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jeudi 15 mars 2018

A Arras, le salon du 1er mai s'affiche ultra-militant [ici]



Comme presque tous les ans, je serai à Arras, le 1er mai prochain, au Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale, organisé par l'association militante Colères du Présent.

Je dédicacerai mes ouvrages sur la culture populaire de l'Argentine sur le stand des Editions du Jasmin, qui se tiendront sous le chapiteau Jeunesse, même si leur catalogue est généraliste.


Comme presque sur tous les salons, dégustation gratuite de vrai mate argentin sur le stand.

Entrée libre et gratuite, bien entendu !

L'association organisatrice a d'ores et déjà publié une brochure de présentation du salon de cette année, avec un programme d'animations dans la région dans les jours qui précèdent.

mardi 4 avril 2017

Retour en dédicace à Arras le 1er mai [ici]

Cliquez sur l'image pour une haute résolution

Le lundi 1er mai 2017, de 10h à 18h, je serai sur le stand des Editions du Jasmin au salon Colères du Présent, qui se tient tous les ans à chaque fête des Travailleurs sous trois chapiteaux, dressés sur la Grand-Place d'Arras.

Je présenterai mes livres sur la culture argentine : la chanson à texte engagée qu'est le tango, l'histoire avec le général San Martín (1778-1850) (1), héros solaire de la guerre d'indépendance et des valeurs démocratiques, et parcours dans tout le pays à travers les contes de tradition paysanne et orale.

Cliquez sur le plan pour une haute résolution

Comme sur tous les salons du livre, j'aurai avec moi le mate argentin, l'infusion au goût puissant qui nous vient du Litoral argentin, dans le nord-est du pays. La boisson tient chaud, ce qui reste encore utile dans la matinée dans la capitale de l'Artois... Dégustation gratuite sur le stand.

De son côté, la manifestation fera sa place à une place d'honneur à une nouvelle cuvée de bière artisanale biologique, brassée localement à Gravelle. L'un n'empêche pas l'autre !

Entrée libre et gratuite.

Pour en savoir plus :
consulter le programme de la manifestation sur son site Internet.
Le programme est d'autant plus militant cette année que le 1er mai tombe cette année entre les deux tours de l'élection présidentielle et que ce vieux département rouge connaît un revirement politique certain, au vu du succès que remporte le Front National dans toute la région, remportée par Xavier Bertrand grâce au front républicain et au retrait de toutes les listes de gauche au second tour des élections il y a deux ans.



(1) Qui plus est, San Martín est un héros des Hauts-de-France puisqu'il est mort à Boulogne-sur-Mer qui s'enorgueillit d'avoir accueilli les derniers mois de pareil personnage !

dimanche 20 mars 2016

Ce sera un printemps dans les Hauts-de-France [ici]

Cliquez sur l'affiche pour l'obtenir en haute résolution

Nota con resumen en castellano

Nueva charla en francés: San Martín, la historia y el mito, Université du Littoral-Côte d'Opale, sección de Estudios hispanicos e hispano-americanos, en Boulogne-sur-Mer (subprefectura de Pas-de-Calais) - el martes 19 de abril del 2016
Para escuchar mis charlas en castellano, hacer clic acá.
El 1 de mayo, dedicaré mis libros en la Feria del Libro de Arras, prefectura del departamento de Pas-de-Calais.

C'est ainsi ! C'est le futur nom de la future grande région qui fusionnera bientôt les actuelles Nord-Pas de Calais et Picardie : Boulogne-sur-Mer et Arras, respectivement sous-préfecture et préfecture du Pas-de-Calais, sont donc dans les Hauts-de-France (c'est le nouveau langage administratif). Et dans les cœurs, dans l'histoire et la culture, cela restera le Boulonnais et l'Artois !

La chambre où le général est mort, dans les bras et sur le lit de sa fille, Mercedes
dont on fêtera cette année le bicentenaire de la naissance, le 24 août, à Mendoza
Le mobilier est une reconstitution, suivant les indications d'une des petites-filles de Don José
Cuarto de Mercedes de San Martín de Balcarce en la casa de Boulogne-sur-Mer
donde falleció el General San Martín
(segundo piso del Museo del Libertador - Casa San Martín en Francia)

Le 19 avril 2016, je donnerai une conférence sur San Martín, l'histoire et le mythe, à Boulogne-sur-Mer, à l'Université du Littoral-Côte d'Opale (ULCO), sur l'invitation de la Bibliothèque (BULCO), Section des Etudes Hispaniques et Hispano-américaines. Elle se tiendra dans une belle salle du centre universitaire dit de Saint-Louis (1), qui dispose de sa page Facebook et accueille les activités culturelles proposées par l'ULCO aux étudiants, aux enseignants mais aussi au grand public boulonnais.
Mes fidèles lecteurs ont fini par le savoir à force de consulter ce blog : cette haute figure de l'histoire argentine a fini ses jours le 17 août 1850, à Boulogne-sur-Mer, dans une belle et grande maison bourgeoise de la Grande-Rue, qui est aujourd'hui un musée argentin, la Casa San Martín. Considéré en Argentine comme le "père de la patrie" (c'est l'un de ses titres officiels), le Général (avec un G majuscule) était né à Yapeyú, dans l'actuelle province de Corrientes, le 25 février 1778. Personnage charismatique qui a si fort marqué la mémoire populaire qu'il est devenu, très tôt et très vite, un véritable mythe, avec tout ce que cela comporte de développement dans l'art et de fantaisie dans l'histoire, la littérature, le cinéma, la télévision et le théâtre quand les auteurs se projettent dans le personnage et se lancent dans un concours d'anecdotes invraisemblables, d'hypothèses surréalistes et d'anachronismes, loufoques ou scandaleux (2).

Dans cette nouvelle conférence, j'aborderai l'œuvre politique et militaire conduite par San Martín pour mener le continent à l'indépendance et à la liberté ainsi que la manière dont le mythe, dont il est devenu le support, se reflète dans l'art : chanson, cinéma, statuaire... Je soulignerai les différences qui se sont fait jour au fur et à mesure que le temps passe et que les Argentins s'éloignent des nécessités de la fin du XIXème siècle ainsi que celles qui existent entre les diverses régions (le San Martín de Buenos  Aires n'est pas tout à fait celui qui apparaît à Mendoza ; le premier est figé dans le bronze et toujours sanglé dans son uniforme, le second est beaucoup plus proche de la vérité historique, telle que les Mendocins en gardent la mémoire génération après génération).

L'église Saint-Nicolas de Boulogne-sur-Mer où ont été dites les absoutes
sur le cercueil de San Martín, avant qu'il ne soit porté dans la crypte de l'ancienne cathédrale
dans la Ville-Haute, l'ancienne et somptueuse citadelle médiévale
En esta iglesia San Nicolás, en Grande-Rue, a una media-cuadra de la casa donde vivió,
se cantó el responso en los funerales del prócer

Du fait de la capacité de la salle de la bibliothèque, l'Université doit réserver en priorité l'entrée à ses étudiants et son personnel.

Juste avant le début de la conférence, il y aura une dégustation gratuite de mate de façon à commencer sur une touche de convivialité 100% argentine, et comme la yerba mate est le produit phare de la région où San Martín est né...

Ce sera mon second séjour à Boulogne-sur-Mer où je m'étais déjà rendue en juin 2012 lorsque je préparais la biographie que j'ai publiée en décembre 2012 aux Editions du Jasmin : San Martín à rebours des conquistadors. Elle a été par la suite complétée par sélection de documents historiques, en version originale avec traduction en français, San Martín par lui-même et par ses contemporains (mai 2014).


Insert du 20 avril 2016 :
Pour des raisons très indépendantes de ma volonté comme de celle des Editions du Jasmin, fidèles d'entre les fidèles parmi les éditeurs qui participent à cette manifestation année après année, et donc bien à contre-cœur, nous nous voyons contraints, lui comme moi-même, de renoncer cette année à notre participation traditionnelle à cette fête du livre sans avoir reçu la moindre explication d'aucune nature de la part des organisateurs... Mon  prochain rendez-vous dans les Hauts-de-France sera donc à la fête du livre de Merlieux, dans l'Aisne, en Picardie, fin septembre.

Et le 1er mai, comme tous les ans, je serai à Arras, au Salon du Livre d'expression populaire et de critique sociale. Je signerai mes ouvrages sur le stand des Editions du Jasmin.
Avec bien entendu, là aussi et comme d'habitude encore, une dégustation gratuite d'un authentique mate artisanal, de coopérative de Corrientes ou de Misiones, que j'anime au milieu de nos livres pour tous les âges et tous les goûts et peut-être, si j'ai le temps de m'en occuper la veille, une ou deux spécialités solides de la gastronomie argentine...

Le salon s'organise sous un chapiteau, monté sur la Grand-Place, au centre d'Arras. L'entrée est libre et gratuite et les animations nombreuses pendant près d'un mois, ainsi que les offres de restauration, avec ici ou là de vraies spécialités de l'Artois traditionnel. Une manifestation très marquée à gauche dans une région où l'extrême droite avance à grands pas... Alors vive le muguet des travailleurs et leur fête !


Pour en savoir plus :
découvrir l'université du Littoral-Côte d'Opale grâce à son site Internet.



(1) Boulogne-sur-Mer reste attachée au souvenir de Saint Louis puisque c'est l'oncle de ce roi qui a fait bâtir le château-fort qui accueille aujourd'hui le musée municipal, dont je ne saurais trop vous conseiller la visite : il y a une galerie de peinture consacrée à la Côte d'Opale de toute beauté et une autre consacrée à la culture inuit et c'est unique en France.
(2) Des anachronismes souvent trompeurs pour le public argentin et sud-américain dans son ensemble, très mal formé en matière d'histoire.

lundi 27 avril 2015

Mon prochain salon : Arras le 1er mai [ici]

Le vendredi 1er mai 2015, de 10h à 19h, je serai au Salon du Livre d'expression populaire et de critique sociale qu'organise, sous chapiteau, l'association Colères du Présent, sur la Grand-Place d'Arras, préfecture du Pas-de-Calais.


Je me tiendrai sur le stand des Editions du Jasmin avec l'ensemble de mes livres, dont ceux concernant le général José de San Martín, héros des droits de l'homme en Amérique du Sud (1) et grand homme du département puisqu'il est décédé le 17 août 1850 à Boulogne-sur-Mer, l'une des sous-préfectures du département. Les livres sur le tango seront là aussi, dont Barrio de Tango et Tango Negro, du regretté Juan Carlos Cáceres, grand anarchiste devant l'Eternel (2), un ouvrage dont j'ai assuré la traduction et les commentaires pour le rendre accessible au public européen et compenser le peu de connaissance que nous avons de l'histoire argentine.

Ce sera pour mon éditeur et pour moi l'occasion d'une toute première présentation de mon prochain livre dont la souscription devrait s'ouvrir en cette fin du mois d'avril (pour une date de parution à la mi-juin et une présentation formelle à Paris le 23 juin prochain) : un nouveau livre sur la culture populaire de l'Argentine, la plus authentique, celle issue des campagnes de ce vaste pays, grand comme cinq fois la France, et pour la première fois en ce qui me concerne, un livre qui s'adressera autant aux adultes qu'aux enfants (à partir de 9 ans pour une lecture autonome, plus jeune si ce sont les parents ou les grands-parents qui lisent ou racontent).

Photo extraite de la page Facebook de la manifestation

Ce sera aussi pour les Editions du Jasmin l'occasion de présenter leur toute nouvelle collection, Jasmin Noir, dont le premier roman policier pour adultes (3) vient de paraître : Retour de flamme à l'américaine de Gérard Streiff, qui sera là lui aussi pour dédicacer son ouvrage sur le stand !

Comme d'habitude, je proposerai le mate à qui voudra goûter cette boisson nationale inscrite dans l'héritage guarani du Nord-Est du pays, le long de la rive occidentale du fleuve Uruguay. Et si j'ai le temps de me mettre aux fourneaux jeudi dans la journée, il y aura des chipá, une spécialité de Corrientes, la province natale de San Martín. Comme cela nous unirons le nord-ouest de la France au nord-est de l'Argentine !


Sous le chapiteau, pendant une édition précédente.
Extrait de la page Facebook 

Cette année, cela n'étonnera personne, le Salon mettra à la place d'honneur les auteurs et les dessinateurs de Charlie Hebdo, les disparus et les survivants. L'ouverture de la manifestation, jeudi soir, comptera avec la présence d'Edwy Plenel, dont le journal en ligne, Mediapart, est partenaire du salon...

Pour en savoir plus sur la manifestation :
vous connecter à sa page Facebook


(1) José de San Martín (1778-1850) était un combattant de l'indépendance de l'Amérique latine, un révolutionnaire dans l'esprit de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, un abolitionniste de l'esclavage, un soutien de l'intégration des déportés africains à l'intérieur de la société sud-américaine sans considération de la couleur de peau ni de la religion...
(2) C'est le genre de manifestation qu'il aurait aimée. Je serai donc particulièrement émue d'y représenter son engagement en faveur de la reconnaissance de l'apport africain à la culture argentine, à travers notamment la musique du tango.
(3) Les Editions du Jasmin propose aussi depuis quelques années une collection de romans policiers pour les pré-adolescents qui compte déjà une demi-douzaine de titres.... A découvrir sur le stand sur chaque salon du livre.

mardi 6 mai 2014

Mon prochain salon du livre : les Lettres Nomades à Béthune [ici]


Le vendredi 23 et le samedi 24 mai 2014, toute la journée, je serai au salon du livre Les Lettres Nomades à Béthune, dans le Pas-de-Calais, sur le stand des Editions du Jasmin.

J'y présenterai comme d'habitude l'ensemble de mes ouvrages déjà publiés, avec un accent particulier sans doute sur mes deux livres concernant San Martín, puisque c'est dans ce département que le héros sud-américain a rendu le dernier soupir, à Boulogne-sur-Mer, le 17 août 1850.

Comme à mon ordinaire aussi, il sera possible de découvrir le mate, cette boisson nationale argentine (et de tous les pays des alentours), à la saveur prononcée, marquée par l'amertume et le tannin.

La manifestation se tient sur la Grand-Place. L'accès est libre et gratuit. Et c'est l'ensemble du mois de mai à Béthune qui est placé sous le signe du livre, à la Péniche du Livre, amarrée dans le port.

Pour en savoir plus, connectez-vous au site Internet de la manifestation.

samedi 19 avril 2014

Prochaine dédicace au Salon du Livre d'Arras pour la fête du Travail [ici]


Le jeudi 1er mai 2014, je serai à Arras, au salon du livre d'expression populaire et de critique sociale, organisé par l'association Colères du Présent, sur la place du théâtre, dans le quartier des Arts, de 10h à 19h.

Le salon se tient sur la place en plein air et sous un chapiteau à quelques mètres de là.

Les éditeurs sont sous la tente. C'est là que je me tiendrai sur le stand des Editions du Jasmin, avec mes deux livres sur le tango, Barrio de Tango et Tango Negro, et la biographie de San Martín, héros de l'émancipation sud-américaine, San Martín à rebours des conquistadors, lui qui est mort à quelques kilomètres, sur la Côte d'Opale, le 17 juin 1850, à Boulogne-sur-Mer.
Or il se trouve qu'Arras était aussi la ville natale d'un officier supérieur avec lequel il noua une amitié toute hiérarchique dès le début de la guerre d'indépendance de l'Espagne, lorsque la Péninsule se défendait contre l'invasion de l'Empire français : le marquis de Coupigny, un royaliste contre-révolutionnaire et pourtant une figure très attachante de ces événements tragiques et chaotiques...

San Martín par lui-même et par ses contemporains n'aura probablement pas encore été livré par l'imprimerie. On sera à quelques jours près...

Nous serons trois à partager le stand, dont deux auteurs.

Et comme d'habitude, il y aura du mate pour ceux qui voudront tenter l'aventure gustative, au milieu des tentations de cette vaste kermesse populaire, avec spécialités régionales, merguez et hot-dogs de tradition...

Pour en savoir plus sur mes livres, cliquez sur leurs couvertures dans la Colonne de droite.
Consulter le site Internet de la manifestation et se connecter sur sa page Facebook.

mardi 20 septembre 2011

Barrio de Tango à la Fête du Livre de Merlieux [Disques & Livres]


Après le Village du Livre à la Fête de l'Huma le week-end dernier, je serai présente à la 19ème Fête du Livre de Merlieux (et Fouqueroles), ce dimanche 25 septembre 2011, sur le stand des Editions du Jasmin, pour rencontrer le public et dédicacer mes deux ouvrages, Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, publié en mai 2010 aux Editions du Jasmin (accompagné d'un disque Melopea de 22 pistes), et Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, paru chez Tarabuste Editions, en janvier 2011, comme numéro spécial de la revue de poésie et de culture Triages.

La Fête du Livre de Merlieu se tient dans deux villages de l'Aisne, Merlieu et Fouqueroles, et elle est prise en charge par la Communauté de communes des Vallons d'Anizy, à quelques kilomètres de Laon, dans le nord de la France. Elle clôt la Semaine Jeunesse, qui a lieu en ce moment même. Ce sont essentiellement des bénévoles locaux qui s'occupent de l'organisation matérielle et du programme culturel.

La particularité de ce salon en pleine zone rurale est d'avoir lieu en plein air et de répartir les stands des exposants tout au long des rues et des routes du bourg de Merlieux, qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il fasse un magnifique soleil de début d'automne... Tandis que les autres activités investissent toutes les infrastructures villageoises.

Parmi les auteurs publiés par les Editions du Jasmin et présents à cette fête, vous pourrez rencontrer le poète Paul Bergèse, un instituteur à la retraite plein d'amour pour son ancien métier et de passion pour le beau français dans la grande et belle tradition de l'école élémentaire et républicaine... Et parmi les quelques personnalités nationales qui ont annoncé leur venue : Gérard Mordillat.

Au programme, en plus des exposants et de leurs stands, des animations pour bébés lecteurs, des manèges et des attractions foraines, des ateliers autour des nombreux métiers du livre : les papiers marbrés, la reliure, la gravure, la calligraphie et la typographie et même le langage des blasons... L'agriculture locale sera elle aussi présente à travers des expositions et des ateliers autour des pommes du sud de l'Aisne (celles que l'on retrouve sur tous les marchés de France en cette saison) et de diverses initiatives locales pour le maintien de l'activité paysanne et l'entretien des paysages dans ces campagnes (jardinage et méthodes durables, artisanats agraires comme la production du jus de pommes...).

Des débats et tables-rondes auront lieu tout au long de la journée, autour de l'histoire locale, de la vie culturelle en milieu rural, de la fonction de la poésie. On commémorera 1914 (la région a été rudement devastée par la première Guerre Mondiale, dont on retrouve encore de temps en temps des munitions non explosées dans le sol), notamment à travers une rencontre autour du thème de l'écriture...
L'église du bourg rendra hommage au Père Joseph Wresinski, le fondateur d'ADT Quart-Monde.
Et des acrobates montés sur échasses se promèneront dans tout le village, dans la grande tradition du Nord.

Bref, une vraie manifestation culturelle, ample, très appréciée de la population locale qui attend chaque année le dernier week-end de septembre.

Le samedi 24 septembre 2011, il y aura un spectacle de danse et de théâtre, un repas champêtre et, pour terminer cette soirée d'équinoxe, un concert.


Pour en savoir plus :

vendredi 9 avril 2010

Barrio de Tango au muguet : Salon du Livre d’Arras le 1er mai [ici]

Affiche officielle du Salon du Livre d'Arras
(vous pouvez obtenir l'affiche en une résolution adaptée à l'impression en cliquant sur l'image)

D’ordinaire, le tango est associé à l’oeillet, la fleur que les messieurs arborent volontiers à la boutonnière à Buenos Aires. Et l’oeillet rouge aussi, pour une autre raison : c’était la fleur que, sous l’un ou l’autre régime anticonstitutionnel, que l’Argentine a subi à partir de 1930, les musiciens plaçaient sur le tabouret du piano lorsque Osvaldo Pugliese était en prison et que son orchestre jouait tout de même, sans pianiste. Cet oeillet rouge que vous trouvez aujourd’hui encore sur la tombe du compositeur au cimetière de la Chacarita et sur le piano du monument à sa mémoire, qui se dresse à l’entrée de Villa Crespo, à quelques mètres du lieu où il était né en 1905, aujourd’hui la esquina Corrientes y Scalabrini Ortiz. Et l’oeillet de toutes couleurs dont Horacio Ferrer orne le revers de son veston à peu près tout le temps, et celui que Juan Carlos Cobián et Carlos Di Sarli arborent sur leurs photos les plus célèbres qui trônent dans la galerie des portraits du Museo Mundial del Tango (Academia Nacional del Tango, Avenida de Mayo, 833, à Buenos Aires).

En France, le 1er mai est associé à une autre fleur, une petite fleur des sous-bois, qui se vend ce jour-là librement, à tous les coins de rue. Cette fleur, c’est le muguet, les petites clochettes blanches ou roses qui symbolisent si bien l’arrivée du printemps.

Alors va pour le muguet ! D’autant qu’il a la réputation de porter bonheur, comme, à Buenos Aires, la triple invocation du nom de Pugliese (1).

Or à Arras, la grande cité qui domine l’Artois, dans le nord de la France, se tient tous les 1ers mai depuis 9 ans un Salon du Livre d’expression populaire et de critique sociale. Il est organisé par l’association Colères du Présent, qui s’est donné pour objectif de faire apprécier la culture populaire et de populariser la lecture et le livre à travers une manifestation qui culmine le jour de la Fête du Travail mais se prépare dans le courant du mois d’avril à travers des concerts, des conférences, des projections, des expositions et des ateliers, dans divers lieux de cette cité historique qui est la préfecture du Pas de Calais, pour intéresser un large public et l’attirer au Salon, qui se tient au théâtre municipal, dans le Quartier des Arts.

Comme l'année dernière, les Editions du Jasmin participent à cette journée du livre, avec, entre autres ouvrages exposés et présentés, Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, dont ce sera l’une des toutes premières apparitions publiques (2). Pour ma part, je serai présente sur le stand et me réjouis déjà de cette première rencontre avec le public calaisien, boulonnais, lensois, flamand, picard et ch’ti, sans oublier les amis belges qui viennent souvent visiter ce blog, du côté francophone comme du côté néerlandophone, ce que je tiens pour un honneur.

Cette année, le Salon du Livre d’Arras sera placé sous le double signe du centenaire de la naissance de Jean Amila-Meckert, considéré comme l’un des pères du roman noir français et représentant imminent de la littérature populaire et sociale de l’Hexagone et sous celui du cinquantenaire des indépendances des pays d’Afrique de l’Ouest, anciennement colonisés par la France.

Cinq pôles structurent le Salon :

Roman, roman noir et anticipation : la fiction explore les luttes sociales d’hier à demain.
Autour de ce thème, Colères du Présent a invité 39 auteurs, dont Gérard Mordillat, Valère Staraselski et Jacques Weber.

Essais et sciences humaines et sociales : analyser et proposer
25 auteurs, sociologues, politologues et journalistes, sont invités, dont Olivier Le Cour Grandmaison, qui fera une conférence sur le droit des étrangers en partenariat avec Réseau Education sans frontières (salle polyvalente de la Médiathèque), et Florence Aubenas, journaliste au Nouvel Observateur, qui a récemment publié deux livres, l’un sur la précarisation des travailleurs non qualifiés dans Le Quai de Ouistreham et l’autre sur une gigantesque et scandaleuse erreur judiciaire qui a ravagé la vie de 18 personnes en France il y a quelques années, dans La Méprise, l’affaire d’Outreau.

Bandes dessinées et dessins de presse : la bulle en lutte
Avec 17 invités, dont Boucq, Cabu, Faujour, Trouden, Tronchet et Yacine

Littératures étrangères : actualités des luttes d’ailleurs
Avec 6 invités, dont Leïla Shahid, qui fut la très médiatique représentante de la Haute Autorité Palestinienne en France sous Yasser Arafat, et des délégations réunionnaise et kanak.

La littérature jeunesse, le pôle le plus récent dans cette manifestation culturelle et sociale, pôle auquel est associé un Prix Ados en Colère, qui sera décerné par les élèves de 8 établissements scolaires du Bassin minier, le 23 avril à 12h, dans la Salle des fêtes de Grenay.
13 auteurs sont invités au titre de la littérature jeunesse, dont Charlotte Mollet : son travail d’illustratrice aux Editions Didier Jeunesse fera l’objet d’un exposition rétrospective sur le Salon.
Les Editions du Jasmin, qui, dans les premières années de leur existence, étaient essentiellement spécialisées dans la littérature jeunesse, proposeront naturellement un fonds éditorial particulièrement riche en la matière. Il y a 3 ou 4 ans, cette maison d’édition a fait le choix de se diversifier et a ouvert aussi ses collections aux cultures du monde à travers des ouvrages destinés à un public généraliste adulte, ouverture dont la publication de Barrio de Tango est l’une des illustrations.

Au programme des animations du 1er mai au Théâtre municipal d’Arras, plusieurs propositions ont retenu mon attention, même si je doute fort de pouvoir en profiter sur place :

Des contes en langue des signes par l’association Trèfle, dans la salle de spectacle,
Une ronde de conteurs réunionnais à l’Ecurie
Une conférence sur le thème : 50 ans après les indépendances, où en est l’Afrique ? dans la salle des concerts
Une autre conférence intitulée : Service publics, la grande braderie : la souffrance au travail, dans la salle des concerts
Une conférence sur les sources du roman noir et Dashiell Hammett, dans la salle polyvalente de la Médiathèque...

Le Salon d’Arras rassemble tous les ans 80 auteurs en moyenne, une cinquantaine d’éditeurs, des bouquinistes, des associations, et attire environ 15 000 visiteurs.

A Arras, en ce 1er mai 2010, alors que l’Argentine entrera dans le mois où les fêtes du Bicentenaire de son indépendance vont culminer (24 et 25 mai), le tango sera donc parfaitement à sa place : expression artistique éminemment populaire, il a été et il demeure un vecteur habile et audacieux d’une critique sociale à la force réelle dans un pays qui a longtemps connu la censure et qui, aujourd’hui encore, continue de subir la corruption (3) et une inégalité sociale, dont l’injustice persistante recule à peine depuis que la démocratie politique est revenue, il y a plus de 25 ans maintenant (quoi qu’en dise l’INDEC, voir mon article d’hier à ce sujet).

Parmi les letras au contenu clairement social et politique que j’ai traduites et présentées dans Barrio de Tango, on peut citer :

Cambalache, Yira yira, deux classiques de Enrique Santos Discépolo sur l’injustice sociale et la corruption politique, La limosna et Batallón de cirujas sur la misère et l’indigence, Juan Manuel, Azabache et Tocá Tangó, sur la nostalgie de la Buenos Aires métissée (disparue vers 1880), Acquaforte (qui fut censuré à plusieurs reprises), Carne de cabaret ou De mi barrio, trois tangos évoquant le triste sort fait aux femmes dans les années 20, La guita, qui s’en prend vertement et avec humour au règne de l’argent et du profit dans l’Argentine de Menem (et ça n’a pas beaucoup changé depuis), Sentencia et El penado 14, sur la justice de classe pratiquée par les juges des années 20 et 30, Puente Alsina et Al pie de la Santa Cruz, sur la répression du mouvement ouvrier (cf. mon article du 8 mars 2010 sur la table des matières de l'anthologie)...

Le 1er mai, le Salon du Livre d’expression populaire et de critique sociale est ouvert au public de 10h à 21h, au Théâtre municipal, 7 place du Théâtre, à Arras, dans le Pas de Calais (62).
L’entrée est libre et gratuite.

Pour aller plus loin et connaître le programme complet, vous pouvez visiter la page du Salon, sur le site de l’association Colères du Présent.
Pour en savoir plus sur le Jasmin, vous pouvez consulter son site et les articles que j’ai déjà consacrés dans ces colonnes à sa participation à différents salons du livre régionaux, à Bondues, à Saint Germain-les-Arpajon, à Eaubonne et à Orsay (cliquez sur le mot-clé Jasmin dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus).

Et pour terminer en musique, ou tout du moins en poésie, à l’intention de mes lecteurs argentins, uruguayens et américains en général, voici la chanson populaire et sociale par excellence en France, Le temps des cerises, du poète Jean Baptiste Clément (1836-1903) et du compositeur Antoine Renard (1825-1872), qui n’est pas une gentille ritournelle d’un romantisme un peu mièvre (cursi) mais le rêve utopique d’une société enfin prospère et bienveillante pour tous, y compris les ouvriers. Clément l’a composée en 1866, quelques années avant le soulèvement de la Commune de Paris à laquelle il prit part et pendant laquelle il dédia cette chanson, que chantaient tous les insurgés, à la révolutionnaire Louise Michel. A cause de ce lien avec la Commune de Paris, Le Temps des cerises est devenu l’emblème musical du 1er mai en France.

Quand nous chanterons le temps des cerises,
Et gai rossignol, et merle moqueur
Seront tous en fête.
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au coeur...
Quand nous chanterons le temps des cerises,
Sifflera bien mieux le merle moqueur. (4)

Mais il est bien court, le temps des cerises,
Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d'oreille !
Cerises d'amour aux robes pareilles,
Tombant sur la feuille en gouttes de sang.
Mais il est bien court le temps des cerises,
Pendants de corail qu'on cueille en rêvant !
Quand vous en serez au temps des cerises,
Si vous avez peur des chagrins d'amour,
Evitez les belles.
Moi qui ne crains pas les peines cruelles,
Je ne vivrai point sans souffrir un jour...
Quand vous en serez au temps des cerises,
Vous aurez aussi vos peines d'amour.

J'aimerai toujours le temps des cerises :
C'est de ce temps là que je garde au coeur
Une plaie ouverte.
Et dame Fortune, en m'étant offerte,
Ne pourra jamais fermer ma douleur...
J'aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au coeur.

Pour écouter le dernier couplet chanté du Temps des cerises, cliquez sur ce lien vers le site français Musica et Memoria.

Quelques associations et institutions de tango dans le Nord-Pas de Calais :
le site de l'association Chti Tango à Lens (Pas de Calais)
Le blog de l'association Chti Tango (Lens)
Le site de l'association Tango ? Tango ! installée à Villeneuve d'Ascq, dans le Nord (59)
Le site du 8 Renversé à Lille (préfecture du Nord, et préfecture de la Région Nord-Pas de Calais)
Le site de Au 202, à Lille et sa région
Le site de Sous les marroniers, autre association lilloise
Le site de Tangotez-o-Touquet, une association du Touquet-Paris-Plage (Pas de Calais)
Le site de Tango del Mar, à Dunkerque (Nord), dont je vous avais déjà parlé au sujet du Carnaval de Dunkerque (lire mon article du 1er février 2010 au sujet de cette manifestation festive d'hiver)

(1) Pugliese est invoqué par de nombreux artistes et par d’autres gens, au-delà du monde artistique, pour toutes sortes de chose, la réussite d’un projet, le bon déroulement d’un concert, le succès d’un livre ou d’un disque, la conclusion d’un contrat ou l’achat d’une maison ou tout ce qui peut vous importer dans la vie... Il existe des témoignages très impressionnants sur les grâces que diverses personnes assurent avoir reçues après avoir invoqué l’aide du musicien au point qu’il a été canonisé, à titre profane bien entendu, et qu’il existe une prière, extrêmement belle et juste, à San Pugliese... Doña Lydia Elman de Pugliese, la veuve de Pugliese, m’a gentiment offert une de ces images pieuses, avec prière inscrite au dos, en août 2007, pour qu’elle me soit auspicieuse dans mes démarches pour la publication de mon bouquin. Et le résultat est là... Comme quoi, la sainteté, si sainteté il y a, peut se loger partout, y compris chez un militant communiste, parfaitement athée au demeurant, mais qui a, avec constance et bienveillance, toujours cherché à vivre dans ce monde en toute cohérence et justice. Beba Pugliese, la fille du Maestro, vient de publier sa propre biographie de son père et l’a présenté en mars à la Academia Nacional del Tango (lire mon article à ce sujet).
(2) La première fournée de disques vient d’arriver à destination. L’éditeur attend le livre lui-même qui est encore sous presse. Puis les premiers livres partiront chez les souscripteurs et le livre sera considéré comme publié.
(3) comme cette vingtaine d’officiers de la police portègne dont on a découvert récemment qu’ils avaient un casier judiciaire.
(4) Ici, Clément parle du merle moqueur (el mirlo burlon). Pour les Argentins, le merle est d'abord chanteur et dans cette famille d'oiseaux, il y en a un qui est particulièrement connu pour son talent musical : le turdus musicus, en français la grive musicienne. A Buenos Aires, le zorzal. Celui qui a donné son principal surnom à Carlos Gardel : el Zorzal criollo.

vendredi 12 mars 2010

Les Editions du Jasmin ont le don d'ubiquité [Disques & Livres]

Cliquez sur les images pour voir les affiches en résolution originale

Les Editions du Jasmin vont publier d'ici un mois environ mon recueil bilingue de tangos argentins qui porte le même titre que ce blog : Barrio de Tango.

La maison participe ce week-end à deux salons du livre simultanés, l'un à Bondues, dans le Nord, l'autre, spécialement consacré à la littérature enfantine et jeunsesse, à Saint Germain lès Arpajon, dans l'Essonne. Une bonne occasion pour les habitants de ces régions de découvrir le catalogue original et varié de cet éditeur indépendant, installé à Clichy, dans les Hauts-de-Seine.

Sur les deux stands, vous trouverez de nombreux livres de grande qualité pour les enfants et les adolescents, dont Papa Barque de Magali Turquin, pour n'en citer qu'un, un très beau récit, très court et très poétique, où un enfant, élevé par une maman célibataire, rêve la figure de son père absent. Un livre conçu pour les enfants en lecture accompagnée mais qui provoquent chez les adultes de grandes émotions. Et qui plus est, un thème très tanguero, celui du père absent, alors même que Magali n'a pas particulièrement de lien avec l'objet de la passion qui nous rassemble, vous, les lecteurs de ce blog, et moi, qui m'efforce de rédiger les informations sur l'actualité du genre là-bas, en Argentine et en Uruguay.

A côté des ouvrages pour les petits, des livres de contes qui n'ont pas d'âge seront là pour vous faire voyager, en Asie, dans les pays arabes, en Afrique noire. Ils sont souvent très richement illustrés.

Dans un autre coin du stand, vous trouverez un rayon biographies de plus en plus fourni : Frida Khalo, grande peintre mexicaine, Simone de Beauvoir, Arthur Conan Doyle, le père littéraire de Sherlock Holmes, et dernier né de la collection, Frédéric Chopin, dont on fête cette année le bicentenaire de la naissance (il est né l'année où l'Argentine décidait de se détacher de l'Espagne).

A Bondues, Saad Bouri, le directeur et gérant, assurera la permanence du stand.
A Saint Germain les Arpajon, ce sera son adjointe qui sera là pour vous recevoir et vous renseigner.

Dans les deux cas, vous pourrez, si vous le souhaitez, discuter avec eux des publications à venir et participer à la souscription pour Barrio de Tango (20 € au lieu de 24,90 jusqu'au 30 mars, disque cadeau compris).

Les lieux :
Salon du Livre de Bondues Lille Métropole, Littératures en Nord, les 13 et 14 mars, Centre Alain Poher, Chemin Saint Georges.

Salon du Livre de Jeunesse de Saint Germain les Arpajon, du 11 au 16 mars, Espace Olympe de Gouges, rue René Dècle.

Sur la publication de Barrio de Tango, Recueil bilingue de tangos argentins :
lire mon article du 6 janvier 2010 (présentation générale)
lire mon article du 27 février 2010 (souscription et présentation du disque Melopea offert avec l'ouvrage)
lire mon article du 8 mars 2010 (présentation de la table des matières).

lundi 1 février 2010

Ici, le Beste Clet’che est de sortie : c’est Carnaval à Dunkerque [Coutumes]

A l’inverse des départements américains de Guyane et des Antilles, sur le territoire européen de la France, la signification authentique du Carnaval a quasiment disparu. C’est à peine si on s’y déguise encore à Mardi Gras. Et nombreux sont les faux carnavals, sans racine, qui surgissent ici et là, sortant de nulle part, pâles imitations qui du carnaval de Venise, qui du carnaval de Rio, l’un et l’autre revêtus d’un prestige bien supérieur à celui de traditions locales plus anciennes, non dénuées d’intérêt mais qui sont trop souvent tombées dans l’oubli.

Quelques villes néanmoins, surtout dans la partie septentrionale du pays, ont su conserver et soutenir une tradition propre, quitte à en faire parfois aussi un atout touristique...

L’année dernière, je vous avais parlé du Carnaval de Nice dans le sud de la France. Et pour la Belgique, je vous avais aussi cité celui de Binche, le plus célèbre des carnavals de la partie francophone de ce royaume fédéral et trilingue, qui aura lieu cette année les 14, 15 et 16 février, les derniers jours avant l’entrée en Carême (voir mon article de l'année dernière sur le Carnaval de Binche et celui de Montevideo, deux festivités pour le prix d'une seule).

Carnaval de Dunkerque sous la Restauration, dans la première moitié du 19ème siècle


Cette année, partons pour le carnaval de Dunkerque, dont le nom semble bien signifier église de la dune ou église dans les dunes, ville côtière des Flandres, une région à forte identité culturelle en France, à ne pas confondre avec la Flandre, l’une des entités fédérées du royaume susnommé.
Le carnaval de Dunkerque puisse ses thématiques dans les activités de port de pêche qui, avec l’artisanat du drap, constituèrent longtemps, jusqu’à la révolution industrielle, l’essentiel de la vie économique du littoral de la Mer du Nord : la pêche et le hareng, poisson emblématique de la zone, se retrouvent onc dans les noms des bandes, les costumes et les traditions de ce carnaval. Et malgré la crise endémique de la pêche depuis des décennies et la disparition traumatisante de l’industrie textile, partie très loin (Europe de l’Est, Afrique du Nord et Asie du Sud-Ouest), le Carnaval n’en est pas moins resté ce moment de l’année où chacun peut sortir son Beste Clet’che, son plus beau vêtement, son plus beau costume, comme on dit sur place, en flamand dunkerquois (1).

Cette année, le carnaval de Dunkerque a commencé le 23 janvier et se poursuivra jusqu’au 6 mars. Il dure donc un mois et demi, soit deux fois plus longtemps que celui de Buenos Aires. Il se prolonge en fait presque jusqu’à la mi-carême (qui tombera cette année le jeudi 11 mars).
12 bals sont prévus à raison d’un ou deux par week-end ainsi que 7 bandes ou défilés, le week-end aussi. Au programme sont encore inscrites deux sorties processionnelles des célèbres Géants du Nord.
Celui de Dunkerque s’appelle le Reuze (de Reuzen). Son costume fait penser à celui d’un légionnaire romain. Le Reuze provient sans doute d’une légende historique qui pourrait trouver ses racines dans cette espèce de guerre de razzias qui opposa pendant plusieurs décennies les habitants de la région, Francs passablement romanisés, et les Vikings, navigateurs scandinaves à la recherche de terres plus hospitalières un peu plus au sud.
En 2010, les géants de Dunkerque se promèneront sur deux parcours différents, les dimanches 18 et 25 février au matin.

Le carnaval de Dunkerque est aussi le rendez-vous des carnavaleux de la ville voisine de Boulogne-sur-Mer, la ville la plus importante sans doute en France en cette année de bicentenaire pour les passionnés de l’Argentine, puisque c’est là que mourut le Général José San Martín, que les Argentins surnomment el Padre de la Patría. C’était le 17 août 1850, le héros avait un peu plus de 72 ans.

La Grand-Place de Dunkerque un jour de Carnaval


A savoir sur Dunkerque :
Commençons par le commencement : où et comment danser le tango argentin à Dunkerque ? Question capitale pour un blog intitulé Barrio de Tango et consacré à cette culture-là, là-bas surtout c’est vrai mais un peu ici aussi : rapprochez-vous de l’association Tango del Mar, qui organise une pratique tous les jeudis, mais uniquement pour ses adhérents (malheureusement, la salle, exiguë, ne leur permet pas d’accueillir les praticiens de passage), des cours à deux niveaux (débutants et initiés) le mercredi. Ils ont mis sur leur site un lien direct avec la 2 x 4, la radio 100% tango de la ville de Buenos Aires (à laquelle vous pouvez aussi accéder directement depuis ce blog. Le lien se trouve dans la rubrique Ecouter de la Colonne de droite, en partie basse).

Et pour demain, jour de la Chandeleur, il faut savoir que les Flandres sont elles aussi un bon terroir à crêpes (et à gaufres) (2). Des desserts de saison que les Flamands aiment préparer à la bière, la boisson locale typique, qui rend la pâte très légère et presque croustillante...

Pour aller plus loin :
Voir la page du Carnaval de Dunkerque sur le site de la Ville
Voir le blog du Carnaval de Dunkerque
Voir le site de l’association des Amis du Reuze
Visiter le site de Tango del Mar (association dunkerquoise de tango argentin)
Accéder à la recette des crêpes flamandes (à la bière mais sans sucre ni sel) sur le site de la Cuisine de A à Z (3)
Accéder à la recette des crêpes flamandes sucrées (cassonade) de la Cuisine de A à Z (4)
Ecouter sur Canal Académie l’émission avec Sylvie Barnay sur les traditions françaises de la Chandeleur (10 minutes en téléchargement gratuit sous format Mp3)
Ecouter sur Canal Académie l’émission avec Sylvie Barnay sur Carnaval, Mardi Gras et Mercredi des Cendres (8 minutes en téléchargement gratuit sous format Mp3)
Visiter le site de la ville de Boulogne-sur-Mer, qui abrite le musée argentin Museo San Martín installé dans la maison où vécut le général pendant les deux dernières années de sa vie (ce bel hôtel particulier appartient à la République argentine et dépend donc de l’Ambassade).

(1) Comme l’italien d’aujourd’hui ou le grec de l’Antiquité, le flamand (ou néerlandais) se décline en de nombreuses variantes locales, dont chacune se reconnaît à des particularités de vocabulaire et de prononciation, depuis Calais, au nord de la France, jusqu’à la pointe nord des Pays-Bas.
(2) En France, la Bretagne passe pour être la région par excellence des crêpes.
Et il y a aussi plein d’associations de tango en Bretagne : Ty Tango à Vannes, Tango del Avel à Douarnenez, l’Atelier de Tango de la Maison d’Ergué Gabéric à Quimper, BraiseTango à Rennes, la Mersa del Oeste à Brest désormais sans milonga et sans locaux (souhaitons-leur de tout retrouver prochainement...). Sans oublier l’ACFA, Association Culturelle Franco-Argentine, établie à Ploërmel et dont vous trouverez le lien dans la rubrique Cambalache (casi ordenado), section Les centres d’information, dans la partie basse de la Colonne de droite.
(3) Ce que ne dit pas cette page Internet :
Pour faire la pâte :
Mélanger les oeufs et l’huile à la farine puis délayer progressivement en intégrant peu à peu lait et bière pour éviter la constitution de grumeaux.
Laisser reposer la pâte au moins une demi-heure.
Puis étalez-la par petites quantités successives à l’aide d’une louche à bec sur une poêle à crêpe chaude et préalablement huilée ou beurrée (à l’aide d’une demi-pomme de terre piquée au bout d’une fourchette. Très commode pour graisser une poêle sans risquer de se brûler).
(4) beaucoup plus détaillée, la recette !