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vendredi 4 novembre 2022

Abuelas intègre le tango dans sa stratégie [à l’affiche]

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Hier, au Teatro Picadero à Buenos Aires, l’association Abuelas de Plaza de Mayo a lancé son nouveau programme culturel en soutien à la recherche des petits-enfants volés en bas âge sous la dernière dictature militaire par des sbires du régime et toujours introuvables pour environ 350 d’entre eux (pour donner le chiffre le plus bas).

C’est le danseur Jorge Firpo qui a lancé cette idée de s’appuyer sur le tango. Le genre attire un public jeune et devrait permettre d’élargir le public déjà touché par le combat militant de l’association. Il s’agit en effet de continuer à sensibiliser l’opinion publique sur ce crime contre l’humanité perpétré entre 1976 et 1983 afin que les personnes susceptibles d’en avoir été victimes, aujourd’hui quarantenaires, de prendre conscience de ce probable secret et fassent les tests ADN qui pourraient leur révéler le nom des parents qui les ont mis au monde avant de disparaître dans les geôles clandestines de la dictature.

Hier soir, le chanteur Guillermo Fernández, une très grosse vedette du genre, a tenu à apporter sa participation ainsi que plusieurs autres de ses confrères et consœurs : les chanteurs Lidia Borda, el Chino Laborde, le pianiste et compositeur Federico Mizrahi et la chanteuse Adriana Varela, qui a conclu la soirée en chantant Muñeca Brava et Malena, des classiques du répertoire.

L’unique absence qui a surpris tout le monde fut celle de Estela de Carlotto, qui, à plus de 90 ans, était restée chez elle pour des problèmes mineurs de santé. La très médiatique présidente de Abuelas de Plaza de Mayo est une militante à tout crin qui nous avait habitués jusqu’à ce jour à sa présence dans toutes ces manifestations.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

mardi 2 mai 2017

Soirée tango et fado chez Jacqueline Sigaut [à l'affiche]


Dans le cadre des soirées musicales qu'elle organise chez elle, dans le quartier de Palermo, la chanteuse Jacqueline Sigaut invite samedi prochain, le 6 mai 2017, Karina Beorlegui et le pianiste (et compositeur) Federico Mizrahi pour l'un des tours de chant qui mêlent les deux genres populaires, le fado portugais et le tango argentin.

Conditions d'admission sur l'affiche.

Pour en savoir plus sur les artistes, cliquez sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.

samedi 14 mai 2016

El Tango es puro cuento à la Ciudad Konex [à l'affiche]


La fine équipe composée de Guillermo Fernández, Luis longhi et Federico Mizrahi reprend ce mois-ci le spectacle de tango qu'elle avait imaginé pour tous les âges, des plus petits aux plus grands en 2011 et créé au CCC Floreal Gorini. Il a été récemment déclaré de interés cultural, une distinction remise par l'assemblée législative de Buenos Aires, la Legislatura.

Cette fois-ci, le spectacle d'une heure se donne tous les samedis et dimanches du mois de mai, à 16h, à la Ciudad Konex, Sarmiento 3131, dans le quartier de Balvanera, dans le coin dit de l'Abasto.

Entrée : 180 $ ARG (un prix des plus corrects).

Le spectacle dispose de sa propre page Facebook où vous pouvez visionner un montage d'extraits qui donne vraiment envie d'aller l'applaudir ainsi que d'un site Internet, pas vraiment à jour.

Les mêmes artistes jouent également en semaine une comédie musicale sur la vie de Carlos Gardel, cette fois à San Telmo, au Café Molière (places : 340 $ ARG).

samedi 30 avril 2016

Gardel à nouveau dans les petits papiers de Página/12 [à l'affiche]


Le 15 avril lorsque je vous ai parlé de ce spectacle ici même, cela avait été l'une de mes grandes surprises de voir Página/12 passer à côté de la première de cette comédie musicale sur Carlos Gardel, que Luis Longhi, Federico Mizrahi et Guillermo Fernández donnent depuis plusieurs jours au Teatro Molière, dans le sud de la ville de Buenos Aires.

Ce silence ne ressemblait pas à ce quotidien dont les trois artistes sont si proches.

Le mal est réparé : la pièce fait la une ce matin des pages culturelles du journal avec une interview croisée des trois musiciens auteurs et acteurs de cette pièce qui a beaucoup plu à Karina Micheletto, la critique musicale de Página/12. Et en plus, ils ont choisi une photo superbe où l'on voit le chanteur, compositeur et comédien Guillermo Fernández incarné un Gardel presque plus vrai que nature ! Bravo au maquettiste !

Pour en savoir plus :

vendredi 15 avril 2016

Gardel pour la première fois en comédie musicale... au Molière [à l'affiche]

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Splendide affiche !

A l'angle des rues Balcarce et Chile, du côté de San Telmo, se trouve un théâtre-restaurant au beau nom de Molière Café ! C'est là que ce soir, vendredi 15 avril 2016, une joyeuse troupe menée par le chanteur Guillermo Fernández (une formidable vedette du tango depuis ses huit ans...), le pianiste Federico Mizrahi et le bandonéoniste Luis Longhi, tous trois compositeurs (et coproducteurs-animateurs de l'émission de radio Demoliendo Tangos, qui est aussi le nom du duo que forment les deux derniers) va donner la première d'une comédie musicale qui raconte la vie de Carlos Gardel, depuis l'enfance jusqu'à la mort, en passant par ses relations avec sa mère, avec ses compagnons artistiques, avec les femmes, notamment cette Isabel del Valle, qui se prétendit sa fiancée sans l'avoir jamais été et se consola rapidement de sa disparition en convolant en justes noces avec un autre homme au bout de quelques mois d'un deuil simulé. La générale a eu lieu mardi devant la presse qui semble avoir apprécié, même si l'actualité, entre la contre-attaque de Cristina Kirchner, qui sort les griffes et reprend à la hussarde la tête de l'opposition avec un Front Citoyen (elle dont les créateurs sont de fervents admirateurs), et la disparition avant-hier de Mariano Mores (après celle de Ernesto Baffa), ne permet pas à Página/12 de s'en faire l'écho (et pourtant les trois auteurs du spectacle sont parmi les artistes favoris du quotidien).

La troupe après la générale mardi soir

Les acteurs jouent en intercalant entre leurs scènes des extraits des films tournés par l'authentique Gardel. Ils reproduisent quelques scènes de ces longs métrages et plusieurs photos célèbres. Guillermo Fernández joue le rôle titre et imite à la perfection le fameux sourire de star du Zorzal Criollo. Luis Longhi joue le rôle de Tito Lusiardo, l'un des amis de Gardel et l'un des meilleurs comédiens de sa génération... La musique originale est du duo Fernández-Mizrahi, la mise en scène de Luis Longhi.

L'acoustique de la salle oblige visiblement les artistes à se coller un micro sur la joue et c'est bien dommage avec le talent vocal de Guillermito !

La salle peut accueillir 350 personnes. Il est donc plus que probable qu'il faille réserver à l'avance. Le spectacle se donne tous les vendredis et samedis à 22h30, après le dîner qu'on prendra sur place.

Entrée : 300 $ ARG.

Cliquez sur l'affiche pour une plus haute résolution

C'est la première fois que la vie de Gardel et le mythe à laquelle elle a donné naissance font l'objet d'une comédie musicale effectivement produite. Horacio Ferrer et Raúl Garello avaient conçu il y a plusieurs années un opéra-tango sur la figure tutélaire du tango mais aucun producteur n'avait pris le risque de le prendre en charge. C'est donc une première mondiale que réalise notre trio qui secoue l'actuel cocotier du tango en remettant à l'honneur un genre politiquement et socialement corrosif...

Pour aller plus loin :
consulter la fiche du spectacle sur Alternativa Teatral
consulter la page Facebook du spectacle.

Ajout du 19 juin 2016 :
lire cette excellente critique de La Nación deux mois après la création !

jeudi 17 mars 2016

Lo de Jac retrouve son rythme de croisière [à l'affiche]


Le cycle de soirées musicales organisées par la chanteuse Jacqueline Sigaut chez elle, à Palermo, dans les quartiers nord de Buenos Aires, retrouve son rythme normal de l'année. La prochaine rencontre aura lieu ce samedi 19 mars 2016, à 21h30, dans les conditions habituelles (1).

Cette semaine, Jacqueline Sigaut accueille la chanteuse Karina Beorlegui et le pianiste (et compositeur) Federico Mizrahi.

Bonne soirée à ceux qui auront la chance d'en profiter (2).


(1) La chanteuse demande que les participants s'inscrivent à l'avance par mail. Tout est sur le visuel promotionnel.
(2) Peu de mise à jour aujourd'hui et demain pour cause de Salon Mondial du Tourisme de Paris où je vous accueille toute la journée pour vous parler d'Argentine sur le stand de Human Trip (n° J51).

mardi 11 août 2015

Reprise de Gotán au Maipo Kabaret [à l'affiche]


Trente-six ans après sa création dans l'underground de l'Abasto, le Maipo Kabaret, une petite salle du grand théâtre Maipo, de Esmeralda 443, reprend depuis hier soir une comédie musicale qui, à partir d'un prétexte dramatique éculé, rassemble de nombreux classiques du répertoire du tango : l'histoire d'amour accidentée entre les deux personnages principaux, est racontée à travers soixante chansons de tous les grands poètes du tango.

Ce spectacle s'intitulé Gotán (tango en verlan) et met en avant deux interprètes, Alejandro Paker, qui tient le rôle du jules rouleur de mécaniques, et Laura Conforte, dans le rôle de la fille du peuple qui a mal tourné et est devenue une accorte entraîneuse de bar...

Le spectacle ne s'adresse pas vraiment aux touristes, encore que... On peut imaginer que le Maipo vise aussi cette clientèle, eu égard à la coïncidence des dates : le festival de tango démarre pour quinze jours et le Mundial qui l'accompagne attire beaucoup d'étrangers.

Dans la distribution, on retrouve Black Rodríguez, un des grands chanteurs du tango underground actuel, Alicia Vignola, une voix féminine qui se fait de plus en plus entendre, et le pianiste et compositeur de Demoliendo Tangos, Federico Mizrahi, signe les arrangements, joue et dirige toute la musique. Les chorégraphies sont signées par Rubén Cuello.

Les places vont de 500 à 550 $ ARG (c'est plutôt cher) et chaque billet donne droit à une boisson (on est dans une configuration café concert).

Le spectacle se donne du jeudi au dimanche, à 22h30.

Pour en savoir plus :
consulter la fiche du spectacle dans Plateanet, le site d'achat en ligne de places de théâtre à Buenos Aires.

vendredi 31 juillet 2015

Et encore du tango pour les petits [à l'affiche]


C'est un spectacle qui se joue tous les vendredis, samedis et dimanche de juillet et d'août au théâtre du syndicat des électriciens, Teatro Luz y Fuerza, Perú 823, à San Telmo, à 15h30 depuis le 12 juillet dernier.

Ce spectacle est tiré du disque-livre El Tango es puro cuento (comprenez "Le tango, c'est rien que des histoires", avec un jeu de mot sur le sens de cuento, mensonge ou conte) écrit, composé et interprété par le chanteur Guillermo Fernández, le bandonéoniste Luis Longhi et le pianiste Federico Mizrahi, les deux musiciens du duo alternatif Demoliendo Tangos.

L'action se passe dans la ville imaginaire de Buenos Vientos où un couple d'enfants observe le monde des adultes avec un regard décalé. En cheminant à travers la ville, ils découvrent les univers musicaux, poétiques et chorégraphiques du tango, de la milonga et de la murga.

Sur scène, on trouve trois musiciens, parmi eux Black Rodríguez Méndez, un des grands chanteurs de la scène tanguera alternative de l'heure, et la Compañía Tempotango, le tout avec des chorégraphies signées Manuco Firmani et une mise en scène de Ignacio González Cano.

Le spectacle, une sorte de Casse-Noisette du tango, est conçu pour les enfants, qui sont actuellement en vacances d'hiver. Les grands sont eux aussi les bienvenus. La pièce dure 60 minutes.

Entrée : 150 $ ARG.
Les places sont en vente sur plusieurs sites Internet dont les systèmes de réservation proposés par Clarín et La Nación.

Pour en savoir plus :
lire l'article de Página/12
lire l'article du blog Maldito Tango, hébergé par La Nación

samedi 11 avril 2015

Demoliendo Tangos à Clásica y Moderna [à l'affiche]

Le duo piano et bandonéon formé par les compositeurs Luis Longhi et Federico Mizrahi, Demoliendo Tangos, se produira à minuit et demi (ce qu'on appelle la trasnoche à Buenos Aires), ce soir, samedi 11 avril 2015 à Clásica y Moderna, Callao 892, dans le cadre de la programmation officielle des Bares Notables.
Le concert est donc gratuit (hormis la consommation, on est dans un bar tout de même).

Ce sera aussi le cas des deux autres samedis de ce mois, les 18 et 25 avril prochains.

Pour en savoir plus :
se reporter au site Internet de Clásica y Moderna, une salle très réputée du sud de Recoleta qui développe une activité bar, restaurant et librairie dans le même lieu.
A visiter absolument lorsqu'on se trouve à Buenos Aires.

samedi 25 octobre 2014

El tango es puro cuento distingué par la Legislatura [à l'affiche]



Ce livret-disque est un recueil de tangos pour les enfants, écrits et composés par un duo de choc, le chanteur, compositeur et parolier Guillermo Fernández et les compositeurs Luis Longhi et Federico Mizrahi (qui forment le duo Demoliendo tangos). Le titre est un jeu de mots entre les contes pour enfants et une expression qui signifie : le tango, c'est des histoires, c'est du vent, c'est des bobards...

L'ouvrage a été publié en 2011 en coédition par le Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini et Abrazos Libros. Il est en vente notamment à la librairie du CCC (rez-de-chaussée au fond, près de la cafétéria).



Il sera déclaré d'intérêt culturel par la Legislatura Porteña (voir Trousse lexicale, dans la partie médiane de la Colonne de droite) et présenté dans ce contexte, mercredi prochain, 29 octobre 2014, à 13h, dans l'enceinte du palais législatif, près de Plaza de Mayo.

Pour en savoir plus sur l'ouvrage :
consulter l'article de El Tangauta, qui propose un extrait musical.

mardi 24 avril 2012

Les livres présentés à la Feria del Libro par le CCC [Disques & Livres]

A Buenos Aires, le mois d'avril est traditionnellement celui du Salon du Livre. Plusieurs artistes de tango et d'autres musiques populaires sont présents, à des titres variés, sur les différents stands qui composent la manifestation.
Le mercredi 2 mai à 18h, au stand de la Présidence de la Nation, dans le Pavillon Bleu (Pabellón Azul), le CCC Floreal Gorini, département Ciudad del Tango, fera la présentation de deux ouvrages :

 

El Tango es puro cuento (une anti-phrase qui pourrait se traduire "le tango, c'est de la blague"), de trois acteurs très sérieux du genre, le chanteur et compositeur Guillermo Fernández et les compositeurs et instrumentistes Federico Mizrahi et Luis Longhi (les duettistes de Demoliendo Tangos). L'album est accompagné d'un disque cadeau auquel ont participé outre les trois auteurs des artistes comme Teresa Parodi, Alejandro Dolina, Walter Chino Laborde, Franco Luciani ou Ligia Piro (la fille de Susana Rinaldi et Osvaldo Piro, qui s'adonne au rock et au jazz).
El tango, ventanas del presente (le tango, fenêtres sur le présent), écrit par trois membres de la Ciudad del Tango, Mercedes Liska, Soledad Venegas et Juano Villafañe, directeur du département. Le livre sera présenté avec un disque cadeau qui présente une anthologie des artistes du tango nuevo qui se produisent tout au long de l'année au CCC ou coopèrent avec lui dans le cadre du Festival Indépendant de Tango du mois de mars. On y retrouve en particulier un enregistrement de la Guardia Hereje, qui date bien entendu d'avant la mort de Alorsa, qui nous a quittés en août 2009 (voir mes articles sur cet artiste qui nous manque si fort en cliquant sur son nom dans la Colonne de droite).

Pour en savoir plus sur le CCC, cliquez sur le sigle dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, et vous aurez accès à l'ensemble des articles concernant ce centre parus dans Barrio de Tango depuis la naissance de ce blog (juillet 2008).

lundi 5 juillet 2010

Tango en juillet à Clásica y Moderna [à l’affiche]

Quelques idées, dans une liste non exhaustive, pour passer de belles soirées dans cette bibliothèque café du bas du quartier de Recoleta inscrite sur les listes de Bars classés de la Ville de Buenos Aires (bares notables, comme on dit là-bas), Callao 892.

Les lundis 5, 12 et 19 à 21h30, le quatuor La Púa (entendez : la pointe, la pique, l’aiguille) et le chanteur Black Rodríguez Méndez dans un programme de tangos et de milongas en arrangements originaux. La Púa, c’est Leandro Angeli, Cristian Huillier et Juan Otero à la guitare et Pablo Sensottera au guitarrón criollo (guitare basse typique d’Amérique du Sud).

Les mardis 16 et 13 à 21h30, la pianiste Polly Ferman et le bandonéoniste Daniel Binelli, qui est de passage à Buenos Aires mais n’y vit plus depuis de nombreuses années, se joignent au chanteur Marcelo Balsells pour une soirée intitulée Tango… de todos los tiempos (tango de toujours), composée là aussi d’un choix de tangos et de milongas.

Les mardis 20 et 27, à 21h30, c’est la chanteuse Mimi Kozlowski, accompagnée par Federico Mizrahi au piano (le pianiste du duo Demoliendo Tangos) et Gerardo Mazur (qui a écrit le spectacle et en assure la direction sur un idée originale personnelle), qui reprend le récital thématique sur la femme et le tango, intitulé Mina que es en este tiempo (souris qui est de notre temps).

Et le vendredi 16 à 0h30 (donc plus exactement le samedi 17), le chanteur Luis Filipelli, un habitué de cette salle, s’y produit à nouveau accompagné du pianiste Franco Polimeni, bien connu des lecteurs de Barrio de Tango (il a à peu près aussi apprécié des chanteurs pour le piano que Hernán Reinaudo l’est pour la guitare).

mercredi 31 mars 2010

Interview de Alfredo Piro dans Página/12 [à l’affiche]

C’est à l’occasion de la prochaine présentation du premier disque de Guitarra Negra, son groupe, que le chanteur Alfredo Piro a les honneurs d’une interview dans le supplément culturel de Página/12 de ce matin. Cette présentation aura lieu mardi prochain au Teatro Alvear (voir mon article du 20 mars 2010 à ce sujet).

Dans cette interview, le chanteur raconte la genèse du disque et explique comment il a opéré la sélection des titres.

“El repertorio fue el resultado del armado de temas para tocar en vivo. En base a eso se hizo una selección bastante peliaguda. Primaron ciertos factores, como el de diversificar géneros como para contraponer el título, porque al primer contacto con el disco uno ve que no es sólo de milongas, ¿no? Por otro lado, nos dejamos llevar por las canciones que más nos gustaban, o que más apuraban para estar listas, aunque en ningún momento primó elegir algún tema porque era más conocido que otro”
Alfredo Piro, Página/12

Le répertoire a été le résultat du montage des morceaux en vue d’un concert en public. Sur cette base, on a fait un choix sur le fil du rasoir. On a privilégié certains facteurs, comme celui de diversifier les genres pour faire contrepoint au titre, parce qu’au premier contact avec le disque, chacun voit que ce ne sont pas seulement des milongas, n’est-ce pas ? (1). D’un autre côté, on s’est laissé porter par les chansons qui nous plaisaient le plus ou qui étaient les plus urgentes à préparer, encore qu’à aucun moment, il n’a été prioritaire de choisir un thème parce qu’il était plus connu qu’un autre.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Un peu plus loin dans cette discussion à bâtons rompus, Alfredo Piro parle de la façon dont il a découvert Alfredo Zitarrosa, l’auteur-compositeur-interprète engagé uruguayen à qui rend hommage le disque de Guitarra Negra : à travers un hommage qui lui fut rendu il y a vingt ans, un an après sa mort, par différents artistes, dont étaient sa mère, Susana Rinaldi, et le chanteur catalan Joan Manuel Serrat, un artiste très cher au coeur de beaucoup de ses plus jeunes confrères et consoeurs argentins. C’était le 17 janvier 1990, et il s’en souvient visiblement comme si c’était hier.

Encore plus loin, il confie à Cristian Vitale, le journaliste qui l’interroge, qu’il produit en ce moment un nouveau disque de sa maman, qui y chantera accompagnée du seul bandonéon de Leopoldo Federico. Il va falloir surveiller la sortie de cet album.
Pour les avoir vus tous les deux ensemble sur scène au concert d’ouverture du Festival de Buenos Aires en août 2008 au Teatro Avenida (voir mon article du 25 août 2008), ça promet d’être quelque chose, comme on dit ordinairement en France pour signaler une qualité exceptionnelle.

Quant à Guitarra Negra, j’attends le disque que Alfredo Piro m’a gentiment envoyé par la Poste. Je trouverai bien le moyen de vous en faire un petit compte-rendu, d’autant que le directeur musical et les arrangements sont de Moscato (Maximiliano Luna, que vous connaissez aussi par ailleurs), et que je combinerai sans doute avec un compte-rendu sur Perfume de Tango, le nouveau disque de Mariel Martínez et Alejandro Picciano, que je viens de recevoir par la Poste aussi... Des artistes différents, des styles différents, des répertoires différents mais dans les deux cas, voix et guitares.

Après la présentation à l’Alvear mardi, Alfredo Piro et Guitarra Negra seront aussi à Clásica y Moderna, le samedi 17 avril. Je ne connais pas l’heure. Le programme de la journée à Clásica y Moderna (Callao 892) est plus que chargé : Federico Mizrahi se produit dans l’après-midi dans la série des concerts des Pianistas notables (voir mon article du 9 mars 2010 sur ce cycle de récitals gratuits) mais Tres Mujeres para el show fera exceptionnellement relâche ce samedi soir-là. Impossible de savoir pour l’heure quelle place Guitarra Negra trouvera dans ce programme ! Clásica y Moderna y pourvoira sur son site d’ici peu, lorsqu’ils publieront la programmation d’avril.

(1) Le disque s’intitule Milongas de A à Z. Or il se compose de milongas, de chacareras, de zambas, de gatos, de habaneras, de candombes... Il est assez fréquent à Buenos Aires de procéder ainsi par contrepoint, par anti-phrase ou par superlatif. C’est un trait de la culture locale qui nous est vraiment peu familier, au point que nous avons du mal à sentir les nuances du discours ainsi tenu.

mardi 9 mars 2010

Cycle Pianistes remarquables à Clásica y Moderna [à l’affiche]

Il s’agit d’une série de concerts gratuits, organisée le samedi à 18h30, à Clásica y Moderna, dans le cadre du programme public (1) des Bares Notables.
Le cycle a commencé le 27 février avec un concert de Nicolás Ledesma, suivi par Abel Rogantini le 6 mars.

Les prochaines dates et prochains artistes sont :
Facundo Ramírez le 13 mars, Miguel Angel Barcos le 20 mars, Leo Sujatovich le 27 mars.
En avril, se succèderont le duo Zunini - Cosentino le 3 avril (Samedi Saint), Polly Ferman le 10 avril, Federico Mizrahi (de Demoliendo Tangos) le 17 avril et Martín Leopoldo Díaz le 24 avril, qui clôturera la série de récitals.

Clásica y Moderna, Callao 892 dans le quartier de la Recoleta.

Pour en savoir plus, visitez le site de Clásica y Moderna en cliquant sur le lien.

(1) Les Bars Remarquables (Bares Notables), de la Ville de Buenos Aires, sont des établissements distingués et classés pour le rôle historique qu’ils ont joué et continuent à jouer dans la vie culturelle et sociale de la capitale argentine. En compensation de la publicité gratuite dont ils bénéficient du fait de leur inscription sur cette liste très sélective, ils ont l’obligation d’accueillir des spectacles et conférences organisés par la Ville autonome de Buenos Aires avec des artistes qui habitent Buenos Aires. Toutes ces activités publiques doivent accessibles gratuitement pour tous, dans la limite des places disponibles (cela va sans dire). En l’espèce pour ces concerts pianistiques, il n’y existe même pas de possibilité de réserver sa place. Il faut donc arriver assez tôt, la qualité des musiciens risquant d’attirer beaucoup, beaucoup de monde.

samedi 20 juin 2009

Les 10 ans de Demoliendo Tangos au Moliere Teatro Concert [à l'affiche]



Depuis le 25 avril, les musiciens et compositeurs Federico Mizrahi (pianiste) et Luis Longhi fêtent les 10 ans de leur duo, Demoliendo Tangos, tous les samedis à 23h30, au Moliere Teatro Concert, une salle du quartier de San Telmo (rue Balcarce, au numéro 682). Se joignent aussi à eux en cette occasion la violoniste Christine Brebes et le violoncelliste Jorge Bergero.

Chaque samedi, le duo a un invité d'honneur. Cette semaine, cet invité d'honneur est le chanteur Javier Cardenal Domínguez, dont les lecteurs de Barrio de Tango ont déjà entendu parler à plusieurs reprises.

Un couple de danseurs prendra aussi part au spectacle : Carolina Pujal et Guillermo Barrionuevo.

En savoir plus :
Les 10 ans de Demoliendo Tangos sur You Tube
le site de Demoliendo Tangos

jeudi 16 avril 2009

Ouverture du Tacuari Conpulsiontanguera à San Telmo [à l’affiche]

Le Tacuari Conpulsiontanguera est un lieu de création artistique tanguero qui ouvre ses portes ce samedi 18 avril 2009 à 22h avec une grande fête d’inauguration tous azimuts.

Ce lieu de rencontre, de conférences, de recherche, d’enseignement, de pratique, de concert et de bal, a trouvé son local dans la rue Tacuari, au numéro 1557, dans le quartier de San Telmo.

Il disposera bientôt d’un site Internet, encore en construction au moment où cet article paraît, mais qui sera disponible à l’adresse contenue dans ce lien.

Samedi, la fête commencera par un cocktail avec discours et toasts (recepción con brindis), suivie à 23h30 d’une présentation officielle (1) puis d’un concert qui sera donné par le duo Demoliendo Tangos constitué de Federico Mizrahi et Luis Longhi et par le joueur de charango Oscar Miranda (2). Suivront quelques démonstrations de danseurs : Eduardo Capussi, Mariana Flores, Raul Bravo, Pedro Calveira, Nora Robles, Gustavo Chidichimo, Virginia, Sara et Damian, Sebastian et Malvi. Un spectacle d’humour suivra composé de sketchs à base de danse. La milonga suivra... jusqu’au bout de la nuit.

La coordination artistique de la soirée est confiée à Walter Alegre qui est aussi le coordinateur de la Ciudad del Tango au Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini (CCC pour les intimes) et dont le blog figure dans la rubrique Cambalache (casi ordenado), dans le bas de la Colonne de droite.

(1) Mais rien de très formel. Le tout se fera dans une ambiance simple et plutôt à la bonne franquette. Je vous dis ça parce que je connais un peu l’organisateur et que les trucs collet-monté, c’est pas vraiment sa tasse de thé.
(2) Le charango est un instrument à cordes pincées du folklore argentin (héritage de la musique indienne). Sa forme est celle d’une toute petite guitare.

lundi 20 octobre 2008

Demoliendo Tangos en el Vesuvio [à l’affiche]

Photo extraite du site de Demoliendo Tangos

Le duo Federico Mizrahi, piano, arrangements et composition, et Luis Longhi, bandonéon, voix et textes, aussi connu sous leur deux noms que sous leur nom commun et provocateur de Demoliendo Tangos (Démolissant des tangos), se produit les trois derniers vendredis d’octobre (soit les 17, 24 et 31) au célébrissime café El Vesuvio, avenida Corrientes 1187, à 21 h. Ils seront rejoints pour l’occasion par le violoncelliste Jorge Bergero et la violoniste Christine Brebes.

Federico Mizrahi et Luis Longhi sont deux musiciens quarantenaires (l’un né en 1964 à Buenos Aires, l’autre un an après à La Plata), ils ont tous les deux une expérience significative au théâtre, avec des temps forts, celle du Teatro de la Maestranza à Séville pour Mizrahi et une autre auprès de Jorge Lavelli à la Comédie Française pour Longhi...

Demoliendo Tangos a déjà sorti 2 disques, principalement de musique originale (música propia), le premier s’appelle Demoliendo Tangos (2001) et le second Carne Argenta (2004), tous les deux édités par les Productions Sonoras (et toujours disponibles). Parmi les classiques qu’ils interprètent dans ces deux albums, Romance de Barrio (Aníbal Troilo et Homero Manzi), l’instrumental El Marne composé par Eduardo Arolas en hommage aux combattants français de la 1ère bataille de la Marne, Danzarín, un tango très brillant de Julián Plaza et le très poignant morceau qu’Astor Piazzolla composa à la mort de son père, Adíos Nonino (dans Demoliendo Tangos), et Comme il faut, d’Eduardo Arolas et Taconeando de Pedro Maffia. Parmi leurs créations originales, un Saboreando Tintos (en savourant des vins rouges), Blues de las Parcas (Blues des Parques), Aluciné Gardel (j’ai eu une hallucination de Gardel) et un tango dédié aux Iles Malouines que les Argentins revendiquent comme leurs avec un amour profond, nostalgiques pour ces terres grasses mais inhospitalières perdues dans les brumes du fin fond du fond du sud (Malvinas).

Vous pouvez les écouter sur leur site, très touffu et à la présentation délibérément désarçonnante, et télécharger trois extraits de chacun de leur deux disques, dont leur el Marne, qui démarre au piano seul comme démarrerait un grand Chopin...