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samedi 9 avril 2011

Nouveau thème pour les Rendez-vous littéraires Tangos d'hier et d'aujourd'hui à l'Académie Esprit Tango [ici]

Le prochain Rendez-vous Tangos d'hier et d'aujourd'hui est fixé au samedi 30 avril à 18h, à l'Académie Esprit Tango, après les vacances de printemps (de zone C) et le long week-end de Pâques, qui sera cette année le seul long week-end d'une saison où les jours fériés tombent bêtement le dimanche...

Académie Esprit Tango, 3 rue des Vignoles, 75020 Paris,
M° Avron, Nation ou Buzenval,
1er étage à droite dans la cour

Après un parcours assez complet; mais non pas exhaustif, de l'expression amoureuse dans le répertoire du tango depuis le mois de février, nous passerons la prochaine fois à une autre thématique, celle des portraits de voyous et de filles faciles, en prologue du Salon du Livre Polar en Plein Coeur, qui se tiendra à Paris, dans le 4ème arrondissement, du 3 au 5 juin 2011.
Comme l'année dernière, j'y animerai en effet une conférence-débat, le samedi 4 juin à 11h, sur le thème des personnages et des situations qui sont communs à ces deux univers littéraires et populaires, qui néanmoins en font un traitement très différent. Ces personnages et situations sont connus et ils ont d'ailleurs une fonction archétypale qui permet de structurer le récit, qu'il ait la brièveté d'une chanson ou l'ampleur d'un roman : ce sont les délinquants, les meurtriers (crapuleux ou passionnels), le monde glauque de la prostitution et du jeu, les escrocs sous toutes les formes, les juges et autres représentants de la loi et de la répression, les trafics, le prétoire et la prison.

Dates des prochains Rendez-vous :
30 avril 2011 à 18h30 (exceptionnellement, décalage d'une demi-heure),
21 mai à 18h,
28 mai à 18h
et 4 juin à 18h30 (attention : nouveau décalge de 30 mn).

Il n'y aura pas de rendez-vous le 7 mai, pour cause de Foire du Livre de Saint-Louis (voir mon article d'hier sur cette manifestation), ni le 14 mai (les Parisiens me retrouveront à la Journée Portes Ouvertes de l'Espace Tango Negro, où il est envisagé que je donne une causerie gratuite, à un moment de la journée qui n'est pas encore fixé, entre 10h et 18h).

Les trois autres samedis de juin sont d'ores et déjà retenus à l'Académie Esprit Tango.
Leur programme fera l'objet d'un autre article dans ce blog, en temps voulu.

Pour participer aux Rendez-vous Tangos d'hier et d'aujourd'hui, la seule exigence est l'inscription préalable, qui est désormais obligatoire : dactango@hotmail.fr. N'oubliez pas d'indiquez la date, bien sûr.
Participation aux frais : 15 €

On peut venir sans maîtriser ni l'espagnol, ni la danse, ni la musique, ni le chant et même sans connaître le tango du tout. Le tango constitue en effet un univers qu'on peut découvrir à tout moment et en y venant pas tout chemin possible et imaginable. La lecture des textes se fait en version bilingue et s'accompagne d'une découverte des chanteurs et de l'évolution qu'a connue dans le temps l'interprétation vocale et orchestrale, depuis 1916 jusqu'à nos jours. Apprécier les échanges conviviaux avec d'autres passionnés est donc la seule disposition d'esprit indispensable pour profiter de ces échanges, qui sont un élément essentiel de nos rencontres. Le tango n'a-t-il pas été inventé, ou à tout le moins développé, pour être le lien entre des immigrants que tout différenciait, leur langue, leur métier, leur histoire personnelle, leurs positions politiques, leur appartenance religieuse, leur origine géographique, et qui allaient construire un pays presque tout neuf.

Pour en savoir plus sur le Salon Polar en Plein Coeur, connectez-vous au site de l'association organisatrice.
Vous pouvez aussi cliquer sur le sigle PPC ci-dessus, dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search (vous accéderez ainsi aux articles que j'ai écrits l'année dernière sur la première édition de cette manifestation originale).
Pour en savoir plus sur les Rendez-vous littéraires, cliquez sur le mot-clé RVL pour accéder aux articles correspondant aux rencontres à l'Académie Esprit Tango ou sur le mot-clé CLT pour accéder aux articles touchant toutes les rencontres littéraires, à l'Académie Esprit Tango et à l'Espace Tango Negro (à Paris aussi, mais au M° Anvers, cette fois-ci, et en semaine, l'après-midi).

jeudi 7 avril 2011

Les nouveaux Cafés Littéraires de l'Espace Tango Negro [ici]

A l'Espace Tango Negro, à Paris, au pied de la Butte Montmartre, se tiendront désormais de nouveaux Cafés littéraires un lundi sur deux, de 15h à 17h (tout temps d'échange compris), pour la même participation aux frais, à hauteur de 15 € par personne.

Au programme : un thème emblématique à chaque rencontre, traité de deux manières diamétralement opposées, l'une sérieuse (qui a donné naissance à un archétype du répertoire), l'autre parodique ou renversée, qui prouve que le thème est devenu cet archétype qui structure et identifie la culture du tango.

Le principe est connu : échanges conviviaux autour de quelques tangos (présentés en version bilingue) et de leur interprétation avec toute l'évolution qu'elle a connue au fil du temps. L'Espace Tango Negro offre de quoi se désaltérer et grignoter.

Les trois prochaines dates :
le lundi 11 avril 2011 (cet après-midi-là, nous nous pencherons sur le thème de l'homme abandonné par sa bien-aimée, avec Mi noche triste et Victoria, qui furent tous deux des grands succès de Carlos Gardel et continuent d'inspirer les interprètes d'aujourd'hui) (1)
le lundi 2 mai 2011
le lundi 16 mai 2011
On saute le lundi 25 avril, le Lundi de Pâques, l'un des rares longs week-ends de cette année où tous les jours fériés de mai tombent un dimanche (à part le jeudi de l'Ascension, qui comme son nom l'indique...).

Où : 71 rue Rochechouart, 75009 Paris, M° Anvers ou Barbés Rochechouart

Inscription indispensable pour la bonne organisation de la rencontre : dactango@hotmail.fr

(1) Mi noche triste et Victoria sont présentés dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, que j'ai publié en mai 2010 aux Editions du Jasmin. Ce n'est pas toujours le cas de tous les tangos que je mets au programme des Cafés littéraires. Le répertoire du tango est bien trop large pour qu'une anthologie en fasse le tour.

vendredi 1 avril 2011

Rendez-vous littéraire Tangos d'hier et d'aujourd'hui du 9 avril à l'Académie Esprit Tango [ici]

Le samedi 9 avril, à 18h, comme d'habitude, à l'Académie Esprit Tango, 3 rue des Vignoles, à Paris (M° Avron), nous continuerons notre progression à travers ce thème central du répertoire classique du tango argentin (et des répertoires de chansons du monde entier) avec Trenzas et Pasional.

Le Rendez-vous se déroulant sur une heure, il n'est jamais sûr que nous voyions les deux morceaux au programme. Tout dépend de la richesse des échanges entre les participants. Ce sont ces échanges qui sont les plus porteurs. C'est en parlant autour des textes qu'on se les approprie et qu'on peut ensuite les reconnaître. Sinon, on se contente de les survoler.

Trenzas (1945) et Pasional (1951) sont deux tangos classiques qui ont pour point commun d'être les tout premiers à avoir abordé dans leur letra (leurs paroles) la dimension sensuelle et érotique dans la thématique amoureuse tanguera. Ils viennent très tard dans l'histoire du tango pour plusieurs raisons, qui sont liées à l'histoire générale de la civilisation occidentale et à l'histoire particulière de Buenos Aires où un fort déséquilibre homme-femme s'est maintenu jusque dans les années 1930, ce qui aurait de toute manière gêner le développement de l'expression érotique, telle qu'on le trouve en français dans l'oeuvre d'un Charles Baudelaire (mis en musique par Léo Ferré), d'un Jean Ferrat, d'un Pierre Perret (malheureusement pas ses succès les plus populaires) ou d'un Georges Brassens.

Comme d'habitude, on regardera ensemble les textes originaux et leur traduction en français (j'ai donc besoin de savoir combien vous êtes pour imprimer le bon nombre de documents) et, après les avoir un peu décortiqués (pour leur extraire leur jus !), on ira explorer le pays des interprètes et des arrangements : les deux en connurent de très nombreux. Pour Trenzas, c'est sans doute une version de Miguel Caló qui nous est la plus familière. Pour Pasional, celle de Pugliese trouvera difficilement son égal, ce qui n'empêche pas le morceau de rester vivant dans la discographie et les tours de chant d'aujourd'hui.

Rendez-vous quelques minutes avant 18h, à l'Académie, le samedi 9 avril 2011.
Participation : 15 €/personne.
Inscription indispensable au préalable (avant vendredi soir, si possible) : dactango@hotmail.fr

vendredi 25 mars 2011

Café littéraire du mardi 29 mars à 20h : le programme [ici]

Le mardi 29 mars 2011, à 20h, j'animerai un Café littéraire autour du répertoire du tango, comme une première approche de la littérature argentine, à l'Espace Tango Negro, 71 rue Rochechouart, Paris 9ème (M° Anvers).

Le principe des Cafés littéraires de l'Espace Tango Negro est celui d'une rencontre et d'un échange en toute liberté autour d'un ou deux textes de tango, dans des versions bilingues espagnol-français, afin d'en découvrir l'écriture, le style, l'histoire et la musique, avec son évolution au fil du temps, en fonction des modes et des vicissitudes politiques et sociales qui ont marqué l'Argentine depuis la création du tango-canción en 1916 (Mi noche triste).

Aucune connaissance préalable n'est nécessaire : on peut donc venir sans connaître l'espagnol, sans connaître ni savoir lire la musique, sans savoir chanter, sans savoir danser le tango ni n'importe quelle autre danse. Ceci dit, se pencher sur les textes des tangos donnera toujours un supplément d'âme aux danseurs qui se prêteront à l'exercice. La rencontre se déroule avec un café (ou une autre boisson) et de quoi grignoter, en toute convivialité...

Au programme de Café littéraire : Mi noche triste, l'incontournable tango de Pascual Contursi sur une partition de Samuel Castriota, enregistré pour la première fois par Carlos Gardel dès 1917 (1).

Et si l'on a le temps, on se penchera aussi sur cette autre première que fut, en 1932, Milonga sentimental, de Homero Manzi et Sebastián Piana, le premier morceau qui renoua avec une vieille tradition et un vieux rythme octosyllabique de la Pampa, la milonga des bivouacs et de l'itinérance des payadores, remise au goût du jour et à celui des citadins (2).

Participation aux frais : 15 € par personne. Nombre de places limité.
Pour la bonne organisation de la rencontre, il vous est donc demandé de réserver par mail en donnant votre nom, votre prénom, celui de vos accompagnants (le cas échéant) et si possible une adresse, pour la bonne tenue de la facturation (dactango@hotmail.fr).

Mes deux livres, Barrio de Tango et Deux cents ans après, sont en vente à l'Espace Tango Negro et pourront donc être acquis au cours des Cafés littéraires.

(1) Mi noche triste est traduit et présenté dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, ed. du Jasmin, avec 230 autres letras de tango, à la page 18.
(2) Milonga sentimental est également traduite et présentée dans Barrio de Tango, à la page 22.

lundi 21 mars 2011

Rendez-vous littéraire Tangos d'hier et d'aujourd'hui : programme du 26 mars 2011 [ici]

Samedi 26 mars 2011, à 18h, nouveau Rendez-vous littéraire Tangos d'hier et d'aujourd'hui, à l'Académie Esprit Tango, 3 rue des Vignoles, 75020 Paris (M° Avron), au 1er étage (escalier à droite dans la cour).

Au programme de ce Rendez-vous :
Yuyo verde, de Homero Expósito et Domingo Federico (musique), que nous n'avons pas eu le temps de regarder samedi dernier (1)
et, si nos échanges sur Yuyo verde nous en laissent le temps (2), Trenzas, du même Homero Expósito et du compositeur Armando Pontier (qui fut aussi un admirable chef d'orchestre, qui a laissé sa trace dans l'histoire du genre) - ci-contre la couverture de la partition, extraite du site Internet argentin Todo Tango (voir la rubrique Les Institutions, dans la partie inférieure de la Colonne de droite).

Pourquoi ces deux classiques ? Depuis le début de ces rencontres littéraires, nous nous penchons sur le thème de l'amour et la variété de ses déclinaisons, selon la personnalité des poètes et en fonction de l'histoire, l'histoire du tango mais aussi celle de la société portègne, dont le répertoire du tango est un très fidèle reflet. Après le thème de l'amour malheureux parce qu'ELLE est partie (Mi noche triste), parce que l'amour est mort entre eux deux (Toda mi vida, Como dos extraños), parce qu'il s'agit d'un amour impossible (Fuimos, qui nous a ouvert l'univers de Homero Manzi) (3), ou parce qu'à la manière romantique, la mort (la tuberculose faisait des ravages) y a mis un point final (Milonga triste).

Tous ces morceaux s'enchaînent donc les uns aux autres grâce à des liens que je choisis pour leur cohérence culturelle et que nous explorons ensemble : Mi noche triste est le père (ou la mère) de tous les tangos chantés, il a été écrit par Pascual Contursi en 1916. Son fils, José María Contursi, une génération plus tard, écrivit Toda mi vida et Como dos extraños. Lors de la troisième rencontre, nous nous sommes penchés sur Fuimos, avec une première approche de Homero Manzi et l'influence des surréalistes, notamment français, sur les écrivains de tango de la première moitié du 20ème siècle. Samedi, dans cette très sobre et très puissante Milonga triste, nous avons vu apparaître ce signe secondaire de féminité que sont, dans l'univers du tango, les tresses (trenzas) des jeunes filles et des femmes de la classe ouvrière, celles que l'on peut épouser (trenzas negras s'opposant au pelo corto y rubio des dames légères ou de petite vertu qui se sont haussées au-dessus de leur condition sociale en vendant leurs charmes à de riches protecteurs ou s'apprêtent à le faire). Dans Milonga triste, on a vu que ces tresses, noires et même parfois imprudemment défaites, avaient une puissance sensuelle digne de Baudelaire. On les retrouvera dans Yuyo verde, qui traite encore de la tragédie de l'amour entravé par la mort, mais avec ces métaphores que la fréquentation assidue des surréalistes français ont insufflés aux vers de Homero Expósito, un Argentin polyglotte qui les lisait dans le texte.

Si le temps nous le permet, nous retrouverons les tresses et l'ombre des surréalistes dans Trenzas, et pour cause. Avec Trenzas, nous aborderons pour la première fois et sur la pointe des pieds les rives de la poésie érotique. D'une manière des plus pudiques (pensez donc, nous remonterons le temps jusqu'en 1945 !). Il faudra encore attendre six ans pour que le thème ose paraître au jour et presque trente ans pour qu'un poète aussi inspiré que Horacio Ferrer ose créer une vraie thématique dans ce domaine. Des poètes de la génération suivante, comme Raimundo Rosales ou Alejandro Szwarcman (5), ont poursuivi sur cette voie et ce sera ce que l'on verra dans les séances suivantes pour clore notre première approche du thème amoureux, dont ainsi nous n'aurons pas encore fini l'exploration, ce qui nous laissera encore beaucoup de matière pour la rentrée de septembre.

Avec Yuyo verde et Trenzas, nous continuerons de découvrir des chanteurs, qui firent et font vivre et évoluer la tradition de l'interprétation du tango et ce sera notre première excursion dans le répertoire de la Orquesta de las Estrellas...

Pour participer, il est indispensable de vous inscrire à l'avance par mail sur dactango@hotmail.fr (4). Vous pouvez le faire dès à présent. La raison en est très simple et tombe sous le sens : j'ai besoin de savoir, entre autres choses, combien de documents je dois imprimer et je veux pouvoir vous avertir s'il y a un changement de programme (cela peut arriver).
Participation : 15 € par personne.

S'il est indispensable de s'inscrire, il ne l'est pas de parler espagnol (les textes sont vus en version bilingue, traduits par mes soins), ni de savoir lire la musique, ni de savoir chanter, encore moins de savoir danser. Les textes sont lus en version bilingue, traduits par mes soins. Et ces ateliers, qui donnent un supplément d'âme aux danseurs qui veulent bien y participer, sont ouverts aussi aux non danseurs, aux personnes à l'esprit curieux et ouvert qui n'auront jamais le goût ni l'envie de se lancer sur une piste de danse. De nos différences, les rencontres et les échanges s'enrichissent.

Pour en savoir plus sur les rencontres littéraires et leur programme, cliquez sur CLT dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.
Pour en savoir plus sur l'Académie Esprit Tango, cliquez sur le sigle AET dans le même bloc Pour chercher ou visitez leur site que vous trouverez dans la rubrique Eh bien dansez maintenant, dans la partie basse de la Colonne de droite.
Pour en savoir plus sur les Rendez-vous littéraires Tangos d'hier et d'aujourd'hui, cliquez sur le mot-clé RVL.
Pour en savoir plus sur l'ensemble de mes activités, cliquez sur le sigle ABT.

(1) Yuyo verde fait partie du corpus de letras que j'ai traduites dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, ed. du Jasmin, mai 2010, p. 253.
(2) Samedi, nous avons eu une discussion sur le contenu et les modalités de ces rencontres : doivent-elles s'étendre sur une heure et demie plutôt qu'une seule heure comme c'est le cas actuellement et dois-je couper systématiquement l'heure en deux, 30 mn pour chaque morceau, ou laisser libre cours à nos échanges. Le groupe s'est mis d'accord que mieux valait rester sur la durée d'une heure pour le moment et il a reconnu que les échanges étaient essentiels, que c'était eux qui permettaient l'appropriation des morceaux, ce qui permet par la suite de les indentifier et de mieux les apprécier lorsqu'on les entend lors d'un récital ou sur disque, à la radio (La 2 x 4, Radio CAFF, les podcasts de Fractura Expuesta ou celle de la chronique de Jean-Louis Mingalon sur France Musique, voir le raccourci Radio dans la rubrique Tangoscope, en Colonne de droite), dans un cours de tango, une pratique ou une milonga. En plus, les échanges au fur et à mesure que les rencontres existeront aideront à créer du lien entre nous, une certaine convivialité, un certain luxe dont le Parisien de base manque un peu à l'heure actuelle. C'est pourquoi je continuerai à annoncer deux morceaux, tout en sachant qu'on n'en traitera peut-être qu'un seul. Mais ce n'est pas au détriment de la culture, car la culture est un tout et elle s'explore pas à pas, en suivant une course éliptique. Après le thème de l'amour, qui nous accompagnera jusqu'à la fin avril sans être épuisé, on passera à une autre thématique, et celle de l'amour pourra être reprise plus tard, l'année prochaine, ou ailleurs, à l'Espace Tango Negro par exemple.
(3) Mi noche triste, Toda mi vida, Como dos extraños et Fuimos font également partie de Barrio de Tango, aux éditions du Jasmin.
(4) Cette adresse mail est exclusivement réservée aux inscriptions à mes rencontres littéraires. Il ne sera pas fait de réponse aux autres sollicitations et surtout pas aux spams.
(5) Tous les trois largement présentés dans Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine du tango, revue Triages, Supplément 2010, Tarabuste Editions, janvier 2011.

mardi 15 mars 2011

Annulation exceptionnelle du Café littéraire de ce soir [ici]

A l'Espace Tango Negro, nous avons constaté que la situation internationale, au Japon et en Lybie, sans parler d'autres pays arabes entrés dans des processus révolutionnaires, ne laisse guère l'esprit libre à nos concitoyens pour des activités culturelles nocturnes.

Partageant la préoccupation et la dramatique surprise que cause cette conjonction d'événements, nous avons décidé d'annuler ce soir, à titre exceptionnel, le Café Littéraire que je devais animer autour de Milonga sentimental et Mi noche triste à l'Espace Tango Negro, ce mardi 15 mars à 20h.

Pour l'heure, j'ai décidé de maintenir le Rendez-vous littéraire Tangos d'hier et d'aujourd'hui de samedi prochain, le 19 mars, à 18h, à l'Académie Esprit Tango, 3 rue des Vignoles, M° Anvers, avec au programme Milonga triste et Yuyo verde. En revanche, il est indispensable que les participants veuillent bien s'inscrire (dactango@hotmail.fr). Il est très difficile de préparer le matériel imprimé sans savoir combien de personnes prévoient de venir...

En espérant que l'évolution des événements donnera tort à l'inquiétude bien légitime qui est la nôtre, tout spécialement depuis vendredi dernier, et que la communauté internationale, si elle existe autrement que sur le papier, va enfin faire preuve de solidarité avec les populations en détresse, où que ce soit dans le monde.

dimanche 6 mars 2011

Café littéraire : le programme du 15 mars à l'Espace Tango Negro, à Paris [ici]

Le mardi 15 mars 2011, à 20h, j'animerai un nouveau Café littéraire autour du répertoire du tango, comme une première approche de la littérature argentine, à l'Espace Tango Negro, 71 rue Rochechouart, Paris 9ème (M° Anvers).

Le principe des Cafés littéraires de l'Espace Tango Negro, comme des Rendez-vous littéraires de l'Académie Esprit Tango, est celui d'une rencontre et d'un échange en toute liberté autour d'un ou deux textes de tango, dans des versions bilingues espagnol-français, pour en découvrir l'écriture, le style, l'histoire et la musique, avec son évolution au fil du temps, des modes et des vicissitudes politiques et sociales qui n'ont pas manqué en Argentine depuis la création du tango-canción en 1916.

Aucune connaissance antérieure n'est nécessaire : on peut donc venir sans connaître l'espagnol, sans connaître ni savoir lire la musique, sans savoir chanter, sans savoir danser le tango, sans savoir danser du tout. La rencontre se déroule avec un café (ou une autre boisson) et de quoi grignoter, en toute convivialité...

Au programme de ce second Café littéraire, je remets Mi noche triste, l'incontournable tango de Pascual Contursi sur une partition de Samuel Castriota, enregistré pour la première fois par Carlos Gardel dès 1917 (1). La couverture de la deuxième édition de la partition illustre le présent article (image extraite du site encyclopédique argentin Todo Tango, dont vous trouverez le lien dans la rubrique Les Institutions, dans la partie basse de la Colonne de droite).
Et si l'on a le temps, on se penchera aussi sur cette autre première que fut, en 1932, Milonga sentimental, de Homero Manzi et Sebastián Piana, le premier morceau qui renoua avec une vieille tradition et un vieux rythme octosyllabique de la Pampa, la milonga des bivouacs et de l'itinérance des payadores, remise au goût du jour et à celui des citadins (2). Lors du premier Café littéraire le 1er mars, nous n'avons pas pu en épuiser toutes les richesses, ni littéraires, ni musicales, loin de là...

Participation aux frais : 15 € par personne. Nombre de places limité.
Pour la bonne organisation de la rencontre, il vous est demandé de réserver par mail (3) en donnant votre nom, votre prénom, celui de vos accompagnants (le cas échéant) et si possible une adresse, pour la bonne tenue de la facturation (dactango@hotmail.fr).

Mes deux livres, Barrio de Tango et Deux cents ans après, sont en vente à l'Espace Tango Negro et pourront donc être acquis au cours des Cafés littéraires.

Demain soir, lundi 7 mars 2011, l'Espace Tango Negro organise un concert d'un excellent trio de guitaristes argentins, dont ce sera l'unique concert à Paris, El Escolaso (voir mon article sur cette soirée, en cliquant sur l'affiche dans la Colonne de droite, elle y restera au moins jusqu'au 7 au soir).

Pour en savoir plus sur les activités de l'Espace Tango Negro, cliquez sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.
Pour en savoir plus sur les rencontres littéraires, qu'elles aient lieu à Tango Negro ou à l'Académie Esprit Tango (où le prochain Rendez-vous littéraire est programmé pour le 19 mars), cliquez sur le mot-clé CLT dans la rubrique Pour chercher.
Pour en savoir plus sur l'ensemble de mes activités, conférences, dédicaces et rencontres littéraires, cliquez sur le mot-clé ABT.
Pour lire quelques réactions parues dans la presse, cliquez sur le raccourci On en parle dans les médias, dans la rubrique Agenda de Barrio de Tango, tout en haut de la Colonne de droite.

(1) Mi noche triste est traduit et présenté dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, ed. du Jasmin, avec 230 autres letras de tango, à la page 18.
(2) Milonga sentimental est également traduite et présentée dans Barrio de Tango, à la page 22.
(3) Les adresses mails ainsi récoltées ne font l'objet d'aucune revente à des organismes commerciaux et ne serviront pas à vous harceler de propositions. Elles permettront en revanche de vous avertir de possibles changements de programme ou de date pour que vous ne vous déplaciez pas en vain.

mardi 1 mars 2011

Prochain Rendez-vous littéraire à l'Académie Esprit Tango, samedi 19 mars à 18 h [ici]

Le samedi 19 mars 2011, à 18h, aura lieu le quatrième Rendez-vous littéraire Tangos d'hier et d'aujourd'hui à l'Académie Esprit Tango, 3 rue des Vignoles, 1er étage, M° Avron (Paris, 20ème).

Nous continuerons l'exploration thématique entamée le 5 février, avec le tango Mi noche triste, autour de l'amour et de ses différentes déclinaisons poétiques et archétypales, à travers les vers, les interprétations chantées et les arrangements jusqu'aux artistes actuels.

Nous verrons donc ce chef d'oeuvre de Homero Manzi (paroles) et Sebastián Piana qu'est Milonga triste, une milonga remarquable de sobriété, et cet autre chef d'oeuvre, de l'autre Homero, Homero Expósito, le tango Yuyo verde (musique de Domingo Federico). Les deux parlent de nature et d'une bien-aimée emportée dans l'au-delà avec le désespoir qui accompagne l'amant survivant.

Les deux morceaux ont donné naissance à une pléiade d'interprétations très personnelles et très différentes les unes des autres. On en touchera deux mots, et un peu plus sans doute.

Yuyo verde fait partie de Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, que j'ai publié en mai dernier aux Editions du Jasmin (p 253).

Photo publiée par le site encyclopédique Todo Tango (voir rubrique Les institutions, dans la Colonne de Droite, partie inférieure)

Pour participer à ce rendez-vous, vous êtes invités à vous inscrire dès à présent en m'envoyant un mail (dactango@hotmail.fr). Ce faisant, vous m'aiderez à organiser la rencontre en me permettant de savoir combien de personnes viendront, donc combien de documents je dois imprimer. Et vous vous assurez de participer, puisque le nombre de places est limité, les chaises n'apparaissant pas par génération spontanée.
PAF : 15 € par personne.

Il n'y aura pas de Rendez-vous littéraire à l'Académie Esprit Tango le 5 mars (en revanche, à la même heure et à la même adresse, ce samedi, je donne à 18h une causerie pour présenter mes deux anthologies, Barrio de Tango et Deux cents ans après), ni le 12 mars, puisque je me trouverai ce week-end là dans la banlieue de Lille, au Salon du Livre de Bondues où vous pouvez aussi me retrouver sur le stand des éditions du Jasmin (voir mon article du 10 février 2011 à ce sujet).

D'un autre côté, les Cafés littéraires de l'Espace Tango Negro, qui commencent ce soir, à Paris, et qui auront lieu un mardi sur deux à 20h, au cours du mois de mars (voir mes articles sur ces autres rencontres autour du patrimoine littéraire populaire du Río de la Plata).

Pour en savoir plus sur les Rendez-vous littéraires à l'Académie Esprit Tango, cliquez sur le mot-clé RVL dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus. Ce clic vous ouvrira l'ensemble des articles concernant cette activité.
Le mot-clé CLT regroupe les articles sur les Rendez-vous littéraires et les Cafés littéraires.
Le mot-clé AET vous permet d'ouvrir les articles de ce blog concernant l'Académie Esprit Tango, dont vous trouverez le lien vers le site Internet dans la rubrique Eh bien, dansez maintenant !, dans la partie inférieure de la Colonne de droite.

lundi 21 février 2011

Tangos d'hier et d'aujourd'hui : le programme du samedi 26 février 2011 [ici]

Prenant appui sur ce qui se passe lors des Rendez-vous littéraires du samedi et des conférences, je persiste à explorer dans ces premières séances de Tangos d'hier et d'aujourd'hui la thématique de l'amour dans le tango-canción (tango à texte, en français). Une thématique qui lui est fortement associée, parfois jusqu'au cliché et à la caricature, et dont, en se penchant sur les textes, on discerne sans peine l'immense variété et l'inépuisable richesse littéraire, musicale, culturelle et sociologique.

Le Rendez-vous du 26 février 2011 sera donc consacré à une première approche d'un des poètes fondateurs du tango-canción (1) : Homero Manzi (1907-1951), avec deux de ses plus célèbres titrs sur ce thème, Fuimos (2) et, si nous avons le temps, Milonga triste.

Un seul auteur et deux compositeurs, José Dames pour Fuimos et Sebastián Piana pour Milonga triste, deux musiciens dont le nom nous est peu connu parce qu'ils ne furent pas à la tête de leur propre orchestre. Pourtant Sebastián Piana est vraiment un créateur primordial, un pilier porteur de la construction du répertoire, comme j'aurai l'occasion de l'exposer.

4ème de couverture d'un disque de Susana Rinaldi, A Homero Manzi
(avec une citation du tango Malena)

On profitera aussi de ces deux morceaux ou seulement du premier, pour aborder les figures des deux chanteuses fabuleuses, qui sont deux légendes vivantes du tango, Nelly Omar et Susana Rinaldi, dont vous savez, grâce à l'actualité culturelle traitée dans Barrio de Tango (ce blog), qu'eles sont toutes les deux en activité. Pourtant, la première fêtera en septembre ses 100 ans.

Ce tango et cette milonga nous feront entrer dans l'oeuvre très autobiographique sans être jamais anecdotique ni indiscrète d'un poète au spectre expressif très vaste, depuis les métaphores presque surréalistes, ou du moins oniriques, de Fuimos, jusqu'au dépouillement extrême de Milonga triste.

Après une première découverte de Roberto Goyeneche, ce sont deux nouvelles grandes voix qu'il faut connaître.

Rendez-vous le samedi 26 février 2011, à 18h, à l'Académie Esprit Tango, 3 rue des Vignoles, 1er étage, 75020 Paris, M° Avron.
Participation : 15 € par personne.

Pour la bonne organisation de la rencontre, il vous est demandé de vous inscrire dès à présent par mail (dactango@hotmail.fr). Un grand merci à tous ceux qui ont la courtoisie de se plier à cette demande et de nous faciliter ainsi la tâche de préparation.

Pour en savoir plus sur ces Rendez-vous littéraires, cliquez sur le mot-clé RVL dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.
Pour en savoir plus sur l'ensemble des rencontres littéraires que j'anime, pour le moment uniquement à Paris, cliquez sur le mot-clé CLT.
Pour en savoir plus sur mes conférences, cliquez sur le mot-clé ABT (pour Agenda de Barrio de Tango).
Pour lire l'ensemble de mes articles sur l'Académie Esprit Tango, cliquez sur le mot-clé AET.

(1) On peut dire que le tango-canción a eu cinq poètes fondateurs, par l'envergure de leur oeuvre : Pascual Contursi (1888-1932), le créateur en 1916, avec le tango Mi noche triste, abordé lors du Rendez-vous du 5 février 2011 et que j'ai mis au programme du Café littéraire de l'Espace Tango Negro, à Paris, que j'animerai le mardi 1er mars prochain à 20h, Enrique Cadícamo (1900-1999), Celedonio Esteban Flores (1896-1947), Enrique Santos Discépolo (1901-1951) et Homero Manzi (1907-1951).
(2) Fuimos fait partie des 231 textes de tango regroupés dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, que j'ai publié aux Editions du Jasmin en mai 2010. A la page 214.

vendredi 18 février 2011

Café littéraire à l'Espace Tango Negro à partir de mars [ici]

A partir du mardi 1er mars 2011, à 20h, j'animerai un café littéraire autour du répertoire du tango, comme une première approche de la littérature argentine, à l'Espace Tango Negro, 71 rue Rochechouart, Paris 9ème (M° Anvers).



Pourquoi parler ici d'approche de la littérature argentine ? N'en ferais-je pas un peu trop pour ce qui n'est que de la chanson, ne manqueront pas de se demander bon nombre d'internautes lorsqu'ils tomberont, par hasard ou par curiosité, sur cet article ou sur ce blog. Eh bien, aussi curieux que cela puisse paraître à notre expérience européenne, non, ce n'est pas exagéré, loin de là.

Le tango, tout art populaire qu'il est, constitue en effet, avec la grande geste versifiée Martín Fierro (1) et l'oeuvre du poète et dramaturge Evaristo Carriego (1883-1912) qui l'ont précédé de quelques années, la pierre angulaire du patrimoine littéraire des Argentins et en partie également de celui des Uruguayens, tant là-bas c'est l'art populaire qui est le moteur de la vie culturelle autochtone et non pas, comme de ce côté-ci, de l'Atlantique, l'art des élites, qui impressionne le peuple et trop souvent le détourne de la culture, pourtant accessible à tout un chacun. En Argentine, l'oeuvre d'un Julio Cortázar (Bruxelles, 1914 - Paris, 1984) est pétrie des letras de tango et parsemée de citations de Manzi, de Cadícamo, de Discépolo, de Le Pera..., alors même que cet écrivain a beaucoup vécu à l'étranger, plus que dans son pays. Les paroliers du rock argentin eux-mêmes payent régulièrement et dévotement leur tribut à cet héritage national, ce qui justifie amplement l'inscription du genre au patrimoine culturel immatériel de l'humanité, votée par l'UNESCO en septembre 2009 (voir mon article du 30 septembre 2009 à ce sujet).

Le principe des Cafés littéraires de l'Espace Tango Negro est le même que celui des Rendez-vous littéraires de l'Académie Esprit Tango : une rencontre autour d'un ou deux textes de tango, dans des versions bilingues, pour apprécier la musique de l'original et l'inventivité de la langue d'une part et la richesse de la signification (grâce à la traduction en français) d'autre part, avec tout ce que le texte dit aussi entre les lignes, le trésor de ces perles historiques, sociologiques et culturelles que cachent les vers, tantôt réalistes, tantôt oniriques, tantôt allégoriques, et presque toujours revendicatifs ou du moins nettement protestataires. Aucune connaissance antérieure n'est nécessaire : on peut donc venir sans connaître l'espagnol (2), sans connaître ni savoir lire la musique, sans savoir chanter, sans savoir danser le tango, sans savoir danser du tout. Et il ne s'agit pas non plus d'apprendre à écrire des tangos et surtout pas de nous prendre pour des Argentins (ce qui est le plus sûr moyen de devenir des Argentins d'opérette. Alors, même si le ridicule ne tue pas, on évitera d'y tomber bêtement).

Au programme de ce premier Café littéraire, qui sera un vrai café avec de quoi se désaltérer et grignoter au cours d'un partage à la bonne franquette comme à Buenos Aires (3), j'ai mis le père de tous les tangos, sa majesté Mi noche triste, un incontournable classique de Pascual Contursi sur une partition de Samuel Castriota, immortalisé par Carlos Gardel, qui l'enregistra dès 1917 (4). Il est difficile en effet de s'intéresser à la poésie du tango et à la poésie populaire du Río de la Plata sans passer d'abord par cette porte d'entrée.

Lors du premier Rendez-vous littéraire de l'Académie Esprit Tango, le 5 février dernier, ce texte, sous son apparente simplicité, a inspiré beaucoup de questions et de remarques judicieuses. Lors de ma conférence de mardi dernier, le 15 février, à l'occasion de la présentation de mes deux livres à l'Espace Tango Negro (voir mon article du 5 février 2011), l'attitude du public, pendant et après la conférence, m'a confirmée cette soif d'aller loin dans la découverte et de dépasser les apparences et les clichés, dont vous n'êtes pas dupes. Je ne suis donc pas certaine que nous aurons le temps de regarder plus que cette letra historique, considérée comme le tout premier tango-canción ou tango à texte (en 1916). A toutes fins utiles, je prépare néanmoins Milonga sentimental et qui viendra verra...

Ce choix n'est pas fait au hasard, il existe en effet des liens entre Mi noche triste et Milonga sentimental, des liens thématiques, des liens historiques et en plus de ces liens, Milonga sentimental fera le pont avec le thème qui occupera tout le reste du mois de mars et sans doute une partie du mois d'avril : l'héritage noir du tango tel qu'il fut et qu'il continue d'être assumé, voire recherché et interrogé par les artistes de tango, tant les poètes que les compositeurs. L'Espace Tango Negro en est le témoignage par excellence à Paris, par son nom et par,encore plus, par l'oeuvre de son animateur, le musicien et peintre Juan Carlos Cáceres, un des compositeurs qui interrogent ces racines à travers tous ces disques, dont le tout prochain, Noche de Carnaval, à paraître en mars chez Mañana, apportera encore la preuve (5).
Comme dans les Rendez-vous littéraires, nous profiterons des textes pour aller regarder ce qui se passe du côté des interprétations musicales de ces morceaux, des arrangements et des différentes versions qui ont marqué l'histoire du tango et formé l'oreille musicale et la sensibilité poétique des Argentins et des Uruguayens. Tout cet humus culturel qui fait qu'ils ont des références bien à eux que nous avons à découvrir si nous voulons profiter de toute la richesse et de toute la saveur au plus près de ce qu'il dit et de ce qu'il chante.

Il est demandé une participation aux frais de 15 € par personne. Nombre de places limité.
Pour la bonne organisation de la rencontre, il vous est donc demandé de réserver par mail (6) en donnant votre nom, votre prénom, celui de vos accompagnants (le cas échéant) et si possible une adresse, pour la bonne tenue de la facturation (dactango@hotmail.fr).

Pour découvrir le lieu et son esprit, précipitez-vous la semaine prochaine au concert que Juan Carlos Cáceres donnera avec ses invités, le saxophoniste et clarinettiste argentin David Marcos, et le guitariste, argentin lui aussi, Hugo Díaz Cardenas, le jeudi 24 février, à 20h. Nous nous y retrouverons. Sur ce concert, voir mon article du 14 février 2011. 

Mes deux livres sont en vente à l'Espace Tango Negro et pourront donc être acquis au cours des Cafés littéraires (si vous voulez en acheter un pendant un concert, prévenez l'Espace Tango Negro par mail en réservant votre place. Cela facilitera l'organisation de la soirée pour Alicia Zadán qui s'occupe de mettre tout ça en musique).

(1) Martín Fierro, grand roman épique en vers, de José Hernández, a été publié pour la première fois en 1872. Il est à l'identité culturelle argentine ce que Don Quichotte est à celle de l'Espagne et ce que l'oeuvre de Molière est à celle de la France. Et parmi ces grands fondateurs, il convient aussi de rappeler le souvenir du poète Almafuerte, de son vrai nom Pedro Bonifacio Palacios (1854-1917), un Borges avant l'heure mais autodidacte, lui...
(2) D'autant plus que le tango est l'un des phénomènes moteurs du lent mais très profond processus de différenciation linguistique qui sépare de plus en plus et de manière irréversible depuis 120 ans la langue parlée en Argentine de celle pratiquée en Espagne, et qui nous est légitimement plus familière.
(3) café, thé, infusion ou soda, en fonction des goûts et de la température extérieure, avec petits fours secs. Et pourquoi pas une rueda de mate ? Aimeriez-vous goûter à cette boisson nationale, de forte amertume, surprenante pour nos palais, partagée par les Argentins et les Uruguayens ? Du point de vue organoleptique, le mate est à la fois un coupe-faim naturel, un tonique léger (qui n'empêche pas de dormir), une excellente protection contre les caries et un désaltérant puissant, en particulier sous sa forme glacée que l'on apprécie sous l'été caniculaire et humide du Río de la Plata.
(4) Mi noche triste, traduit et présenté dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, ed. du Jasmin, avec 230 autres letras de tango, à la page 18.
(5) Sur l'héritage noir du tango tel que l'assume et le revendique Juan Carlos Cáceres, voir l'ensemble des articles que j'ai déjà consacrés à ce musicien en cliquant sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, et en particulier l'article que j'ai publié sur son livre, Tango negro, la historia negada, édité en juin 2010 chez Planeta, à Buenos Aires, et pour lequel il a donné une interview à Página/12 (voir mon article du 26 juin 2010)
(6) Les adresses mails ainsi récoltées ne font l'objet d'aucune revente à des organismes commerciaux et ne serviront pas à vous harceler de propositions. Elles permettront en revanche de vous avertir de possibles changements de programme ou de date pour que vous ne vous déplaciez pas en vain.

lundi 7 février 2011

Tangos d'hier et d'aujourd'hui : le programme du rendez-vous du 19 février à 18h [ici]

Plusieurs changements à noter dans l'organisation matérielle de mes Rendez-vous littéraires, Tangos d'hier et d'aujourd'hui, à l'Académie Esprit Tango, à Paris, le samedi après-midi :

Tout d'abord, le rendez-vous est désormais à 18h, il a semblé que cet horaire convenait mieux au public.
Ensuite, le dysfonctionnement qui affectait mon adresse mail dans le tout premier article de ce blog relatif à ces rencontres a été résolu et l'adresse (dactango@hotmail.fr) doit désormais fonctionner. Si ce n'est toujours pas le cas pour vous, n'hésitez pas à m'en avertir en m'envoyant un message sur l'adresse de courrier électronique du blog.
Enfin, votre participation étant intense, j'arrête de programmer 3 morceaux pour un seul rendez-vous. C'est beaucoup trop tant il est vrai qu'un seul texte, même aussi simple en apparence que Mi noche triste, se prête à la discussion parce qu'il est riche de sens caché pour nous, Européens, qui connaissons mal le contexte local et historique qui vit naître ce tout premier tango-canción en 1916..

De toute évidence, je retire des réactions des participants qu'il est possible, pour ne pas dire souhaitable, de conserver la thématique de Mi noche triste, la thématique emblématique du tango et c'est vrai pour le répertoire des années 20 et 30 (un peu moins au fur et à mesure que le temps a passé) et cette thématique c'est l'amour, qui, dans les tangos des années 20 et 30 est essentiellement un amour malheureux.

Je vous propose donc d'aller ce qui s'est passé à la génération suivante : Mi noche triste (le texte du moins) est l'oeuvre de Pascual Contursi  (1). Son fils, José María Contursi, a lui aussi été un grand poète du tango. Et il a écrit en particulier Toda mi vida, avec Aníbal Troilo (pour la musique). C'était en 1941. En réserve (de yapa, comme diraient les amis argentins, en rab), j'aurai dans mon sac Como dos extraños du même auteur et d'un autre musicien. Ce programme nous permettra de parler d'un autre grand chanteur, d'un talent équivalent à celui de Carlos Gardel, créateur de Mi noche triste, Roberto Goyeneche (2) et de quelques autres interprètes d'aujourd'hui, sans oublier le style si caractéristique de Pichuco (3).

Comme pour samedi dernier, il n'est pas nécessaire de connaître l'espagnol, ni la musique, ni la danse pour participer à ces rendez-vous. La curiosité et l'envie de découvrir suffisent largement. Danseurs et non danseurs sont autant les bienvenus. Les danseurs pour leur part pourront enchaîner sur la pratique qui a lieu dans l'autre salle, jusqu'à une heure avancée (pour le prix de 9 €, boissons à volonté comprises).

Pour des questions d'organisation, le nombre de places étant limités, il est demandé aux participants de s'inscrire à l'avance par mail auprès de moi (dactango@hotmail.fr). La participation par personne est de 15 €.

Un autre rendez-vous aura lieu le 26 février et on continuera en mars. Sans doute le thème de l'amour pourra nous occuper jusqu'à la fin mars, tant sa déclinaison est riche tout au long de l'histoire du tango, depuis 1916 jusqu'à aujourd'hui (vous en avez quelques exemples par écrit dans mes deux anthologies). Attention : il n'y a pas de rendez-vous le 12 février (faute de disponibilité de la salle).

Ajout du 16 février 2011 : suite à des questions qui m'ont été posées hier, lors de la présentation de Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, à l'Espace Tango Negro (voir mon article d'hier  à ce sujet), je tiens à préciser qu'il s'agit bien de lire et d'approfondir la lecture d'un ou deux textes pour en comprendre les secrets et les significations par ailleurs peu accessibles directement à travers notre prisme culturel français et européen et en aucun cas ni d'atelier de traduction ni d'atelier d'écriture.

(1) Je renvoie les absents au Rendez-vous de samedi dernier, 5 février, à la page de Mi noche triste dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, ed. du Jasmin (p 18).
(2) El Polaco es Gardel, disait le titre d'une émission de radio du grand journaliste uruguayen Victor Hugo Morales. Ce qui est un jeu de mot. Cela veut dire à la fois El Polaco (surnom de Roberto Goyeneche) est Gardel et El Polaco est parfait...
(3) Pichuco est l'un des surnoms les plus couramment utilisés de Aníbal Troilo.

jeudi 3 février 2011

Tangos d'hier et d'aujourd'hui : programme du Rendez-vous littéraire de samedi prochain [ici]

Tangos d'hier et d'aujourd'hui est le titre des Rendez-vous littéraires que je vous donne le samedi après-midi à 17h, à l'Académie Esprit Tango, 3 rue des Vignoles, à Paris (M° Avron), à partir de ce mois de février.

De retour à la maison après quelques jours passés à Vienne, avec Mozart, Haydn, Beethoven et Brahms, histoire de changer d'air (tout en évitant les gelures des frimas continentaux grâce à la chaleur du chocolat viennois), je vous donne enfin le programme rédigé là-bas, sur un coin de table, au sortir du Mozarthaus, superbe musée, dit entre nous, qu'il faut impérativement visiter sur place (1).

Samedi 5 février, ce sera notre toute première réunion dans cette série destinée à faire découvrir le dessous du tango, ce que raconte le chanteur. J'ai donc choisi trois classiques du répertoire (des tangos d'hier par conséquent) : Mi noche triste, Milonga del 900 et Yira yira (2) autour desquels tournera notre discussion.

Ensemble, nous lirons ces trois textes fondateurs, dans leur version originale et en traduction française (bien sûr), nous écouterons comment texte et mélodie se marient ou semblent se contredire dans quelques interprétations qui ont fait date dans l'histoire du genre et je vous en apprendrai un peu plus sur ces trois auteurs majeurs des débuts du tango-canción que sont Pascual Contursi, Homero Manzi et Enrique Santos Discépolo. Bien entendu, je vous parlerai aussi du contexte, qui éclaire chacune de ces oeuvres et permet de les apprécier mieux. En partant de l'expérience que j'ai moi-même faite il y a plusieurs années lorsque j'ai découvert cette culture très riche, dont je ne connaissais rien alors. Il m'a donc fallu défricher le terrain pas à pas avec la méthodologie classique acquise au cours de mes études de lettres et d'histoire (la littérature ne peut pas se comprendre sans l'histoire dans laquelle elle se développe. Et on peut dire la même chose avec la musique ou la peinture...).

Ce programme (Mi noche triste, Milonga del 900 et Yira yira) est donné à titre indicatif. Il se peut que la ferveur et la richesse des échanges ne nous permettent pas de voir les trois, mais ce sera alors partie remise, l'essentiel étant d'entrer dans ces oeuvres en évitant de rester à la surface et de pouvoir échanger entre nous. Après tout, le tango est historiquement l'art de vivre ensemble et de s'entendre entre gens venus d'horizons géographiques et linguistiques très différents.

Une invitation à un déplacement culturel dans un fauteuil, adressée à tous, danseurs et non danseurs (3)

L'Académie Esprit Tango et moi-même vous attendons nombreux pour cette première rencontre. Sur le prix et les autres indications, voir mon premier article sur le sujet, en date du 24 janvier 2011, en cliquant sur le lien.

Pour en savoir plus sur les Rendez-vous littéraires, vous pouvez cliquer sur le mot-clé CLT dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search ci-dessus ou élargir vos recherches à l'ensemble de mes propositions en cliquant sur le mot-clé ABT (pour Agenda de Barrio de Tango).
Pour en savoir plus sur le retentissement aujourd'hui encore de Contursi, Manzi et Discépolo, trois poètes populaires fondateurs, cliquez sur leur nom dans ce même bloc. Vous accéderez ainsi à l'ensemble des articles où j'ai parlé d'eux.

(1) Sur les liens qui existent entre l'oeuvre de Mozart et la trace qu'il a laissée dans l'histoire de la musique jusques et y compris dans le tango argentin, voir la conférence donnée en deux occasions par Pepe Kokubu, en juillet 2010 à Toulouse (Tangopostale), en lisant mon article du 5 octobre 2010,  et sur une radio anglosaxone (avec audio in english) en lisant mon article du 14 juin 2009, qui avait inspiré à l'équipe de Tangopostale de l'inviter dans la Ville Rose l'année dernière.
(2) Ces trois tangos ont déjà fait l'objet d'une traduction publiée de ma part, deux d'entre elles dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, ed. du Jasmin, l'autre sur le site Internet de Gisela Passi et Rodrigo Rufino, l'année dernière, dans le cadre d'un partenariat pédagogique qui n'a pas encore repris cette année (retrouvez le site de Gisela et Rodrigo, dans la rubrique Eh bien, dansez maintenant !, dans la partie basse de la Colonne de droite).
(3) Pour les danseurs, il y a une pratique à partir de 18h et jusque tard dans la nuit (9 € par personne, boissons à volonté).

lundi 24 janvier 2011

Lancement d'une série de Rendez-vous littéraires autour du tango à Paris [ici]

Le samedi 5 février 2011 à 17h, j'animerai le premier Rendez-vous littéraire Tangos d'hier et d'aujourd'hui à l'Académie Esprit Tango à Paris (3 rue des Vignoles, 1er étage, M° Avron). Ce sera la première séance d'une série qui pourra durer jusqu'à la fin de l'année scolaire.

Les tangos sont pour nous, les Francophones, comme des icebergs : ce qu'on en voit n'est qu'une toute petite partie de ce qu'ils sont. Je vous propose donc d'en faire le tour à la surface puis de plonger pour aller explorer ce qu'il y a sous la ligne de flottaison : une poésie profonde et inventive, une signification historique, sociale, des thémes fondateurs de l'identité portègne et rioplatense, des artistes nombreux et originaux, des interprétations très variées au fil de l'histoire.

Le tango canción, ce que l'on pourrait traduire par "tango à texte", est né en 1916, avec Pascual Contursi et Carlos Gardel. Il n'a pas cessé d'exister depuis et nous explorerons donc ce répertoire inépuisable, avec des tangos d'hier et des tangos d'aujourd'hui, des tangos mondialement connus et d'autres, plus récents, encore peu connus. Nous verrons les variations des textes, provoquées par les censures successives, par la transmission orale, par la personnalité des chanteurs... C'est un voyage à Buenos Aires que nous ferons ainsi, dans une manière d'aborder cet art complémentaire à ce que je propose déjà dans mes livres, dans un dialogue vivant.

Le premier rendez-vous est fixé au samedi 5 février 2011, à 17h, dans la petite salle de l'Académie Esprit Tango, à Paris. Deux autres dates sont déjà fixées en février, le 19 et 26 février. Il y aura d'autres dates, le samedi, les mois suivants (1). La participation est de 15 € par personne. Le nombre de places étant limités, il est indipensable de s'incrire d'avance auprès de moi (dactango@hotmail.fr).
Ces Rendez-Vous s'adressent bien entendu exclusivement à tout le monde, sans aucune restriction, danseurs et non danseurs. La seule et unique condition pour que vous vous sentiez à l'aise, c'est que vous soyez curieux de culture, que ce soit à travers la musique, la littérature, la poésie, l'histoire, le voyage, o que se yo (je vous expliquerai ce que veut dire cette expression idiomatique de Buenos Aires. Et si vous ne connaissez pas l'adjectif idiomatique, vous le trouverez dans un dictionnaire lambda. Il y en a un en ligne, dans la Colonne de droite, dans la rubrique Cambalache casi ordenado, c'est celui du TLIF, de l'Université de Caen. L'outil le plus complet disponible sur la toile pour le français de France).

En plus de tout le monde (qui constitue la première catégorie de participants), les musiciens classiques (en Europe, ils ont rarement eu l'occasion d'acquérir une vraie culture tanguera, même lorsqu'ils jouent eux-mêmes du tango), les artistes de variété, les paroliers, les écrivains et les rédacteurs sont naturellement les très bienvenus, s'ils veulent venir approfondir leur propre pratique en se frottant à des exemples et des oeuvres venus d'ailleurs.
Les hispanisants, les latinistes, les italianisants découvriront eux aussi des richesses qu'ils ne soupçonnent pas, comme ce fut le cas parmi les auditeurs d'une conférence que j'ai donnée à l'Ecole Normale Supérieure de Paris.

Quand on dit tout le monde, on a la mauvaise habitude d'en exclure spontanément ces personnes. Je tenais donc à préciser que tout le monde veut dire... tout le monde. Car plus ces Rendez-Vous seront pluridisciplinaires, plus l'échange pourra être intéressant et enrichissant pour tous. Donc d'ores et déjà, bienvenue à tous ! (2)

Pour toutes ces raisons, ni la maîtrise de l'espagnol, ni la connaissance de la musique, ni la pratique de la danse ne sont nécessaires pour participer à ces rencontres.

Pour en savoir plus sur tout ce que propose l'Académie Esprit Tango, visitez son site, qui se trouve parmi les liens permanents situés dans la rubrique Eh bien dansez maintenant !, dans la partie inférieure de la Colonne de droite.
Pour en savoir plus sur mes livres, consultez mes articles sur Barrio de Tango (ed. du Jasmin). Une autre anthologie bilingue, 200 ans après, paraîtra d'ici la fin du mois (sauf nouveau contretemps) aux Editions Tarabuste. J'attends de recevoir le feu vert de la maison d'édition, Tarabuste, pour vous en dire plus.
Pour en savoir plus sur mes autres rencontres avec le public (dédicaces, conférences...), cliquez sur le mot-clé ABT, dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.
J'ai aussi rassemblé sous un autre mot-clé, media, les articles qui ont été consacrés à mon travail dans la presse, à la radio, sur le Web...

(1) Ce concept est transportable ailleurs qu'à Paris. Les associations, librairies, cafés littéraires, universités et autres institutions culturelles intéressées, en France ou ailleurs, peuvent se mettre en contact avec moi.
(2) Il va sans dire que s'initier à une culture étrangère prend du temps. Si donc vous voulez tirer quelque bénéfice de ces rendez-vous, l'engagement sur la durée est chaudement recommandé. Si vous venez irrégulièrement, vous aurez par exemple du mal à réagir aux traits d'humour qui, dans le tango comme ailleurs, ne se comprennent pas en dehors du contexte général et Dieu sait si le contexte général à Buenos Aires est éloigné du nôtre.