Affichage des articles dont le libellé est OT Agustin Guerrero. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est OT Agustin Guerrero. Afficher tous les articles

lundi 1 juin 2015

Le tango et la musique contemporaine se marient sous la direction de Agustín Guerrero [à l'affiche]


Dimanche dernier, 31 mai 2015, la OTAG (Orquesta Típica Agustín Guerrero) a présenté son second disque de musique contemporaine de tango nuevo à la Usina del Arte, à La Boca, un album que le compositeur et pianiste présente comme un "hommage au futur".

Il s'agit un travail qui emmène le tango sur les chemins ardus de la musique dodécaphoniste, atonale et synthétique et qui démarque donc le genre de sa tradition trinaire chanson-milonga-théâtre. Il s'agit de continuer à faire évoluer le tango qui n'a cessé de bouger, de changer depuis ses débuts vers 1880, devenant à chaque étape une musique un peu plus savante (avec Julio de Caro et Osvaldo Pugliese au seuil des années 1920 et avec la révolution piazzollienne en 1955).

Agustín Guerrero veut s'inscrire dans un processus de réorganisation et d'adaptation qu'il voit à l'œuvre avec le travail de gens comme Sonia Posetti, Diego Schissi, Pablo Agri ou Fernando Otero.

Página/12 lui consacrait hier matin un article avec courte interview, que je vous conseille d'aller lire même si le temps me manque aujourd'hui pour en faire un article bilingue comme les autres...

Il est probable que j'aurai l'occasion d'y revenir plus tard dans l'année.

Pour aller plus loin :
connectez-vous à la page Facebook de la formation.

vendredi 25 novembre 2011

La OTAG et Alan Haksten Grupp ce soir dans le quartier de San Cristobal [à l'affiche]


Les deux orchestres typiques, Orquesta Típica Agustín Guerrero et Alan Haksten Grupp, partageront ce soir, vendredi 25 novembre 2011, à 20h, la scène du Centro Cultural Unión, avenida Independencia 2880, un ancien cinéma qui a fermé en 1968 et qui a réouvert ses portes en 2010 sous la forme d'une salle de spectacle, dans le bâtiment qui abritait autrefois le siège social de la Unión Ferroviaria, l'un des deux grands syndicats de cheminots argentins.

Entrée libre et gratuite.

Pour en savoir plus sur les artistes, cliquez sur leurs noms dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.

Festival de Tango de la République de La Boca : programme du week-end [à l'affiche]

Ce festival s'est ouvert hier, jeudi 23 novembre, et j'ai déjà rendu compte du programme des deux premiers jours un peu plus tôt dans la semaine.

Voici donc maintenant celui du week-end :

Samedi 26 novembre 2011, à 13h, le chanteur Cucuza et le guitariste Moscato se produiront, avec de nombreux invités, au Restaurant Ribera Sur
A 16h, un one-man-show (unipersonal) de Cristian González sur Juan de Dios Filiberto, le compositeur de Quejas de Bandoneón et de Caminito, qui fut l'une des figures artistiques phares du quartier avec son ami le peintre, aussi anarchiste que lui, Benito Quinquela Martín, à Al Escenario, qui propose aussi une exposition photographique sur l'histoire de ce quartier portuaire et industrieux de la capitale argentine.
A 17h, l'auteur-compositeur-interprète Lucio Arce se produira avec Facundo Radice et le Ballet Folklórico Nacional au Museo Marjan Grum
A 20h, au Malevaje Arte Club, toute une palanquée d'artistes se produiront, donc certains jouent ce soir aussi mais ailleurs : Orquesta Típica Agustín Guerrero, l'auteur-compositeur inteprète Gabriela Elena, le Quinteto de los Santos et la chanteuse Lucrecia Merico accompagnée par les trois musiciens des Guitarras Saavedrinas, presque tous des artistes déjà connus des lecteurs de ce blog.

Dimanche 27 novembre 2011
Un concert à l'heure du déjeuner au Bar El Puente, avec le duo Facazo, composé d'un chanteur et d'un guitariste, un modèle classique en Argentine, ce qu'on appelle cantor a la criolla.
A 16h, à l'Esplanada du Pont (ou au Malevaje Arte Club si jamais il pleut) un cours et une pratique de tango danse par différents professeurs
A 17h30, un nouveau concert à multiples intervenants : Violentango, Quinteto Negro La Boca, Quiero 24, Alan Haksten Grupp, Pablo Banchero et La Santa Milonga. Les danseurs Lorena Ermocida et Fabián Peralta feront quelques exhibitions.

Le Festival se complète d'un certain nombre d'expositions permanentes installées dans différents lieux de culture du quartier, dont une sur Gardel, de l'homme au mythe, au Musée Maguncia, l'un des près de 200 musées que compte la capitale argentine.

Pour plus de détails, consulter le site Internet du Festival.
Pour aller plus loin :
lire l'article de Página/12 dans les pages culturelles de son édition d'hier.

mardi 27 septembre 2011

Daniel Melingo ce vendredi soir à l'Alliance Française de Buenos Aires [à l'affiche]


L'auteur-compositeur-interprète Daniel Melingo se produira vendredi 30 septembre 2011 à 20h, à l'auditorium de la Alianza Francesa, Córdoba 946.

Entrée : 50 $.

Nombre de places limitées. Vente le jour-même, à l'Alliance, à partir de 19h.

Pour l'occasion, Daniel Melingo partagera la soirée avec le groupe Ramones del Tango, avec lequel il se produit très fréquemment.

Les vendredis suivants, l'Alliance Française accueillera :

le 7 octobre, les orquestas típicas très jeunes que sont Violentango et Astillero (entrée : 40 $)
le 14 octobre, la OTAG (Orquesta Típica Agustín Guerrero) et la pianiste et compositrice Sonia Possetti avec son sextuor (entrée : 30 $)
le 21 octobre, deux autres groupes du tango contemporain, 34 Puñaladas et Altertango (entrée : 30 $).

La programmation du cycle est dûe à Leandro Frías, un des animateurs actuels de la vie artistique et musicale dans la capitale argentine.

L'Alliance Française, en ouvrant ainsi son très bel auditorium, offre aux musiciens portègnes un nouvel espace qui est le très bienvenu dans une ville dont le Gouvernement n'est guère accueillant pour l'actuelle movida artistique pourtant si riche (movida : dynamique, effervescence).

vendredi 8 juillet 2011

La "OTAG" au Malevaje Arte Club ce soir et sur Página/12 ce matin [à l'affiche]

Ce soir, vendredi 8 juillet 2011, à 21, au Malevaje Arte Club, Garibaldi 1670, se produiront la Orquesta Típica Agustín Guerrero (OTAG) et la pianiste et compositrice Carla Pugliese. La OTAG vient de la banlieue sud. Carla Pugliese, elle, habite le quartier (La Boca).

Entrée : 10 $

Avant-hier, Gabriel Plaza consacrait un article à Agustín Guerrero (et deux autres musiciens de la jeune génération) dans le quotidien de droite La Nación. Ce matin, c'est Cristian Vitale qui l'interviewe dans la quotidien de gauche Página/12. Une interview équilibrée entre propos sur la musique, Guerrero est un admirateur de Horacio Salgán comme on en trouve peu dans cette nouvelle vague tanguera, et sur la situation politique. Il fait partie de ces gens qui veulent lutter pour les droits de l'homme et prendre le pays à bras le corps pour le faire progresser.

“Yo de chico, y por mi viejo, escuchaba mucho a Troilo con Florial Ruiz. Los habré escuchado como treinta millones de veces, igual que los cassettes de Gardel, después fui descubriendo a Pugliese, a Salgán, a Piazzolla. Pero con Salgán me volví loco, fanático. Creo que su obra habla del perfil al que apunta la estética de la orquesta”
Agustín Guerrero, dans Página/12

Tout petit et pour mon père, moi, j'écoutais beaucoup Troilo et Floreal Ruiz (1). J'ai dû les écouter quelque chose comme 30 millions de fois, et pareil pour les cassettes de Gardel. Après, je suis allé découvrir Pugliese, Salgán, Piazzolla. Mais de Salgán, je suis devenu fou, fanatique. Je crois que son oeuvre parle du profil que vise l'esthétique de [mon] orchestre.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Sur le titre qu'il a choisi pour son premier disque, Resurgimiento :

“Por un lado, hay un resurgimiento del tango, yo creo que el género está destinado a ser lo que fue en su momento y más. Creo y pienso eso. Todavía no explotó, pero va en camino. Por otro, el papel activo que está teniendo la juventud, su efervescencia política y social. Retomar de nuevo la militancia y ponerse al hombro el país como no pudieron o no quisieron hacer los pibes en los ’90. A pesar de ser discriminados y rebajados, los jóvenes de hoy nos estamos poniendo el país al hombro.”
Agustín Guerrero, dans Página/12

D'un côté, il y a un renouveau du tango, je crois, moi, que le genre est destiné à devenir ce qu'il fut à son meilleur moment et mieux même. Je crois et je pense ça. Il n'a pas encore exploser mais il est en chemin. D'un autre côté, le rôle actif qu'a la jeunesse en ce moment, son effervescence politique et sociale. Reprendre le chemin de la militance et prendre le pays à bras le corps comme n'ont pas pu et n'ont pas voulu le faire les mômes dans les années 90. Même si nous souffrons de la discrimination et du mépris, les jeunes d'aujourd'hui, on est en train de prendre le pays à bras le corps.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Ils évoquent ensuite une bavure policière, avec mort d'homme, à la fin 2003, une affaire qui l'a beaucoup touché alors qu'il n'était encore qu'un gamin (il a 23 ans aujourd'hui).

“Hace poco se hizo justicia con el caso, metieron preso a los tipos que lo torturaron y lo mataron. Yo admiro a su madre, por el dolor, por la dura lucha que llevó adelante. Pasaron muchas cosas así en este país. En el 2001 casi se revienta en mil pedazos, y yo soy de los que tiene memoria.”
Agustín Guerrero, dans Página/12

Il y a peu, la justice est passé sur cette affaire, ils ont fourré en prison les types qui l'ont torturé et tué. Moi, j'ai de l'admiration pour sa mère, à cause de son chagrin, à cause de la lutte difficile qu'elle a menée à son terme. Et ils s'en est passé des choses de ce genre dans ce pays. En 2001, il a failli exploser en mille morceaux et moi, je suis de ceux qui ont de la mémoire. (2)
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Pour aller plus loin :

(1) Faute de frappe dans le quotidien. Floreal Ruiz fut l'un des chanteurs de l'orchestre de Troilo.
(2) Il fait allusion ici au corralito de décembre 2001, la bancarisation forcée de toute l'économie quand le pays a fait faillite et que les banques ont récupéré tout l'argent disponible.

mercredi 6 juillet 2011

Quand Gabriel Plaza présente trois espoirs du Tango Nuevo aux lecteurs de La Nacion [à l'affiche]

Cela va nous changer des remugles mal odorants de la campagne électorale... Le chroniqueur tango de La Nación, qui est aussi DJ de milonga, Gabriel Plaza, nous offre ce matin un portrait de trois jeunes compositeurs et chefs d'orchestre de tango : Agustín Guerrero (23 ans), Nicolás Tognola (23 ans) et Hernán Cabrera (30 ans), et leurs formations respectives, la OTAG (Orquesta Típica Agustín Guerrero), Hojarasco et Ciudad Baigón. L'article présente les concerts qu'ils donnent au Teatro Orlando Goñi, un hangar plus qu'une salle de concert digne de ce nom.

"Lo bueno de esta generación es que para nosotros vale todo y no tenemos que rendirle cuentas a nadie. No estamos esperando la aprobación de nadie ni del ambiente del tango. Hacemos lo que se nos canta. Pienso que mucha gente de nuestra generación siente lo mismo", define Hernán Cabrera, de la orquesta Ciudad Baigón, grupo que tomó su nombre de un tema del Indio Solari.
"Nuestros viejos eran de la generación del rock y pensaban que el tango era cosa de viejos, y tenían razón. Pero ahora el tango pasó a ser parte de nuestra generación. Cada vez hay más propuestas de tango distintas, cada vez hay más grupos, es como exponencial el crecimiento. Algo va a pasar con todo esto", sostiene Agustín, el conductor de la OTAG, una "banda" de quince músicos que sorprendió con su disco debut, Resurgimiento.
"Estamos como en la refundación de algo, como pasó con el rock nacional acá, que empezaron unos cuantos grupos y artistas como Tanguito y después empezaron las ramas, los estilos y cada uno con su propia ruta, pero todos juntos a la vez como movimiento. En el tango actual está pasando algo parecido", relata como un biógrafo de la nueva época el bandoneonista Nicolás Tognola, director de Hojarasco, orquesta que mutó a una atípica eléctrica con piano, batería, fueye y guitarra.
Gabriel Plaza, La Nación

Ce qu'il y a de bien dans cette génération, c'est que pour nous, tout est bon et nous n'avons de compte à rendre à personne. Nous n'attendons l'approbation de personne, pas même du monde du tango. Nous faisons ce qui nous chante. Je pense que beaucoup de gens de notre génération pense la même chose, affirme Hernán Cabrera, de la Orquesta Ciudad Baigón, groupe qui a pris son nom d'un morceau de Indio Solari.
Nos vieux appartenaient à la génération du rock et ils pensaient que le tango était un truc de vieux, et ils avaient raison. Mais maintenant le tango est devenu partie prenante de notre génération. Il y a de plus en plus de propositions de tango différentes, il y a de plus en plus de groupe, la croissance est comme exponentielle. Il va se passer quelque chose avec tout ça, soutient Agustín, qui dirige la OTAG, une bande de quinze musiciens (1) qui a surpris avec son tout premier disque, Resurgimiento.
Nous sommes comme à la refondation de quelque chose, comme ça s'est passé avec le rock nacional ici, qui ont commencé à quelques groupes et quelques artistes comme Tanguito et après ont commencé les ramifications, les styles et chacun sur sa propre route, mais tous ensemble en même temps comme mouvement. Dans le tango actuel, c'est quelque chose de semblable qui se passe, relate, comme un biographe de la nouvelle époque, le bandonéoniste Nicolás Tognola, chef de Hojarasco, orchestre qui est devenu une atypique électrique, avec piano, batterie, soufflet et guitare (2).
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Gabriel Plaza fait une place dans son article aux aspects économiques et sociaux qui caractérisent ces jeunes formations de la nouvelle vague tanguera à Buenos Aires. Des thématiques qui ont été souvent abordées ici, notamment autour du Festival Indépendant de Tango qui a tenu sa deuxième édition en mars, cette année (voir mes articles sur cette manifestation estivale).

"Si no sos independiente y no generás tu espacio, no existís. No somos independientes sólo por elección, como eran Los Redonditos de Ricota, sino porque no nos queda otra si queremos hacer lo que nos gusta. Aprendimos eso del rock", proclama Cabrera
La Nación

Si tu n'es pas indépendant et si tu ne crées pas ton propre espace, tu n'existes pas. Nous ne sommes pas indépendants que par choix, comme l'étaient les Redonditos de Ricota (3) mais parce qu'il ne nous reste pas d'autre solution si nous voulons faire ce que nous aimons. Nous avons appris ça du rock, proclame Cabrera.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

"Para mí esa gente que se autodenomina «la gente del tango» no significa nada. ¿Qué saben ellos de todo lo que tuve que estudiar y dedicarle al tango para que después me vengan a criticar? Para mí no existen", dice, imparable, el pianista Agustín Guerrero
La Nación

D'après moi, ces gens qui s'autoproclame "le monde du tango", ce n'est rien. Qu'est-ce qu'ils savent, eux, de tout ce que j'ai eu à étudier et à donner au tango pour venir après me critiquer ? Pour moi, ils n'existent pas, dit, sans qu'on puisse le stopper, le pianiste Agustín Guerrero.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

"Contrario a lo que se dice o se cree, el tango es una música de jóvenes, no de viejos -levanta la voz Agustín-. Me refiero, también, a que fue gestado por gente joven de pensamiento, aunque coincidió en la mayoría de las veces que eran jóvenes de edad. Troilo cuando armó su orquesta tenía alrededor de 23 años. Y de alguna manera lo que hicieron esos músicos con el tiempo fue continuar lo que empezaron de jóvenes hasta que se murieron, como Osvaldo Pugliese. Pero el tango es música de jóvenes, de tipos que miran para adelante y quieren aportar algo a lo que los maestros les dejaron."
"Desde ese mismo concepto -interviene el pianista Hernán Cabrera-, pienso que el tango es una música joven porque apenas tiene cien años y recién empieza. Todavía no se lo puede poner en un museo porque no sabemos su final. Por eso, las búsquedas y los nuevos caminos que está tomando el tango hoy van a tener su importancia en la historia, aunque ahora no lo veamos."
La Nación

Contrairement à ce qui se dit ou à ce que l'on croit, le tango est une musique de jeunes, pas de vieux, dit Agustín. Je me réfère aussi au fait qu'il est né chez des gens jeunes dasn leur pensée, même si ça s'est trouvé que la majeure partie du temps, ils étaient jeunes par leur âge aussi. Troilo, quand il a monté son orchestre, avait autour de 23 ans. Et d'une certaine manière, ce qu'ont fait ces musiciens avec le temps, ce fut de continuer ce qu'ils avaient commencé dans leur jeunesse, jusqu'à leur mort, comme Osvaldo Pugliese. Mais le tango est une musique de jeunes, de types qui regardent vers l'avant et qui veulent contribuer en quelque chose à ce que les maîtres leur ont laissé.
Dans le même ordre d'idée, intervient le pianiste Hernán Cabrera, je pense que le tango est une musique jeune parce qu'elle a à peine cents ans et qu'elle vient tout juste de commencer. On ne peut pas encore la mettre dans un musée parce que nous ne connaissons pas sa fin. Pour cette raison, les recherches et les chemins nouveaux que le tango est en train de prendre aujourd'hui, vont avoir leur importance dans l'histoire, quand bien même nous ne le voyons pas maintenant.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Pour en savoir plus :
plongez-vous dans l'article de La Nación

(1) Un groupe de 15 musiciens, c'est un orchestre énorme pour les standards actuels. La Orquesta Escuela de Tango Emilio Balcarce, qui est financée par les deniers publics, ne compte sur scène que 17 musiciens (en fait, ils sont 19, puisqu'il y a deux pianistes et deux contrebassistes qui alternent pendant les concerts). Alan Haksten Grupp, c'est 11 musiciens, et c'est déjà un beau groupe bien imposant. La OTFF (la Fernández Fierro, qui officie tous les mercredis et un samedi sur deux rue Sánchez de Bustamante, au CAFF et dont je vous parle souvent dans ce blog) se compose de 12 musiciens, chanteur compris. A El Arranque, ils sont 8, en tout et pour tout.
(2) La orquesta típica est une formation qui compte obligatoirement un piano, un violon, une contrebasse et un bandonéon. Un certain nombre d'autres instruments peuvent s'ajouter sans détruire le caractère típico d'un ensemble, mais les 4 instruments cités sont indispensables. Ce type de formation est apparu dans les années 1910 et a été consacré comme traditionnel dans les années 1920, grâce à un pionnier de la radio, qui avait le sens de la formule et qui a trouvé cette expression, qui a fait fortune.
(3) Entendez Les rondelles de Ricotta. Ce groupe a pris le nom d'une sorte de gros cannelloni fourré qu'on fait à la maison ou qu'on achète tout prêt à enfourner, en tranches, chez les fabricants de pâtes fraîches qui sont à Buenos Aires aussi nombreux que dans n'importe quelle ville italienne.

vendredi 11 mars 2011

Festival indépendant : le programme des trois prochains jours [à l'affiche]


Demain samedi 12 mars 2011, à 18h, s'il ne pleut pas, Milonga d'ouverture du festival à San Juan y Boedo (attention, on avait annoncé initialement un coin de rue situé 100 mètres plus loin vers le nord, Boedo y San Ignacio). C'est gratuit.

Côté scène : la Orquesta Típica Agustín Guerrero (dont je n'avais encore jamais eu l'occasion de vous entretenir), le Alan Haksten Grupp (que vous connaissez nettement mieux), le Quinteto Negro La Boca, le trio Violentango, l'auteur-compositeur-interprète Juan Vattuone et le quintette de tango contemporain La Biyuya (1). Un DJ sera là aussi, celui de la Milonga del Morán, Mariano Romero.

Le concert doit être retransmis en direct par La Radio Rebelde.

Après-midi, le dimanche 13 mars, à partir de 19h, projection de deux courts-métrages, conférence du contrebassiste Horacio Cabarcos, exposition photographique organisée par Jorgelina Rueda et concert, à 21h30, du duo Rozencrom et du Richard Cappz Sexteto, le tout au Teatro El Fino, Paraná 673.

Entrée au concert : 20 $.

Lundi 14 mars 2011, à 21h, concert a la gorra (voir en partie médiane de la Colonne de droite ma Trousse lexicale d'urgence) :

Au programme : les groupes Bettinotti - Fernández (Gabriel Anonni au bandonéon, Federico Renati à la batterie, Javier Crego aux percussions et aux accessoires, Esteban Pueta à la guitare électrique, et Manuel Vazquez Guijo aux claviers) et Los Hermanos Butaca, que vous connaissez déjà.

Lieu : les locaux d'ADUBA, une association des enseignants de l'Université de Buenos Aires (UBA), c'est-à-dire une organisation syndicale et militante, rue Azcuénaga 770.

Bettinotti-Fernández se produiront aussi au Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini, le 23 mars, à 21h30, dans le cadre des concerts Tango de Miércoles, qui entame en ce moment sa 5ème saison ! Leur répertoire politiquement engagé et leur regard sans concession sur la société de consommation qui gagne du terrain en Argentine comme partout ailleurs en fait un groupe idéal pour la programmation toujours critique de la Sala Osvaldo Pugliese (Corrientes 1543).

Pour en savoir plus :
visitez le site Internet de la ADUBA, histoire de vous faire une meilleure idée de ce monde intellectuel dre gauche de l'Université de Buenos Aires (et rassurez-vous, il contient aussi sa bonne part d'intellectuels de droite, fortement conservateurs).
Connectez-vous au site Internet de La Radio Rebelde, sur lequel vous disposez d'un streaming pour écouter en direct (mais attention à l'heure locale, il y a pour le moment quatre heures de décalage entre Buenos Aires et la côte atlantique européenne).

(1) Dans ma deuxième anthologie bilingue, parue fin janvier 2011 chez Tarabuste Editions, Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, vous trouverez un chapitre consacré au répertoire original de ce groupe, animé par la chanteuse Marina Baigorria et le guitariste Pablo Dichiera, tous deux auteurs et compositeurs du groupe. Quant à Juan Vattuone, il est présent dans mon autre anthologie, Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, parue aux Editions du Jasmin.

lundi 21 février 2011

Festival Radio CAFF : le programme de la seconde semaine [à l'affiche]

Nouveau programme cette semaine pour la fin du 1er Festival de Tango de Radio CAFF avec concerts organisés au Club Atlético Fernández Fierro, Sánchez de Bustamente 764, dans le quartier de l'Abasto, et retransmis en direct par Radio CAFF (en streaming) et La Voz de las Madres (AM 530 en voie hertzienne), via Fractura Expuesta en streaming.

Jeudi 24 février 2011 à 22h : Diego Schissi Quinteto et Orquesta El Arranque, avec retransmission en direct par La Voz de las Madres.
Entrée : 35 $ avec location à l'avance (Café Musetta, Billinghurst 894, esquina Tucumán) ou 40 $ le jour même à la caisse du CAFF

Vendredi 25 février 2011, à 22h : Orquesta Típica Agustín Guerrero et Orquesta Típica Ciudad Baigón, avec retransmission sur Radio CAFF et Fractura Expuesta (mais sans retransmission hertzienne)
Entrée : 30 $ avec location à l'avance ou 35 $ le jour même à la caisse du CAFF

Samedi 26 février 2011, à 22h : Conjunto Falopa et La Chicana, avec retransmission sur Radio CAFF et Fractura Expuesta (sans retransmission hertzienne)
Entrée : 40 $ avec location à l'avance ou 50 $ le jour même à la caisse du CAFF.

Pour écouter les concerts en direct sur streaming (attention : les heures données sont celles de Buenos Aires, il y a 4 heures de décalage quand l'Europe est en heure d'hiver), vous disposez des liens avec Fractura Expuesta et Radio CAFF dans la rubrique Ecouter de la partie inférieure de la Colonne de droite.