L'une des anthologies d'enregistrements de Edmundo Rivero, dans une collection très répandue |
Il y a trente ans, le chanteur, guitariste et
compositeur Edmundo Rivero, grand artiste du tango, grand défenseur
et promoteur du lunfardo, cette langue alors propre aux villes du Río
de la Plata (1), quittait ce monde à l'âge de 74 ans. Il avait fondé une tanguería très bohème, El Viejo Almacen, qui est devenue maintenant un cena-show à touristes et à banquets d'affaires qui n'a plus rien d'authentique et dont les prix sont inabordables. Il faut passer dans la rue pour voir le lieu, très joli et très émouvant, et passer son chemin après avoir lu pieusement les plaques d'hommage dont les murs sont couverts...
Rivero a aussi publié plusieurs livres sans prétention et très intéressants sur le tango. Ici, le titre cite un ver de Barrio de Tango, de Homero Manzi (un poète qui n'écrivait pas en lunfardo, mais ce tango, Rivero l'a chanté si bien !) |
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lui fait une petite place ce matin dans ses pages culturelles, ne
perdant pas une occasion de rappeler l'importance de la part
populaire dans l'édification du patrimoine culturel du pays, en ces
temps où la rédaction craint que le nouveau Gouvernement, de
centre-droit bien qu'à dominante néolibérale, ne la réduise à la
portion congrue.
Son hommage à Gardel Cliquez sur l'image pour lire la 4ème de couverture |
Pour aller plus loin :
consulter les pages que Todo Tango,
l'encyclopédie en ligne du tango argentin, consacre à l'immense
artiste, au Troesma (maestro, en verlan).
(1) Le lunfardo a à présent débordé
ce territoire géographique et social. Il gagne peu à peu les
couches sociales supérieures de l'Argentine et étend son influence
bien au-delà des rives du delta, à l'intérieur des terres.