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dimanche 9 août 2020

Hommage à Carlos Thays par Miguel Rep [Troesmas]

Carlos Thays (peut-être avec son fils), vers 1900 devant un bouquet d'ilex paraguensis
planté dans le Jardin botanique de Palermo
Archvio General de la Nación

Il y a une semaine, en partenariat avec l’Institut Français de Buenos Aires (Alliance Française), Miguel Rep, peintre et dessinateur de presse, rendait hommage à Carlos Thays, paysagiste français né en 1849 et décédé à Buenos Aires en 1934, à travers un clip dessiné à visionner sur Dailymotion.

Carlos Thays, caricaturé par Cao,
dans Caras y Caretas, paru le 29 décembre 1901
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Né Charles Thays, le paysagiste est arrivé en Argentine en 1889, sur le conseil d’Adolphe Alphand (1817-1891), ingénieur des ponts et chaussées qui avait secondé le baron Haussmann dans ses travaux de restructuration de Paris sous le Second Empire. Thays venait travailler à ce qui est aujourd’hui le Parque Sarmiento de Córdoba, dessiné à l’emplacement du tout premier jardin public disposé là sur l’ordre du président Domingo Faustino Sarmiento (1811-1888) afin d’accueillir la toute première exposition industrielle nationale en 1871.

Couverture d'une monographie de Carlos Thays
présentant le Jardin Botanique de Buenos Aires
à l'occasion du centenaire du pays (1910)
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Le 5 mai 1891, Carlos Thays remporta l’appel à candidatures lancé par la mairie de Buenos Aires pour doter la ville d’un premier parc public, aujourd’hui Jardín Botánico, dans le quartier de Palermo. Au terme de ce concours, Carlos Thays devint le directeur général des promenades de Buenos Aires.
Ce fut le point de départ d’une formidable carrière qui le conduisit dans presque toutes les capitales provinciales du pays qu’il couvrit de parcs et jardins à l’européenne. C’est lui qui a conçu les premières mesures pour constituer les chutes de Iguazú en parc national. C’est lui également qui a recherché les méthodes agronomiques mises en œuvre par les jésuites (1) pour faire de prospères plantations de yerba mate qui, à Misiones, Corrientes et Entre Ríos ne se récoltait plus que par cueillette sur des arbustes redevenus sauvages.

Carlos Thays posant en 1914 sur un banc de Plaza Francia, dans le quartier de Recoleta,
une des nombreuses places de Buenos Aires qu'il avait dessinées et aménagées
Archivo General de la Nación
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Carlos Thays s’est fait naturalisé argentin. Il a élu domicile dans un luxueux manoir qu’il fit construire dans le Jardin botanique. Ses descendants vivent toujours en Argentine.

Pour aller plus loin :



(1) Les jésuites avaient été chassés d’Espagne et des colonies en 1767 et peu à peu, l’art de cultiver l’ilex paraguensis s’était perdu, privant l’Argentine de récoltes assurées d’une denrée devenue essentielle dans les habitudes de consommation nationales.

jeudi 28 septembre 2017

Place au tango expérimental au festival Nuevo Baires Tango [à l'affiche]

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A l'initiative du compositeur et pianiste Marcelo Lodigiani, c'est un nouveau festival de tango qui commence ce soir à Buenos Aires. Un festival consacré aux nouvelles tendances musicales du genre et aux expériences dans un esprit d'ouverture et de liberté. Le mot d'ordre était le suivant : "venez et faites ce que vous voulez".

Le festival se déroulera dans trois quartiers, sur trois sites distincts, dont l'Alliance Française de Palermo (l'Alliance Française a plusieurs locaux à Buenos Aires).

Au programme, des concerts et une table ronde, avec remise de prix pour la clôture, lundi soir.

Entrée libre et gratuite avec réservation à l'avance obligatoire.

Página/12 a consacré un article-interview à l'événement dans son édition de ce matin.

Le festival dispose d'une page Facebook.

samedi 23 septembre 2017

Il m'arrive de causer dans le poste (en espagnol) [à l'affiche]



Ce week-end, ce matin et demain, aux aurores, Radio Rivadavia diffuse les deux interviews que j'ai enregistrées à Buenos Aires le mardi 5 septembre 2017, dans l'émission Juntos, animée par Nolo Correa, un des meilleurs intervieweurs du paysage audiovisuel argentin (l'émission dispose de sa propre page Facebook). Lui-même affirme qu'il laisse volontiers la parole à ses invités parce que c'est le meilleure façon de rendre son émission intéressante pour le public et pour lui-même, de faire de son émission un lieu où il apprend beaucoup de choses, où il s'enrichit autant que les auditeurs ou les téléspectateurs. Et cela en fait un hôte très apprécié, qui vous écoute vraiment, les yeux dans les yeux, au lieu de regarder sa montre. Et cela ne l'empêche pas de contrôler le temps d'antenne.

Le 6 septembre 2017, Café La Poesía (à l'étage, privatisé pour l'occasion)
entre Esteban Ocampo, à gauche, et Nolo Correa, à droite.

Avec lui, j'ai enregistré à deux reprises, d'abord dans le studio de Radio Rivadavia, seule, et le lendemain, à ma demande, en partageant le temps d'antenne avec l'historien et reconstitueur Esteban Ocampo, à l'étage du Café La Poesía (1), transformé en studio de télévision par Nolo et sa petite équipe. Des très beaux souvenirs de ce nouveau voyage en Argentine !


Au début de la semaine, j'ai mis en ligne sur les pages Radio de mon site Internet une courte interview donnée depuis la salle du Congrès d'histoire de San Juan à Concepto Radio, du journaliste Ricardo Olivera. Ce fut une entrevue tout à fait imprévue, obtenue au dernier moment par l'un des membres de la Junta de Estudios Históricos de San Juan, et donnée sur un téléphone portable, en espagnol et en direct, alors que je tâchais de mettre en place les documents à projeter quelques minutes plus tard dans ma conférence sur la Traversée des Andes telle qu'elle avait été rapportée par la presse européenne en 1817 (sources britanniques, françaises et suisses). L'acrobatie intégrale !


Au-delà de cette interview mémorable (pour moi, au moins !), je dois encore mettre en ligne deux autres entretiens, enregistrés quant à eux à Villa Mercedes (San Luis), au studio de Radio Cultura, là encore en direct, dans une émission du soir intitulée La Breve Palabra. Il s'agit de l'enregistrement de l'année dernière, que j'ai reçu pendant mon séjour dans la province de San Luis, et de celui de cette année, qui devrait m'être envoyé d'ici quelques jours. L'émission dure une bonne heure, j'ai donc du travail de découpage à réaliser pour donner à ces documents Mp3 la taille requise par l'hébergeur de mon site.

Dans le petit studio de Radio Cultura à Villa Mercedes
à ma gauche, la toute nouvelle présidente de l'Alliance Française de Villa Mercedes,
Andrea Campos Biassi

Une autre interview télévisée, prise au pied de la statue de San Martín, devant la mairie de Villa Mercedes, devrait m'être adressée d'ici peu, si les journalistes de la mairie tiennent leur parole. Elle est passée à l'antenne la veille de ma conférence au Colegio de Arquitectos de la Province de San Luis sur les sources francophones concernant la vie et l'œuvre de San Martín, en cette année du bicentenaire de la Traversée des Andes, dont les trois provinces de Cuyo (Mendoza, San Juan et San Luis) furent les grandes protagonistes.

Vous trouverez sur mon site Internet une série consistante d'interviews dans les deux langues sur l'ensemble de mes livres et des recherches qui les nourrissent.



(1) Cet établissement fait partie des rares cafés dont la fondation remontent aux années 1860. Horacio Ferrer en a intégré le nom dans une valse, dont la partition est de Raúl Garello,  Lulú, dédiée à sa femme, qu'il a rencontrée dans ces lieux, au cours d'une réunion organisée par... Nolo Correa, qui a en a fait sa tanière (su guarida) depuis longtemps...
Lulú fait partie du corpus de textes que j'ai traduits dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, publié aux Editions du Jasmin, en mai 2010.

mardi 22 août 2017

Mini-muestra en la Alianza Francesa de Villa Mercedes [à l'affiche]

Texte en français en-dessous

En el cuadro del encuentro que tendré a la tarde, este martes 22 de agoto del 2017, con los alumnos de la Alianza Francesa de Villa Mercedes (San Luis), proponemos en la sede de la entidad una muestra de algunos documentos históricos de Francia acerca de la vida del general en el país galo y su monumento en la ciudad de Boulogne-sur-Mer, donde falleció el 17 de agosto del 1850.
Se trata de folletos de propaganda política que se publicaron durante la Monarquía de Julio sobre la denominada "Question de La Plata", o sea el bloqueo francés en contra de Rosas, y de varios artículos de prensa, tomados de Le Figaro y Le Temps (1909).

Los documentos, los elegí en sintonía con el mes sanmartiniano agregando unas fotos que saqué en Boulogne-sur-Mer, en un día soleado de abril del 2016. El director de la Alianza Francesa, Agutin Vanella, se encargó de toda la tarea de armar, hoy, entre clases y clases, la muestra en el sede de esta Alianza historica, fundada hace casi 70 años y que sigue proponiendo la cultura francesa en esta parte de la provincia. Le agradezco a Agustin su manejo de la Alianza y por darme la posibilidad de dialogar con los vecinos, en pleno centro del Interior argentino.


Pour illustrer la rencontre que j'aurai ce soir, heure argentine, avec les élèves de l'Alliance Française de Villa Mercedes, dans la province de San Luis, dans le centre de l'Argentine, le directeur Agustin Vanella, dont je voudrais saluer ici le travail passionné et le sens du dialogue entre les cultures pour le plus grand bien de cette petite ville qui m'accueille pour la deuxième année consécutive, et moi-même commenterons une petite exposition que nous avons monté avec des documents historiques que j'ai choisis autour de la propagande politique qui existait en France dans les années 1840 autour d'une querelle que le gouvernement de Louis-Philippe puis la Seconde République entretinrent avec celui de Rosas à Buenos Aires et de quelques articles de presse, très pittoresques, qui nous racontent, chacun à sa manière, l'inauguration de la statue de San Martin à Boulogne-sur-Mer par une pluvieuse journée d'octobre 1909, à la veille du premier centenaire de l'Argentine.


A cette occasion, j'offrirai à l'Alliance Française mon second livre sur San Martin, l'anthologie de documents historiques, reprenant l'original français du fameux "discours" de Sarmiento sur les deux libérateurs continentaux. En fait un essai écrit, dans une maîtrise de notre langue qui fait honneur à ce grand écrivain et intellectuel argentin que fut Domingo Faustino Sarmiento.

samedi 19 août 2017

Mi programa argentino: ahora Villa Mercedes (San Luis) [à l'affiche]

Rumbo a Villa Mercedes (San Luis).

En route pour Villa Mercedes, dans la province de San Luis (Argentine)

Afiche de la Alianza Francesa de Villa Mercedes

vendredi 11 août 2017

Superbes affiches de l'Alliance Française de Martínez – Lindos afiches de la Alianza Francesa de Martínez [à l'affiche]

Francés arriba - Castellano abajo


L'Alliance Française de Martínez prépare déjà sa communication pour mes conférences du 1er septembre sur San Martín, l'une en français, l'autre en espagnol, entrée libre et gratuite.
La conférence en espagnol nous conduira, en train, sur les pas de San Martín, guidés par Juan Bautista Alberdi, le futur auteur de la Constitution fédérale de la République Argentine (1853), dix ans après cette rencontre mémorable à Paris, qui est rapportée dans San Martín par lui-même et par ses contemporains, que j'ai publié aux Editions du Jasmin, en 2014 et dont un exemplaire est à la bibliothèque de l'Alliance Française de Martínez, où je suis intervenue l'année dernière à la même époque.

Tomado de San Martín par lui-même et par ses contemporains
hacer clic para alta resolución

La Alianza Francesa de Martínez me mandó esos dos afiches sobre mis charlas del 1 de septiembre con entrada libre y gratuita. ¿Que les parece? ¡Qué lindos que son!
En la charla en castellano, nos tomará de la mano el propio Juan Bautista Alberdi en este París que descubrió en el otoño (septentrional) del 1843, tomando el tren hacia Grand-Bourg, unos 30 kilometros al sur de la capital francesa.

Tomado de San Martín par lui-même et par ses contemporains
hacer clic para alta resolución

En la charla en francés, expondré lo interesante que nos cuentan las fuentes francohablantes tan poco transcurridas en la Argentina con respecto al General San Martín.
Estos documentos están recopilados en versión bilingüe castellano-francés (con traducción propia) en mi libro, San Martín par lui-même et par ses contemporains, que salió a la venta en Francia en el 2014 en una editorial independiente del Gran París, Editions du Jasmin. Está tambien en la misma biblioteca la biografía que dediqué a San Martín en la misma editorial, San Martín à rebours des conquistadors.



Para saber más de mis actividades 2017 en la Argentina, hacer clic en la palabra-clave ART Arg 2017 en el bloque Pour chercher, para buscar, to search, arriba.
A vsitar también :

El texto de Alberdi se encuentra publicado en sus obras completas y reproducido en linea en Wikisource.

jeudi 10 août 2017

Mi programa 2017 en la Argentina [à l'affiche]

Mon programme en français sous ce lien

En este año del Bicentenario del Cruce de los Andes, mis actividades en la Argentina enfatizan mis investigaciones históricas, que sea sobre el propio General San Martín o el General Manuel Belgrano, en CABA, el 30 de agosto.

Hacer clic en la imagen para una alta resolución

Abajo las fechas y direcciones.

San Juan
Ministerio de Cultura y Turismo, Provincia de San Juan, y la Junta de Estudios Históricos de San Juan
Congreso Internacional de Historia "Caminos de Integración y Libertad", 17-18 de agosto – Entrada libre y gratuita.
17 de agosto, a las 10 y las 16:45: conferencias magistrales en el Centro de Convenciones, una sobre la imagen de San Martín en la prensa europea (Gran-Bretaña, Francia y Suiza), la otra sobre las fuentes de idioma francés sobre la vida y obra de San Martín
19 de agosto: charla sobre San Martín en París según Alberdi (1843), en los colegios afiliados a la Alianza Francesa de San Juan.

Villa Mercedes (San Luis)
Alianza Francesa
22 de agosto a las 10: Centro Educativo n° 9, San Martín en Francia y lo que nos dice Alberdi en el 1843, exposición a los estudiantes y docentes
22 de agosto: Cena en el Rotary Club
23 de agosto a las 10: Colegio n° 2 ex-Nacional, San Martín en Francia y lo que nos dice Alberdi en el 1843, exposición a los estudiantes y docentes - en el cuadro del centenario del Colegio
23 de agosto, a las 19:30: Rencontre avec les élèves de l'Alliance Française - Actividad en francés y castellano
24 de agosto a las 18: Colegio de Arquitectos, Nuevos aportes de idioma francés documentando la vida de San Martín, charla abierta a la comunidad – Entrada libre y gratuita - Universidad Nacional de Villa Mercedes – Actividad en castellano
24 de agosto a las 21: Nota radial en Radio Cultura de Villa Mercedes

Palermo – CABA
Regimiento de Infantería n° 1 "Patricios" y Instituto Nacional Belgraniano
30 de agosto, a las 14: François Casimir Carbonnier, el retratista francés de Belgrano, charla abierta a la comunidad.
Cuartel de Patricios, avda Bullrich 1425, Palermo. Entrada libre y gratuita (presentar DNI)
Actividad en castellano

Martínez (Buenos Aires)
Alianza Francesa, Pedro Goyena 1926
1er de septiembre, a las 17: Ce que nous disent les sources francophones sur San Martín ("Lo que nos cuentan las fuentes francohablantes sobre San Martín"), charla abierta a la comunidad – Entrada libre y gratuita - Actividad en francés
1er de septiembre, a las 19:30: San Martín en París con Alberdi, septiembre del 1843, charla abierta a la comunidad – Entrada libre y gratuita - Actividad en castellano

Florencio Varela (Buenos Aires)
7 de septiembre: Colegio del Centenario, San Martín en Francia y lo que nos dice Alberdi en el 1843, exposición a los estudiantes y docentes

Este programa puede tener cambios. Intentaré publicarlo en esta nota cada vez que tendré el tiempo para hacerlo.

Para más info, visitar las páginas Web de las entidades organizadoras :
Alianza Francesa de Martínez – sitio Web y Facebook
Instituto Nacional Belgraniano – sitio Web y Facebook

mercredi 19 juillet 2017

Le Marché ce week-end sur Plaza Francia [à l'affiche]


Alors que Buenos Aires est entré dans la période des vacances scolaires d'hiver lundi dernier, l'Alliance Française invite les Portègnes à découvrir la gastronomie française dans le cadre de l'exposition Le Marché, avec le soutien de la Ville Autonome de Buenos Aires.

La manifestation se tiendra les 22 et 23 juillet 2017, de 12h à 18h.

Bon courage aux gourmets pour affronter les frimas exceptionnels qui règnent actuellement sur l'Argentine, du nord au sud !

mardi 18 juillet 2017

Eté septentrional sur Barrio de Tango [ici]

Programa en la Argentina en castellano, haciendo clic en este enlace


Comme tous les ans à la même époque, à partir de ce week-end, consacré au salon du livre du FILM, à Saint-Cyr Coëtquidan, et donc en ce qui me concerne à la grande campagne libératrice continentale de San Martín, je vais ralentir le rythme de mes publications sur Barrio de Tango. Ici, en Europe, c'est l'été.



Pour moi, c'est la dernière ligne droite avant mon voyage annuel en Argentine et les désormais traditionnelles tournées de conférences dans l'Intérieur et dans la capitale fédérale et sa banlieue.

Photo de la conférence à l'Alliance Française de Martínez
l'année dernière, un soir de tempête (sudestada)
Quelques courageuses avaient osé sortir de chez elles, ce soir-là... Rien que des dames !
Espérons que le ciel sera avec nous, cette année !

Au programme :

  • un congrès international d'histoire à San Juan pour le Bicentenaire de la Traversée des Andes par le général San Martín, dont j'aurai l'honneur d'être la seule participante européenne grâce au Ministère provincial de la Culture et du Tourisme qui a souhaité m'inviter à la demande de l'Association de Recherche historique de San Juan (les 17 et 18 août 2017). Mes conférences sont programmées le 17, au Centro de Convenciones, à 10h et à 16h45. Elles porteront l'une sur l'image de San Martín dans la presse européenne après la traversée des Andes et pendant la campagne d'émancipation continentale et l'autre sur les sources francophones sur la vie de San Martín (sources françaises et suisses, original du supposé discours de Sarmiento à Paris en 1847).
  • Interventions dans les établissements scolaires affiliés à l'Alliance Française le samedi 19 août autour de San Martín à Grand-Bourg, tel que Alberdi nous en a parlé (texte de Juan Bautista Alberdi de septembre 1843, contenu dans San Martín par lui-même et par ses contemporains, que j'ai publié aux Editions du Jasmin),
  • plusieurs interventions à Villa Mercedes, au sud de San Luis, dans la province du même nom, dans deux établissements, le Centro Educativo n° 9 Dr. Juan LLerena, la matinée du 22 août, le Colegio n°2 Juan Esteban Pedernera (l'ex-Colegio Nacional) dans la matinée du 23 août, une rencontre informelle avec les élèves de l'Alliance Française le 22 à 19h30, un cocktail dînatoire au Rotary Club le 23 à 21h, une conférence universitaire sur les sources francophones qui enrichissent notre connaissance de la vie et la personnalité du général José de San Martín au Colegio de Arquitectos de la Universidad Nacional de Villa Mercedes (UNVIME) le 24 à 21h ainsi qu'une rencontre à l'Alliance Française, laquelle m'invite et organise l'ensemble de mon séjour sur place (du 21 au 24 août),
  • un exposé sur François Casimir Carbonnier, le peintre français qui exécuta le fameux portrait de Manuel Belgrano, à Londres, en 1815, pendant une mission diplomatique du général en Europe, un exposé en espagnol qui se tiendra à la Caserne du très historique Premier Régiment d'infanterie dit de Patricios (Parlermo), où l'Instituto Nacional Belgraniano a son siège (1).
  • une conférence à l'Alliance Française de Martínez  (le 1er septembre 2017), dans la très résidentielle banlieue nord-ouest de Buenos Aires, où j'étais déjà intervenue l'année dernière (2),
  • une journée au Colegio del Centenario, établissement scolaire privé de Florencio Varela, dans la grande banlieue sud de Buenos Aires (le 7 septembre),
  • et enfin une conférence, dont la date reste à fixer, au Museo del Regimiento de Granaderos a Caballo, situé dans l'emblématique caserne de l'Escorte Présidentielle, dans le quartier de Palermo, pour compléter la causerie que j'avais déjà donnée en 2013 à un groupe d'officiers de ce corps prestigieux (et très populaire) (3)


Au fur et à mesure que mon programme se précise, je le note sur mon site Internet et sur ma page Facebook, où vous pouvez le voir plus rapidement que sur ce blog (où je ne le publierai vraiment que lorsque tout sera arrêté).

L'année dernière à Villa Mercedes, au Salón Azul, la salle des fêtes municipale

Autrement dit, ce n'est pas le travail qui me manque actuellement pour préparer mes interventions, dont la quasi-totalité se feront en espagnol (il y aura peut-être une animation en français à Martínez mais rien n'est encore gravé dans le marbre).

Ma première conférence au Museo del Regimiento de Granaderos a Caballo (MRGC)
le 6 septembre 2013

Sur Barrio de Tango, j'envisage de reprendre une activité normale au début du mois d'octobre... Ce sera un été indien, n'est-ce pas ?

Ajout du 9 août 2017 :
Pour en savoir plus, consulter les pages Web des organismes qui m'invitent :
la Junta de Estudios Históricos de San Juan,
le ministère du Tourisme, de la Culture et de l'Environnement de San Juan (page Facebook et site Internet),
l'Alliance Française de San Juan (page Facebook et site Internet),
l'Alliance Française de Villa Mercedes,
l'Alliance Française de Martínez (page Facebook et site Internet),
l'Université Nationale de Villa Mercedes (page Facebook et site Internet),
le Rotary de Villa Mercedes,
l'Instituto Nacional Belgraniano (page Facebook et site Internet),
le premier Régiment d'infanterie de Patricios,



(1) Ce point est un ajout du 31 juillet 2017. modifié le 8 août (la première date avait été fixée au 4 septembre)
(2) Ajout du 25 juillet 2017 : deux conférences sont prévues, l'une de 17h à 18h30, en français (et sans traduction), sur les sources francophones de l'histoire de San Martín, l'autre en espagnol, de 19h30 à 22h, sur le Paris de 1843, celui dans lequel a vécu San Martín, celui dont Alberdi nous a parlé dans son récit de sa rencontre, inattendue et émouvante, avec le Libertador, le 14 septembre 1843. Son récit est devenu un classique de la littérature argentine.
(3) Comme le sont en France la Garde Républicaine ou la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris.

mardi 1 novembre 2016

Petit tour par San Juan – Article n° 5100 [Retour sur Images]

Façade de la maison natale de Sarmiento tôt le matin,
avec les décorations du bicentenaire
telles que Sarmiento lui-même les avaient imaginées pour les fêtes nationales
Entre réchauffement climatique et arrivée du zonda,
les arbres se croyaient déjà au printemps le 14 août

En août 2016, j'ai entamé ma tournée de conférences dans l'ouest argentin par la ville de San Juan, la capitale de la province homonyme, dans le nord de cette région géo-culturelle qu'on appelle Cuyo, d'un mot huarpe qui signifie "le sec", "le désert". Et c'est bien ce qu'est cette zone située aux pieds des Andes, à mi-distance entre la frontière nord et la frontière sud.

Face au Museo Casa Natal de Sarmiento, se tient le ministère provincial de la Culture et du Tourisme
avec quelques grosses bêbêtes dont les enfants raffolent et que recherchent les paléontologues argentins...

Le métier à tisser (telar) de Doña Laura dans la maison de Sarmiento
C'est avec ce type de métier que les Cuyaines ont tissé les étoffes
dans lesquelles ont été taillés les uniformes des soldats de l'armée des Andes
C'est aussi sur ce type de métier que les femmes tissent les ponchos et des tapis décoratifs

La tournée était organisée par les cinq Alliances Françaises de la région, établies à San Juan, Mendoza, San Rafael, San Luis et Villa Mercedes. Chaque directeur a tenu à me faire découvrir avec passion sa ville et ses environs d'une manière très complète et très intense, avec des rencontres humaines très chaleureuses.


Dans le patio, avec la directrice du musée Sarmiento et le directeur de l'Alliance Française
devant le figuier de Doña Laura Albarracín que son fils a immortalisé
et sa statue dans son fichu de femme humble qui travaille pour nourrir sa progéniture

A San Juan, j'ai donc visité les musées et la ville elle-même, surtout le musée provincial des Beaux-Arts Franklin Rawson (d'une modernité somptueuse dont vous n'avez pas idée ! Et la collection permanente, mama mía, il faut voir ça...), le Museo Nacional Casa Natal de Domingo Sarmiento (qui dépend donc du ministère de la Culture de Pablo Avelluto, au niveau fédéral), la Celda Histórica (qui n'a pas de page Internet à jour, depuis quatre ans). L'Alliance Française elle-même occupe une très belle maison traditionnelle qui a été inscrite au patrimoine historique de la capitale provinciale, à juste titre... Et le dimanche, son directeur, accompagné de quelques dames du conseil d'administration, m'a emmenée vivre au milieu des Sanjuaninos un petit bout d'un long week-end : promenade dans la montagne, sous la forte chaleur du viento zonda (1), déjeuner dans un petit restaurant des Sierras de Zonda, à la bonne franquette, puis goûter dans une micro-exploitation agricole bio, avec ses animaux (monsieur Verrat et madame Truie à la silhouette massive, quelques guanacos, des ânes, des chevaux, de la volaille de toutes les tailles) et son potager... Une Argentine intérieure que les touristes ne connaissent pas et qui vaut vraiment le coup, pour connaître quelque chose d'original, de simple et de vrai.

Signature du livre d'or de la Casa Natal de Sarmiento,
entre sa directrice et le directeur de l'Alliance Française

San Juan se présente avec ses deux grands personnages de dimension nationale et même continentale : San Martín et Sarmiento. Et il se trouve que mon livre, San Martín par lui-même et par ses contemporains (2), les réunit tous les deux. En cette année du bicentenaire de l'indépendance, ce lien dans un livre publié en France ne pouvait qu'arrêter l'attention des Sanjuaninos....

Ma conférence dans la petite salle capitulaire avec sa superbe charpente apparente

La salle capitulai juste avant la conférence
Sur le mur et le lutrin, des explications (en espagnol uniquement)

Le général José de San Martín a été de 1814 à 1816 le gouverneur légendaire de Cuyo lorsque San Juan appartenait à cet ensemble qui a été divisé en trois depuis (San Juan, Mendoza, San Luis).

Les reliefs de la région de Zonda, à quelques kilomètres de la capitale provinciale
Sarmiento avait créé un journal local qu'il avait intitulé El Zonda

A San Juan, lorsque San Martín faisait ses tournées pour organiser la défense des Provinces Unies du Sud (future Argentine) contre une éventuelle invasion par les absolutistes qui tenaient le Pérou et le Chili, San Martín retrouvait les principaux dignitaires indépendantistes, Laprida (voir plus bas), Fray de Oro, les deux députés de la province au Congrès de Tucumán, et De La Roza, le gouverneur délégué, dans un couvent de dominicains, dont la partie historique est devenue un musée, la Celda Histórica (la cellule historique). Cette cellule était le séjour que San Martín avait choisi comme hébergement dans ce qui n'était alors qu'un tout petit village de quelques centaines d'habitants.

Dans la campagne du petit village de Albardón dans les environs de San Juan
Une petite exploitation biologique offre ses produits cuisinés maison
aux clients de son Restoran de Campo
Le soir hivernal est en train de tomber
après une journée où les familles sont venues là se défouler

C'est dans cette partie historique, une ancienne salle capitulaire où les quatre hommes se concertaient, particulièrement émouvante, que j'ai eu l'honneur de faire une conférence qui portait sur Domingo Faustino Sarmiento et la vie de la fille de San Martín, Mercedes, dont c'était cette année le bicentenaire de la naissance.

L'autre grand personnage, c'est précisément Domingo Faustino Sarmiento, né dans cette ville en 1811 (et mort au Paraguay en 1888). Sarmiento est l'un des plus grands intellectuels argentins de la seconde moitié du XIXème siècle. Avec Juan Bautista Alberdi, né à Tucumán en 1810, et Bartolome Mitre, né à Buenos Aires en 1821, il forme le trio qui a marqué à jamais la vie intellectuelle et littéraire du pays comme l'a fait en France le quatuor formé par Corneille, Molière, Racine et La Fontaine pendant le Grand Siècle. Sarmiento fut aussi un homme politique très marquant : il fut gouverneur de San Juan, devenu province en soi, puis président de la Nation. Dans les années 1840, il vint en Europe et singulièrement en France étudier les systèmes scolaires mais aussi travailler les opinions publiques pour les dresser contre le gouvernement de Juan Manuel de Rosas, le leader du courant fédéraliste, alors qu'il était pour sa part un unitaire radical, au cœur de la guerre civile plus ou moins franche, plus ou moins larvée qui a ravagée l'Argentine entre 1820 et 1880. J'espère avoir pendant notre hiver septentrional le temps de travailler les enregistrements que j'ai fait de mes conférences et pouvoir les mettre en ligne sur mon site Internet (3), sur lequel pour le moment vous pouvez écouter celles données l'année dernière (conférence en espagnolconférences en français).

Retour à Buenos Aires
la Casa de San Juan, le patio central, originellement celui de la vie familiale
avec son puits au centre
C'est là qu'a vécu Sarmiento à partir du moment où il a été sénateur national
Un petit rayon de soleil dans une journée où la sudestada menaçait,
cette tempête caractéristique du Río de la Plata

La ville de San Juan s'enorgueillit de conserver la maison natale du grand homme, né dans une grande famille patricienne de Cuyo que les accidents de la vie déclassa. Ce qui est cause que Sarmiento a eu une éducation très distinguée pour ce qui est de sa connaissance du monde tout en étant un autodidacte qui n'a pas pu aller à l'école faute de moyens. Il fut même refusé au Colegio San Carlos de Buenos Aires parce qu'il était pauvre. Ces expériences traumatisantes en fit un partisan de l'école obligatoire, gratuite et laïque pour tous, et le père de la loi qui l'institua en 1883, malgré l'opposition d'une bonne partie de la société catholique et de l'épiscopat. La maison natale était une propriété de sa mère, doña Laura Albarracín, qui joua dans sa vie un rôle prépondérant, à côté de ses quatre sœurs, deux aînées et deux cadettes, qui ont toutes été elles aussi des intellectuelles, des artistes et des pédagogues d'envergure. En revanche, on connaît moins bien son père, José Clemente Sarmiento (1778-1848), qui travailla aux côtés de José de San Martín à l'aventure de l'Armée des Andes (il semble qu'il ait accompli plusieurs missions d'espionnage au Chili), et ses frères et sœurs morts pendant l'enfance. Domingo Sarmiento est plutôt discret sur eux et on ignore pourquoi...

Début de conférence à la Casa de San Juan - Casa histórica de Sarmiento
Aux côtés de la directrice de la Casa de la Provincia de San Juan en Buenos Aires

Les contacts pris sur place à San Juan, notamment à l'université nationale, eurent des conséquences à Buenos Aires, avec une conférence programmée au dernier moment à la Casa de la Provincia de San Juan, installée dans ce qui fut la maison particulière de Sarmiento dans la capitale fédérale, une maison traditionnelle de trois patios successifs, très belle, qui lui avait été offerte par un mécène car Sarmiento était d'une probité économique, qui fait désormais partie de sa légende et qui lui a interdit de s'enrichir. Tout au long de sa vie, il a donné tout son argent à des écoles, des hôpitaux, des universités, des musées, des bibliothèques et toute sorte de projets de développement de son pays. Là encore, ce fut pour moi une grande émotion que de présenter mes recherches sur ses écrits en français, devant un public d'historiens, de chercheurs en littérature et de conservateurs de musée, dans cette belle salle du premier patio, celui de la vie sociale du maître de maison dans la haute société portègne.

Pour aller plus loin :
Museo Provincial de Bellas Artes Franklin Rawson : site Internet et page Facebook
Museo Nacional Casa Natal de Sarmiento : site Internet et page Facebook
Alliance Française de San Juan : site Internet et page Facebook
Casa de San Juan en Buenos Aires : page Facebook

Ajout du 2 novembre 2016 :
lire cet article de La Nación sur les descendants de Francisco Narciso Laprida (1786-1829). Ils se sont tous rassemblés dans la maison de l'un d'entre eux, à San Isidro, dans la banlieue huppée de Buenos Aires, pour célébrer son anniversaire de naissance (qui tombe le 28 octobre).
En Argentine, les descendants des proceres (les grands hommes), notamment ceux qui ont pris part au processus révolutionnaire et indépendantistes, sont assez conscients d'un devoir envers la patrie du fait du nom qu'ils portent.



(1) Le viento zonda est un phénomène météorologique des Andes, un vent d'altitude qui réchauffe brutalement l'atmosphère en provoquant des frottements intenses entre masses d'air de température très différentes. On passe des 15° ordinaires en pleine journée en cette période d'hiver à des températures de 30° et plus en l'espace de 24 heures. Au sol, en pleine campagne, le zonda peut provoquer des tourbillons de vent qui déchaînent des tempêtes de poussière et de terre que les ruraux supportent mal. L'air devient exceptionnellement sec. La peau se craquelle si le zonda dure plusieurs jours et on a plus soif qu'en temps ordinaire. Ceci dit, si j'ai ressenti cette année la sécheresse de l'air sur ma peau (crème hydratante bienvenue), je n'ai jamais connu les désagréments des vents de poussière en me promenant à la campagne et pourtant, j'ai vécu déjà deux épisodes de zonda très longs dans les deux cas, en août 2015 et cette année, où le phénomène a duré près d'une semaine à chaque fois...
(2) Le premier tirage du livre est presque épuisé. Une nouvelle édition sera bientôt disponible chez l'éditeur, qui peut toujours honorer les commandes que vous pouvez faire chez votre librairie de proximité.
(3) Dès que la rédaction de mes prochains articles (Souvenir Napoléonien, à Paris, et Instituto de Investigaciones Históricas de la Manzana de las Luces, à Buenos Aires) et le démarrage de mon prochain livre m'en donneront la disponibilité. J'ai un bel hiver, bien occupé, qui s'annonce ! Ce que j'ai déjà pu mettre en ligne, ce sont deux interviews radio, l'une en français diffusée sur Radio Mercedes et l'autre en espagnol, diffusée en direct sur Radio Libertador, l'antenne de Radio Nacional à Mendoza. Il m'en reste une troisième à préparer, dont je viens de recevoir l'enregistrement (sur Radio Cultura, à Villa Mercedes)