vendredi 23 avril 2021

Pendant que ça tergiverse, le covid-19 continue à tuer [Actu]

"Tout est sous contrôle", dit le gros titre
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Hier, on a déploré 537 morts du covid-19 dans toute l’Argentine, un chiffre effroyable pour un pays de 44 millions d’habitants. Cette semaine, deux personnes sont mortes sans avoir pu trouver à Buenos Aires le lit d’hôpital dont elles avaient besoin.

"Record de morts à cause du covid
et l'âge des personnes affectées baisse sans cesse";
dit le gros titre
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Or le gouvernement de la Ville Autonome de Buenos Aires continue à faire n’importe quoi : refus persistant de fermer les écoles et d’appliquer les règles de couvre-feu et d’interdiction pour les restaurants et cafés de servir en intérieur. Le ministre de la Santé de la Ville se montre optimiste sur le mode « Tout va très bien, Madame la Marquise » que Página/12 a bien saisi avec sa une déglinguée : le pic de la seconde vague serait déjà passé même si la situation reste tendue. Pourtant, c’est le moment que choisit ce même ministère pour ordonner aux établissements hospitaliers d’annulation de toutes les opérations chirurgicales et consultations non urgentes.

C’est une attitude très étrange de la part de responsables politiques qui ont la charge d’une mégalopole, à l’heure où l’Argentine est désignée comme pays à risque et qu’à l’étranger, on impose des restrictions sanitaires aux passagers en provenance de l’aéroport international d’Ezeiza. Pas très patriotique, tout ça...

Dans les hôpitaux publics, le taux d’occupation des lits est de 70,1 %. Les patients hospitalisés pour covid ont 53 ans en moyenne. Soit une situation très similaire à celle observée en Europe.

L'information est traitée en titre secondaire :
"Record de décès en 24h à cause du Covid :
537 dans tout le pays"
Le gros titre principal porte sur le report des élections
Elles auront lieu avec un mois de retard sur le calendrier normal
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On attend toujours que la Cour suprême se prononce sur la validité du décret que le président a pris la semaine dernière pour freiner l’épidémie.

© Denise Anne Clavilier

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