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jeudi 17 décembre 2015

Ça sent l'été et les vacances : matinée de boléro à la Esquina Homero Manzi [à l'affiche]


La chanteuse Lucrecia Merico chantera le boléro cet après-midi, jeudi 17 décembre 2015, à 17h30, accompagnée par le pianiste Oscar De Elía.

Entrée : 40 $ ARG.

La recette sera reversée à une école de Merlo, dans la Province de Buenos Aires. Un tirage au sort aura lieu pour attribuer quelques lots, dont le premier est une montre.

Musique et bonne action en même temps par une chaude après-midi d'été esquina San Juan y Boedo, celle qui inspira tant le poète Homero Manzi (1907-1951).

jeudi 25 septembre 2014

Lucrecia Merico présente Por Eso à la Esquina Homero Manzi [à l'affiche]


Demain, vendredi 26 septembre 2014, la chanteuse Lucrecia Merico présentera son nouveau disque, intitulé Por Eso, à la Esquina Homero Manzi, à 17h, entourée de quelques complices musicaux de toujours, comme Germán Layna, Hernán Pérez et Nacho Iruzúbieta, qui assure la direction musicale et les arrangements, et la chanteuse María de los Angeles Ledesma.

Un couple de danseurs se joindra à eux.

Esquina Homero Manzi, esquina San Juan y Boedo, dans le quartier de Boedo.
Droit au spectacle : 30 $ (une misère !)

Consommations en sus, la Esquina Homero Manzi est l'un des grands cafés de la capitale argentine, il fait partie de la cinquantaine de Bares notables qui composent un véritable patrimoine à Buenos Aires.

samedi 14 juin 2014

Lucrecia Merico en matinée à Esquina Homero Manzi [à l'affiche]


La chanteuse canyengue Lucrecia Merico se produira cet après-midi, à17h, sur la scène du grand café Esquina Homero Manzi, esquina San Juan y Boedo, dans le quartier de Boedo, pour un concert gratuit.

Cela vaut vraiment le coup. Le cadre est superbe, dans la grande et belle tradition des cafés parisiens réinventés par Buenos Aires, sous l'influence du café viennois. Et la chanteuse a du talent !

Milonga sentimental, de Homero Manzi et Sebastián Piana, chantée par Lucrecia
à la Milonga solidaria.
Milonga sentimental est la première milonga ciudadana (1)


(1) Milonga sentimental fait partie du corpus traduit dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, que j'ai publié en mai 2010 aux Editions du Jasmin.

vendredi 2 août 2013

Nouveau spectacle de Victoriángeles du tango à l'art lyrique [à l'affiche]


La chanteuse Victoriángeles monte un nouveau spectacle mêlant le tango et l'art lyrique, intitulé Del tango al la lírica et le présente les dimanches 4 et 25 août 2013, à 17h, à la Esquina Homero Manzi, San Juan y Boedo, avec le chanteur Leonardo López Linares, lauréat du concours Pavarotti à Philadephie, aux Etats-Unis.

On peut obtenir deux places pour le prix d'une en réservant à l'avance au 2068 3921 (fixe) ou 15 5313 9211 (portable).

Pour en savoir plus, connectez-vous au site Internet du spectacle.

jeudi 9 décembre 2010

Lucrecia Merico à la Esquina Homero Manzi pour le Día Nacional del Tango [à l'affiche]

La chanteuse Lucrecia Merico (ci-contre photographiée l'année dernière lors de la Gran Milonga Nacional) se produira samedi prochain, 11 décembre 2010, à 17h, à la Esquina Homero Manzi, esquina San Juan y Boedo, dans le quartier de Boedo.

Elle sera accompagnée à la guitare par Hernán Pérez.

Ce concert prend place dans la programmation offerte par cet établissement inscrit sur la liste de Bares Notables de Buenos Aires dans le cadre de la Fête Nationale du Tango, qui est fixée en Argentine au 11 décembre.

L'entrée est donc libre et gratuite. Vous n'aurez donc qu'à débourser le prix des consommations...

Les lecteurs habituels de ce blog et de tous les blogs Blogger connaissent le mode d'emploi de Barrio de Tango : vous disposez de mots-clés dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, sous le titre de chaque article, pour sélectionner les entrées selon des critères thématiques. Vous disposez également dans la Colonne de droite de nombreux outils de navigation : des raccourcis dans la partie haute, qui vous permettront de sélectionner les articles déjà publiés selon les sujets qui vous intéressent, d'informations pratiques dans la partie centrale avec notamment des données géographiques et démographiques sur Buenos Aires et Montevideo et un lexique spécial Río de la Plata, et dans la partie basse tout un choix de sites externes qui m'ont paru intéressants de vous faire connaître.

vendredi 17 septembre 2010

Juan Vattuone et La que se viene pour finir en beauté La Semana de Boedo dimanche [à l'affiche]

L'auteur-compositeur-interprète Juan Vattuone et la murga La que se viene (celle qui s'amène) se produiront au Café Esquina Homero Manzi, esquina San Juan et Boedo (1), à 17h, dimanche 19 septembre 2010.

Ce sera la clôture en musique d'un festival dont je n'ai pas eu le temps de vous rendre compte mais qui a commencé le 5 septembre, pour une durée exceptionnelle de 2 semaines cette année, Bicentenaire oblige : La Semana del Barrio de Boedo, une manifestation artistique organisée par la Red Cultura Boedo (réseau culture Boedo) qui fédère une cinquantaine d'institutions culturelles du quartier, dont plusieurs groupes musicaux, des centres culturels, des établissements scolaires et d'enseignement artistiques, des bibliothèques, des cafés, le Club San Lorenzo de Almagro (la prestigieuse équipe de football professionnelle du quartier qui faisait jusque dans les années 70 partie de Almagro, le club de foot c'est bien plus que du sport-spectacle en Argentine !), des paroisses; etc.

Juan Vattuone, vous le connaissez déjà. Et si ce n'est pas encore le cas parce que vous venez de découvrir ce blog, il vous suffit d'aller cliquer sur le nom de l'artiste dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, sous le titre, pour accéder à l'ensemble des informations que j'ai publiées sur lui dans ces colonnes. Vous avez l'accès au même ensemble à travers le raccourci à son nom dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la partie haute de la Colonne de droite, et à son blog (en espagnol), à travers le lien dans la rubrique Zorzales, grillons et autres cigales de la partie inférieure de la Colonne de droite.

La murga La que se viene, vous ne la connaissez pas. En tout cas pas à travers Barrio de Tango. C'est une troupe (de carnaval) de 17 personnes, qui développe un style uruguayen (2), dans un spectacle intitulé De mochila (on pourrait traduire "Sac à dos et pataugas") qui raconte les aventures de voyage d'un jeune homme pour aborder sur le mode parodique caractéristique du carnaval les thématiques de la liberté.

Cliquez sur l'affiche pour pouvoir la lire

Pour en savoir plus et pour accéder à l'ensemble des propositions de la Red Cultura Boedo, visitez leur site très riche de textes (en espagnol) et de photos.

Ce site est à visiter impérativement par tous ceux qui envisagent de faire un voyage culturel en Argentine et cherche à connaître la réalité de Buenos Aires, loin des propositions proposées par les agences de voyage et de tourisme.

(1) Ce n'est pas une citation du tango Sur mais un vrai carrefour à Buenos Aires, dans le quartier de Boedo. Cette note s'adresse aux plus récents des lecteurs de ce blog, car les autres connaissent déjà bien le lieu qui est un vrai rendez-vous de très nombreux événements tango dans la capitale argentine.
(2) Carnaval argentin et carnaval uruguayen, murga argentine et murga uruguayenne, chacun son style, chacun son histoire. Un peu comme si vous compariez une bière alsacienne et une bière belge. Ce n'est pas la même chose pour les palais des connaisseurs... Nous, nous avons du mal à percevoir la différence car de toute manière, les traditions carnavalesques de là-bas et les nôtres, là où elles se sont maintenues, sont très distinctes. Sur le carnaval et son importance culturelle là-bas, voyez les articles regroupés sous le raccourci homonyme dans la rubrique Grands rendez-vous du tango, dans la partie haute de la Colonne de droite.

vendredi 4 juin 2010

Hernán Genovese cette nuit à la Esquina Homero Manzi [à l’affiche]

Cet excellent chanteur et compositeur se produira ce soir, vendredi 4 juin, à minuit, à la Esquina Homero Manzi, que les fidèles lecteurs de Barrio de Tango savent désormais admirablement situer tout seuls sur une carte de Buenos Aires : à l’angle des avenues San Juan et Boedo, dans le quartier de Boedo.

Pour vous souvenir de l’adresse, c’est simple : il suffit de connaître le tango Sur, paroles (letra) de Homero Manzi et musique (música) de Aníbal Troilo...

San Juan y Boedo antigua, y todo el cielo,
Pompeya y más allá la inundación.
Tu melena de novia en el recuerdo
y tu nombre flotando en el adiós.
Homero Manzi

San Juan et la vieille Boedo (1), et tout le ciel
Pompeya (2) et au-delà l’inondation.
Ta coiffure de mariée dans la mémoire
Et ton nom flottant dans un adieu.
(Traduction Denise Anne Clavilier, in Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, © éditions du Jasmin, mai 2010)

Voilà ! Maintenant vous savez où c’est. Vous ne pouvez plus vous perdre : San Juan y Boedo (antigua)...

Le concert commence donc à 23h55 (très probablement pas précises mais soyez à l’heure tout de même). Le prix d’entrée est de 30 $ (peso argentin, à ne plus jamais confondre avec le dollar US).

Hernán Genovese chantera accompagné par un trio de guitares des tangos anciens, des tangos récents, des milongas, des valses et mêmes des zambas en mêlant dans son programme des oeuvres enregistrées dans son premier disque soliste, Barajando, et des oeuvres qu’il présentera dans son prochain album, auquel participeront des invités de luxe : Leopoldo Federico, Raúl Garello et Horacio Ferrer. Excusez du peu...

Si vous êtes à Buenos Aires, allez l’applaudir de ma part.

(1) Il s’agit de l’avenue Boedo. Le quartier homonyme n’existait pas encore, en tout cas au sens administratif du terme. Il ne fut institué que dans les années 1970. Or Manzi est mort le 3 mai 1951. L’actuel Boedo appart enait alors au quartier de Almagro (voir mon article du 25 juillet 2008 sur l’anniversaire de Boedo).
(2) Pompeya : il s’agit du quartier de Nueva Pompeya, encore plus au sud que Boedo, lui-même déjà considéré comme un quartier sud de la capitale argentine (le sud, ce sont les quartiers populaires, le centre et le nord les beaux quartiers). Homero Manzi a vécu toute son enfance, à partir de l’arrivée de sa famille à Buenos Aires lorsqu’il avait 5 ans, à Boedo, qu’il a encore habité à l’âge adulte. Mais pendant son adolescence, quelque peu turbulente, et histoire de serrer la vis, ses parents l’ont mis en pension dans un établissement scolaire privé, fondé par la famille Luppi et situé à Nueva Pompeya, dont la zone sud et au-delà se retrouvait fréquemment recouverte par telle ou telle crue (parfois plusieurs fois par an) de la rivière Riachuelo qui ceinture Buenos Aires par le sud. Le collège Luppi et les rues avoisinantes est le coin de la ville que, dans un autre tango, tout aussi classique, Homero Manzi a baptisé Barrio de Tango (Quartier de Tango). Cette zone de Nueva Pompeya, Homero Manzi l’évoque dans plusieurs tangos : Mi taza de café, Manoblanca, Sur, Barrio de Tango...

dimanche 13 décembre 2009

Re-Nelly Omar à la Esquina Homero Manzi [à l'affiche]

Photo Página/12 (avril 2009)

Après le grand concert en plein air de vendredi soir, sur Plaza de Mayo, à l'occasion de la Fête Nationale du Tango (voir mes articles sur el Día Nacional del Tango), la grande chanteuse Nelly Omar revient ce soir, dimanche 13 décembre 2009, à 20h, à la Esquina Homero Manzi, esquina San Juan y Boedo.
Elle sera accompagnée de ses guitaristes. La soirée sera présentée et commentée par Lionel Godoy, l'un des animateurs de la radio publique 100% de Buenos Aires, la 2 x 4 (voir le lien dans la Colonne de droite, rubrique Ecouter).

Pour aller plus loin :
accéder à l'ensemble des articles concernant Nelly Omar dans Barrio de Tango, en cliquant sur son nom, soit dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessous, ou dans la rubrique Vecinos del Barrio (habitants du quartier) dans la Colonne de droite.

dimanche 6 décembre 2009

Nelly Omar ce soir à la Esquina Homero Manzi [à l'affiche]

La Cantora Nacional, La Gardel en Pollera (la Gardel en jupons), la très grande et très impressionnante chanteuse Nelly Omar, une dame qui frôle allègrement les 100 ans (elle est née en 1911), se produira ce soir, à 20h, à la Esquina Homero Manzi, située, comme le savent bien les lecteurs de ce blog sur le tango argentin, au croisement des avenues Boedo y San Juan, un carrefour (esquina) qu'a chanté le poète Homero Manzi, dans Sur (musique de Aníbal Troilo).

Nelly Omar sera accompagnée de son groupe de guitaristes. Elle chante a la criolla, c'est-à-dire avec un seul accompagnement de guitares, comme Carlos Gardel (ce qui, avec la splendeur de sa voix, lui a valu son surnom).

La soirée sera présentée et commentée par Lionel Godoy, un animateur de la 2x4, la radio todo tango de la ville de Buenos Aires (lien en partie inférieure de la Colonne de droite). En première partie, Avetango, composé de la danseuse Gachi Fernández et du pianiste Julián Hermida.

Pour en savoir plus :
cliquez sur le nom de Nelly Omar dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, en haut, pour accéder à l'ensemble des articles que j'ai déjà publiés sur elle dans Barrio de Tango. Nelly Omar est aussi présente, avec plus de 100 autres artistes actuels, dans la rubrique Vecinos del Barrio (Habitants du quartier) dans la Colonne de droite.

jeudi 5 novembre 2009

Viviana Scarlassa à la Esquina Homero Manzi demain soir à minuit [à l’affiche]

Viviana Scarlassa, j’ai déjà eu l’occasion de vous la présenter quelques fois : c’est une chanteuse et une comédienne, c’est aussi une prof de chant et de diction. Tout en conduisant une carrière de soliste, elle est aussi la voix de l’ensemble féminin China Cruel, que dirige la pianiste et auteur-compositrice Verónica Bellini.

Affiche diffusée par Viviana Scarlassa

Viviana Scarlassa, qui a sorti récemment son premier disque comme chanteuse soliste (1), chantera donc demain soir à la Esquina Homero Manzi, à l’heure où les touristes sont couchés et où les Portègnes sortent pour se désaltérer avec du vrai tango (puisque l’établissement joue sur les deux tableaux : il rentabilise avec du tango for export en première partie de soirée et il accueille les artistes pour la trasnoche -au-delà de minuit, quand on franchit le changement de date- pour des shows authentiques et sans cliquant).

En l’occurrence, tout est écrit sur l’affiche : l’adresse (vous la connaissez par coeur, esquina San Juan y Boedo), l’heure (23h55), le numéro de téléphone pour réserver vos places, les musiciens qui l’accompagneront, Franco Polimeni au piano et Julián Hermida à la guitare, et l’invitée de service, en l’occurrence la chanteuse Sandra Márquez. Il manque le prix sur l’affiche (c’est 25 $ la place). Bonne soirée...
De plus, ce soir et demain puis tout ce week-end, elle se produit aussi à 22h15, au Piazzolla Tango, un restaurant concert très cher de la rue Florida, à la hauteur du numéro 165.

En savoir plus :
Visiter le site de Viviana Scarlassa
Le lien vers le site de China Cruel est disponible dans la Colonne de droite, en partie basse, dans la rubrique Zorzales, grillons et autres cigales.
(1) Ce disque, intitulé Camino (Chemin), a été retenu dans la liste des candidats aux prix Gardel 2009, dans les catégories Nouvelle interprète de tango et Chanteuse de tango. Mais le disque n’a pas remporté de prix cette année.

lundi 14 septembre 2009

Prochainement à la Esquina Homero Manzi [à l'affiche]

Rédigé à Buenos Aires le 27 août 2009

Le 13 septembre (c'était donc en fait hier, ajout du 14/09/09), à 21h, Madame Nelly Omar viendra chanter à la Esquina Homero Manzi (située à l'angle des avenues San Juan et Boedo, dans l'actuel quartier de Boedo). Et là, vous pouvez y aller (en tout cas vous auriez pu si l'interruption de service chez mon fournisseur d'accès internet depuis mercredi dernier ne m'avait empêchée de publier cet article à temps), ce ne sera pas le cena show ordinaire, pour touristes.

Nelly Omar sera accompagnée de six guitaristes dont les noms ne sont pas mentionnés sur l'affiche placée sur la devanture du Café (en général, les musiciens qui accompagnent ne sont pas mentionnés dans les programmes de cet établissement). Il y aura aussi l'intervention de Rodolfo Lemos, un chanteur de tango plus tout jeune, reconverti dans les spectacles à touristes. Il est sous contrat à la Esquina Homero Manzi pour le cena-show habituel. C'est dommage pour Nelly Omar qui n'a besoin de personne pour partager la scène avec elle et dommage pour lui, parce qu'il est difficile de supporter la comparaison avec la grande dame.

La soirée commence à 20h par un repas, dont le menu est déjà affiché (mais pas le prix). Coupe de vin blanc pétillant argentin de prestige pour commencer, entrée, plate et dessert. Eaux minérales et vins, toutes les boissons sont argentines. Ceci dit, ce n'est pas pour ce repas qu'il faut réserver ce soir-là dans cet établissement.

Aucun prix n'est affiché. Seulement le numéro de téléphone où effectuer les réservations. Comptez néanmoins que ce sera nécessairement cher, sans doute aux alentours des prix habituels, dans les 300 pesos la soirée repas compris. Mais pour Nelly Omar, cela vaut le peine de débourser cette somme et de prendre ce repas, mâtiné de cuisine internationale. Pour une fois, mais pour une fois seulement et parce qu'il s'agit de Nelly Omar, ne suivez pas les conseils que je vous donnais il y a quelques mois dans mon article n° 600 (La bouteille à la mer).

Retrouvez mes différents articles sur Nelly Omar dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la Colonne de droite.

lundi 13 juillet 2009

Raúl Luzzi invite Vanina Tagini à la Esquina Homero Manzi [à l'affiche]


Visuel diffusé par le service de presse de l'artiste

Le guitariste et compositeur Raúl Luzzi présentera à nouveau deux de ses disques, Tiempo Virtual et Un sueño de Horizonte, à la Esquina Homero Manzi, vendredi prochain, 17 juillet, et le vendredi d'après, 24 juillet, à 23h45. Entrée : 25 $.
Il sera accompagné de Nicolás Guerchberg au piano, de Daniel Naka à la basse, de Eleonara Ferreyra, au bandonéon. Et il a aussi invité la chanteuse Vanina Tagini.
Pour ceux qui débarquent tout juste sur ce blog sur l'actualité du tango d'aujourd'hui et de ses nombreux artistes, la Esquina Homero Manzi est un café le jour, un restaurant le soir, qui fait cena-show (1) la nuit (vers 21h30 et jusqu'à 23h30 environ). Après le spectacle du cena-show, le café, qui est l'un des Bares Notables (2) de la ville de Buenos Aires, ouvre ses portes à des spectacles 100% portègnes (3), réservés aux vrais aficionados et sans concession au tango for export qu'on sert aux touristes...

Pour aller plus loin et découvrir ses artistes si vous ne les connaissez pas encore :
cliquer sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, pour lire les articles qui parlent d'eux dans Barrio de Tango (en français)
connectez-vous à leurs sites ou pages Myspace sous les liens suivants :
site de Raúl Luzzi, page Myspace de Raúl Luzzi, page Myspace de Vanina Tagini
Et si vous souhaitez visiter le site de la Esquina Homero Manzi, lancez-vous (le lien vous y conduit).
(1) cena-show : le nom que les Argentins donnent au dîner-spectacle qui coûte les yeux de la tête et fait partie des attractions touristiques que les tour-operators inscrivent au programme de tout voyage organisé. Le cena-show est à la réalité de Buenos Aires ce que les revues du Lido ou du Crazy Horse sont à la réalité parisienne, c'est-à-dire une vitrine déconnectée de la vraie vie des vrais habitants de la vraie ville.
(2) Bar notable : on pourrait traduit par Bar classé en France. Il s'agit d'établissements qui ont une certaine ancienneté et ont joué et jouent encore aujourd'hui un rôle important dans la vie culturelle, artistique, intellectuelle de la Ville de Buenos Aires. La Esquina Homero Manzi est l'un d'entre eux. Gato Negro, Gran Café Tortoni, 36 Billares, Clásica y Moderna en sont d'autres que j'ai assez souvent l'occasion de mentionner dans la rubrique A l'affiche, qui vous présente les spectacles et concerts programmés à Buenos Aires (et ailleurs). Dans la rubrique Quelques quartiers, villes et lieux, en Colonne de droite, vous disposez d'un raccourci qui vous conduira à l'ensemble des articles de ce blog qui concernent leur programmation.
(3) porteño, porteña : gentilé de Buenos Aires. En parlant des personnes, se dit uniquement des gens nés à Buenos Aires. Donc cela ne veut pas dire exactement "qui habite à Buenos Aires", c'est un peu plus subtil. La ville de naissance est très importante pour les Argentins, elle marque à jamais l'identité de chacun...

jeudi 9 juillet 2009

Néstor Basurto à la Esquina Homero Manzi [à l’affiche]

Affiche diffusée par Néstor Basurto


Il reste donc quelques salles qui bravent encore et toujours la fuite du public et la peur du virus.
Et des artistes qui continuent à programmer des concerts, vaille que vaille...
L’auteur-compositeur-interprète et guitariste Néstor Basurto est de ceux-là. Il se produira vendredi prochain, à minuit, à la Esquina Homero Manzi, dans le quartier de Boedo (facile à trouver, l’adresse, l’esquina, est citée dans le tango Sur : San Juan y Boedo). Il a invité la chanteuse portègne Noelia Moncada et l’auteur-compositeur-interprète lui aussi guitariste mais de Rosario, Luis Baetti, dont il était lui-même l’invité il y a quelques jours à Rosario (vous reporter à mon article sur ce spectacle, que vous trouverez facilement en cliquant sur le nom de Néstor Basurto dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, sous le titre, ou dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la Colonne de droite).
Tout est écrit sur l’affiche. Je vous laisse donc la lire tranquillement (il suffit de cliquer dessus pour l’obtenir en meilleure résolution).
Entrée : 20$ (le taux de change approximatif du peso se trouve dans la Colonne de droite, en partie médiane, sous l’intitulé Buenos Aires : infos pratiques).

mardi 28 avril 2009

Noelia Moncada à la Esquina Homero Manzi [à l’affiche]

Photo extraite de la page My Space de l'artiste


La chanteuse Noelia Moncada, qui chante e, ce moment tous les vendredis soirs avec l’orchestre El Arranque, à No Avestruz, se produira en qualité de soliste, dans la nuit du 1er mai, à 23h45, à la Esquina Homero Manzi, pour un tour de chant auquel elle a invité à se joindre le chanteur Luis Filipelli, lui aussi très actif en ce moment (voir mon autre article sur lui dans les publications de ce jour).

La Esquina Homero Manzi fait partie des 52 bares notables que compte la Ville de Buenos Aires : des cafés et restaurants qui ont marqué l’histoire culturelle et intellectuelle de la capitale argentine. Ce Gran Café, qui fait aussi Cena Show (1) tous les soirs, de 21h à 23h30, est un décor somptueux, entièrement dédié au souvenir du poète Homero Manzi (1907-1951), et qui fera un écrin de très belles boiseries à ce récital.

Adresse : esquina San Juan y Boedo, dans le quartier de Boedo. Entrée : 25 $.

Pour en savoir plus sur Noelia Moncada : cliquez sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, entre le titre et l’article. Vous accéderez ainsi à l’ensemble des articles de Barrio de Tango qui la concerne.

Pour écouter Noelia Moncada à partir de votre connexion Internet : lien à son site dans la Colonne de droite, dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales (partie inférieure de la Colonne, qui rassemble tous les liens aux sites externes).

Noelia Moncada est aussi présente sur Myspace. Voici un lien vers sa page.
Bonne audition et bon concert si vous êtes à proximité.

(1) Cena-shows : littéralement dîner-spectacle. Des attractions pour touristes ou amateurs fortunés.

Luis Filipelli à Clásica y Moderna avec Patricia Barone et Javier González [à l’affiche]

Le show s’appelle Luis Filipelli Intimo. Il aura lieu le mercredi 29 avril à 21h30, dans le Bar Notable Clásica y Moderna, avenida Callao 892. L’entrée est au prix de 30 $.

Luis Filipelli est un chanteur, il présentera quelques tangos et chansons de son répertoire dans une soirée qu’il veut fondée en dialogue musical avec le pianiste Juanjo Hermida. Il a également invité deux artistes avec lesquels il a déjà partagé les planches il y a une dizaines d’années et qui sont des hôtes réguliers de Barrio de Tango : la chanteuse Patricia Barone et le guitariste et compositeur Javier González.

Luis Filipelli compte à présent une trentaine d’années de carrière, puisqu’il a commencé dans la maîtrise du Teatro Colón à l’âge de 10 ans. Il s’est présenté à de nombreux concours, en a gagné quelques uns, a joué sous la direction de Maestros comme Atilio Stampone et Raúl Garello, a été accompagné par les Maestros Ernesto Baffa et Osvaldo Berlinghieri, a fait ses armes dans plusieurs cena shows, dont el Viejo Almacén, il a chanté au Café Homero aux côtés de Roberto Goyeneche, son parrain dans le métier. Il a participé à des festivals en Europe, dont le Festival Internacional de Tango de Granada en Espagne qui vient de conclure sa 11ème édition (lire l’article sur l’édition 2009 de cette manifestation) et la Expo Tango de Lisbonne au Portugal... Bref, il a une carte de visite impressionnante.

Sa discographie de soliste ne l’est pas moins et commence tôt : Filipelli (Capitol, 1980), Por la costumbre de cantar (Emi Odeón, 1982), Entre vos y yo (SOCSA, 2004), où il est accompagné par le pianiste Lucho Repetto, Perdonen muchachos... les voy a contar (Fonocal, 2007), dans lequel il a pour invités d’honneur Walter Ríos, Antonio Tarragó Ros, José Colángelo et Nicolás Ledesma.

Luis Filipelli reprendra Intimo (mais cette fois-ci sans invités d’honneur, du moins pour ce qui est annoncé actuellement) au "Resto cultural" Vesuvio, Corrientes 1187, le 17 mai, à 21h30 (entrée 25 $).

Entre temps, le 1er mai, il sera lui-même l’invité du récital de la chanteuse Noelia Moncadia à 23h45 à la Esquina Homero Manzi, à l’angle des avenues San Juan et Boedo (1), à l’heure nocturne où ce Cena-show redevient certains soirs le très sélect et très agréable bar notable (2) qu’il est en journée, après que les touristes ont été envoyés se coucher. L’entrée à ce spectacle d’authentique tango, bien porteño, (3) est fixée à 25 $ (et vous pouvez y aller, Français, Belges, Suisses ou toute autre nationalité de l’hémisphère nord, du moment que vous n’êtes pas déguisé en touriste...).

Luis Filipelli se produira aussi le lendemain, le 2 mai 2009, à 23h, à La Plata, la capitale de la Province de Buenos Aires, avec José Scelzi, au bar En La Plata, angle des rues 1 et 49 (à La Plata, la plupart des rues portent un numéro au lieu d’un nom).

Pour découvrir la musique et la voix de Luis Filipelli, il n’y pas 36 solutions : connexion obligatoire et immédiate à sa page My space ici et mettez-vous en plein les oreilles.

Idem pour ceux d’entre vous qui ne connaissent pas encore Patricia Barone et Javier González ni Noelia Moncada, je suggère un petit coup de souris sur la droite. Vous avez là une Colonne avec trois parties : en haut, les raccourcis vers des articles rassemblés sous des critères thématiques, au milieu des informations pratiques, historiques et linguistiques, en bas, des liens vers des sites externes.
Je suis sûre qu’en cherchant bien vous allez découvrir leurs sites respectifs (un indice : ça se trouve dans la rubriques Grillons, zorzales et autres cigales).
Autre façon de faire connaissance avec Patricia Barone, Javier González et Noëlia Moncadia avant d’aller les écouter sur leurs sites respectifs dans la Colonne de droite : cliquez donc sur leur nom, là-haut, dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, en tête de l’article, sous le titre.
Ce clic vous permettra d’accéder à tous les articles, y compris celui-ci, que je leur ai consacrés dans ce blog.

En revanche, vous lisez en ce moment le premier article que Barrio de Tango a consacré (à la date d’aujourd’hui, 28 avril 2009) à Luis Filipelli.

(1) "San Juan et Boedo", comme dans la chanson ? Oui, comme dans la chanson ! Et la chanson est un cultissime tango qui s’intitule Sur (de Aníbal Troilo pour la musique et Homero Manzi pour les paroles).
(2) Les Bares Notables (bars remarquables) sont un ensemble de 52 établissements qui présentent un lien particulier avec l’histoire culturelle et intellectuelle de la ville de Buenos Aires. Ils jouissent d’une espèce d’inscription au patrimoine de la Ville, bénéficient d’un traitement de faveur de la part de l’Office de Tourisme, font partie d’un parcours touristique pré-établi et sont le cadre d’une série de concerts organisée par la Ville elle-même qui s’ajoute le cas échéant à la programmation privée que nombre d’entre eux montent tous les ans. Clásica y Moderna et Esquina Homero Manzi font partie des Bares Notables.
(3) "bien porteño" : vraiment de Buenos Aires.

vendredi 17 avril 2009

Vendredi soir ordinaire à Buenos Aires [à l'affiche]

Esquina Osvaldo Pugliese, qui fait l'angle sud-est de la esquina Carlos Calvo y Boedo, à 21h30, 20 $ pour le show, possibilité de choisir le menu économique à 35 $ (vous pouvez le choisir sans crainte, il est super-bon, mais si vous venez d'Europe, votre niveau de vie vous permettra de choisir autre chose dans la carte de ce grill-pizzeria qui porte le nom du compositeur et dont les murs sont couverts de souvenirs de lui) :
la soirée musicale est organisée par les producteurs de l'émission radiophonique Abril Tango y los elegidos qui passe du lundi au vendredi de 10h à 12h sur AM 840 Radio General Belgrano (à ne pas confondre avec Radio Belgrano, ça n'a rien à voir).
Le site de AM 840 Radio General Belgrano sous le lien.

Esquina Homero Manzi : la chanteuse María José Mentana, accompagnée à la guitare par Julián Hermida (qui assure aussi les arrangements et la direction musicale) et au piano par Juanjo Hermida, sera à la "Trasnoche" (la soirée qui s'ouvre après minuit, une fois qu'on a envoyé les touristes du Cena-show se coucher) de la Esquina Homero Manzi, donc à une cuadra de la Esquina Osvaldo Pugliese, à l'angle nord-est de la esquina San Juan y Boedo (les lecteurs fidèles de ce blog savent déjà ça par coeur ! Mais je le dis pour les nouveaux...).
Démonstration des danseurs Fernando Gracia et Paula Ballesteros.
Entrée 25 € (on est loin du tarif du Cena-show à touristes de juste avant !).
Le site de la chanteuse María José Mentana
Le site de la Esquina Homero Manzi

A la milonga La Baldosa, dont j'ai parlé dans un article récent intitulé Danser le tango argentin à Buenos Aires, dans la rubrique Danse de la Colonne de droite, la Orquesta Sans Souci et le chanteur Javier Cardenal Domínguez (el Cardenal pour tout le monde), animeront la soirée à partir de 22h30. La Baldosa se trouve rue Ramón L. Falcón au numéro 2750. J'ai déjà parlé de Cardenal (vous n'avez donc qu'à cliquer sur son surnom dans le bloc Pour chercher, en haut de l'article, pour accéder aux autres articles qui le concerne).
Pompas de Jabón (de Roberto Goyheneche et Enrique Cadicamo) chanté par el Cardenal sur You Tube, pendant les manifestations de printemps Gran Vía de Mayo (sur la Avenida de Mayo dans le micro centro de Buenos Aires).
Le site de la Orquesta Sans Souci.

Quant à la milonga Unitango, au premier étage de la Confitería La Ideal, Suipacha 384, s'y produiront la Orquesta Típica Unitango, une formation qui reprend les styles des grands maîtres des années 40 (Di Sarli, D'Arienzo, Pugliese, Troilo, Canaro) pour le plaisir des "tangueurs", avec des démonstrations des danseurs Ernesto Balmaceda et Stella Baez, à 23h (pour la milonga Unitango et toutes les autres milongas de La Ideal, voir mon article Danser le tango argentin à Buenos Aires, d'avril 2009).
Le site de la Orquesta Unitango
Leur page My Space
Le site de La Ideal
Et ce n'est qu'une petite partie de ce qui se passe ce soir.
Il y a même d'autres shows dont je vous ai parlé dans des articles précédents, comme le show de El Arranque avec César Salgan et Esteban Falabella à No Avestruz, dans le quartier de Palermo, celui de La Biyuya et Del Diablo y otros santos au Palacio el Victorial ou le concert de présentation de leur disque par le Maestro Leopoldo Federico et le guitariste Hugo Rivas au CC Torquato Tasso, tous deux à San Telmo.
Vous pouvez les chercher soit par les archives du mois d'avril 2009 soit par le moteur de recherche en haut à gauche (fenêtre devant l'intitulé "chercher le blog").

mercredi 8 avril 2009

Roxana Fontan et Alberto Podestá Esquina Homero Manzi ce vendredi [à l’affiche]

Roxana Fontan est une chanteuse et une actrice argentine qui chante le tango como ninguna, comme aucune autre, écrivait Natalio Gorín, (1) en citant un célèbre vers de Homero Manzi, dans Malena (2). Samedi dernier et vendredi 10 avril, elle se produit en deux soirées exceptionnelles, très tardives, à la Esquina Homero Manzi, un Gran Café typique de Buenos Aires le jour (comme le Tortoni, comme El Café de los Angelitos, comme La Confitería Las Violetas) et un Cena-Show le soir, situé à l’esquina rendue mythique par Homero Manzi, San Juan y Boedo (c’est le premier vers de Sur, de Homero Manzi et Aníbal Troilo).
Le concert a lieu après minuit, lorsque le cena-show pour touristes est terminé. Place aux autochtones...

Samedi 4 avril, la chanteuse a partagé la scène avec un monstre du tango canción, Alberto Podestá, une des grandes gloires du tango des années 40, très connu pour ses créations d’abord dans l’orchestre de Miguel Caló, ensuite dans celui de Carlos Di Sarli, qui était allé lui-même le débaucher au Singapur, le cabaret de Miguel Caló, un soir de 1943, et qui lui a donné ce nom de scène qu’il n’a jamais cessé de porter depuis (3). Alberto Podestá, qui a aujourd’hui plus de 80 ans, a promis à Roxana Fontan d’être à nouveau à ses côtés vendredi prochain. Samedi, leur duo dans El cielo y tú a, paraît-il, arraché des larmes à la salle. Or on ne change pas une équipe qui gagne... (4)

Samedi, un couple de danseurs s’est mêlé au spectacle, il s’agissait de Gachi Fernandez et Claudio González qui ont dansé sur Oblivión d’Astor Piazzolla.

Vendredi, les danseurs invités seront El Chino Perico et sa partenaire Natacha Poberaj.

Comme dit l’annonce : ne ratez pas ça, ces trucs-là, c’est pas tous les jours ("No se lo pierdan porque esas cosas no se dan todos los dias").

Vous pouvez découvrir Roxana Fontan à travers son blog, où elle a disposé plusieurs articles de presse et quelques vidéos (dont une d’un extrait d’une zarzuela, une opérette espagnole, intitulée La Cour de Pharaon).

(1) Natalio Gorín était un journaliste et essayiste, grand spécialiste du tango. Il était un ami de Astror Piazzolla et un grand connaisseur de son oeuvre. Il est malheureusement décédé aujourd’hui. Il est l’auteur d’une biographie passionnante du grand compositeur publiée en espagnol et en anglais. Il est aussi l’auteur du site, lui aussi, bilingue, piazzolla.org (dans la rubrique Les Troesmas, en partie basse de la Colonne de droite). Et pour ceux qui préfèrent les images au texte (surtout si c’est en espagnol ou en anglais), il y a le très beau et très récent livre de photos inédites, Imagenes de Piazzolla, par et chez Carlos Carrizo, autre grand connaisseur de l’oeuvre piazzollienne. C’est un ouvrage de 320 photos inédites, appartenant à la collection impressionnante de l’auteur sur Piazzolla. Je l’avais présenté dans un article de novembre dernier. L’ouvrage n’est pas pour le moment distribué en France (mais qui sait, peut-être un jour). En attendant, vous pouvez vous le procurer directement auprès de l’auteur-éditeur en lui envoyant un mail. Vous pouvez même écrire votre message en français (en précisant que c’est un conseil de Barrio de Tango). Carlos Carrizo comprend très bien et parle même avec plaisir notre langue. Pour cela, rendez-vous directement sur l’article précédemment cité en cliquant sur le lien ci-dessus.
Imagenes de Piazzolla est également en vente chez Zivals, le grand disquaire de la esquina Corrientes y Callao (dont la boutique en ligne est accessible grâce aux liens de la Colonne de droite, rubrique Les commerçants du quartier).
(2) l’article de Natalio Gorín est à lire sur le blog de Roxana Fontan.
(3) En fait, Alberto Podestá s’appelle Washington Ale. Podestá est un nom d’origine italienne assez courant en Argentine. Mais pour les artistes, il sonne d’une manière particulière. La famille Podestá est une famille de théâtre extrêmement connue, qui compte un grand nombre de très grands comédiens et comédiennes. Ils ont tout particulièrement animé la vie du théâtre populaire des années 20, 30 et 40...
(4) D’ailleurs, on ne change pas non plus une équipe qui perd en ce moment en Argentine, ceci n’ayant rien à voir avec cela, d’ailleurs. Le DT, Diego Maradonna, dont la sélection vient de se prendre une raclée magistrale ("paliza terrible") sur le terrain en Bolivie (mais en plein deuil national pour la mort de Raúl Alfonsín la semaine dernière) l’a dit aujourd’hui : "De acá nadie se va" (d’ici, personne ne s’en va. Autrement dit, il garde tout le monde).
Au cas où l’info n’aurait pas atteint encore votre foyer, sachez qu’en octobre dernier, Diego Maradonna a été nommé sélectionneur national de l’Argentine, le DT (Director Tecnico). Et que c’est sa première défaite. Contre les Ecossais et contre les Français, sur leur terrain, à Edimbourg et à Paris, l’équipe argentine avait gagné ses matches. Bon, c’était des matchs amicaux. C’est pas de bol !

samedi 25 octobre 2008

El Día de los Cafés de la Ciudad [actu]

Affiche officielle (la charte graphique la rend très typique du paysage urbain de la capitale argentine)


Le 26 octobre, Buenos Aires fait la fête à ses cafés. Et ils sont nombreux... Cette date a été choisie par qu'elle est celle de l'inauguration du Gran Café Tortoni dans sa disposition actuelle, entre l'Avenida de Mayo, qui était alors toute récente, et Rivadavia, le 26 octobre 1894. Le Tortoni existe cependant depuis 1858, il fête donc cette année ses 150 ans (ce pourquoi l'Assemblée Législative de Buenos Aires a fait poser sur sa façade une nouvelle plaque le 15 août dernier, cf. mon article à ce propos). Le Tortoni est le plus vieux café de Buenos Aires, il a été fondé par un Français, Monsieur Touan, sur les modèles des cafés du Boulevard des Italiens à Paris. De ce fondateur, il a conservé un petit air de Café de La Paix... Son site Web vous offre sur 4 pages animées le 2ème couplet de Viejo Tortoni (Eladia Blázquez - Héctor Negro), tango dont on a tiré aussi les vers qui orne cette nouvelle plaque de marbre blanc...

A l'occasion de cette fête, la Ville de Buenos Aires va lancer son grand projet de développement culturo-touristique du quartier de Boedo (1) avec deux concerts très différents l'un de l'autre mais à la même adresse : esquina San Juan y Boedo. A 11h, demain matin, la Orquesta de Tango de la Ciudad de Buenos Aires, sous la direction des Maestros Raúl Garello et Juan Carlos Cuacci, donnera une audition. Susana Rinaldi sera présente comme chanteuse invitée.

A 18h, le groupe d'électro-tango Tanghetto reprendra le flambeau.

Cette esquina est bordée par le grand café Esquina Homero Manzi, qui fait cena-show le soir et dont le site web vous accueille avec une superbe version de Sur (Aníbal Troilo et Homero Manzi), par l'orchestre d'Aníbal Troilo et la voix de Edmundo Rivero, et deux autres cafés plus modestes mais non moins typiques, qui affichent fièrement eux aussi leurs quelques plaques commémoratives, dont plusieurs sont des oeuvres du Maestro fileteador Luis Zorz (voir la photo ci-dessus où vous pouvez apercevoir le reflet de la Esquina Homero Manzi dans la vitre du café).

Pour ceux qui aiment l'électro-tango, voici le site de Tanghetto (vous allez voir : ça ne ressemble pas du tout aux sites des groupes et artistes de tango "classique", c'est nettement plus... bling-bling. On entre là dans un autre domaine, celui d'un filon rentable parce que très séducteur et pseudo-moderne, de la musique quasi-industrielle fabriquée en MAO -musique assistée par ordinateur- avec production mécanisée, câlibrée, ciblée sur un public donné). A Buenos Aires, on discute ferme entre partisans de cette musique qui estiment qu'elle appartient à la famille du tango et adversaires, qui refusent de l'y inclure. Les grands artistes reconnus dans l'univers du tango, et ceci sans distinction d'âge, sont tous dans le deuxième camp.


(1) ce grand projet fera l'objet d'un article dans les jours qui viennent.

vendredi 10 octobre 2008

Concert exceptionnel ce soir à la Esquina Homero Manzi [à l'affiche]

Ce soir à 23h50, le chanteur Martín Alvarado présentera son nouveau disque Así es mi tango (mon tango ressemble à ça) accompagné du trio Horacio Avilano (Horacio Avilano, guitare et direction musicale, Mariano Olivera, seconde guitare, et Juan Manuel Avilano, guitare basse).
Entrée : 20$.

Le concert est à l'heure où le cena show est déjà terminé, où tous les touristes sont rentrés à l'hôtel..., à l'heure où veillent encore les authentiques Portègnes nochiernegos... et à un prix qui n'est pas celui du cena show (environ 300 $).

La esquina Homero Manzi est située dans le quartier de Boedo, à l'angle nord-ouest des avenues San Juan et Boedo. Il y a peu d'adresses aussi faciles à mémoriser pour qui connaît un peu le tango à l'oreille (cette adresse, c'est le premier vers de Sur, le classique des classiques, d'Homero Manzi et Aníbal Troilo : "San Juan y Boedo / y todo el cielo"...).

Martín Alvarado et Horacio Avilano répèteront leur show les deux prochains vendredis (les 17 et 24 octobre, à la même heure et au même prix).

Dans Así es mi tango, c'est le compositeur, arrangeur et pianiste José Ogivieki qui accompagne Martín Alvarado et assure la direction musicale de l'album, avec Mariano Cigna au bandonéon, Marcos Ruffo à la contrebasse et Julián Hermida à la guitare.

Comme chanteur soliste, Martín Alvarado a beaucoup chanté en Europe. Il avait déjà un disque à son actif qui porte tout simplement son nom. Ses deux disques sont constitués essentiellement de tangos contemporains et/ou peu chantés (Requiem para la última esquina, de José Ogiviecki et Alejandro Szwarcman ou La misma pena, un Piazzolla-Expósito peu connu. De toute façon, ces deux géants-là n'ont pas signé ensemble beaucoup de morceaux)... Une très belle voix, avec une interprétation sobre et une diction nette qui sert avec respect les textes qu'il chante. Vous pouvez écouter des extraits de quelques morceaux sur son site.

Horacio Avilano quant à lui accompagne depuis 1998 la chanteuse Adriana Varela mais il avait déjà accompagné des figures de la taille d'Edmundo Rivero, Argentino Ledesma et Floreal Ruiz, ce qui n'est pas rien.... Il a sorti un disque comme musicien soliste, sous le titre Tango Explícito. Vous pouvez lui aussi l'apprécier sur le Web (il est présent sur My Space sous l'intitulé Flamenco mais c'est bien de la musique de Buenos Aires)...