tout le monde passe en semaine comme le week-end.

Raquel Liberman était une jeune femme juive, originaire de l’actuelle Ukraine mais pourvue d’un passeport polonais (c’était normal avant le pacte Ribbentrop-Molotov en septembre 1939) lorsqu’elle est arrivée en Argentine. Avec ses deux enfants, elle rejoignait son mari, qui avait émigré avant elle et avait trouvé du travail. Assez vite, elle s’est retrouvée veuve et donc économiquement très vulnérable. Elle a été ainsi repérée par une organisation criminelle, la Zwi Migdal, qui s’abritait dans une fausse synagogue et faisait, sous prétexte de mariage, venir des jeunes femmes juives d’Europe de l’Est, principalement de la Pologne d’entre-deux-guerres, pour les prostituer dans les innombrables maisons spécialisées, clandestines ou ayant pignon sur rue, dont la capitale argentine était alors couverte. Raquel Liberman s’est ainsi retrouvée piégée dans la prostitution. Elle a réussi par deux fois à échapper à ses bourreaux et elle a pu porter plainte contre eux.

Cette plainte a déclenché un scandale inouï en 1930 en mettant en lumière la tragédie et l’ampleur de ce qu’on appelait alors la « traite des Blanches » dans la ville et la province et le caractère particulièrement odieux du système de la Zwi Migdal. De plus, ce scandale a changé pour toujours le fonctionnement institutionnel de la communauté juive en Argentine : c’est la seule communauté qui n’admet aucune conversion au judaïsme, y compris et peut-être surtout en cas de mariage et ceci même lorsque la conversion a été conduite en bonne et due à l’étranger, y compris en Israël.


Portrait de Raquel Liberman

Par le courage dont elle a fait preuve, Raquel Liberman est devenue une figure de l’émancipation des femmes et de la lutte contre les violences qui leur sont faites.

Página/12 et La Nación se font l’écho de cette décision importante.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

samedi 2 septembre 2023

Alejandro Picciano se produit à Buenos Aires [à l’affiche]


Alejandro Picciano est un compositeur et musicien de tango qui s’est installé il y a plus de vingt ans en Espagne alors que l’Argentine basculait dans ce qui était alors la plus grande crise économique de son histoire. Il y a quelques années, lorsqu’il s’est séparée de sa compagne chanteuse, il a monté son propre groupe, Porteña Tango, un trio de musiciens auquel il a associé une autre chanteuse.

Le groupe sillonne actuellement l’Argentine et se produit ce soir et demain, dans un petit théâtre du quartier de Once, à Balvanera, dans le centre de Buenos Aires, pas très loin du l’ancien café, désormais fermé, où Litto Nebbia, qui produit leurs disques, avait créé le premier rock à texte de langue espagnole, La Balsa, un tube de la fin des années 60.

Un salut amical à eux.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’interview de Alejandro Picciano à Página/12, qui salue son parler vrai, assez rare chez les artistes argentins qui vivent à l’étranger et embellissent toujours leur réalité en Europe
visiter la page Facebook du groupe

mercredi 29 mars 2023

Le quintette "Narcotango" fait sa rentrée au CCC avec un nouveau disque [à l’affiche]

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Ce soir, mercredi 29 mars 2023, le groupe Narcotango fait le spectacle Sala Osvaldo Pugliese au Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini (CCC), Corrientes 1543, à 21 h 30. Dans le cadre de la série de concerts qui a maintenant plus de 15 ans, Tango del Miércoles, le groupe de Carlos Libedinsky présentera un nouvel album, intitulé Narcotango Rouge, composé pendant la pandémie.

Comme quoi, le dicton a raison : à quelque chose malheur est bon.

Le disque se trouve déjà sur toutes les plateformes payantes, avec écoute d’extraits.

Outre Carlos Libedinsky, le groupe se compose aujourd’hui de Tamara Zakour, de Joaquín Sellan, de Gonzalo Rujelman et de Tomás Falasca.

Pour l’occasion, le quintette a invité d’autres artistes à les rejoindre sur scène.

Prix des places : 2500 $ ARG à retirer au guichet du CCC.

Prévoir un plus pour la consommation obligatoire.

C’est du très bon tango d’aujourd’hui et sur lequel, et sa jaquette en fait foi, il n’est pas impossible de danser, ce qui ne gâte rien. Avec ce nouveau disque, les musiciens ont fait une tournée en Europe germanophone à l’automne dernier.

© Denise Anne Clavilier

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mardi 15 novembre 2022

Des madeleines à Buenos Aires [à l’affiche]

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Le 18 novembre prochain, on commémorera le centenaire de la mort de Marcel Proust. L’Université de Buenos Aires, la UBA, à travers son centre culturel, le Centro Cultural Rojas, et en partenariat avec la représentation française, Ambassade, Institut français et Alliance française, lu rend hommage toute cette semaine avec un riche programme de conférences en espagnol.


Les activités sont d’accès libre et gratuite et les conférences sont retransmises en direct et en ligne, accessibles depuis n’importe quel point de la planète.


Marcel Proust, le mot et la phrase
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Ce soir, mardi 15 novembre 2022, à 19 h 45, l’orchestre de la UBA donnera un concert dans le cadre de cette Experiencia Proust.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire le long article de Página/12 qui en fait la une de son supplément culturel quotidien Cultura & Espectáculos

Ajout du 17 novembre 2022 :
lire
cet article de La Nación sur la mort de Proust

vendredi 14 octobre 2022

Hommage à Tita Merello au Teatro Astral [à l’affiche]


Depuis le 12 octobre dernier, le Teatro Astral, Corrientes 1639, une des grandes salles du centre de Buenos Aires, dans le quartier de Balvanera, propose un spectacle musical consacré à la figure de la chanteuse et actrice Tita Merello intitulé Experencia Tita, llamarada pasional (expérience Tita, appel de la passion).

Dans cette comédie musicale, les différentes facettes intimes et professionnelles de l’artiste sont incarnés par quatre interprètes différentes qui recomposent une figure devenue mythique, celle de la femme du peuple, une sorte de titi faubourienne qui serait à Buenos Aires ce que Piaf est à Paris.

photo Juano Tesone

Clarín offre ce matin sur une page entière de son édition papier une critique du spectacle suivie d’une interview des quatre comédiennes tandis que le Grupo Octubre (Página/12) a préféré interviewé l’une d’entre elles sur les ondes de sa radio, AM 750.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

découvrir les pages consacrées à Tita Merello sur l’encyclopédie en ligne Todo Tango (avec enregistrements à écouter)

Nancy Abalos mélange les genres ce soir au Café La Humedad [à l’affiche]


La fille de Adolfo Abalos, membre d’une fratrie musicale, un quintette vocal fondé en 1939 à Santiago del Estero, dans le nord-ouest argentin, Nancy Abalos présentera ce soir, vendredi 14 octobre 2022, à 21 h, un nouveau tour de chant qui mêle le tango, la musique de la grande ville qu’est Buenos Aires, à la chacarera, la musique rurale du nord illustrée par son père et ses oncles.

Elle se produira au Café La Humedad, Carlos Calvo 2540, à Balvanera, un café qui doit son nom à une chanson de Cacho Castaña, un artiste populaire (et parfois franchement vulgaire bien que doté d'une belle voix) qui lui avait donné ce titre en souvenir d’un autre café dans un autre quartier.

La réservation est obligatoire et doit se faire par Whatsapp, comme l'indique l'affiche.

Ce mariage de deux genres qui ont longtemps refusé de se côtoyer témoigne du tournant que la musique populaire argentine a pris depuis quelques années : de plus en plus, les artistes décloisonnent l’expression artistique et piochent dans tous les genres pour constituer une identité musicale nationale.

Página/12 propose ce matin une interview de la chanteuse qui insiste aussi sur l’influence qu’à eue sur elle la musique brésilienne puisqu’elle a vécu quatre ans dans le pays voisin.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

jeudi 14 octobre 2021

Julieta Laso présente son nouveau disque solo à la Ciudad Konex [à l’affiche]


Julieta Laso, qui de 2013 à 2018 a été la chanteuse de la Orquesta Típica Fernández Fierro (en plein Buenos Aires), s’est depuis quelques temps réinstallée dans sa province natale, la lointaine et andine Salta, une terre-clé pour la musique populaire argentine, l’un des berceaux de la culture rurale du pays.

C’est là-bas, dans son village de La Caldera, qu’elle a conçu et enregistré son deuxième disque soliste et elle est revenue dans la capitale fédérale pour le présenter ce soir, jeudi 14 octobre 2021, à 20 h, à la Ciudad Cultural Konex, Sarmiento 3131.

Pour titre, elle a choisi un terme qui est à la fois le nom du village où elle vit et l’allusion à la marmite des sabbats de sorcières. Elle affiche en effet sa rébellion contre l’ordre patriarcal qui règne traditionnellement en Argentine : elle est féminine et lesbienne et le revendique en militant pour toutes les réformes sociétales concernant la condition des femmes et des LGTB.

Ce disque renferme donc des œuvres d’auteurs contestataires, le plus souvent des contemporains, sauf bien sûr le très portègne et très citadin Enrique Santos Discépolo (l’auteur entre autres de Cambalache). Un album transgenre qui rassemble du tango, du rock et du folklore...

Prix des places : 800 $ ARG.

Le nom de Julieta Laso n’est pas encore clairement identifié par le public (ses trois ans à l’OTFF n’y ont pas vraiment aidé). Il reste donc de la place pour ce soir.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

vendredi 1 octobre 2021

Les éditeurs indépendants reprennent leur salon dans la rue [à l’affiche]


Ce week-end, le salon des éditeurs indépendants se tiendra de ce vendredi à midi à dimanche à 20h dans le nouvel espace vert proche de la Estación Once à la limite entre les quartiers de Balvanera et de Almagro dans le centre géographique de Buenos Aires.

Ce sera donc un salon de plein air avec accès libre et gratuit.

Deux cents éditeurs prendront part à la manifestation qui offrira des espaces de rencontre avec les auteurs, des conférences et des présentations d’ouvrage.

Página/12 en a fait la une de son supplément culturel quotidien.

Dans la ville de Buenos Aires, le masque reste obligatoire dans l’espace public y compris en plein air. Ce ne sera donc pas encore tout à fait un salon comme les précédentes éditions mais peu à peu, la vie revient à la normale.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :


Ajout du 2 octobre 2021 :
lire cet article de La Nación

lundi 5 avril 2021

Pour la seconde fois, le FELBA à l’air libre [à l’affiche]


Par ces temps de covid et de presque reconfinement à Buenos Aires, le FELBA (festival des maisons d’édition et des librairies à Buenos Aires) s’est tenu ce week-end dans un espace vert du quartier de Balvanera, dans le centre de la capitale argentine.

La manifestation, entièrement gratuite, était organisée conjointement par la Ville et la Fondación El Libro, qui produit la Feria del Libro qui n’aura pas lieu cette année, comme l’année dernière.

Il semble avoir eu un certain succès. Página/12 en a fait la une de ses pages culturelles samedi dernier.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

jeudi 11 mars 2021

Le Gaumont de Buenos Aires rouvre ses portes pour Piazzolla [à l’affiche]


La salle historique du cinéma Gaumont de Buenos Aires, dans l’avenue Rivadavia, rouvre ces portes ce soir pour rendre hommage à Astor Piazzolla.

La salle, qui a conservé son nom originel tout en passant sous la gestion de l’INCAA, l’institut national du cinéma et des arts audiovisuels, projettera Astor Piazzolla – los años del tiburón (les années du requin), un long métrage argentin de Daniel Rosenfeld, le même cinéaste qui a signé le documentaire de 2016 disponible en ligne sur le site de Arte TV.

Bien entendu, des protocoles sanitaires ont été mis en place et les spectateurs doivent réserver leurs places pour que la jauge soit respectée.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :
lire l’entrefilet de Página/12

Ajout du 15 mars 2021 :
lire cet article de Página/12 du 13 mars qui fait la une de ses pages culturelles

"Gaumont : la maison du cinéma"
dit le gros titre sur cette photo de la façade enfin illuminée

samedi 22 février 2020

Susana Rinaldi fait sa rentrée au Picadero [à l’affiche]


La chanteuse Susana Rinaldi remonte actuellement en scène pour un récital d’une heure dans un petit théâtre, le Picadero, du passage Enrique Santos Discépolo (n° 1857) à Balvanera.

Il ne reste plus une seule place à vendre ce mois-ci. Il en reste pour quelques jours en mars.

Place à 1 300 $ ARG. Un spectacle de Susana Rinaldi est la plupart du temps assez cher !


Comme d’habitude, la chanteuse a confié la direction musicale du spectacle à son beau-frère, Juan Carlos Cuacci.

Página/12 lui consacre la une de son supplément culturel de ce jour avec une longue interview digne d'une artiste de sa trempe qui continue sa carrière à 84 ans.