mercredi 2 août 2017

Août : le mois sanmartinien [Coutumes]


En Argentine, août est le mois sanmartinien puisque José de San Martín, el Padre de la Patria, est décédé, en France, à Boulogne-sur-Mer, le 17 août 1850. Il avait un peu plus de soixante-douze ans.

Pour l'occasion, le Groupe Octubre, propriétaire du quotidien Página/12, a choisi de consacrer un dossier à San Martín dans son mensuel, qui reprend le titre d'un grand hebdomadaire historique qui a durablement marqué de son empreinte le monde du magazine dans le pays, Caras y Caretas. Le numéro d'août joue le pluralisme avec un édito du directeur de la publication, l'historien très médiatique et revisionista (1) Felipe Pigna, un article de Rodolfo Terragno (2) et une interview de Norberto Galasso (3).

Pour aller plus loin :
le site Internet ne publie qu'une page et renvoie à l'achat du numéro pour lire la suite.
Pas bête, la technique marketing !



(1) Revisionismo : en Argentine, ce terme désigne un courant historiographique qui conteste le récit imposé à la fin du XIXème siècle par Bartolome Mitre (1821-1906) et ses suiveurs et imitateurs. Aujourd'hui, le revisionismo est presque exclusivement péroniste. En l'occurrence, Felipe Pigna est un sympathisant kirchneriste et Norberto Galasso est un péroniste historique totalement engagé. Pigna est aussi historien au CONICET (le centre national de recherche et de technologie) et à l'UNSAM, l'Université National de San Martín dans la banlieue ouest de Buenos Aires.
(2) Rodolfo Terragno est lui un radical (le radicalisme est en opposition historique au péronisme, depuis l'irruption de Perón dans la vie politique argentine en 1943). Rodolfo Terragno est aussi depuis un peu plus d'un an l'ambassadeur argentin auprès de l'UNESCO. Rodolfo Terragno est également académicien à l'Instituto Nacional Sanmartiniano et à l'Academia Argentina de Historia.
(3) Norberto Galasso avait jeté un pavé dans la mare il y a quelques années en publiant une biographie du général, aussi documentée que partisane : Seamos libres y lo demás no importa nada (une phrase de San Martín longtemps peu exploitée mais dont les péronistes ont fait grand usage pendant la dernière dictature militaire, qui les persécutait violemment).

mardi 1 août 2017

Hommage rioplatense à Jeanne Moreau [Actu]

Página/12 consacre à Jeanne Moreau la une de ses pages culturelles

Comme souvent lorsque disparaît un monstre de la culture française, ce matin, la presse argentine et partiellement aussi l'uruguayenne saluent l'artiste disparue à l'âge de 89 ans, hier matin, à Paris.

El País a mis l'information en manchette.
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Et pourtant, avec le décès de Sam Shepard le même jour de leur côté de l'Atlantique, la concurrence était rude. En Uruguay, c'est le Nord-Américain qui occupe davantage les journaux.

La Nación mêle les deux artistes disparus sur une même manchette.
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Pour aller plus loin :
en Uruguay

lundi 31 juillet 2017

La banque centrale argentine intervient contre la montée du dollar [Actu]

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A la fin de la semaine dernière, le dollar US a passé pour la première fois du mandat la barre symbolique des 18 pesos argentins, non pas parce que le dollar monte en soi mais parce que le peso est en chute assez grave, dû à la reprise économique qui était espérée lors du changement de gouvernement et dont le pays n'a toujours pas vu la couleur. Or on est en pleine campagne électorale, le président lui-même sortant faire du porte-à-porte pour convaincre les électeurs de se rendre aux urnes et de lui redonner une majorité au Congrès.

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La banque centrale est donc intervenue jeudi pour calmer le taux de change de la monnaie qui sert à toutes les évaluations quelque peu importantes sur le marché national (emprunts, achat immobilier ou automobile, etc.).

Pour en savoir plus :
lire l'article de Clarín

Ajout du 1er août 2017 :
lire l'article de Página/12

Les organisations internationales réclament la libération de Milagro Sala [Actu]

La hausse du dollar mange une grosse partie de la une
avec la blagounette qu'apprécient tant les titreurs de ce quotidien
"Voilà ! Le dollar est maintenant majeur"
La majorité est fixée à 18 ans en Argentine

Vendredi dernier, la Commission interaméricaine des Droits de l'Homme (CIDH) a rendu son rapport et exigé de l'Argentine la libération de Milagro Sala, la leader du mouvement révolutionnaire (ou protestataire) amérindien Tupac Amaru, écrouée et inculpée par la justice de la Province de Jujuy, alors qu'elle était députée au Parlasur (parlement à l'échelle continentale), sans que soit prise en compte une éventuelle immunité parlementaire internationale. Le motif de la demande est le risque que la prisonnière court d'y laisser sa santé ou sa vie, ce qui laisse pantois quand on voit dans quelles conditions elle est détenus, largement au-dessus des conditions de vie ordinaire dans une prison argentine (ou même française).

Le Gouvernement argentin a fait passer le bébé à la justice provinciale de Jujuy, pour respecter la structure fédérale du pays et la séparation des pouvoirs et ce week-end, des dispositions ont été prises qui semblent annoncer la sortie imminente de la parlementaire qui serait renvoyée chez elle sous le régime de la prison domiciliaire.

Ceci une fois posé, la CIDH ne s'est prononcé que sur les conditions de détention et n'a pas réclamé la libération inconditionnelle. Elle a même suggéré que la prison préventive soit effectuée à domicile, alors que les partisans de gauche exigent que les chefs d'inculpation soient abandonnés.

Pour en savoir plus :
lire l'article de Página/12, qui soutient sans hésiter la cause de Milagro Sala
lire l'éditorial de Página/12, qui interprète la réaction du gouvernement argentin
lire l'article de Clarín sur le rapport de la CIDH
lire l'article de Clarín sur le gouvernement provincial de Jujuy.

Ajout du 1er août 2017 :
lire l'article de Página/12

vendredi 28 juillet 2017

Daniel Melingo chante ce soir au Niceto Club [à l'affiche]


Daniel Melingo présentera ce soir, vendredi 28 juillet 2017, à 21h, son dernier disque en date, Anda, au Niceto Club, Niceto Vega 5510, dans le quartier de Palermo.

L'artiste donne à cette occasion une interview au quotidien Clarín, qui l'annonce sur sa une en manchette. Le chanteur l'a reprise intégralement sur les réseaux sociaux.

Entrée : 400 $ ARG (avec réservation à l'avance)


Pour en savoir plus :
lire l'interview publiée ce matin dans Clarín
visiter le site Internet de la salle et sa présentation du spectacle
se connecter à la page Facebook de l'artiste

Une étoile de l'Opéra de Paris à la une de La Nación [à l'affiche]

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Ludmila Pagliero, qui est née à Buenos Aires en 1983, est étoile à l'Opéra de Paris depuis 2012. C'est la seule danseuse dans cette catégorie qui ne sort pas de l'Ecole de danse de l'Opéra. Ce soir et demain, elle interprétera La Sylphide, emblème du ballet romantique, dans une version dont la première a eu lieu il y a quelques jours à Bahia Blanca, avec le Ballet del Sur, une troupe classique qui dépend de la Province de Buenos Aires, dont Bahia Blanca est une des grandes villes.

Le spectacle se tient au Teatro Coliseo, Marcelo T. De Alvear, 1125, dans le quartier de Retiro.

Places à partir de 300 $ ARG.

La danseuse a accordé plusieurs interviews. La plus longue est publiée ce matin dans les colonnes de La Nación, qui consacre la photo de sa une à la danseuse de retour au pays.

Pour aller plus loin :
lire l'article de Página/12 du 26 juillet 2017

jeudi 27 juillet 2017

La Cumparsita souffle ses cent bougies au Palacio Carlos Gardel [à l'affiche]


A l'occasion du centenaire du plus célèbre de tous les tangos, La Cumparsita, de l'uruguayen Gerardo Matos Rodríguez, la Academia Nacional del Tango propose à partir de mardi 1er août 2017, à 19h, une exposition montée par le musée et le centre de documentation de la Société des Auteurs d'Uruguay.

A l'occasion de l'inauguration mardi, la curatrice de l'exposition, Estela Magnone donnera une conférence, qui sera suivie de la projection d'un documentaire uruguayen, intitulé La Cumparsita , el tango uruguayo, la verdadera historia de Gerardo Matos Rodríguez, du réalisateur Darío Medina.

Entrée libre et gratuite.
Avenida de Mayo 833, premier étage.

Le Museo Evita à la une de Clarín [à l'affiche]

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Hier, le Museo Evita, situé à Palermo dans la rue Lafinur, a inauguré la nouvelle configuration de cinq de ses salles, pour marquer les 65 ans de la disparition de l'idole révolutionnaire et féministe.

Le musée, très beau, est installé dans un ancien hôtel particulier, très luxueux, où Eva Perón avait fait installer un foyer pour femmes en situation de précarité (femmes battues, abandonnées par leurs maris, veuves, etc.) et pour leurs enfants.

Le musée vaut la visite. Un restaurant lui est attaché, ce qui permet d'y passer un long moment de découverte historique.

Clarín en a fait sa une, ce qui n'est pas si fréquent...

Pour aller plus loin :

mardi 25 juillet 2017

Musique argentine en Auvergne [ici]

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Le menu est détaillé en bas à droite (35 € tout compris)

Daniel Pérez, le guitariste et compositeur de tango et de folklore qui a grandi à Buenos Aires, et Marie Crouzeix, la flûtiste formée à Clermont-Ferrand puis à Mendoza, ont une semaine bien chargée avec ces deux concerts, jeudi 27 juillet 2017, à 19h, avec ce dîner à l'argentine et avec spectacle au Mercure de Vichy, et vendredi 28 juillet, à 18h, à la Maison Grenouille, à Pérignat-sur-Allier...

Réservez dès à présent et bon été !

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lundi 24 juillet 2017

Décollage universitaire à Buenos Aires [Actu]

L'information est traitée en une, dans le bas de la page, dans la section principale
La photo principale est consacrée aux chutes d'Iguazú
qui connaissent un record d'affluence pendant ces vacances d'hiver
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Selon un récent recensement, la moitié des étudiants inscrits à l'Université de Buenos Aires (UBA) sont les premiers membres de leur famille à faire des études supérieures. La UBA veut y voir un progrès de la démocratisation de l'enseignement supérieur.

La UBA est la plus grande université publique argentine. L'une des plus anciennes aussi après celle de Córdoba. Elle a été fondée en 1821, dans ce qu'on a appelé à cette occasion la Manzana de las Luces (1), par Bernardino Rivadavia, le futur premier Président de la République argentine, et l'un des acteurs secondaires de la Révolution de Mai (25 mai 1810).

Clarín a publié ce matin les portraits de quelques uns de ces étudiants qui ont accédé les premiers de leur famille aux bancs de la faculté.

Pour aller plus loin :
lire l'article de Clarín.



(1) La Manzana de las Luces (le domaine des Lumières) correspond à ce qu'il reste de la maison provinciale des jésuites du Paraguay, jusqu'à l'expulsion de la Compagnie de Jésus de toutes les terres du roi d'Espagne en 1767. C'est maintenant un musée national, dont le programme des activités culturelles est décidé par l'Instituto de Investigaciones Históricas de la Manzana de las Luces, dont j'ai l'honneur de faire partie depuis un an (voir mon article du 10 novembre 2016).

Le ministère de la Justice bientôt à l'ex-ESMA [Actu]

L'information fait le gros titre
tandis que la photo principale illustre un article sur le football et les secteurs pauvres de la population
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Le ministre de la Justice vient d'annoncer que d'ici à la fin du mandat, il va faire emménager son ministère dans un bâtiment du campus de l'ex-ESMA, aujourd'hui immense campus culturel situé dans le quartier de Palermo et dédié aux droits de l'homme et à la mémoire des victimes de la dictature militaire de 1976-1983 et alors centre clandestin de torture, de détention arbitraire et d'exécution des opposants.

Le Secrétariat aux Droits de l'Homme, qui dépend de la Justice, y est déjà installé depuis le premier mandat de Cristina Kirchner, qui a voulu la mutation de ce lieu de mémoire.

Avant d'annoncer sa décision, le ministre a consulté Estela de Carlotto, la conciliante et démocratique présidente de l'association Abuelas de Plaza de Mayo, qui y dispose elle aussi d'un centre culturel. Estela de Carlotto a assuré le ministre qu'elle n'avait pas d'opposition à ce déménagement, malgré ses différends politiques avec l'actuel gouvernement.

Pour aller plus loin :

jeudi 20 juillet 2017

Le festival de Tango de La Falda retransmis à la télé [à l'affiche]


Demain, s'ouvre le festival de Tango de La Falda, dans la province de Córdoba, avec ses trois soirées de concert festifs. C'est le festival de tango le plus ancien dans le pays.

Cette année, ces spectacles seront retransmis par la télévision locale, Antena 3, et au niveau national par TV Pública en direct (il y a actuellement cinq heures de décalage horaire, à 20h à Córdoba, il est 1h du matin à Paris, Bruxelles ou Genève...

Les soirées se tiennent à l'auditorium municipal Carlos Gardel et c'est l'animateur télévisuel Silvio Soldán, un Michel Drucker métissé de Guy Lux, qui tiendra le rôle de Monsieur Loyal.

Des beaux noms au programme : les chanteurs Amelita Baltar, Adriana Varela, Raúl Lavie et Ariel Ardit, la Orquesta de Tango de la Ville de Buenos Aires et la Orquesta Provincial de Córdoba, le guitariste Esteban Morgado, le bandonéoniste Osvaldo Piro, et j'en passe.

Pour en savoir plus :
consulter le site Internet de la manifestation et la page Facebook de la ville.

mercredi 19 juillet 2017

Le Marché ce week-end sur Plaza Francia [à l'affiche]


Alors que Buenos Aires est entré dans la période des vacances scolaires d'hiver lundi dernier, l'Alliance Française invite les Portègnes à découvrir la gastronomie française dans le cadre de l'exposition Le Marché, avec le soutien de la Ville Autonome de Buenos Aires.

La manifestation se tiendra les 22 et 23 juillet 2017, de 12h à 18h.

Bon courage aux gourmets pour affronter les frimas exceptionnels qui règnent actuellement sur l'Argentine, du nord au sud !

Dernier récital No solo murga à La Forja [à l'affiche]


L'auteur-compositeur interprète Ariel Prat, connu comme un représentant de la murga à Buenos Aires, termine sa série de concerts intitulés No solo murga (de la murga mais pas que), ce vendredi 21 juillet 2017 à 21h30, au Café La Forja, Bacacay 2414, dans le quartier de Flores.

No solo murga est aussi l'un des disques sortis par le chanteur.

Entrée : 150 $ ARG avec réservation préalable.
Tarif normal : 180 $ ARG le soir même.

Des portraits ce samedi chez Jacqueline Sigaut [à l'affiche]


C'est donc le thème de la soirée musicale qui se tiendra samedi 22 juillet 2017 à 21h30, chez la chanteuse Jacqueline Sigaut, qui s'y produira, dans le quartier de Palermo. Des portraits d'auteurs et de compositeurs... On reconnaît en fond les photos de Nelly Omar, de Homero Manzi, de Homero Expósito, tous des artistes qui ont fortement marqué de leur empreinte le répertoire classique du tango argentin.

La chanteuse Alejandra Torres Rovira y tiendra tout de même la vedette. Elle sera accompagnée par le guitariste de Osvaldo Burucua.

Les consignes sont indiquées comme d'habitude sur le visuel.