vendredi 11 avril 2014

Quatrième Festival de Tango à ECuNHi [à l'affiche]


A partir de cet après-midi, vendredi 11 avril 2014, à 17h, et pour tout le week-end, le Centre Culturel de l'ONG Madres de Plaza de Mayo, EcuNHi (Espacio Cultural Nuestros Hijos), dans le campus de l'ex-ESMA, à Palermo, propose la quatrième édition d'un festival de tango d'un week-end qui rassemble des concerts, des cours de danse, une scène ouverte, etc... Nacho Iruzubieta accompagnera les chanteurs qui voudront s'emparer du micro, les danseuses Soledad Nani et Yuyú Herrera, les chanteuses Lidia Borda et Rita Cortese sont au programme de cette longue soirée festive, ainsi que l'orchestre de tango du Colegio Nacional de Buenos Aires, le lycée d'élite de la capitale argentine...

Susana Rinaldi, la marraine de l'événement depuis sa fondation, présentera la soirée musicale.

Pour en savoir plus, lire la présentation de la manifestation sur le site Internet du centre culturel et se connecter au profil Facebook du centre.
Voir également la dépêche de Télam.

jeudi 10 avril 2014

Un hommage à Troilo demain à Bien Bohemio [à l'affiche]


Le pianiste et compositeur Pepe Motta, le chanteur Jesús Hidalgo et le tangologue Fabio Zerpa seront réunis demain, vendredi 11 avril 2014, à la Casa de Titi Rossi, dans la tanguería Bien Bohemio de Boedo, dans le cadre des manifestations du Centenaire Troilo.

Tous à 22h à Bien Bohemio !

mardi 8 avril 2014

Lucio Arce et les musiciens de la Guardia Hereje rendent hommage à Alorsa [à l'affiche]


L'auteur-compositeur interprète Lucio Arce s'en va à La Plata rendre hommage à notre ami Alorsa, qui nous a quittés en août 2009 à moins de quarante ans. Pour l'occasion, les musiciens de La Guardia Hereje, qui accompagnaient toujours Alorsa (1), reformeront leur trio pour ce récital émouvant, qui aura lieu vendredi en huit, le 18 avril 2014, à 21h30, à l'angle des rues 17 et 71 dans la capitale provinciale au sud de Buenos Aires...


(1) Alorsa fait partie des auteurs présentés dans mes deux anthologies bilingues de tangos argentins, dans Barrio de Tango (Editions du Jasmin) et dans Deux cents ans après (Tarabuste Editions) où j'ai traduit une dizaine de ses textes, avec son accord et son appui. Mais il est mort avant la parution de l'ouvrage.

Le Quinteto Negro La Boca en sandwich au CAFF [à l'affiche]


Entre deux soirées de la Orquesta Típica Fernández Fierro, mercredi 9 avril à 22h et samedi 12 avril, à 23h, le Quinteto Negro La Boca, qui perpétue la tradition du tango anarchiste propre à ce quartier de la capitale argentine, se produira vendredi 11 avril 2014 à 22h, au CAFF,  Club Atlético Fernández Fierro (qui n'a de sportif que le nom!), Sánchez de Bustamante 764, une adresse que mes lecteurs connaissent désormais par cœur.

Les concerts de la OTFF sont à 80 $ l'entrée (à la caisse de la salle, ouverte une heure avant le spectacle.
Celui du QNLB est à 60 $ l'entrée.

Le concert du QNLB sera accompagné par le grand historien anarchiste Osvaldo Bayer, l'aimable sourire à la barbe fleurie de l'affiche, pour la présentation de leur premier DVD. Le spectacle, avec une très belle brochette d'invités, qui mêlera le tango, la murga et le hip-hop, donnera lieu à un enregistrement vidéo. La murga sera représentée par Malena D'Alessio de Actitud María Marta et par Andrés Vázquez de Falta y Resto (une troupe parmi les plus grandes du genre).

Pour en savoir plus sur le groupe, visitez son site Internet
Pour suivre la programmation du CAFF, visitez le site Internet du local.

Changement de professeur au Museo Casa Carlos Gardel [à l'affiche]


Il y a une semaine, pour des raisons de force majeure, les cours de tango gratuits et ouverts qui sont donnés toutes les semaines dans le patio de Carlos Gardel ont été interrompus.

Ils reprennent demain, aux mêmes horaires, avec un nouveau professeur, qui enseigne déjà dans une école de la Ville Autonome de Buenos Aires.

Hernán Reinaudo Trío au Tasso demain [à l'affiche]

Le guitariste Hernán Reinaudo, le bandonéoniste Nicolás Enrich et le contrebassiste Patricio Cotella présenteront demain un avant-goût de leur futur disque, qui mêle, dans des compositions originales, des influences de jazz, de musique contemporaine et de flamenco à leur vocabulaire tanguero d'origine.

Ce sera mercredi 9 avril 2014, à 22h, au Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa 1575, à San Telmo.

Entrée : 60 $ (ARG)


La chanteuse Patricia Fernández partagera cette soirée avec eux : elle aussi présentera son nouveau CD, intitulé Gota de Lluvia. Elle sera accompagnée à la guitare par Hernán Reinaudo.

lundi 7 avril 2014

Festival de chanteurs ce soir au Museo Casa Carlos Gardel [à l'affiche]


Deux groupes d'artistes se partageront cette soirée de la série Mis tardes con Gardel au Museo Casa Carlos Gardel, rue Jean Jaurès 735 dans le quartier de El Abasto.

D'un côté, Tango a Tres Bandas du trio de voix masculines, composé de Hernán Genovese, Jesús Hidalgo et Esteban Riera, de l'autre, la chanteuse Vanina Tagini accompagnée selon son habitude par le bandonéoniste Gabriel Merlino.

Entrée libre et gratuite ce soir, lundi 7 avril 2014, à 18h30, dans la limite des places disponibles.

Hommage de la guitare à Pichucho [à l'affiche]


Jeudi 10 avril 2014, à 21h, au Teatro Orlando Goñi, les chanteurs Sandra Luna, Viviana Scarlassa et Cucuza Castiello s'unissent aux guitaristes Javier Díaz González et Mateo Castiello (le fils de Cucuza) pour rendre hommage à Pichuco en cette année de son centenaire.

Vous pouvez suivre l'actualité du théâtre, situé Cochabamba 2563, à San Cristóbal, sur son profil Facebook.

Hommage au bandonéon pour lancer les Plenarios 2014 ce soir [à l'affiche]

Ce soir, à la Academia Nacional del Tango, au 1er étage du Palacio Carlos Gardel, Avenida de Mayo 833, ce lundi 7 avril 2014 à 19h30, le bandonéoniste Alfredo Cordisco, à 97 ans, racontera sa longue carrière dans les orchestres historiques de Julio De Caro, Roberto Firpo, Francisco Lomuto et dans son propre quatuor, en compagnie de Gabriel Soria, le premier vice-président de l'institution.

Alfredo Cordisco fera résonner le bandonéon de Aníbal Troilo, qui fait partie du précieux patrimoine du Museo Mundial del Tango. Cette participation du vénérable musicien prend place dans le cycle des soirées Las Estrellas del Tango cuentan su historia.

Le tango rituel de la soirée sera De pura cepa, milonga de José Ceglie enregistrée par Aníbal Troilo et son orchestre, le 22 novembre 1942.

Autre moment de la soirée, on visionnera en hommage à Troilo une scène du film Los Tres Berretines où il apparaît à l'âge de dix-huit ans, en train de jouer le tango Araca la cana de Enrique Delfino et Mario Rada.

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.


Un Festival Pichuco à Chascomus [à l'affiche]


La petite ville de Chascomus, dans la Province de Buenos Aires, prépare pour les 10 et 11 avril 2014 un festival d'hommage à Aníbal Pichuco pour marquer les cent ans de sa naissance, dans le cadre de sa seizième semaine du Tango, qui se prolongera tout le week-end.

Pour connaître le programme, voir la page de la manifestation sur le portail du tourisme de la Province de Buenos Aires.

samedi 5 avril 2014

Quand le destin de l'Amérique du Sud basculait, la France légitimiste regardait, incrédule et perplexe [Disques & Livres]

La bataille de Maipú
lithographie de Géricault,
datée de l'année de l'exposition du Radeau de la Méduse au Salon du Louvre
le peintre français n'a jamais mis les pieds sur place
ni rencontré les protagonistes
Le paysage sort comme l'ensemble de la scène de son imagination enflammée
par la lecture des journaux où il cherchait souvent ses sujets

Le 5 avril 1818, après la douloureuse surprise de Cancha Rayada, le 19 mars précédent où ses troupes avaient été surprises de nuit pendant une manœuvre et dispersées aux quatre coins de la province de Santiago (voir le préambule de mon article précédent sur la question), le général José de San Martín reprenait définitivement l'avantage contre les troupes coloniales pro-espagnoles, dans la plaine de Maipú, qu'on appelle aussi Maypo ou Maipo, à travers l'une des plus formidables batailles de toute la guerre d'indépendance, l'homérique bataille de Maipú, celle qui a donné son nom à une célèbre rue du centre de Buenos Aires, à des villes et des départements argentins, sans parler du champ de bataille lui-même qui se trouve au Chili et qui est à présent marqué par différents monuments commémoratifs auxquels on accède grâce à de larges avenues dans une vraie ville qui a pris la place de l'ancien domaine viticole ravagé par le combat en pleine époque de vendanges.

Le Journal des Débats du 7 juillet 1818
Le quotidien parisien raconte la surprise de Cancha Rayada qui date du 19 mars 1818

* * *

San Martín par lui-même et par ses contemporains,
Denise Anne Clavilier,
sortie prévue en mai 2014, à 24,90 € en librairie,
en souscription jusqu'au 30 avril au prix de lancement de 20 €.
384 pages, 150 documents historiques d'origine hispanophone, anglophone et francophone, avec traduction en français en vis-à-vis pour les textes en espagnol et en anglais, soit une trentaine d'auteurs divers, reflétant l'éventail des amis, partenaires, supérieurs et subordonnés, adversaires et ennemis que San Martín croisa au cours des soixante-douze ans d'une vie qu'il acheva en France, à Boulogne-sur-Mer, le 17 août 1850.

Episode n° 8

Pour lire la totalité des articles de présentation de ce nouvel ouvrage, cliquez sur le mot-clé SnM ant Jasmin dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.

* * *

La nouvelle de la bataille de Maipú parvint en Europe en juillet 1818, par Londres.

Première mention de Maipú dans le Journal des Débats
Nous sommes le 15 juillet 1818 et le rédacteur est dubitatif.
Pour sa défense, il y avait de quoi eu égard
aux cris de victoires poussés par Osorio trois semaines plus tôt.
La Cité dont il est question ci-dessus est ce qu'on appelle aujourd'hui La City à Londres.

Pour un autre regard sur ce moment-clé de l'histoire américaine, je vous renvoie à un précédent article que j'avais publié dans ce blog sur le sujet lorsque je vous présentais San Martín à rebours des conquistadors, la biographie française du héros argentin.
Londres devait cette primeur des événements du Nouveau Monde à la maîtrise des mers que la Royal Navy avait conquise à Trafalgar, contre l'Espagne et la France, en 1805 et aux déjà nombreux officiers et commerçants britanniques qui travaillaient aux côtés des indépendantistes, comme j'en compte plusieurs parmi les auteurs rassemblés dans ce nouveau livre (Samuel Haigh, William Miller, Basil Hall... - voir l'article que je leur ai consacré le 21 février dernier)

En France, régnait alors Louis XVIII qui venait de faire rétablir à Paris, en grande pompe et devant le ban et l'arrière-ban du royaume, la statue de son ancêtre Henri IV, à l'emplacement que nous lui connaissons aujourd'hui, sur le Pont-Neuf.

La France comptait déjà quelques quotidiens, beaucoup moins nombreux qu'en Grande-Bretagne. Le plus célèbre et le plus lu était sans doute le Journal des Débats, qui affichait alors des convictions légitimistes.
Comme vous pouvez l'imaginer, la nouvelle de la défaite du général espagnol Osorio défrisait cette France contre-révolutionnaire dont les messieurs qui se respectaient portaient à nouveau la perruque poudrée (1).
A Londres, le ton des journaux était tout autre : les victoires indépendantistes réjouissaient les députés des Communes comme les membres de la Chambre des Lords ainsi que les corporations, qui y voyaient la promesse de nouveaux marchés pour l'exportation de marchandises bon marché dont la révolution industrielle avait permis sur l'île la production à grande échelle.

En France, les gazetiers se plongeaient donc dans la lecture des quotidiens britanniques et en tiraient des articles qu'ils assaisonnaient de commentaires tendancieux. Le résultat ne manque pas de nous renvoyer à l'information souvent contestable ou approximative et parfois péremptoire dont nous bombardent nos médias modernes, malgré Internet et le temps réel à l'échelle de l'univers, sur les événements d'Ukraine, de Crimée, de Syrie ou du Venezuela.

Dans San Martín par lui-même et par ses contemporains, j'ai choisi de vous faire suivre ces événements à travers un journal francophone démocrate suisse, au ton très différent du réactionnaire Journal des Débats. Toute l'épopée est retracée en fin de volume, dans les annexes, à travers une trentaines d'articles qui s'étendent de juin 1817 à avril 1824.
Dans Barrio de Tango, je refuse que les campagnes de présentation que je développe autour de mes livres répètent les documents que j'ai traités dans les livres, car la masse du matériel disponible et inconnu chez nous ferait de cette stratégie un véritable gâchis (ou un chef-d'œuvre de paresse : moins j'en fais, mieux je me porte, délayons...).

Aujourd'hui, je préfère donc vous inviter à un voyage dans le temps : transportons-nous dans le Paris d'il y a deux siècles en lisant ce qui constitua l'information de nos lointains ancêtres dans un royaume de France encore occupé par les troupes coalisées, qui avaient définitivement battu Napoléon à Waterloo.

Le 18 juillet, le Journal des Débats se fait une raison et rend compte
de "la défaite de Maypo à 20 milles au sud de San-Jago"
Admirez la différence de taille entre cet article et celui du 7 juillet !

Dans le recueil à paraître en mai, vous pourrez constater à quel point les gazetiers européens de l'époque s'écartaient de la réalité des événements de ces lointaines contrées, les uns à cause de leur volonté de peindre en noir les faits (c'est le cas de notre Journal des Débats), les autres (c'est le cas du journal roman) à cause des maigres sources auxquelles le rédacteur avait accès et partant sa faible capacité de dresser une analyse critique valide des faits rapportés. Et pourtant, cette presse fut une des armes très efficaces que San Martín, de loin, sut utiliser pour mettre l'opinion publique européenne du côté des indépendantistes contre l'Espagne suffisante de la Restauration.

Le Journal des Débats reprend un article du Times le 19 juillet

Toutes les informations sur la souscription sont sur ce blog (mot-clé SnM ant Jasmin), sur mon site Internet et sur celui de mon éditeur, les Editions du Jasmin.
Nous serons d'ailleurs, l'éditeur et moi, présents demain à la Fête des Enfants organisée par le Lions Club d'Antony en faveur des enfants de cette ville des Hauts-de-Seine.

Le 15 août 1818, le Journal des Débats rend compte d'une lettre datée de Rio de Janeiro
plutôt acide à l'égard de San Martín, que l'on taxe de démagogie.
Je vous laisse découvrir les faits exacts
dans San Martín par lui-même et par ses contemporains.
Ici, on a peut-être affaire à une entreprise d'enfumage
de la part de Carlos de Alvear ou de l'un de ses sbires.

Avant ces faits inouïs, personne n'imaginait que
San Martín tenterait d'éviter les vivats de la foule.
D'où vient à ce curieux informateur une pareille analyse ?
San Martín est arrivé à Buenos Aires dans la nuit du 10 au 11 mai.
Inutile de vous dire que le 2 juin à Rio,
l'affaire était sans doute déjà connue dans ses moindres détails.
L'anecdote n'a d'ailleurs pas tardé à faire le tour du continent américain
comme un trait de caractère du général.

Pour lire d'autres documents historiques concernant ce grand personnage de l'histoire argentine, sud-américaine et occidentale dans ce blog :

Sur sa famille (les documents sont rares à nous être parvenus) :
San Martín en grand-père avec ses petites-filles, dans son exil à Evry – vous savez, la ville dont le nouveau Premier ministre français a été le flamboyant maire (bonus du blog en complément du livre)
Portrait par petites touches de son épouse, Remedios de Escalada (1797-1823), un autre bonus pour les lecteurs de mon blog
Mon article consacré au bicentenaire de leur mariage à Buenos Aires les 12 et 19 septembre 1812

Sur son action militaire :
Le code d'honneur qu'il imposa aux officiers de son régiment d'élite, les Grenadiers à cheval, aujourd'hui Escorte présidentielle (bonus en complément du livre)
Le combat de San Lorenzo (3 février 1813) raconté par San Martín dans son rapport au Gouvernement provisoire des Provinces Unies du Río de la Plata (figurera parmi les documents de San Martín par lui-même et par ses contemporains)
La bataille de Chacabuco (12 février 1817) en espagnol triomphant dans la Gazette de Buenos Aires (dont les textes figureront dans San Martín par lui-même et par ses contemporains) et en français grimaçant dans le Journal des Débats (bonus en complément du livre)

Sur la campagne libératrice du Pérou (1820-1821) :
Le général en chef au quotidien, tel que l'a observé l'officier écossais Basil Hall au large de Lima (1820-1821), un nouveau bonus en complément du livre
La stratégie de la campagne expliquée par San Martín lui-même à notre observateur britannique (le dernier bonus du blog en complément du livre sur ce point)

Sur son action politique :
Le jugement enthousiaste du cabildo de Mendoza (le conseil municipal d'Ancien Régime encore en vigueur) sur l'action du Gouverneur San Martín (bonus)
La campagne du Pérou vue de l'Espagne pendant la révolution libérale qui mit à l'écart le roi Fernando VII (Diario Constitucional de Barcelona), un autre bonus
Le gouvernement du Pérou analysé vingt ans après par un témoin français, Gabriel Lafond (un troisième bonus sur la question)

sur le mythe de San Martín :
Mon article sur le bicentenaire de son arrivée à Buenos Aires, le 9 mars 1812 (un entrefilet de la Gazette de Buenos Aires qui figurera dans San Martín par lui-même et par ses contemporains)
L'hymne au Général Libérateur José de San Martín (Himno al General Libertador José de San Martín)
La Marche de San Lorenzo (Marcha de San Lorenzo, avec en prime un dessin animé jubilatoire destinés aux écoliers argentins, pour les aider à mémoriser ce monument du répertoire patriotique)
L'inauguration d'une salle San Martín au Museo Histórico Nacional de Buenos Aires dans les séries Chroniques de Buenos Aires et Retours sur Images
Le programme de la journée consacrée à San Martín dans le voyage culturel que je vous propose à Buenos Aires avec l'agence de tourisme solidaire Human Trip (bientôt de nouvelles dates, pour un départ en novembre 2014)

San Martín par lui-même et par ses contemporains
la 4ème de couverture


(1) Ces mêmes perruques d'un autre temps que des galapiats de poètes romantiques, mené par cet agité de Théophile Gautier, allaient pêcher à la canne et à l'hameçon au parterre de la Comédie Française pendant les représentations d'Hernani, le drame de leur ami Victor Hugo, douze ans plus tard. Mais en 1818, ils étaient encore tous légitimistes et fiers de l'être. Un groupe de légitimistes dont Géricault faisait alors encore partie malgré certaines prises de distance dont Le Radeau de la Méduse est un des symptômes.

vendredi 4 avril 2014

Les cinquante bougies de Misa Criolla au Colón pour le jour du Seigneur [à l'affiche]


Ce dimanche 6 avril 2014, à 11h, à l'heure de la messe dominicale, l'ensemble Música Quantica Voces de Cámara interprétera la Misa Criolla de Ariel Ramírez au Teatro Colón, l'opéra de Buenos Aires, pour marquer les cinquante ans de cette œuvre suggérée au compositeur santafésin lorsque le Concile Vatican II eut autorisé la célébration de la messe en langue vivante.

La Misa Criolla est ainsi la première messe jamais composée et créée avec le nouveau texte espagnol de l'ordinaire.

Le reste du programme est composé de pièces religieuses de Bach, Mendelssohn, Messien et Britten ainsi que d'une seule pièce profane d'Eric Whitacre sur Léonard de Vinci et ses machines volantes...

Entrée libre et gratuite.
Retrait des places aujourd'hui 10h, aux guichets du théâtre (on fait plus commode pour les gens qui travaillent aux heures de bureau, comme presque tous les salariés dans cette mégapole du secteur tertiaire qu'est Buenos Aires mais on reconnaît bien là la politique constante du Ministère de la Culture portègne).

Página/12 annonce l'événement dans les pages culturelles de l'édition d'aujourd'hui.
Vous reporter au programme musical complet de la matinée sur le site Internet du Teatro Colón
Voir également le site Internet de l'ensemble (comme souvent avec les artistes argentins, il n'est pas vraiment à jour mais vous y trouverez des photos et pourrez les écouter chanter et jouer) et sa page Facebook.

jeudi 3 avril 2014

María José Mentana rend hommage à Troilo pour son centenaire [à l'affiche]


La chanteuse María José Mentana rendra hommage à Aníbal Troilo les samedi 5 et 12 avril 2014, à 19h30, à l'auditorium Kraft, Florida 681, avec un spectacle axé sur les différentes femmes qui ont compté dans la vie sentimentale ou musicale du compositeur : Zita, son unique amour et cinq chanteuses des plus talentueuses, Nelly Vázquez (1), Elba Berón, Aida Luz, Virginia Luque et Elsa Rivas.

Le spectacle comprendra des archives filmées, choisies et commentées par Gabriel Soria, et des moments chorégraphiés.

La chanteuse sera accompagnée par le Sibarita Trío.

Si vous réservez vos places à l'avance, au guichet de la salle, vous bénéficiez de 20% de réduction.


(1) Nelly Vázquez chante Barrio de Tango sur le disque Melopea offert avec Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, que j'ai publié en mai 2010 aux Editions du Jasmin.

Ariel Prat Intimo aux Chisperos [à l'affiche]


L'auteur-compositeur interprète murguero Ariel Prat présentera son nouveau spectacle, créé pour le carnaval de cette année, Intimo, aux Chisperos, Carlos Calvo 240, à San Telmo, le samedi 5 avril 2014, à 21h.

Amelita Baltar, tous les vendredis d'avril à Notorious [à l'affiche]


La chanteuse Amelita Baltar revient à Notorious, une belle salle de Recoleta, avec un récital au titre bien portègne, à prendre au second degré, comme d'habitude lorsque Buenos Aires se hausse du col : Astor et Vinicius : deux géants et moi.

Deux musiciens (1) qui ont particulièrement compté dans la vie et la carrière musicale de l'artiste. A ne pas manquer si vous vous trouvez à Buenos Aires.

Amelita Baltar chantera tous les vendredi de ce mois d'avril 2014, à 21h30, à Notorious, Callao 966.

Entrée : 140 $ (ARG).


(1) Astor Piazzolla, qui fut son mari, et Vinicius de Moraes.