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samedi 19 janvier 2019

Un disque pour rendre hommage à Héctor Negro [Disques & Livres]


Le chanteur et producteur Carlos Varela sort actuellement, en plein été, un disque d’hommage à son ami, le poète Héctor Negro, que j’ai eu la chance de connaître (1) et qui nous a quittés en 2015. Le disque s'intitule No te entregues nunca (ne te rends jamais), titre de la première piste.

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Les pistes 3, 5 et 12 correspondent à des textes que j'ai traduits dans Deux cents ans après
La piste 8 correspond à un texte que j'ai inclus dans Barrio de Tango (Ed. du Jasmin)

Carlos Varela a repris d’anciens enregistrements pour composer un album qui reflète l’œuvre poétique et militante de Negro, un adversaire résolu de tout ce que l’Argentine a connu de régimes despotiques et de répressions politiques et qui a toujours refusé de s’exiler. Le poète lui-même y dit l’un de ses poèmes.

La présentation intérieure se fait sur une photo de Héctor Negro en filigrane
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Página/12, qui ne peut qu’apprécier cette initiative par ces temps de crise douloureuse pour l’Argentine, a publié hier une longue interview de Carlos Varela qui y parle surtout de Héctor Negro.

Copie de l'article de Página/12 que
Carlos Varela a publiée sur son profil Facebook
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(1) Il avait eu la gentillesse de venir à l’Alliance Française de Buenos Aires, le 17 août 2011, présenter avec moi ma seconde anthologie bilingue, Deux cents ans après, le Bicentenaire de l’Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, publiée chez Tarabuste Editions en 2010. J’y ai traduit une dizaine de ses textes dont plusieurs se retrouvent dans le disque de Carlos Varela. Mes plus anciens lecteurs se souviennent aussi de ses sonnets de Nouvel An qu’il envoyait à ses amis et correspondants et que je vous traduisais. Ils nous manquent !

jeudi 2 novembre 2017

Tangos en noir et blanc chez Jacqueline [à l'affiche]


Les chanteurs Alberto del Solar et Carlos Varela présenteront leur tour de chant Tangos en blanco y negro chez Jacqueline Sigaut, dans le quartier de Palermo, le samedi 4 novembre 2017, à 21h30, alors que dans toute la ville se déroulera la Noche de los Museos.

Ce tour de chant est une création de cette année. C'est bien souvent le guitariste Moscato Luna qui les accompagne, lui que mes fidèles lecteurs connaissaient assez bien avant qu'il ne se sépare artistiquement de son partenaire et ami, le chanteur Cucuza Castiello, qui a, depuis, fait beaucoup de chemin. C'est à trois qu'ils l'ont présenté au Festival de Tango de Buenos Aires en août dernier, pendant que j'étais en tournée de conférence à Villa Mercedes (San Luis) (lire mon article du 22 août 2017). Et je ne suis pas allée les voir !

Pour participer à la soirée chez Jacqueline, il faut s'inscrire, conformément à ce qui est indiqué sur le visuel diffusé sur Internet.

jeudi 24 novembre 2016

Hommage au poète Héctor Negro ce soir à la Academia Nacional del Tango [à l'affiche]


Ce jeudi 24 novembre 2016, à 19h, la Academia Nacional del Tango rendra hommage à l'un de ses membres décédés il y a quelques mois, le poète Héctor Negro (1). On diffusera un documentaire intitulé Gorrión nomás (un moineau, sans plus). Le poète aimait beaucoup ce passereau autrefois si commun dans la grande ville qu'est Buenos Aires, ce tout petit oiseau opportuniste et chapardeur qui symbolise le petit peuple argentin, qui lutte pour survivre dans sa misère...

Ce documentaire est dû au tangologue Carlos Varela qui travaille depuis 2008 à recueillir les souvenirs et les analyses des grands du genre comme Horacio Ferrer, Pascual Mamone, Susana Rinaldi, Raúl Garello, etc. Dans le film de ce soir, Héctor Negro raconte sa vie à la première personne et récite quelques uns de ses textes.

Entrée libre et gratuite, au 830 avenida de Mayo, 1er étage.



(1) Héctor Negro fait partie du corpus de 109 poèmes et letras de dix auteurs contemporains que j'ai publiés et traduits dans Deux cents ans après, le Bicentenaire argentin à travers le patrimoine littéraire du tango, Tarabuste Editions, décembre 2010 (n° spécial de la revue Triages). Héctor Negro est également présent dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, Editions du Jasmin (mai 2010).

lundi 17 octobre 2016

Tango et politique ce soir à la Academia Nacional del Tango [à l'affiche]

Ce soir, lundi 17 octobre 2016, à 19h30, le Plenario de la Academia Nacional del Tango portera sur le tango et la politique, thème de la conférence que donnera Natalio Etchegarray qui repassera l'histoire du XXème siècle, alors que l'Argentine vient de fêter la centenaire de l'arrivée au pouvoir de Hipólito Yrigoyen, le président par excellence qui fut lié au tango et aux payadores (voir mon article du 12 octobre 2016).

Avenida de Mayo, 833, 1er étage. Entrée libre et gratuite.

Le tango rituel sera Farol, des frères Expósito, Homero et Virgilio, dans un enregistrement de 1943 par l'orchestre de Osvaldo Pugliese avec le chanteur Roberto Chanel. C'est d'ailleurs la version que l'on trouve sur le site encyclopédique Todo Tango où vous pouvez l'écouter (1).

L'espace artistique sera confié au chanteur Carlos Varela.



(1) Farol fait partie du corpus de chansons que j'ai publié en texte original et en traduction en français dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, sorti aux Editions du Jasmin, en mai 2010. Le livre peut être commandé dans toutes les bonnes librairies de proximité.

lundi 2 mai 2016

Natalio Etchegaray en vedette au Plenario de ce soir [à l'affiche]


Ce soir, le Plenario de la Academia Nacional del Tango rendra hommage à l'un des fondateurs de l'institution en 1990 : Natalio Etchegaray, qui se verra remettre un Gobbi d'or pour l'ensemble de son travail tanguero.

Il en retracera les grands axes en compagnie des deux écrivains et éditeurs, Roberto Martínez et Alejandro Molinari.

Dans l'espace artistique, c'est le chanteur Hernán Lucero, membre de l'académie, et son confrère, Carlos Varela, qui réjouiront l'assistance.

Entrée libre et gratuite, Avenida de Mayo 833, 1er étage, dans le Salón de los Angelitos Horacio Ferrer.

lundi 16 novembre 2015

Ce soir, la Academia Nacional del Tango rend hommage à Héctor Negro [à l'affiche]

Photo qui illustre le blog personnel du poète

Le poète Héctor Negro nous a quittés le 15 septembre dernier. Je ne reviendrai donc pas ici sur ce que je disais de lui à ce moment-là, et qui s'ajoute à ce que j'en dis dans Deux cents ans après, l'anthologie de poésie tanguera que j'ai publiée pour la première année du Bicentenaire de l'Argentine chez Tarabuste Editions (1).

Un premier hommage de circonstance avait été rendu le lundi suivant son décès. Un hommage organisé dans l'urgence.

Ce soir, l'institution lui consacre une soirée entière avec la participation de certains de ses amis et partenaires, comme le Maestro Raúl Garello, de ses interprètes comme le chanteur Carlos Varela, de ses confrères et consœurs comme la poétesse María del Mar Estrella et de ses élèves ou disciples.

Cliquez sur l'image pour lire le texte

En tango rituel, le président Gabriel Soria a choisi un poème de Héctor Negro qui rendait volontiers hommage à cet autre poète qu'était Horacio Ferrer, fondateur et animateur durant plus de 24 ans de la Academia Nacional del Tango.

Il y a fort à parier qu'une foule d'artistes sera au rendez-vous ce soir, à 19h30, dans le Salón de los Angelitos Horacio Ferrer au premier étage du Palacio Carlos Gardel, Avenida de Mayo 833.

Entrée libre et gratuite.



(1) Dans ce numéro spécial de la revue Triages, je présente en version bilingue une dizaine de textes de lui, tangos, valses et poèmes en prose, et j'avais eu la chance et l'honneur de présenter le volume le 17 août 2011 à l'Alliance Française de Buenos Aires, en sa compagnie et avec une autre auteur représentée, l'auteur-compositeur interprète Marcela Bublik.

vendredi 7 novembre 2014

Présentation de Ciudad Desangelada à l'ANT [Disques & Livres]


Le mardi 11 novembre 2014, qui n'est bien entendu pas un jour férié dans un pays qui est resté neutre pendant la Première Guerre mondiale, la Academia Nacional del Tango accueillera la présentation du nouveau recueil de poésie d'un des académiciens, et non des moindres, le Maestro Héctor Negro (1), à 19h30, dans ses locaux de l'avenue de Mai (n° 833) : Ciudad Desangelada (entendre Ville désenchantée ou Ville qui a perdu de ses charmes ou Ville désertée par les Anges).

Le poète y évoque son sujet de prédilection : sa ville, ses cafés et tous ses lieux de vie sociale et culturelle. L'idée de départ est de reprendre la vieille légende portègne qui voudrait qu'un ange ait fondé la capitale argentine (2) et que depuis lors, des anges vivraient incognito parmi les habitants. Or les anges sont aussi en espagnol une métaphore pour parler du charme qui se dégage d'un objet, d'un endroit ou d'une personne.

La table-ronde sera animée par Marta Pizzo et l'ensemble de la soirée sera coordonné par Alejandro Martino.

Un mini-spectacle conclura la présentation, avec plusieurs chanteurs, Ernesto Bo Martínez, Julián Manoukian et Carlos Varela, le pianiste Hugo Javier Menzietti et le groupe Dimensión Tito.

Pour en savoir plus :
consultez le blog du poète (je vous renvoie ici à la toute première mention de ce recueil en mai 2012).
consultez la fiche de l'auteur  sur le site Internet de la maison d'édition.



(1) Héctor Negro est présent dans mes deux anthologies bilingues de tangos argentins : pour une chanson dans Barrio de Tango (Editions du Jasmin) et pour une dizaine d'œuvres en vers et en prose dans Deux cents ans après (Tarabuste Editions). Voir ces ouvrages dans la partie haute de la Colonne de droite.
(2) L'Archange Saint Michel est effectivement l'un des saints patrons de Buenos Aires depuis sa fondation. Les deux autres sont deux Vierges, celle de Cagliari en Sardaigne, Notre Dame des Bons Vents (Madona de Bonaria), et Notre Dame des Neiges (la sainte patronne des Romains, celle que l'on vénère à Santa Maria Maggiore).

lundi 3 juin 2013

¡Feliz cumpleaños, Maestro! [Troesmas]


Hier, dimanche 2 juin 2013, le Maestro Horacio Ferrer, notre cher Président de la Academia Nacional del Tango, le poète fou des Ballades et autres Chiquilín de Bachín, "El Duende" comme l'avait surnommé son ami et complice Astor Piazzolla, lui qui a su chanter la Buenos Aires du renouveau tanguero, à partir de 1968, fêtait ses quatre-vingts apriles, comme disent les Argentins (1).

Depuis la France, c'est une grande joie pour moi de participer, même de loin et en pensée, aux réjouissances de ce soir à la Academia Nacional del Tango, avenida de Mayo 833, au premier étage, dans les locaux du Museo Mundial del Tango, où sera inaugurée une exposition De Lulú à Horacio, pour ses quatre fois vingt ans, en douze affiches de la main de l'artiste peintre Lulú Michelli, sa femme, qui repasse douze de ses plus beaux poèmes et letras de tango :
Balada para un loco (2), Chiquilín de Bachín (2), Mi loco bandoneón, Balada para mi muerte, Preludio para el año 3001 (3), La bicicleta blanca (4), Lulú (2), Fábula para Gardel (3), El Gordo triste (2), La última grela, María de Buenos Aires (5), Soy un circo.

Le Plenario de ce soir, lundi 3 juin 2013, première réunion publique du mois de juin, sera entièrement consacré à cette belle fête, qui commence, comme tous les Plenarios, à 19h30.

Tango rituel : Poema a los zapatos de Lucía (6), dit par Horacio Ferrer accompagné au piano par Juan Trepiana (extrait du disque Flor de tangos y poemas).

Participeront à l'hommage les chanteurs Carlos Rossi, Carlos Varela et Hernán Genovese, le poète Héctor Negro, le tangologue (et notaire de son état) Natalio Etchegarray, le fondateur-directeur du Festival Internacional de Tango de Granada (Espagne), l'Argentin Tato Rebora et beaucoup d'autres, dont des représentants de la Academia Porteña del Lunfardo, dont Horacio Ferrer est un membre éminent...

Au cours de ce Plenario, notre Président recevra une récompense de la Legislatura Porteña des mains du député Oscar Moscariello...

¡Feliz cumpleaños, muy querido Maestro ! y ¡viva el Tango!

Horacio Ferrer et Raúl Garello, au Sommet mondial du Tango de Bariloche en 2010,
interprétant ensemble El Gordo Triste, en mémoire de leur maître commun, Aníbal Troilo.

Pour aller plus loin :
lire l'article de Clarín (édition d'hier) avec une riche interview que je me promets de vous traduire au cours de cette belle semaine printanière (je parle pour la façade atlantique orientale, qu'un soleil timide sort enfin de son long hiver)
visitez la page Facebook de l'artiste (il a même un compte Twitter, notre octogénaire préféré)
Et puis on ne va pas se quitter comme ça... Ecoutons-le en personne récitant Existir (7), son grand poème sur les mille et un secrets, petits et grands, de la vie humaine, tandis que les Copes père et fille nous le commentent en dansant !



(1) april = avril. En fait quand on les compte, mieux vaut, en français, traduire par printemps. Seul souci : Horacio Ferrer est né au début de l'hiver, le 2 juin 1933, à Montevideo. Ce n'est pas grave : accordons-lui aujourd'hui 80 printemps, El Duende les mérite amplement !
(2) Balada para un loco, Chiquilín de Bachín, Lulú, El Gordo Triste appartiennent à Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, où je les présente en version bilingue traduits par mes soins respectivement en pages 316, 156, 258 et 302 (Editions du Jasmin, mai 2010)
(3) Preludio para el año 3001 et Fábula para Gardel sont dans Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, là encore en version bilingue dans une traduction personnelle, en pages 70 et 72, Tarabuste Editions, janvier 2011 (cette anthologie de dix poètes contemporains forme le numéro spécial 2010 de la revue Triages).
(4) La Bicicleta blanca s'est vue traduite dans ce blog, un Vendredi Saint (allez savoir pourquoi !), le 2 avril 2010.
(5) María de Buenos Aires, l'air le plus célèbre de l'opéra-tango homonyme qui révéla la chanteuse Amelita Baltar en 1968 et reste l'œuvre musicale de scène argentine la plus jouée au monde, a été intégré dans le tout premier hommage bilingue que j'ai publié autour de l'œuvre du poète : Le Lutin de Montevideo à Buenos Aires, constituant le cahier central du °20 de la revue Triages, Tarabuste Editions, juin 2008 (pour ses 75 ans).
(6) Ce très joli tango, qui date pour le texte du 5 août 1982, rend hommage à l'amour de toute une vie, Lulú Michelli, quelques semaines après leur rencontre au Café La Poesía (comme il le raconte lui-même avec des vers exceptionnellement simples dans Lulú). J'ai traduit ce poème dans Le Lutin de Montevideo à Buenos Aires, comme cadeau d'anniversaire en juin 2008 (ouvrage déjà cité, chez Tarabuste Editions).
(7) Existir fait partie du petit cahier hommage que j'ai publié en juin 2008, dans la revue Triages n° 20 déjà citée (Tarabuste Editions).