samedi 12 mars 2022

Un autre bout du patrimoine qui s’envole [Actu]

Le hall d'entrée du Castelar du temps où l'hôtel fonctionnait encore


C’est un grand hôtel de la Avenida de Mayo qui a fermé ses portes il y a déjà quelque temps : le Castelar, un des plus beaux bâtiments de l’avenue qui relie les palais présidentiel, sur Plaza de Mayo, et parlementaire, sur Plaza del Congreso.

L’hôtel ne recevra plus de touristes ni d’hommes d’affaires dans ses chambres luxueuses ni de fêtes mondaines dans ses magnifiques salons. Il devrait être découpé en appartements et transformé en immeuble résidentiel, comme le permet la législation à Buenos Aires.

Encore un bout du patrimoine portègne dont le covid et les restrictions de déplacements qui l’ont accompagné auront eu raison. Un crève-cœur.

Dans cet hôtel, le poète espagnol Federico García Lorca résida lors d’un séjour à Buenos Aires, pendant l’été 1933-1934, six mois pendant lesquels le poète marqua ses homologues portègnes, en particulier ceux qui étaient alors en train de créer ce qui est aujourd’hui le répertoire classique du tango.

La façade de l'établissement tel que je l'ai vu en août 2007

Propriété d’un immigrant espagnol, l’hôtel Castelar portait le nom d’un écrivain et homme politique de la première République espagnole, Emilio Castelar y Ripol (1832-1899). C’est un des rares immeubles dans toit-terrasse. Désormais, il est en vente…

© Denise Anne Clavilier

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