mardi 6 mars 2018

Osvaldo Peredo chez Jacqueline samedi [à l'affiche]


Le chanteur octogénaire Osvaldo Peredo sera la vedette de la prochaine soirée tango chez Jacqueline Sigaut, à Palermo, près de la Plaza Italia, samedi prochain, le 10 mars 2018, à 21h30.

Jacqueline elle-même chantera en guest-star !

Ils seront accompagnés au bandonéon par Cindy Harcha. Une femme au bando, ce n'est pas si courant. Et aux alentours du 8 mars, elle est d'autant plus la bienvenue !

Pour participer à la fête, signalez-vous par mail auprès de l'hôtesse, comme elle l'indique elle-même sur son affiche dématérialisée.

La Chicana tous les samedis au Torquato Tasso [à l'affiche]

C'est la rentrée. Cela se voit et cela s'entend.


Le groupe La Chicana, dirigé par la chanteuse Dolores Solá et le compositeur et guitariste Acho Estol, présente en ce mois de mars un disque enregistré en 2016 mais qui n'avait pas fait encore grand bruit. C'est tous les samedis du mois, à 22h, au Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa 1575, à San Telmo, dans le sud de Buenos Aires.

Les portes s'ouvrent à 20h30 pour le dîner (type brasserie à l'argentine - voir le menu sur le site Internet de la salle).

Prix du spectacle : 300 $ ARG avec réservation.
350 $ ARG sans réservation (paiement à la caisse de l'établissement).

Pour en savoir plus :

lundi 5 mars 2018

La Boca en fête pour Quinquela Martín [à l'affiche]

Une des affiches sur la promenade le long du Riachuelo,
avec le décor du vieux port à l'horizon
Communication officielle du Museo de Bellas Artes Quinquela Martín

Ce week-end, le quartier de La Boca fêtait le souvenir de son plus grand peintre, Quinquela Martín, dont on dit volontiers qu'il est (toujours) l'âme de cet ancien port industriel sur le Riachuelo, un affluent du Río de la Plata. Il aurait maintenant 128 ans. Il a légué à son quartier natal une grande collection de ses œuvres qui forme le fonds permanent du Museo de Bellas Artes de la Boca Benito Quinquela Martín, un musée municipal des plus intéressants.

C'est d'ailleurs de ce musée qu'est partie l'initiative de remplir les rues du quartier d'animations et de propositions diverses, en ces derniers jours avant la rentrée scolaire qui se produit aujourd'hui, dans les écoles dont le personnel enseignant n'est pas, comme d'habitude, en grève pour protester contre les gouvernements provinciaux qui refusent de s'asseoir à la table de négociation annuelle pour revaloriser correctement les salaires.

Pour aller plus loin :

Affaire Página/12 : haro sur l'extrême-droite polonaise [Actu]

Une d'hier, dimanche 4 mars 2018

Depuis samedi, Página/12 est au centre d'une polémique très sérieuse et mondiale puisqu'un groupe d'extrême-droite nationaliste polonaise veut lui faire un procès au titre de la nouvelle loi votée récemment dans ce pays de l'ancien Pacte de Varsovie pour interdire de parler de camp de concentration polonais (ce que d'ailleurs peu de gens faisaient avant cette loi encore plus stupide que liberticide, c'est peu dire !).

C'est une véritable absurdité judiciaire puisqu'un journal étranger ne saurait être soumis à la loi polonaise.

Un certain nombre de journaux du monde entier se sont manifestés en faveur du quotidien argentin et la profession, à juste raison, s'émeut de cette tentative de réduire la liberté de la presse. Il est dommage que ce ne soit que la profession. La cause mériterait une levée de boucliers dans le monde entier.

Une de ce matin
"Je veux que la Pologne porte plainte contre moi aussi"
comme le disent divers signataires solidaires de Página/12
Hier comme aujourd'hui, le journal s'est abstenu de son habituel calembour...

Chose exceptionnelle : samedi, c'est Clarín qui a publié un article sur ce scandale, alors que Clarín est en Argentine l'adversaire idéologique et l'un des concurrents commerciaux les plus acerbes contre le quotidien de l'opposition qu'est Página/12.

Pour aller plus loin :
lire l'article principal de Página/12 d'hier, où la rédaction est quelque peu agaçante puisqu'elle renoue avec son complotisme en se disant "cible de la censure mondialisée" (comme si les extrême-droites nationalistes, qu'elles soient polonaises ou autres, étaient capables de s'associer pour faire un mauvais coup, elles qui, en Europe, ne sont même pas fichues de constituer un groupe commun au Parlement de Strasbourg !)
lire l'article de Clarín de samedi.

Ajout du 13 mars 2018 :
lire cet article de Página/12 sur la manifestation appelée par une organisation juive et diverses organismes de militance pour les droits de l'homme devant l'ambassade de Pologne à Buenos Aires

vendredi 2 mars 2018

Les chants de stade politisés vus par Rudy et Daniel Paz [Actu]

Le scénariste et humoriste Rudy et le dessinateur de presse Daniel Paz se sont amusés ce matin, à la une de Página/12 avec les chants de supporters qui huent le président Mauricio Macri, depuis quelques semaines, dans les stades argentins.

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L'arbitre, debout : Les groupes de supporters reconnaissent que le chant contre Macri est discriminatoire.
Le dirigeant de club : Et alors ?
L'arbitre : Maintenant ils chantent "Tout le gouvernement, NTM"
Traduction © Denise Anne Clavilier

La question du caractère discriminatoire des chants relève des arguments d'avocat. S'il était avéré, alors les chants tombaient sous le coup de la loi et le gouvernement pouvait (s'il avait le goût du ridicule) les faire interdire. Cela a été évoqué dans la majorité mais pour être aussitôt écarté.
Quant au mystérieux et très vulgaire sigle de la fin, ce sont les initiales de l'insulte la plus commune en Argentine : la puta que te parió, que l'on peut traduire, dans le même registre de langage fleuri, et en conservant le sens premier de la phrase, par "Nique ta mère". A ceci près que l'expression française appartient à une classe sociale donnée, elle n'est pas partagée par toute la société. Alors que l'expression argentine est employée par tout le monde, sans aucune distinction sociale.
Il faudrait donc traduire par "Qu'ils aillent se faire f. !"

Mendoza rend hommage à Quino [à l'affiche]

La ville de Mendoza a rendu hommage hier à Quino, le dessinateur qui a créé Mafalda. Quino est né dans la capitale cuyaine (la capital mundial del vino, disent les mendocins). Le journal provincial Los Andes désigne l'artiste comme un prócer mendocino (un héros de l'histoire mendocine - prócer est le terme que l'on applique à San Martín, rien que ça !)

Une installation consacrée aux personnages de la bande dessinée de Mafalda a été inaugurée devant le siège principal de la Universidad Nacional de Cuyo, la principale institution universitaire de la province.

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Ce type de monument, visiblement conçu pour satisfaire la mode des selfies, est d'un moche absolu et c'est, hélas, très à la mode en Argentine. Il y a le même type de gadget stupide dans le quartier de San Telmo, à Buenos Aires, (dans la rue Defensa si je ne me trompe pas), avec une petite Mafalda assise sur un banc (les aventures de Mafalda se passent à San Telmo).

A Mendoza, il y a le même genre de scène sur l'avenue Doña Remedios de Escalada de San Martín (1797-1823), pratiquement à la hauteur de la bibliothèque publique General José de San Martín (son mari). C'est la municipalité qui a installé deux statues sur un banc public. Elles sont censées représenter San Martín, dans une tenue civile, ce qui est le comble de la stupidité puisque, à Mendoza, il a sans cesse porté l'uniforme, et Mercedes, sa fille. Cette statue-là est celle d'une fillette de six à sept ans, alors que Mercedes de San Martín (Mendoza, 1816 – Paris, 1875) a quitté Mendoza à l'âge de trois ans pour ne plus jamais y revenir. Tout est faux là-dedans et en plus, c'est hideux !

Pour en savoir plus :

jeudi 1 mars 2018

Une soirée féminine au Torquato Tasso le 7 mars [à l'affiche]



Le mercredi 7 mars 2018, trois chanteuses se partageront la scène du CC Torcuato Tasso, rue Defensa 1575, à San Telmo : Karina Beorlegui, Barbara Grabinski et Jacqueline Sigaut.

Elles seront accompagnées à la guitare à sept cordes par Alejandro Bordas.

Le spectacle commence à 22h. Les portes ouvrent à 20h30 pour le dîner (carte de cuisine familial toute simple).

Entrée : 200 $ ARG avec réservation préalable ou 250 $ le soir même au guichet.

Il est possible de réserver en ligne sur le site du centre culturel.

mercredi 28 février 2018

La popularité du président vacille [Actu]

L'info est traitée dans la colonne de droite, en haut
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Signe d'une perte sensible de popularité pour Mauricio Macri : on chante désormais des chansons qui le brocardent dans les stades de football. Or le public du football est un public populaire.

Le phénomène que la presse analyse aujourd'hui indiquerait que le virage ultra-libéral et sécuritaire pris par le gouvernement après le triomphe aux élections de mi-mandat en octobre, joint à l'avalanche des augmentations de début d'année (complémentaires santé, électricité, gaz, carburant, sans parler des fournitures scolaires), à la tragédie du sous-marin ARA San Juan dont l'équipage disparu n'a toujours pas reçu d'hommage officiel, à l'inflation que l'exécutif ne parvient pas à dompter, malgré ses promesses, aux scandales des comptes off-shore de plusieurs ministres (et non des moindres) sans qu'il y ait de sanctions, et de la nouvelle vague de licenciements dans le secteur public ont eu raison de l'insolente cote de popularité du président qui était restée au beau fixe pendant les deux premières années d'exercice du pouvoir.

Et ce qui est encore plus significatif peut-être, il se trouve que Mauricio Macri s'est lancé en politique après son succès comme président du club Boca Juniors, à Buenos Aires. Le stade, il connaît !

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Légende
A cause de la violence, il n'y a plus de visiteurs dans le stade, mais seulement des supporters du club local
A cause de leurs chants, il n'est plus permis aux supporters du club local d'aller au stade
A cause de leurs postures idéologiques
et de leurs origines
Traduction © Denise Anne Clavilier


Contrairement à ce que dit ce dessin de Miguel Rep et le reste de la rédaction de Página/12, le gouvernement ne souhaite pas réprimer les supporters qui manifestent leur mécontentement politique, tout en prenant très au sérieux ce symptôme inquiétant pour lui.

Pour en savoir plus :
lire l'article de Página/12 (opposition) sur les aspects juridiques du phénomène (le président peut-il ou non compter sur la justice pour faire taire les railleurs ? La réponse est bien entendu non : les chants dans les stades relèvent de la liberté d'expression).
lire l'article de Página/12 sur les intentions peu démocratiques prêtées aux pouvoirs publics
lire l'article de La Nación (majorité)

Mort d'un des derniers criminels de la dictature militaire argentine [Actu]

"L'assassin parfait", titre le journal de gauche

L'ex-général Luciano Benjamín Menendéz vient de mourir d'un cancer à l'hôpital militaire de Córdoba, à l'âge de 90 ans. Il faisait partie de ces criminels qui avaient bénéficié d'une détention à domicile, en l'occurrence chez lui à Córdoba, alors que sa dernière comparution devant un tribunal pénal datait de l'année dernière, à Mendoza, pour des crimes commis entre 1976 et 1978, à San Rafael (vingt-trois victimes reconnues par la cour).

Cet officier dégradé avait été condamné à perpétuité à treize reprises pour des crimes imprescriptibles commis sous la dictature militaire de 1976-1983. Tous les journaux reviennent aujourd'hui sur ce décès qu'on a appris hier, certains d'une manière assez ambiguë, comme Clarín qui met en ligne une galerie de photos comme il le ferait pour une vedette du cinéma ou de la chanson. Página/12 en fait sa une, avec un article intitulé "Puisse-t-il ne pas reposer en paix".

C'est une page sinistre d'histoire qui se tourne mais l'épisode tragique n'est toujours pas dépassé dans l'opinion publique, qui continue de se diviser profondément sur ce qu'il s'est passé au cours des années de plomb. Il y a, hélas, encore des gens pour approuver le coup d'Etat et la dictature sanglante qui s'en est suivie.

Clarín est plus sobre
La nouvelle est traitée sur le côté, en bas
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Ce condamné était particulièrement provocateur. Il affirmait que Videla s'y était pris d'une manière trop douce avec les opposants ! Lui-même a été reconnu coupable de la disparition de 2 200 personnes et d'avoir fait incarcérer illégalement 8 000 opposants. 800 dossiers judiciaires avaient été ouverts contre lui. Il détenait le record judiciaire pour les criminels de cette triste époque en nombre d'affaires et de condamnations. Autre record : son âge à son accession au généralat. Il n'avait que 45 ans lorsqu'un gouvernement anticonstitutionnel l'avait promu général en 1972, peu avant le retour de Perón au pouvoir puis le renversement de sa veuve, en mars 1976, par la Junte conduite par Rafael Videla, disparu il y a déjà plusieurs années (en prison).

Pour en savoir plus :

mardi 27 février 2018

Le CETBA ouvre les inscriptions [Actu]


C'est la rentrée en Argentine comme partout ailleurs dans l'hémisphère sud.

Le CETBA, centre de formation au tango de Buenos Aires, ouvre les inscriptions après-demain, 1er mars, pour l'année 2018.

Le cours d'histoire du tango est confié à la chercheuse Ema Cibotti, une véritable historienne à la démarche très rigoureuse que j'ai le bonheur de compter parmi mes amies et en plus, elle parle un français irréprochable...
Elle tient un blog en espagnol que vous pouvez consulter sous ce lien.

samedi 24 février 2018

Le Congrès argentin entame le débat sur l'avortement [Actu]

Página/12 a adopté la couleur verte,
symbole de la campagne pour la dépénalisation de l'IVG

En Argentine, l'avortement est interdit. Il relève de la justice pénale tant pour la femme enceinte que pour l'avorteur, qu'il soit médecin ou non. Dans certains cas, très peu nombreux, le viol, l'inceste, la minorité d'âge de la future mère, surtout s'il y a eu violence, la femme peut -et c'est en soi une épreuve épouvantable- demander à la justice le droit de mettre fin à sa grossesse. La jurisprudence est très variable sur le sujet. On a vu, il y a quelques années, un juge refuser le droit à l'IVG à une gamine de 11 ans violée par son beau-père et enceinte de ses œuvres, sous prétexte que la famille pouvait prendre en charge le nouveau-né. Il y a 43 femmes, le plus souvent des adolescentes, tous les ans qui meurent d'avortement clandestin. Il y a aussi beaucoup de patientes qui se présentent dans certains hôpitaux avec des symptômes suspects et pas mal de médecins qui ferment les yeux.

La Nación joue la sobriété avec un gros titre non illustré
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Depuis quelques semaines, le monde politique tourne autour de l'idée de légiférer sur ce sujet qui divise profondément la société entre droite et gauche et, plus subtilement encore, entre différentes sensibilités politico-sociales dans le monde catholique, qui reste majoritaire dans le pays, qui est aussi celui du Pape François, qui se refuse à y faire une visite pastorale au point qu'il vient de survoler le pays pour aller au Chili en envoyant un télégramme en anglais à Mauricio Macri. Il était question d'inclure l'IVG dans une réforme plus large du Code Pénal.

Après bien des hésitations, le gouvernement a décidé de poser sur le bureau du Congrès un projet de loi indépendant et donc de lancer le débat politique, à l'intérieur de l'hémicycle, dans la rue et dans les média, plutôt que de la traiter en catimini, par la voie des ordonnances (DNU), comme la rumeur s'en était répandue. La dépénalisation irait jusqu'à la 14ème semaine de grossesse.

Les deux voisins de l'Argentine, l'Uruguay et le Chili (celui-ci en l'entourant de très nombreuses conditions), ont déjà voté une dépénalisation totale ou partielle de l'avortement, malgré l'opposition de l'épiscopat.

Clarín a préféré mettre en une la position de la CEA
Et la photo illustre la multiplication des toilettes publiques communes hommes-femmes
dans la ville de Buenos Aires
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Le bureau de la Conférence Episcopale Argentine (CEA) vient de prendre position en demandant que le débat soit sincère et ouvert, qu'il permette à toutes les voix de se faire entendre, à tous les arguments d'être examinés. Elle fait donc preuve d'une grande prudence, elle qui réclame depuis des années une réconciliation dans le pays, un rapprochement des différentes parties qui s'y opposent depuis l'indépendance. Seul l'archevêque de La Plata, Monseigneur Héctor Aguer, toujours aussi rentre-dedans, a pris des positions fortes, dans lesquelles il en appelle beaucoup à des faits scientifiques qu'il ne précise pas plus que cela et où il met le gouvernement en accusation, en lui attribuant un manque de principes éthiques. Héctor Aguer est un habitué de ces prises de positions polémiques et outrancières. Il vient d'atteindre l'âge de la retraite épiscopale et devrait se voir bientôt remplacé à La Plata (1). On attend la décision du pape à ce sujet.

La Pensa a fait le même choix éditorial et politique : celui de prendre parti contre.
Depuis plusieurs semaines, le site Internet du journal présente une une floue.
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Si la dépénalisation est votée, ce sera considéré comme la première réforme progressiste de Mauricio Macri et la gauche sera obligée de le reconnaître. Ce serait aussi la troisième grande réforme des mœurs (plutôt que sociétale) depuis le retour à la démocratie, après la loi sur le divorce sous le mandat de Raúl Alfonsín (le divorce était jusqu'alors impossible en Argentine, il a fait bien du chemin depuis, et Mauricio Macri n'est pas le dernier à en avoir bénéficié) et le mariage égalitaire (entendez ouvert aux couples de même sexe) sous Cristina Kirchner. Il n'est pas sûr à ce jour qu'il y ait une majorité dans le pays ni au Congrès pour voter une telle mesure. Il n'est pas écarté que l'annonce serait une diversion pour faire oublier les problèmes sociaux, l'échec de la politique économique qui devait mettre fin à l'inflation et qui l'a fait croître et les scandales de corruption qui entachent plusieurs ministres.

Pour en savoir plus :
lire l'article principal de Página/12, ouvertement favorable à la mesure
lire l'article de Página/12 sur la position de la CEA (et c'est Washington Uranga qui s'y colle, un journaliste en général très hostile à la doctrine morale de l'Eglise, dont il ne comprend ni la logique ni la cohérence, ni l'histoire)
lire l'article de La Nación sur la mesure et la situation au Congrès
lire l'article de La Nación sur la situation dans le gouvernement où la majorité des ministres est hostile à la dépénalisation (la plupart d'entre eux, président compris, ont fait leurs études dans le privé confessionnel et ont obtenu leurs diplômes à la UCA, l'université catholique d'Argentine)
lire l'article de La Nación sur la déclaration du Bureau de la CEA
lire l'article de Clarín sur la prise de position de Mgr Aguer, en vidéo intégrée (13 mn).

Ajout du 25 février 2018 :
lire cet article de La Prensa sur la prise de position de Lino Barañao, le ministre de la Recherche et de la Technologie, un physicien de renom international qui a accepté de renoncer à sa carrière scientifique pour servir l'ensemble du secteur. L'article est suivi d'un premier commentaire anonyme particulièrement bas de plafond ! Ce matin, La Prensa fait sa une sur les déclarations de Mgr Aguer.

Ajout du 26 février 2018 :
lire cet article de La Prensa sur la prise de position du gouverneur socialiste de Santa Fe, Miguel Lifschitz (il est favorable à la dépénalisation qui rétablira l'égalité entre les différents niveaux économiques, les femmes riches et aisées pouvant se payer le voyage vers l'hémisphère nord, aux Etats-Unis, au Canada, en Espagne ou en Grande-Bretagne pour se faire avorter, les pauvres devant elles se contenter d'avorteurs clandestins dans des conditions d'hygiène parfois épouvantables, sans parler du risque pénal).

Ajouts du 27 février 2018 :
lire cet article de Página/12 selon lequel le président Macri a pris position contre la dépénalisation, tout en affirmant que toutes les positions étaient légitimes à ses yeux, lors d'une réunion gouvernementale à la résidence de Olivos (en grande banlieue nord)
lire cet article de La Prensa sur la position du sénateur national étiqueté Cambiemos (majorité) Esteban Bullrich, ancien ministre de l'Education dans la Ville autonome de Buenos Aires et au gouvernement national (il est contre la dépénalisation)
lire cet article de La Nación sur l'analyse de Pablo Avelluto, le ministre national de la Culture, quant aux déclarations de Mgr Aguer (assez surprenant de voir un membre de ce gouvernement se distancier du prélat) - vidéo à regarder et écouter en ligne
lire cet article de La Nación sur l'éducation sexuelle et la prévention de la grossesse indésirée à l'école publique que le gouvernement entend renforcer

Ajouts du 4 mars 2018 :
lire cet article de Clarín sur un sondage qui révèle qu'une majorité d'Argentins est en faveur de la dépénalisation
lire cet article de Clarín sur la mise en place, en cette rentrée scolaire, d'une option d'étude sur l'avortement, à la faculté des Sciences Sociales de la UBA (l'Université de Buenos Aires, d'origine maçonnique et fondée en 1821, mais néanmoins réputée de droite, à juste titre).



(1) Ceci dit, ses déclarations ne sont pas dénuées de fondement théologique et anthropologique, lorsqu'il dit que l'homme n'a pas le droit de faire n'importe quoi avec son corps, ce qui est une constante de la théologie morale catholique depuis la naissance de cette religion au 1er siècle.

jeudi 22 février 2018

Rentrée sociale chaud-bouillant en Argentine [Actu]

Ce matin, la une de Página/12 a été déformée par la numérisation
mais elle porte son jeu de mot habituel : masiva veut dire massive (la manifestation)
et IVA, c'est le sigle espagnol de la TVA
Au milieu, la avenida 9 de Julio pleine à craquer sur au moins deux kilomètres
jusqu'à l'échangeur qui conduit à l'autoroute aérienne du côté de Nueva Pompeya

Le leader historique de la GCT argentine, Hugo Moyano, le secrétaire général de la section des chauffeurs de poids-lourds, qui avait il y a deux ans fait alliance avec Mauricio Macri, a appelé hier à une grande manifestation sociale qui a eu un franc succès, toute la presse le reconnaissait en texte et en photos ce matin. C'est en effet une marée humaine qui a envahi l'immense avenue du 9 de Julio, dans le cœur de la capitale fédérale, autour de l'Obélisque, à côté duquel était dressée la scène où les leaders ouvriers ont pris la parole.

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Pour les syndicats, il s'agissait de se compter en manifestant contre la politique sociale du gouvernement, qui a multiplié les licenciements dans le secteur public tout l'été, n'a pas su faire face à la tragédie du ARA San Juan et a vu son image salie par l'affaire Chocobar et plusieurs scandales de corruption (évasion fiscale et autres révélations de société off-shore pour certains ministres et hauts responsables à la Casa Rosada, dont certains ont été écartés et d'autres restent en poste).

La Nación a préféré une photo de la tribune à une autre de la foule
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La rentrée est pour la semaine prochaine. Mais le Président Mauricio Macri reste droit dans ses bottes, comme dirait l'autre, et il en remet une couche sur une modification de la répartition de l'argent public aux œuvres sociales, qui ne sont décidément pas sa tasse de thé.

Pour aller plus loin :
lire l'article de La Nación sur la manifestation
lire l'article de La Nación sur la réaction du gouvernement qui la minimise
lire l'article de Clarín sur la manifestation
lire l'article de Clarín sur la réaction du Président

mardi 20 février 2018

Cucuza fait sa rentrée ce soir à Villa Urquiza [à l'affiche]



Le chanteur Cucuza Castiello fait sa rentrée ce soir, mardi 20 février 2018, à 20h30, au Centro Cultural 25 de Mayo (ex-teatro homonyme), avenue Triumvirato 4444, dans le quartier de Villa Urquiza, dans l'ouest de Buenos Aires. Ce sera dans la grande salle.

Entrée libre et gratuite. Encore faut-il retirer les places, une heure avant le spectacle, au guichet du théâtre. Prévoyez une longue file d'attente. Allez-y sans trop attendre !

Habanera et Tango : quand Cuba influençait la musique à Paris, à Buenos Aires et à Montevideo [ici]



Le samedi 10 mars 2018, à 16h, à la Maison de la Culture et des Loisirs de Gretz-Armainvilliers (77), dans le cadre des Journées Culture du Monde, je donnerai une conférence sur l'histoire du tango et de la habanera dans la musique populaire et la musique savante (Habanera et tango - quand Cuba influençait la musique à Paris, à Buenos Aires et à Montevideo).

A l'issue de la causerie, vente et dédicace de mes livres sur la culture et l'histoire argentines. Il est recommandé de faire l'appoint ou d'établir son chèque à l'ordre des Editions du Jasmin (les prix des livres sont annoncés sur les page Livres de mon site internet, sous le lien ci-dessus)

Entrée libre et gratuite.

Cette année, les Journées Cultures du Monde ont Cuba comme pays invité d'honneur.

Au programme : plusieurs conférences, un exposition, des repas thématiques, un concert, une dégustation gastronomique sur le thème des Caraïbes.

Les informations sont à lire sur le site Internet de la ville et sur l'affiche.

Autres dates à retenir dans cette reprise, après la trêve de l'été austral :

Jacqueline Sigaut et Victor Simón vendredi à Pista Urbana [à l'affiche]



Après-demain, vendredi 23 février 2018, à 21h30, la chanteuse Jacqueline Sigaut et son accompagnateur attitré, le pianiste Victor Simón, se produiront à Pista Urbana, un petit café concert de la rue Chacabuco, à Monserrat.

Leur répertoire mêlera le tango et le folklore de cet immense pays encore à moitié en vacances d'été qu'est l'Argentine.

L'établissement n'est pas grand. Mieux vaut réserver à l'avance à l'adresse mail annoncée sur l'affiche.