mercredi 21 mars 2018

ARA San Juan : la commission parlementaire d'enquête se met au travail [Actu]

Le San Juan (photo AFP)

La si longtemps souhaitée commission bicamérale d'enquête sur la tragédie du ARA San Juan, disparu en mer sans laisser de trace à la mi-novembre, vient de se mettre enfin en place et elle a commencé ses auditions.

Quatre mois après l'explosion du bâtiment et la perte de ses 44 membres d'équipage, les familles continuent à supplier le gouvernement argentin de ne pas abandonner les recherches. Certaines ont maintenant reçu les propositions d'indemnisation des compagnies d'assurance : juste quelques dizaines de milliers de pesos argentins pour la mort d'un mari, d'un père ou d'un fils !

En France, il y a quelques mois, le journaliste et producteur de France Culture Guillaume Erner a consacré un numéro de son émission en ligne Superfail au sous-marin argentin, avec pour invité un historien qui travaille au service historique de la Défense, Alexandre Sheldon-Duplaix, un spécialiste de l'histoire des sous-marins, qui explique que ce genre de catastrophe n'est pas réservé aux pays émergents, il peut toujours n'importe quelle flotte militaire au monde.

Le départ du Sophie Siem qui allait participer aux recherches du sous-marin
en novembre dernier (photo Pablo Villagra pour l'AFP)

Pour aller plus loin sur les débuts difficiles de cette enquête parlementaire :
lire l'article de La Nación, qui fait la liste des onze dysfonctionnements qui affectaient le San Juan au moment où il a pris la mer en novembre.

Ajouts du 23 mars 2018 :
lire l'article de La Prensa sur les déclarations de Jorge Faurie, ministre des Affaires Etrangères, devant le Sénat. Ce diplomate de carrière a démenti tout acte hostile de la part de la Royal Navy aux abords des Malouines
lire l'article de Página/12 sur les familles des sous-mariniers qui, maintenant, exigent la démission du ministre de la Défense, le radical Oscar Aguad

Alfredo Astiz bientôt libéré ? [Actu]

"Dans la catégorie assassins, manquait plus que lui", clame la une
(traduction idiomatique et non pas littérale)

L'ex-capitaine de vaisseau Alfredo Astiz, que l'on a surnommé l'"Ange blond de la Mort", fait partie des criminels de la dictature qui pourraient bénéficier d'une mesure d'aménagement de sa peine, une mise en liberté restreinte qu'est la prison à domicile. On sait ce que cela signifie en terme de symbole (une vraie provocation à quelques jours de l'anniversaire du coup d'Etat) et pour la vie du voisinage. Le responsable policier Etchecolatz, qui avait bénéficié de cette mesure, cet été, et s'était installé à Mar del Plata, vient de retourner derrière les barreaux, dans le pénitencier de Ezeiza, non loin de l'aéroport international de Buenos Aires.

En ce qui concerne Astiz, qui a été condamné entre autres crimes pour l'arrestation, la torture et l'exécution extra-judiciaire de deux religieuses françaises, la mesure doit être décidée par un tribunal et il faut donc attendre ce qu'en diront les magistrats, qui ne sont pas tous acquis à ce type d'assouplissement des peines.

L'affaire est assez sérieuse, eu égard au caractère emblématique du sinistre détenu, pour que trois journaux s'en fasse l'écho ce matin : Página/12 qui en fait sa une, avec deux titres scandalisés, sur la première page et au-dessus de l'article concerné, La Nación qui se contente d'un simple entrefilet de deux paragraphes et Clarín qui publie un article complet.

Chaque chose à sa place, titrait Página/12 le 17 mars dernier,
lorsqu'on a appris le retour en prison d'Etchecolatz
que l'on reconnaît dans ce montage sarcastique

Ajout du 22 mars 2018 :
lire cet article de Página/12 sur les réactions nationales contre l'introduction du nom de Astiz dans la liste des possibles bénéficiaires d'une mesure d'allègement de peine

mardi 20 mars 2018

Avec Odeia, partez en Argentine. C'est moi qui vous accompagne ! [ici]


Comme tous les ans à la fin de l'été austral (nous y sommes), je reprends le rythme ordinaire de ce blog avec de nouvelles propositions autour de l'Argentine et de sa culture. Pendant la pause estivale, j'ai travaillé sur mon prochain livre qui a bien avancé, sur de nouvelles conférences, dont une que j'ai donnée le samedi 10 mars à Gretz-Armainvilliers, et sur de nouveaux circuits de tourisme culturel.

El Puerto y el Trabajo (le port et le travail), toile de Benito Quinquela Martín
sur le thème du port de La Boca, son quartier natal

Barrio de Tango fait donc (enfin) sa rentrée australe sous les auspices de l'agence de voyage Odeia, spécialiste à Paris du voyage organisé à haute valeur ajoutée. L'enseigne vient de faire appel à moi pour accompagner un voyage de 18 jours en Argentine au mois de novembre 2018, c'est-à-dire au printemps en hémisphère sud.

Ce circuit nous emmènera dans plusieurs lieux emblématiques :
  • la capitale fédérale, Buenos Aires, qui sera notre fil rouge puisque, dans cet immense pays, il faut toujours repasser par la capitale pour aller où que ce soit par la voie aérienne. Cette ville regorge de monuments historiques (surtout dans le centre, autour de Plaza de Mayo, dans les quartiers de Monserrat, San Nicolás et San Telmo), de musées modestes en taille mais riches en patrimoine inconnu chez nous, d'espaces verts, de tanguerías (salles de musique) et de véritables institutions gastronomiques ;
  • le Noreste, que l'on appelle aussi Litoral, en l'occurrence la province de Misiones, à la frontière du Paraguay et du Brésil, avec les inévitables chutes d'Iguazú et, ce qui est beaucoup plus rare et combien bien plus précieux, les vestiges d'une des villes fondées par les jésuites au début du XVIIe siècle, là où les bons pères ont permis aux Guaranis (1) de vivre en toute liberté, dans une fusion culturelle entre l'Europe et l'Amérique précolombienne, pendant cent cinquante ans, jusqu'à l'expulsion de la Compagnie de Jésus en 1767 – le Litoral est aussi le royaume de la yerba mate, du dulce de leche (confiture de lait), une invention des jésuites si l'on en croit la légende, et du chipá (sorte de gougère, à base de farine de maïs ou de manioc, avec du fromage et du jus d'orange), que l'on devrait aussi aux héritiers de saint Ignace de Loyola. Sans oublier le chamamé, la musique et la danse qui unissent le nord de l'Argentine et de l'Uruguay, l'extrême-sud du Brésil et tout le Paraguay ;
  • le Noroeste, en l'occurrence la province andine de Salta, où s'illustrèrent, pendant la guerre d'indépendance, le général Manuel Belgrano (1770-1820) et le gouverneur local, Martín Miguel de Güemes (1785-1821), chef de la Guerra Gaucha, la guerre des partisans contre les troupes coloniales envoyées par Lima pour combattre la Révolution. Egalement au menu dans cette province en forme de croissant : vestiges archéologiques du passé précolombien, œnotourisme d'altitude sur la Ruta del Vino de Salta, empanada salteña (2), tamales et savoureuses petites pommes de terre andines, le tout arrosé de folklore musical contemporain, autour de la chacarera ;
  • la Patagonie et ses provinces les plus australes, Tierra del Fuego (en France, nous en connaissons surtout le nom de la capitale, Ushuaia, grâce à un animateur de télévision devenu ministre de l'écologie ! Notre culture télévisuelle fait de nous les seuls Européens à vouloir nous y rendre) et Santa Cruz, où se trouvent les glaciers les plus célèbres du pays, dont le fameux Perito Moreno, le parc naturel national Los Glaciares et son musée, ultra-moderne, consacré à la glaciologie et aux enjeux planétaires que sont les réserves d'eau douce et le réchauffement climatique. Mais Ushuaia, ce fut aussi le plus terrible des bagnes (1904-1947), abondamment utilisé contre les anarchistes en 1910, à l'époque du Centenaire, et, pendant la Década Infame (3),contre les opposants de la toute première dictature anticonstitutionnelle (1930-1940). Aujourd'hui, il a été transformé en musée. Beaucoup d'infrastructures de ce petit archipel qui s'avance à la pointe du continent ont été construites par les bagnards, pour permettre à quelques pionniers d'aller explorer le cercle polaire antarctique (4). Un tango rend hommage à leur souvenir. Il s'intitule El penado 14 (le matricule 14) et fait partie du corpus que j'ai traduit et commenté dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins (Editions du Jasmin). Je vous propose de l'écouter sous ce lien, grâce à Todo Tango ; c'est un enregistrement de son créateur, Agustín Magaldi, un chanteur représentatif de l'esthétique portègne des années 1930.

Pour ce circuit, vous devrez emporter des vêtements légers et bien couvrants pour Iguazú (il y a des moustiques, comme dans toutes les grandes forêts subtropicales) et des vêtements chauds, puisqu'une grande fraîcheur, pour ne pas dire plus, règne perpétuellement sur le lac du Parque Nacional Los Glaciaires où nous ferons une jolie croisière au milieu des murailles de glace parmi les plus impressionnantes du monde.

Couverture de la partition originale de El Penado 14

Un programme, décrit jour par jour, est disponible sur le site Web de l'agence. Il va évoluer, sans modification du prix. Avec Odeia, je travaille en effet à l'enrichir en contenu culturel pour varier les plaisirs et les découvertes. Je vous en ai donné un aperçu plus haut, en résumant les atouts des principales étapes du parcours. Ces enrichissements, qui reposent sur mes propositions, mes connaissances, mes contacts sur place et ma passion de longue date pour ce pays, prendront la forme de visites non encore mentionnées dans des quelques haut-lieux historiques, des musées des beaux-arts (en Argentine, ils sont petits mais ils regorgent d'œuvres qui ne voyagent jamais), avec des arrêts gastronomiques précis et des spectacles authentiques, au milieu des Argentins, comme Barrio de Tango en a le secret !
Nous nous trouverons en Argentine le 20 novembre. C'est un jour férié qui rappelle la résistance nationale au blocus anglo-français, lorsque Louis-Philippe, en plein accord avec le gouvernement de la reine Victoria, prétendait imposer la liberté pour les Européens de naviguer sur les fleuves pour y faire du commerce, sans acquittement des droits de douane décidés par le gouverneur de la Province de Buenos Aires ! (5). Ce sera une expérience à vivre et qui pourra susciter quelques sourires amusés chez les Argentins s'ils découvrent notre nationalité. Nous jouerons le jeu. Ce sera aussi l'occasion ou jamais de déguster le locro, le plat traditionnel des fêtes patriotiques.

Pour découvrir une recette d'empanada, n'hésitez pas à regarder l'émission
Cocineros Argentinos, un rendez-vous quotidien de TV Pública
Ici, photo La Salteña, qui propose aussi une recette

A chacune de nos étapes, nous serons accueillis par un guide local, parlant français (quel luxe !), et avec qui je partagerai le plaisir de vous révéler les secrets du pays, de ses usages, de son histoire, de sa musique, de ses artistes. Nous descendrons dans des hôtels trois ou quatre étoiles. Nous serons reçus dans une estancia où nous découvrirons le travail agricole d'une exploitation ovine et le rituel d'un véritable asado argentin (l'agneau de Patagonie est très réputé, les Argentins prétendent même qu'il est supérieur à notre agneau de pré-salé. Nous en serons juges !).

Les fidèles lecteurs de Barrio de Tango savent que je dispose sur place d'un carnet d'adresses plutôt épais et que je connais les pièges à éviter (ceux que le secteur touristique local s'efforce de nous refiler à toute force mais je sais lutter contre cette tendance à tout standardiser). Je m'attelle actuellement à vous préparer des rencontres privilégiées et exclusives. Grâce à mes contacts parmi les artistes, les historiens et les guides, dont certains parlent notre langue, Odeia vous emmène hors des sentiers battus, dans l'Argentine des Argentins, loin des attractions passe-partout où l'on ne croise que des touristes. Vous rentrerez à la maison avec des souvenirs inoubliables, en ayant pu approcher une réalité argentine plus authentique que celle des cartes postales ordinaires.

Ruta del Vino dans la province de Salta
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Pour les internautes qui découvrent mon blog aujourd'hui, rien n'est perdu. Prenez le temps d'explorer le contenu de Barrio de Tango – il contient plus de 5 500 articles. Disposés en tête de chacun d'eux, des mots-clés sont là pour vous orienter dans les différents thèmes que j'aborde depuis juillet 2008. Vous pouvez aussi utiliser les liens internes que vous trouverez dans la Colonne de Droite (partie supérieure) ainsi que le lien externe vers mon site Internet (qui présente l'ensemble de mes activités). Les mots-clés toponymiques, Salta, Misiones, Santa Cruz, Tierra del Fuego et Monserrat, vous permettent de voir remonter tous les articles sur ce qu'il se passe dans ces provinces, cette ville ou ce quartier.

* * *

Circuit en Argentine
avec un guide local francophone à chaque étape et une conférencière-accompagnatrice
Mardi 6 novembre – Vendredi 23 novembre 2018
18 jours / 15 nuits
Aller-retour en vol direct Paris-Buenos Aires
Vols intérieurs et transferts aéroports
Autocar Grand Tourisme tout au long du séjour
5 975€ TTC par personne
(sur la base de 15 participants payants, en chambre double)

Pour toute inscription avant le 15 juin 2018,
l'agence propose une réduction de 70 € par participant.

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Afin que le groupe soit souple et propice aux échanges conviviaux, il doit conserver une taille humaine. Le nombre de places est donc limité mais il en reste encore. Vous pouvez donc toujours vous inscrire. Faites-le auprès d'Odeia après avoir pris connaissance des conditions commerciales sur le site Web. Vous y trouverez un descriptif qui prend en compte toutes les étapes et un formulaire d'inscription.
L'équipe d'Odeia se tient à votre disposition pour toute information supplémentaire. Si vous ne connaissez pas encore cette agence, allez la découvrir sur son site Internet, en toute tranquillité, depuis votre salon. Odeia est une société du groupe Wagram Voyages, avec une équipe dynamique, composée de professionnels multilingues très courtois. Je l'ai constaté de mes propres yeux.

Cliquez sur la carte pour vous repérer en haute résolution

Pour préparer d'ores et déjà votre voyage, n'hésitez pas à découvrir mon propre tour d'Argentine dans mon dernier livre, Contes animaliers d'Argentine, paru aux Editions du Jasmin : le Litoral, le Noroeste et la Patagonie en font partie. C'est Salta qui ouvre le recueil avec une histoire... d'empanada, de renard et de tatou.
Sur le temps fort que fut la guerre d'indépendance, j'ai publié plusieurs articles dans ce blog (sous le mot-clé Bicentenaire) et j'ai écrit deux ouvrages sur le général José de San Martín (1778-1850), avec lequel tant Manuel Belgrano que Martín Güemes ont su collaborer entre 1814 et 1820.
Mon prochain livre, qui doit paraître aux Editions de La Bisquine, portera sur d'autres épisodes de cette même époque fondatrice, que nous découvrirons ensemble, sur Plaza de Mayo et dans le quartier de Monserrat, à Buenos Aires, puis à Salta.
Et pour une première approche de la ville de Buenos Aires, Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins a été conçu comme une balade urbaine, dans l'histoire, les quartiers, les coutumes de cette vaste cité de 3 millions d'habitants. Parce que le tango, c'est la musique et la poésie par excellence de cette ville. C'en est même l'âme, le génie, le duende, comme disent ses habitants.



(1) A la même époque, les populations aborigènes étaient réduites au servage partout sur les terres du roi d'Espagne, sauf dans les réductions ou missions concédées à des ordres religieux (les franciscains au nord du continent, les jésuites au sud). Les jésuites avaient donc obtenu un privilège royal pour ces terres situées au Paraguay et tout autour. Les laïcs d'origine européenne n'avaient pas le droit d'y pénétrer (sous peine d'excommunication). De petites républiques agraires utopiques purent ainsi s'y développer et leur prospérité participa au projet du roi de se débarrasser de la Compagnie de Jésus. Ces vestiges des missions jésuites ont été inscrits au Patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO.
(2) Il s'agit d'un chausson farci à la viande, si bien identifié à cette province qu'un industriel n'a pas hésité à emprunter l'adjectif "Salteña" pour en faire un nom de marque de pâte à empanada prête à l'emploi (d'excellente qualité d'ailleurs). La recette de Salta a beau varier d'une famille à l'autre, elle n'en donne pas moins lieu, en Argentine, à des disputes picrocholines sur les ingrédients, les modalités de préparation et d'assaisonnement, comme c'est le cas en France quand nous parlons gratin dauphinois ou gratin savoyard dans les Alpes ou galette et crêpes en Pays Gallo (à l'intention de mes lecteurs sud-américains, le Pays Gallo est en Bretagne)
(3) Sur la Década Infame (1930-1940), reportez-vous à mon article intitulé Vademecum historique, dont vous trouverez le lien dans la partie centrale de la Colonne de Droite.
(4) L'une de ces frégates d'exploration, la ARA Corbeta Uruguay, a été désarmée et transformée en musée national. Elle est maintenant amarrée définitivement dans le port de Buenos Aires, dans le quartier de Puerto Madero. Nous la visiterons si vous le souhaitez.
(5) Le 20 novembre 1845, a eu lieu la bataille fluviale de Vuelta de Obligado sur le Río Paraná. Techniquement, il s'agit d'une victoire française. Mais une victoire à la Pyrrhus. En effet, les Argentins avaient tenté d'empêcher la flottille étrangère de remonter le fleuve mais, après bien des efforts et des échanges d'artillerie nourris, les navires étaient parvenus à passer. Au prix de graves avaries qu'aucun des équipages ne parvint à faire réparer. Pas plus qu'ils n'arrivèrent à écouler leur cargaison puisque les Argentins boycottèrent ces produits impérialistes. Ce fut donc une défaite politique, commerciale et diplomatique retentissante pour les puissances européennes (qui avaient sans doute espéré profiter des divisions causées par la guerre civile en Argentine) et une victoire de même nature pour la Confédération Argentine, qui était parvenue à reconstituer une certaine unité à cette occasion. Il s'ensuivit à Paris un rude débat parlementaire qui dura plusieurs années. Ce n'est que très récemment, sous le mandat de Cristina Kirchner, que cette date est devenue fériée, dans le but de développer le tourisme intérieur et de compenser, par une journée non travaillée mais payée, le petit nombre de jours de congés légaux auxquels ont droit les salariés déclarés (pour ceux, très nombreux, qui sont embauchés au noir, c'est une autre histoire !)

Miguel Angel Estrella ce soir au CCC Floreal Gorini [à l'affiche]



Le pianiste classique Miguel Angel Estrella, grand militant des droits de l'homme depuis la dictature militaire de 1976-1983, ce qui lui a valu d'être arrêté arbitrairement et torturé, puis libéré à cause de la pression de l'opinion publique internationale, surtout européenne, donnera ce soir, mardi 20 mars 2018, à 20h, un concert gratuit, au CCC Floreal Gorini, Corrientes 1543, pour marquer d'ores et déjà le 42ème anniversaire du coup d'Etat de Rafael Videla, lequel est commémoré tous les 24 mars. Or cette année, la date tombe le samedi d'avant les Rameaux, donc à un moment où tout le monde se prépare à la fête de Pâques et aux jours fériés de la Semaine Sainte.

Le concert, intitulé Piano pour se souvenir, aura lieu dans la petite salle Osvaldo Pugliese, au rez-de-chaussée du Centre culturel pour la coopération (régime coopératif), au fond du bâtiment, au-delà de la librairie et de la cafétéria.

La manifestation s'inscrit délibérément dans un courant politique d'opposition, opposition à laquelle appartient clairement le musicien, qui a cessé d'exercer ses fonctions d'ambassadeur argentin à l'Unesco lorsque le gouvernement de Mauricio Macri a pris ses fonctions.

Il faut retirer les places au guichet à partir de 19h. Inutile d'ajouter que, vu la personnalité du musicien, il faudra se présenter tôt car il risque d'y avoir beaucoup de monde.

Pour aller plus loin :
voir le communiqué du CCC sur le site de ce dernier.

Oscar López Ruiz ressort son livre sur Piazzolla [Disques & Livres]



Oscar López Ruiz est l'un des guitaristes des formations de Astor Piazzolla. Deux ans après la mort du maître, il avait fait paraître un livre où il racontait ses vingt-cinq ans de collaboration avec lui. On était alors en 1994. Depuis le livre était épuisé.

Il ressort en cette rentrée, plus de vingt-cinq ans après la disparition du compositeur.


C'est un livre plein d'anecdotes qui présente un Piazzolla au quotidien, légèrement dingue sur les bords, au comportement incontrôlable...

Página/12 en fait la une de ses pages culturelles, avec une longue interview de l'auteur, dans son édition de ce mardi.

lundi 19 mars 2018

Il y a deux cents ans aujourd'hui : la surprise de Cancha Rayada [Bicentenaire]

Il y a deux cents ans aujourd'hui, le général José de San Martín, libérateur de l'Argentine, du Chili et du Pérou, subissait son unique revers militaire dans les douze ans qu'il a consacrés à la guerre d'indépendance du continent.

De nuit, à la fin du carême, comme c'est aussi le cas cette année, alors qu'il n'avait pas même encore donné aux hommes l'autorisation de mettre les fusils en faisceau pour le bivouac, les forces absolutistes placées sous les ordres du général Osorio, gendre du vice-roi du Pérou, l'attaquèrent par surprise, semant dans les rangs chilo-argentins qu'il commandait une panique rapide qui aboutit à la dispersion de l'armée patriote et indépendantiste. Le Directeur suprême du Chili, Bernardo O'Higgins (1778-1842), fut gravement blessé à cette occasion : une fracture ouverte au bras, ce qui, dans les conditions médicales du début du XIXème siècle, mettait véritablement sa vie en danger. San Martín, avec sa garde et une partie de son état-major, parvint à réaliser une retraite sûre jusqu'à San Fernando, d'où il s'appliqua, pendant trois jours, à rassembler ses troupes, sans dormir ni changer de vêtements.

Article paru en France le 7 juillet 1818
dans les colonnes du Journal des Débats
Dans ces années-là, le JDD s'aligne parmi les royalistes,
fidèles à aux frères de Louis XVI rentrés d'exil "dans les bagages des coalisés"
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L'homme était si populaire au Chili que lorsqu'il rentra à Santiago, hirsute, sale et épuisé, il fut acclamé par la population civile. A sa plus grande surprise. Il n'avait jamais vu qu'on acclame un commandant qui ne revenait pas vainqueur. Mais un bruit avait couru à Santiago dans la nuit du jeudi 19 au vendredi 20 mars : San Martín, écrasé par sa défaite, s'était donné la mort sur le champ de bataille. Quant à O'Higgins, il avait disparu dans la déroute et on ne savait pas ce qu'il était advenu de lui. Une peur immense avait saisi les habitants de Santiago à l'idée de perdre un officier d'une telle qualité et un chef d'Etat énergique dans l'enjeu qu'était la résistance d'un Chili indépendant face aux tentatives de reprise en main des royalistes, commandés par la très coloniale Lima, avec en arrière-fonds le souvenir cuisant de la lointaine bataille de Waterloo, qui trois ans auparavant avait porté le coup de grâce à l'épopée napoléonienne (1). On a conservé des descriptions de la capitale saisie de panique, avec des familles qui pliaient bagages et partaient, dans un désordre invraisemblable, se réfugier à Mendoza, de l'autre côté des Andes.

La réussite de son coup de main surprit Osorio lui-même : ses rapports militaires montrent qu'il est soudain pris d'une exultation qui se transforme très vite en forfanterie. Une perte de lucidité qui allait lui coûter cher. Cette réaction disproportionnée nous en dit long sur la réputation militaire dont jouissait San Martín et sur la peur qu'il inspirait à l'ennemi.
Trois semaines plus tard, Osorio était vaincu à Maipú et, oubliant toute règle de l'honneur, il prenait la fuite avant même la fin des combats. Ces trois semaines, San Martín les avait employées, heure par heure, à reconstituer ses forces, malgré un calendrier peu propice à un tel retournement de situation. Imaginez seulement que la Semaine Sainte et ses nombreux exercices spirituels s'étaient immiscés dans l'entraînement et les manœuvres préparatoires à la bataille définitive. Et de fait, le dimanche 5 avril, Maipú marqua la fin des espoirs des pro-Espagnols de reprendre quelque contrôle que ce soit sur le Chili (2).

Aujourd'hui, à Buenos Aires, La Nación marque le coup en publiant une chronique de l'historien Daniel Balcameda sur cet épisode assez mal étudié de la guerre d'indépendance.



(1) Or les Sud-Américains avaient commencé à rapprocher San Martín de Napoléon, après qu'il avait traversé les Andes, en janvier et février 1817, pour libérer le Chili, retombé en 1814 sous la coupe du vice-roi du Pérou.
(2) Cette "surprise de Cancha Rayada" est amplement documentée dans mon livre, San Martín par lui-même et par ses contemporains, que j'ai publiés aux Editions du Jasmin.

Prochaine présentation d'un poupon trisomique à la Legistatura Porteña [Actu]



Demain, mardi 20 mars 2018, se tiendra à la Chambre législative de la Ville Autonome de Buenos Aires, Perú 160, une première, peut-être mondiale : un fabriquant de poupées réalistes sort un poupon au visage trisomique, en version fille et en version garçon.

L'événement prend place alors que le débat sur la dépénalisation de l'avortement fait déjà rage dans la presse et dans l'opinion publique, avant même d'arriver dans l'hémicycle, et alors que la légitimité d'une IVG en cas de malformation de l'embryon se discute, à côté d'autres motifs, dont les questions économiques ne sont pas exclues.

Il va sans dire que l'entreprise avait lancé son projet bien avant que le gouvernement ne propose ce projet de loi à la rentrée, il y a quelques semaines. Son but est donc distinct de la question de l'avortement : c'est l'intégration des handicapés dans la société argentine.
Alors, bravo à la Casita de Muñecas pour cette courageuse initiative commerciale et culturelle !

La presse, un peu dépassée, se contente d'ailleurs de reprendre les termes du communiqué de la société commerciale...

Pour aller plus loin :

ARA San Juan : déclassification d'un document par le Premier ministre [Actu]

La réponse du gouvernement arrive sous forme écrite sur le bureau de la Chambre
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Pour répondre à une question de l'opposition à la Chambre des députés, le Premier ministre argentin, Marcos Peña, a sorti l'artillerie lourde : il a dévoilé un document couvert par le secret défense et qui ferait apparaître, s'il est authentique, que le sous-marin disparu, l'ARA San Juan, aurait longé les îles Malouines pour surveiller les activités des Britanniques.

Copie du document remis aux parlementaires
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Surprenante révélation à l'heure où la Grande-Bretagne sort le grand jeu contre la Russie et à la veille d'une importante réception à Buenos Aires, celle du G20 que Mauricio Macri accueille aujourd'hui au très laid Centro de Exposiciones du quartier de Recoleta (1).

Pour en savoir plus sur les déclarations de Marcos Peña :


(1) A dire vrai, il y avait des lieux beaucoup plus agréables dans cette ville pour accueillir les vingts chefs d'Etat et de Gouvernement du groupe ! Peut-être des questions de sécurité ?

jeudi 15 mars 2018

Le gouvernement argentin ne voit rien à redire aux comptes offshore [Actu]

La photo principale de la une de ce matin
montre le Premier ministre à la tribune de la Chambre
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Il y a plusieurs semaines, des ministres ont été convaincus, notamment grâce à des enquêtes journalistiques, d'être titulaires de comptes offshore. C'est en particulier le cas d'un des ministres dans le secteur de l'économie. L'affaire donne lieu à un débat assez vif au Congrès. Le Premier ministre vient d'y déclarer qu'il ne voyait pas où était le mal, qu'ouvrir un compte offshore n'était pas un acte de corruption tandis que tel ou tel comportement reproché aux membres du gouvernement précédent en était. Ben voyons ! C'est toujours les autres qui ont tort. Or le gouvernement a fait de la lutte contre la corruption un axe essentiel de son action politique ! C'est assez mal parti avec des arguties pareilles.

Il y a quelques semaines, un universitaire espagnol avait piégé le ministre de l'Economie argentin en visite dans la Péninsule : il lui avait demandé comment il pouvait espérer que des investisseurs étrangers placent leur argent en Argentine si les membres du propre gouvernement du pays mettaient eux-mêmes le leur à l'abri dans des paradis fiscaux. Le ministre était resté sans voix devant cet argument massue.

Sur l'étonnante conception de la corruption et de l'honnêteté du Premier ministre argentin et les réactions narquoises de l'opposition, lire la presse du jour ou d'hier :
lire l'article de Página/12 sur l'intervention de l'ancien ministre de l'Economie, avec vidéo intégrée (il n'a pas mâché ses mots et a rappelé que dans la plupart des pays démocratiques où les noms de responsables politiques avaient été cités dans le Panama Papers, ces hommes avaient été contraints à la démission très rapidement, ce qui est exact)
lire l'article de La Prensa, qui n'est pas vraiment dupe du raisonnement spécieux du ministre
lire l'article de Clarín, qui prend plutôt le parti du gouvernement contre l'opposition aux attaques sauvages.

A Arras, le salon du 1er mai s'affiche ultra-militant [ici]



Comme presque tous les ans, je serai à Arras, le 1er mai prochain, au Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale, organisé par l'association militante Colères du Présent.

Je dédicacerai mes ouvrages sur la culture populaire de l'Argentine sur le stand des Editions du Jasmin, qui se tiendront sous le chapiteau Jeunesse, même si leur catalogue est généraliste.


Comme presque sur tous les salons, dégustation gratuite de vrai mate argentin sur le stand.

Entrée libre et gratuite, bien entendu !

L'association organisatrice a d'ores et déjà publié une brochure de présentation du salon de cette année, avec un programme d'animations dans la région dans les jours qui précèdent.

mardi 13 mars 2018

La Prensa fête les cinq ans de François à Rome [Actu]

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Le quotidien La Prensa a fait ce matin sa une sur le cinquième anniversaire de l'élection du Pape François.

Tous les quotidiens reviennent sur l'information aujourd'hui mais La Prensa est le seul à y consacrer sa première page.

Lisez dans La Prensa le témoignage du plus médiatique des curés de bidonvilles, chargé de cette mission par l'ancien archevêque de Buenos Aires (deuxième photo de la une ci-dessus). Il analyse le message pastoral de celui qu'il a connu comme évêque et qui est maintenant le Souverain Pontife.

Une du 14 mars 2018
La photo principale relève d'un fait divers
où police et voleurs ont échangé des coups de feu
L'un des policiers a succombé à ses blessures à l'hôpital
Cliquez sur l'image pour une plus haute résolution

Ajouts du 14 mars 2018 :
Dans un article, La Nación publie et commente le texte d'une lettre conjointe d'hommes et de femmes politiques de la majorité et de l'opposition unis (pour une fois) pour féliciter le Saint Père à l'occasion de cet anniversaire. Ces militants tutoient le pape en le remerciant chaleureusement pour toutes ses prises de position et en renouvelant l'expression de l'espoir du pays de le voir venir y faire une visite pastorale... Un miracle ! Reste à savoir s'il est petit ou grand.
Sur le même sujet, lire l'article de Clarín

Ajouts du 15 mars 2018 :
lire l'article de La Nación sur la genèse de cette lettre conjointe qui symboliserait la réconciliation politique en Argentine, cette réconciliation posée par François comme une condition sine qua non à sa visite à son pays natal
Sur le même sujet, à nouveau un article dans Clarín (les deux quotidiens se tiennent à la culotte)

Ajouts du 17 mars 2018 :
lire l'article de Clarín sur la réponse de François, qu'il a adressée au président de la Conférence épiscopale
lire l'article de La Nación sur cette même réponse
lire l'article de La Prensa

Ajout du 18 mars 2018 :
lire l'article de Página/12 sur ce sujet (le journaliste Washington Uranga continue à se mélanger les pinceaux, sans doute volontairement, sinon cela vaudrait dire qu'il est idiot, en qualifiant le président de la conférence épiscopale de "chef" des évêques, ce qui est une énorme erreur d'analyse, puisque le "chef" des évêques, c'est le pape d'un point de vue juridique et le Christ sur le plan spirituel, ce qui n'est pas négligeable)

Une de La Prensa du 18 mars 2018

Nouveau vestige du « Republicano » sauvé des eaux du Paraná [Actu]



Le navire argentin El Republicano, qui a participé à la bataille fluviale de Vuelta de Obligado, le 20 novembre 1845, contre une flottille française qui prétendait naviguer librement à l'intérieur des frontières, continue à révéler ses vestiges. Il y a quelques jours, un pêcheur a remonté dans ses filets une pièce métallique du grand mât.

Il y a deux ans déjà, le navire avait livré quelques uns de ses secrets et des vestiges ont rejoint le musée de Vuelta de Obligado, comme on le voit ci-dessus.

Cette bataille, qui fut techniquement une victoire française, puisque les navires européens réussir à passer alors que les Argentins cherchaient à leur barrer la route, symbolise depuis 1845 le combat du pays pour sa souveraineté. Il y a quelques années, Cristina Kirchner a même fait du 20 novembre un jour férié. La victoire française se révéla en effet bien inopérante : les navires sortirent du combat en très mauvais état, il fut impossible de réparer, les marchandises ne purent être vendues à cause du boycott de toute la population et des autorités elles-mêmes. Bref, la France et son alliée de blocus, la Grande-Bretagne, se virent contraintes de négocier avec la Confédération argentine.

Le combat s'est tenu à la limite actuelle entre les provinces de Buenos Aires et de Entre-Ríos.

La nouvelle a été traitée par Clarín qui a abondamment illustré son article de schémas très intéressants et par l'agence de presse nationale, Télam. Le quotidien La Prensa avait même glissé l'information dans un coin de sa une de dimanche.

lundi 12 mars 2018

Viviana Scarlassa au CCC mercredi soir [à l'affiche]

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La chanteuse Viviana Scarlassa se produira ce mercredi 14 mars 2018 à 20h30 dans le cadre du Tango de Miércoles, la série de soirées musicales du Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini, avenida Corrientes 1543.

L'artiste sera accompagnée pour l'occasion par Pablo Cosacevic à la guitare et par Hernán Ielapi à la guitare baryton.

Entrée : 200 $ ARG (en vente au guichet jusqu'au soir du spectacle).

mardi 6 mars 2018

Trio de voix féminines le 8 mars au Torquato Tasso [à l'affiche]


Les chanteuses Lulú, une interprète canyengue pur jus 100% Villa Urquiza (1), Eliana Sosa et la sanjuanina (2) Claudia Moreno se retrouveront le 8 mars 2018 sur la scène du Torquato Tasso, Defensa 1575, à San Telmo.

Le spectacle commencera à 22h et les portes s'ouvriront comme d'habitude à 20h30 pour le dîner (le menu est présenté sur le site Internet de cette célèbre et excellente tanguería du sud de Buenos Aires).

Prix du spectacle : 200 $ ARG avec réservation (250 $ ARG à la caisse le soir même).



(1) Un quartier ouest de Buenos Aires
(2) native de la province de San Juan

Piano tanguero mendocin au Café Vinilo [Disques & Livres]



La pianiste, parolière et compositrice Elbi Olalla (Altertango), l'une des excellentes représentantes du tango qui se vit à Mendoza, au pied des Andes, une grande ville qui a accueilli le tango depuis un siècle et l'a adopté dans son patrimoine, à côté de la tonada et de la cueca rurales, se produira le 9 mars 2018, avec son partenaire musical, le chanteur Alejandro Guyot, lui aussi parolier et compositeur de tango (34 Puñaladas), au Café Vinilo, Gorriti 3780, dans le quartier de Palermo.

Ils y présenteront leur disque, Piano Canción, sorti, de manière virtuelle, en janvier. Ce sera le début d'une tournée d'une huitaine de jours qui les conduira à Mendoza, à Santiago du Chili et à Valparaíso.

A Buenos Aires, ils seront accompagnés par Diego Vainer, pour des interventions sonores, Edgardo González à la guitare, Julio Coviello au bandonéon, Gonza Lesta au violon, Vio García au violoncelle, Natalia Lagos (chant) et Bruno Guintini.

Présentation de la tournée
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Ce nouvel album est un mélange de pièces du répertoire et de morceaux nouveaux.

Altertango et 34 Puñaladas sont deux formations de tango underground qui rencontrent un succès mérité notamment à Buenos Aires. Les deux musiciens ont d'ailleurs enregistré leur disque dans la capitale fédérale, dans le quartier de Almagro, en août dernier.

Página/12 propose ce matin un article sur la pianiste et les deux disques qu'elle a récemment sortis.

Elbi Olalla dispose d'une page Facebook sur laquelle vous trouverez le détail de la tournée à venir dans les deux prochaines semaines.

Ajouts du 9 mars 2018 :
lire ce nouvel article de Página/12
lire cet article de La Nación