Affichage des articles dont le libellé est artisanat. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est artisanat. Afficher tous les articles

vendredi 10 juillet 2015

A Catarmarca, on fête le poncho [à l'affiche]


Hier soir, la capitale catamarquègne, San Fernando del Valle, a donné le coup d'envoi de sa 45ème Fiesta del Poncho, dans le parc des expositions à 4 km du centre-ville. Le poncho est sans doute l'apport le plus marquant et le plus répandu des Amérindiens du Nord-Ouest (pour utiliser un toponymie argentine) à l'ensemble du pays, comme le mate l'est pour les ethnies qui vivaient dans le Nord-Est.

Cette fête rassemble environ 750 exposants, des artisans pour la plupart, mais ne fabriquant pas seulement des ponchos : il y a de tout, tannerie, filage de laine et de coton, vannerie, coutellerie, fabrication artisanale de mates et de couvre-chefs traditionnels, bref tout ce qui va avec le poncho dans les régions rurales de cette partie de l'Amérique du Sud.

Les exposants viennent de tout le pays et même des pays voisins et l'événement propose un riche programme d'animations en tout genre : gastronomie, musique, danse et activités artisanales manuelles.

Mercredi soir, était élue la Reine du Poncho, Agustina Barrot, une jeune femme de 22 ans née dans le département de Santa Rosa, et hier l'inauguration officielle, avec couronnement de la Reina del Poncho 2015, a été l'occasion d'un nouveau concert d'un groupe de folklore très connu (à esthétique commerciale), Los Nocheros.

Avec une photo de la nouvelle Reine du Poncho, couronnée hier

La Feria démarre sur un long week-end, avec le jour férié du 9 de Julio, fête de l'Indépendance, et elle se prolongera jusqu'au 19 juillet. Les spectacles sont payants, de 100 à 70 $ ARG, selon la catégorie de places.

Cette Feria attire près d'un demi-million de visiteurs tous les ans à San Fernando del Valle. Autant de personnes qui font marcher le tourisme de la région au cœur de l'hiver, au moment des petites vacances scolaires qui partagent l'année en deux quadrimestres.

Pour aller plus loin :
se connecter à la page Facebook de la Fiesta
lire l'article de El Ancastí, le journal local
lire l'article de La Gaceta de Tucumán, une province voisine.
On trouve aussi des articles dans les journaux d'autres provinces, parfois très éloignées, comme celles du Litoral (Corrientes, Misiones, Entre Ríos).

jeudi 9 juillet 2015

Fête gastronomique et artisanale tout le week-end [à l'affiche]


A cheval entre gastronomie et tourisme, les artisans de la gastronomie de tout le pays se donnent rendez-vous, à partir d'aujourd'hui et pendant ce long week-end de fête nationale jusqu'à dimanche, à Caminos y Sabores, la grande foire accueillie au parc des expositions de La Rural, à Palermo (plaza Italia), près du zoo et du jardin botanique.

Vins, fromages (1), cochonnailles, yerba mate, chocolat des Andes patagoniennes et autres dulce de leche se retrouvent dans les allées du parc au milieu des démonstrations et des cours pour tous les âges. Bon appétit !

La route des fromages
une image proposé par De allá para acá (de là-bas pour ici)
un producteur de fromages de Suipacha, dans la Province de Buenos Aires
A savourer des yeux et que le dieu du caillé reconnaisse les siens !

Préparez au moins 80 $ pour entrer. C'est le ticket minimum.

Pour en savoir plus :
consulter le site Web de Caminos y Sabores et sa page Facebook.

Ajout du 10 juillet 2015 :
Le salon a connu un extraordinaire succès dès hier avec plus de 20 000 visiteurs sur un long week-end où la classe moyenne a tendance à partir à San Carlos de Bariloche fait deux ou trois jours de ski ! Bravo.
Lire l'article de La Nación
Lire l'article de Clarín sur la feria en général
Lire l'article de Clarín sur l'alfaror (petit gâteau fourré dont il existe de nombreuses variantes régionales, les plus réputées étant paraît-il celles qu'on prépare à Mendoza).

Ajout du 13 juillet 2015 :
Lire l'article de Clarín dressant le bilan de la manifestation, qui aura attiré 100 000 visiteurs pendant quatre jours.


(1) Pour beaucoup d'entre eux, il s'agit de copie des nôtres mais le goût n'est pas le même (tout diffère : la flore les races, le climat, les ferments...). Et parfois le nom non plus. Vous connaissez le "rebleusson", vous ? Les Argentins, si, et ils aiment bien ! Et pour quelques autres, il s'agit de tomes issues de la tradition italienne : sardo ou parmiggianito. On trouve aussi sur les étals des marchés argentins du cheddar et du fromage de Hollande, sans autre précision. Comme en France, le fromage coûte très cher en Argentine. La Pampa et la Provincia de Buenos Aires sont parmi les grandes productrices de produits laitiers de toutes sortes.

lundi 15 décembre 2014

Marché de Noël pour consommateurs responsables [Actu]


Du 17 au 23 décembre 2014, le grand hall de la Télévision publique argentine, à Palermo, avenida Figueroa Alcorta 2977, accueillera la sixième édition d'une foire commerciale de Noël répondant aux critères de l'économie durable, solidaire et sociale.

Plus de 500 artisanats et producteurs venant des quatre coins du pays se réuniront pour proposer leurs produits : vêtements, ustensiles, chaussures, accessoires, vins, bières, cidres et autres alcools, jouets, instruments de musique, électro-ménager, fruits et légumes, boulangerie, pâtisserie et confiserie en tout genre...

En marge des stands, il y aura un espace restauration-dégustation (patio de comida) et un programme artistique, avec spectacle de marionnettes (un must de la culture argentine), rencontres avec des conteurs traditionnels, concerts de folclore des cinq régions culturelles du pays et de tango, avec des artistes de la taille de la Orquesta Típica Julián Peralta ou le Sexteto Raúl Garello. Un programme publié par le Ministère du Développement social, à l'initiative de la manifestation.

Ce genre de salon présente l'avantage d'offrir des produits bien plus authentiques que de nombreux autres manifestations (notamment pendant l'été où les marchandises pour gogo de touristes se multiplient comme partout ailleurs) et surtout bon marché, pour garnir tout ensemble l'arbre et la table de Noël.

Pour en savoir plus :
lire le communiqué du Ministère, tenu par Alicia Kirchner, la sœur du défunt président, qui tient ce maroquin depuis plus de dix ans. Le site ministériel propose une présentation vidéo en plus du texte du communiqué, ainsi qu'une carte qui vous permettra de vous orienter.

Ajout du 21 décembre 2014 :
lire la dépêche de Télam datée du 20 décembre sur le déroulement de la manifestation.

vendredi 31 octobre 2014

Le festival Raíz revient régaler son monde [Coutumes]


La grande fête de la gastronomie argentine commence ce midi pour trois jours à Tecnopolis, dans la petite ceinture, à l'ouest de Buenos Aires.

Les différentes traditions de l'asado sont là avec la Patagonie mapuche (Province de Neúquen), Mendoza, Entre Ríos, Catamarca et Santa Fe.

Plein de chefs sont sur place, pour animer des master classes, des dégustations, des ateliers pour les petits et les grands.

Toutes les Provinces ont leur stand et même un certain nombre de pays étrangers seront représentés par leurs spécialités, comme le Japon, l'Italie, la France, les pays arabes, la Thaïlande.

Deux milles produits de l'industrie agro-alimentaire nationale se feront admirer.

Un programme de conférences est aussi disponible, avec de l'histoire et de l'anthropologie...

Bref, c'est une vraie fête !



L'année dernière, le même événement, dont j'avais parlé dans ces colonnes, avait attiré 300 000 visiteurs, 72 restaurants et 50 événements gastronomiques. Le sujet est d'importance car il appartient à cette grande interrogation des Argentins sur la nature de leur identité nationale...

Entrée libre et gratuite, à Tecnopolis (depuis Buenos Aires, on peut passer par le Parque General Paz, dont le Parque del Bicentenario est limitrophe).

Pour en savoir plus :
et se connecter sur la page Facebook de Tecnopolis.

mercredi 26 juin 2013

Meuniers et boulangers luttent contre la hausse des prix [Actu]

En bas, les pains dits Felipe, en haut à la hauteur de la vendeuse,
vous reconnaissez les criollitos dont je vous ai donné la recette il y a quelques semaines
et au premier plan, les pebetes, des sortes de pains au lait dont on fait de savoureux sandwiches
De manière endémique en Argentine, le marché intérieur manque de blé, de lait et de viande, un comble pour un pays qui est parmi les leaders mondiaux pour ces trois productions. Buenos Aires et sa banlieue sont souvent aux avant-postes de ces carences car la région rassemble un quart de la population de tout le pays et connaît donc de ce fait davantage de problèmes d'approvisionnement que dans le reste du territoire. Ces carences sont dues à la priorité que beaucoup de (gros) producteurs (1) accordent à leurs intérêts privés (exporter au prix fort, notamment grâce à la demande exponentielle des pays émergents, et engranger des devises) au détriment de ceux de la population locale. Chaque année, le gouvernement en place (Cristina Kirchner) retient pour le marché interne une partie de la récolte céréalière en contrôlant ou en tentant de contrôler les exportations, ce qui a d'ailleurs des effets sur notre propre consommation puisque nos propres prix alimentaires augmentent lorsque la production argentine sur le marché mondial du blé, des autres céréales (avoine et maïs en particulier), du lait et de la viande.

C'est sur ce fond qu'en pleine campagne électorale pour les législatives de mi-mandat, une fédération des industries meunières s'est mise d'accord avec son homologue des industries boulangères pour fournir aux points de vente de détail le pain de base, dit tipo Felipe, à un prix raisonnable sur la capitale fédérale et sa banlieue, soit entre 20 et 10 pesos le kilo, alors que ce pain se vend entre 30 et 40 $ (2).

En trois mois, à cause de la pénurie artificielle instaurée dans le pays par l'absence d'une politique d'Etat consentie par le secteur agricole, comme elle existe notamment en Europe, le prix du sac de 50 kg de farine livré par le meunier au boulanger ou à la fabrique agro-alimentaire serait passé d'environ 150 $ à 250 $ actuellement. Soit beaucoup plus que l'inflation globale sur la même période.

Les meuniers membres de la Fédération signataire viennent de s'engager à livrer aux boulangers de Buenos Aires et de sa ceinture la farine d'entrée de gamme (tipo Felipe) à prix coûtant pour que tous les Argentins puissent avoir du pain sur leur table. Les industries boulangères s'engagent elles aussi à modérer la répercussion de leurs coûts sur les prix de vente aux consommateurs. Dans leurs communiqués, les signataires reconnaissent que l'amélioration du niveau de vie argentin a beaucoup bénéficié à leurs secteurs respectifs et qu'ils peuvent donc se permettre cette mesure d'équité sociale et économique.

Deux interprétations antagonistes : la majorité y voit une bonne mesure de rationalisation du marché et un bon calcul de la part des acteurs économiques, l'opposition y voit une manœuvre démagogique suscitée en sous-main par un ministre dans le cadre de l'actuelle campagne électorale pour lutter artificiellement contre l'inflation. C'est tout de même un monde de voir ainsi le mal partout y compris sur des mesures qui peuvent aussi relever du simple bon sens et de la conscience du bien commun.

Pour aller plus loin :
lire l'article de Página/12, le plus détaillé en ce qui concerne l'analyse de la conjoncture économique (majorité)
lire la dépêche de Télam (majorité)
lire l'article de Clarín (opposition)
lire l'article de La Nación sur l'accord (opposition)
lire l'article de La Nación sur l'action du ministre Guillermo Moreno qui serait à l'origine de l'accord
lire l'article de La Prensa (opposition)


(1) En Argentine, le secteur agricole compte très peu de petits producteurs indépendants. L'immense majorité des domaines sont gigantesques et ressemblent plus à des entreprises cotées en bourse qu'aux exploitations familiales que nous connaissons en Europe.
(2) En août dernier, lors de mon séjour à Buenos Aires, si je me souviens bien, il était déjà au-delà des 20 $ le kilo dans les boulangeries de quartier où j'ai l'habitude de faire mes courses. Le prix était plus bas au supermarché Coto pour le pain frais produit par l'enseigne.

jeudi 29 avril 2010

Un as de la crêpe argentine nous a quittés [Actu]

Les crêpes, ce n'est pas qu'en Bretagne, c'est aussi en Argentine où elles portent le joli de panqueque, une transcription de pancake alors qu'il s'agit bien de nos crêpes bretonnes, nettement plus fines et plus grandes que leurs consoeurs britanniques...

Carlitos Ciuffardi (ci-contre en train de garnir une crêpe de dulce de leche, sur une photo signée Platena Joy) avait fondé une très célèbre chaîne de crêperies dans la banlieue de Buenos Aires, à Villa Gesells, et avait réussi à en installer quelques unes dans le nord de la Capitale après s'être développé dans les stations balnéaires de la côte Atlantique, au sud de Buenos Aires. Son affaire avait commencé à décoller dans les années 1980. Il avait eu l'idée marketing, très astucieuse, de proposer des crêpes qu'il baptisait du nom de vedettes du foot, de la télévision, du rock, du spectacle en général, en laissant entendre que la crêpe portait tel ou tel nom parce que c'était le plat favori de la presonalité en question. L'idole du foot Maradona et le grand rockeur Luis Alberto Spinetta figurent ainsi parmi la cinquantaine de personnalités qui ont aidé à faire connaître une carte qui propose aujourd'hui 300 variétés de crêpes dans les enseignes franchisées de Carlitos el Rey del Panqueque.

Au menu, les restaurants de Carlitos proposent aussi des hamburgers (hamburguesas).

Le cuisinier et homme d'affaires vient de quitter cette vallée de larmes. Il avait 76 ans. C'est un peu une légende qui s'en va, comme tous les Argentins d'humble extraction qui ont connu la réussite économique et sociale. Leur succès entretient la flamme de l'espoir pour tous leurs compatriotes qui, à l'image de leurs ancêtres immigrants, gardent quelque part le rêve secret de faire un jour fortune.

Capture d'écran du site de Carlitos

Les journaux de ce matin relayaient la nouvelle mais sans se donner trop de mal : ils se sont contentés de reprendre la dépêche de l'agence Telam en l'agrémentant par ci par là d'un ou deux mots à eux. Vous pouvez donc jouer au jeu des sept erreurs en comparant les entrefilets respectifs de Clarín et de La Nación.

Pour aller plus loin :