vendredi 5 juin 2020

Interview Skype à voir sur Youtube en espagnol [ABT]


L’interview que j’ai donnée à Ricardo Sánchez Alonso, pour son émission Entrevistas sobre Educación, du mercredi soir, sur Radio Madre de Dios de San Juan, est désormais disponible sur la chaîne Youtube de la station.

Tout se passe en espagnol. L’enregistrement a duré environ deux heures, un format inhabituel pour ce programme. Le producteur a donc décidé d’en faire deux émissions, dont la première a donc été diffusée comme prévu le 3 juin à 21h.

Pendant ces deux heures, Ricardo Sánchez s’est intéressé à une multitude de sujets : l’histoire argentine, avec les deux grands personnages de San Juan que sont José de San Martín (1) et Domingo Faustino Sarmiento (2), Avignon comme ville papale (on remonte là dans une toute autre époque), la France et la pandémie (ça, c’était pour l’actualité du jour puisque nous avons enregistré à la veille du déconfinement français phase 2) et, last but not least, nous avons échangé sur Manuel Belgrano (c’était la moindre des choses, c’est tout de même son mois et son année !). En revanche, on n’a jamais parlé d’éducation. Comme quoi, les titres, il ne faut pas toujours s’y accrocher…

Pour moi, cette interview par Skype constituait une première et j’avoue que c’est plus confortable qu’au téléphone quand interviewé et intervieweur ne se voient pas. Mais vivement que j’aille chez le coiffeur !

Bonne écoute !





(1) De 1814 à 1816, José de San Martín a été le gouverneur de l’ancienne province de Cuyo dont San Juan était alors une sous-capitale à l’égal de San Luis. Aujourd’hui, Cuyo est devenu une région au sens historique et culturel et se compose de trois provinces : Mendoza, San Juan et San Luis.
(2) Domingo Faustino Sarmiento (1811-1888) a été gouverneur de la province de San Juan dans ses premiers temps d’existence, il a aussi été élu parlementaire national avant de devenir président de la République argentine. C’est donc une figure à la fois locale et nationale, surtout si vous ajoutez qu’il est considéré, entre autres choses, comme l’un des plus grands écrivains argentins, un éducateur excellent et le promoteur de la loi sur l’école obligatoire en Argentine (1883). Il se trouve que dans San Martín par lui-même et par ses contemporains (Éditions du Jasmin), j’ai publié l’un de ses écrits en français resté jusqu’alors inconnu en Argentine, y compris à San Juan : l’original d’un discours fameux où il comparait les épopées fondatrices de Bolívar, au nord du continent, et de San Martín, au sud, et qui ne fut jamais un discours. C’était un essai qu’il avait écrit à Paris, dans un français impeccable, pour intégrer une société savante alors très en vogue, l’Institut Historique de France, à un moment (1847) où la France menait une politique des plus ambiguës envers celui que Sarmiento considérait comme son ennemi politique, le gouverneur de Buenos Aires, Juan Manuel de Rosas (1793-1877). Et pour retomber sur mes pieds, je dois ajouter que Rosas était aussi le père adoptif du fils de Manuel Belgrano. Comme quoi, tout est dans tout et réciproquement.