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vendredi 22 mai 2026

Les Prix Tango 21e siècle ont été remis hier [à l’affiche]

Tous les artistes primés cette année
Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution


Hier, à Hasta Trilce, une salle qui accueille souvent des soirées de musique populaire à Buenos Aires, la seconde cérémonie des Premios Tango Siglo XXI s’est tenue en présence de la chanteuse Amelita Baltar, ancienne compagne et muse de Astor Piazzolla, créatrice de Balada para un loco et autre Chiquilín de Bachín, sur des textes du génial et regretté Horacio Ferrer. A 85 ans et avec une trajectoire artistique bien à elle, elle a reçu un hommage spécial pour l’ensemble de sa carrière (Félicitations, Madame !)(1)

Amelita Baltar hier à Hasta Trilce
(Il ne doit pas faire chaud en ce moment à Buenos Aires)

La crème du tango contemporain était réunie là, dont plusieurs de mes amis dont vous entendez moins parler dans ce blog depuis que Javier Milei est arrivé aux affaires et qu’il détruit systématiquement les conditions de développement d’une vie culturelle et artistique populaire qui tienne la route sur le plan économique.

Parmi eux, le chanteur Cucuza Castiello (sur la photo d’ensemble, c’est le chauve habillé en noir, au premier rang, à gauche).

Cucuza hier

Ces prix permettent aux « professionnels de la profession » de ne pas dépendre uniquement des institutions bien établies et d’accompagner l’évolution des métiers au plus près des aventures artistiques actuelles en couvrant l’ensemble du genre, ce qui n’est pas toujours le cas des prix traditionnels.

La liste des catégories est longue, puisqu’elle couvre toute l’expression tanguera, compositeurs, musiciens, chanteurs, orchestres, danseurs, etc. Les listes des récompensés est trop longue pour que je la répète ici mais La Nación a intégré à son compte-rendu sur son site toutes les vidéos de la soirée. Vous pouvez donc en profiter presque comme si vous y étiez !

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12
lire l’article de Tiempo Ar, un journal digital
consulter l’article de La Nación et régalez-vous !

vendredi 10 novembre 2017

Ce soir, l'embarras du choix [à l'affiche]


Ce soir, vendredi 10 novembre 2017, les portègnes auront l'embarras du choix à San Telmo.

D'un côté, au CC Torquato Tasso, le bandonéoniste Rodolfo Mederos avec le chanteur Negro Falótico.

De l'autre, le chanteur Alfredo Piro qui fait la dernière de son tour de chant actuel au Bar Los Chisperos...

Bonne soirée !

lundi 5 décembre 2016

Une semaine entière sous le signe du tango au CCK [à l'affiche]


Le Centro Cultural Kirchner (CCK), qui dépend du ministère des médias et contenus publics au niveau national, propose tout au long de la semaine, de demain mardi jusqu'à dimanche 11 décembre 2016, un large programme de concerts instrumentaux, de récitals de chanteurs et chanteuses (Amelita Baltar, María Graña et Raúl Lavié, excusez du peu), cours de danse et grande milonga de clôture le 11 à partir de 18h.

Comme toujours, il faut retenir ses places à l'avance, dans des conditions qui ne sont guère commodes pour les gens soumis à des horaires de bureau, ce qui est la majorité de la population à Buenos Aires.

Dimanche marquera la date traditionnelle du Día nacional del Tango et, malgré l'organisation déplorable des réservations, c'est une bonne chose qu'un centre culturel national de cette taille et de ce prestige s'associe amplement aux célébrations. Ce n'était pas vraiment le cas sous les gouvernements de Néstor et Cristina Kirchner.

Pour connaître l'intégralité du programme, consulter le site Internet du CCK.

Ce matin, Página/12 commente l'événement dans un article court où la rédaction a réussi à glisser des critiques de la politique économique du gouvernement. Ce n'est pas que ce soit faux (les milongas ont été fortement impactées par l'augmentation soudaine de l'énergie) (1) mais ça ne leur arracherait pas ni plume ni la rotative de reconnaître que l'initiative du CCK va plutôt dans le bon sens !


Il est probable que je ne pourrai pas publier les mardi et mercredi 6 et 7 décembre. Pendant ces deux jours, je suis en réunion à la Société des Gens de Lettres.
Donc pas de mise à jour de Barrio de Tango,
sauf événement majeur lié à l'actualité argentine ou uruguayenne.



(1) En fait, l'énergie (électricité et gaz) était fortement subventionnée, tout comme l'eau. On pouvait arriver à une facture de 50 ou 60 $ ARG (moins de 5 €) pour deux mois pour un particulier. Et il n'y a pas de différence de tarification entre particuliers et entreprises. Ce qui explique l'emploi disproportionné de l'électricité ou du gaz (il faut voir les Argentins mettre et remettre la bouilloire sur le feu pour se servir l'eau chaude du mate au lieu d'employer une bouteille thermos comme font les Uruguayens ou comme nous-mêmes le ferions en Europe pour le même usage) et le gâchis de l'eau. A Buenos Aires en particulier, il y a des fuites d'eau partout et tout le temps, des robinets qui gouttent dans la cuisine comme dans la salle de bain, des chasses d'eau qui ne se remplissent jamais, etc.

samedi 29 octobre 2016

De la musique au Musée d'histoire de la Ville de Buenos Aires [à l'affiche]

Cliquez sur l'image pour voir le logo du musée en bas à gauche
La signature de l'affiche est bien discrète cette année !

Ce soir, à l'occasion de la Noche de los Museos, le Museo de Historia Cornelio de Saavedra, dans le quartier de Saavedra, proposera deux concerts, ce soir, samedi 29 octobre 2016 : le tango sera représenté à minuit  par Rodolfo Mederos et son orchestre.

Entrée libre et gratuite.

samedi 23 avril 2016

Semaine Tout Tango au Tasso [à l'affiche]


Le Centro Cultural Torquato Tasso propose depuis hier une semaine 100% tango avec hier et ce soir une soirée partagée entre Rodolfo Mederos (trio instrumental) et le Negro Falótico (chanteur), le Tango Jazz Cuartet et Rodrigo Sciamarella mercredi 27 avril et le lendemain, jeudi 28, le Quinteto Negro La Boca avec le Quinteto Natalí Di Vincenzo.

Le tout à San Telmo, Defensa 1575, et vous pouvez entrer à deux en ne payant qu'une seule entrée.

mercredi 27 janvier 2016

Le programme du Torquato Tasso ces prochains jours [à l'affiche]


En ce mois de carnaval, le Centro Cultural Torquato Tasso nous propose un joli programme pour une pré-rentrée en douceur (on est toujours en pleines vacances d'été, là-bas) :

Demain, 28 janvier, ainsi que le 4 février, les chanteurs María Graña et Guillermo Fernández joindront leur talent pour une soirée tango qui promet le meilleur, tant du point de vue du répertoire déjà bien connu que des créations récentes, qui peinent à se faire une place au soleil, comme toujours pour ce qui est nouveau.

Le 11 février : Bruno Arias revient présenter son nouveau disque de forte revendication politique, El derecho de vivir en paz (le droit de vivre en paix).

Ce week-end, vendredi 29 et samedi 30 janvier 2016, retour de Rodolfo Mederos en formation de trio.

Et les vendredis et samedis de février, c'est le groupe de tango contemporain, La Chicana, qui s'empare de cette tanguería de la rue Defensa, 1575, à San Telmo.

Pour découvrir ces artistes à travers Barrio de Tango, donc en français, cliquez sur leur nom dans le blog Pour chercher, para buscar, to search, entre le titre et le corps de l'article.

mardi 19 janvier 2016

Semaine de rentrée au Torquato [à l'affiche]


Les vacances d'été auront été courtes au Centro Cultural Torquato Tasso, la salle de concerts de la rue Defensa, à San Telmo, dans le sud de Buenos Aires. Dès ce jeudi 21 janvier 2016, voilà que la programmation reprend et sur une note bel et bien engagé : la présentation du nouveau disque de Bruno Arias, intitulé Le droit de vivre en paix. Inutile de le nier : il risque d'y avoir un parfum assez politisé dans la salle, eu égard aux remous politiques actuels à la suite de l'alternance et du train d'enfer auquel le Président Macri tente de mener les réformes (très contestées à gauche). Il n'est pas impossible qu'il y soit fait allusion aux événements en Europe, notamment aux attaques perpétrées contre Charlie Hebdo et peut-être aussi, car elles ont eu un retentissement particulier là-bas, celles du 13 novembre. Et il faudra alors y inclure toutes les autres, sur tous les continents où cela s'est produit.

Vendredi, c'est le chanteur Cucuza Castiello qui occupera cette scène et le lendemain, le Torquato enchaîne avec un concert du trio Rodolfo Mederos. A voir et à écouter de toutes ses oreilles si vous êtes à Buenos Aires en ce moment !
Et à déguster, car la cuisine proposée est plus qu'agréable (pizzas, grillades, salades et assiettes froides).

vendredi 17 juillet 2015

Beau "finde" au Torquato Tasso [à l'affiche]


Ce soir, au Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa 1575, le bandonéoniste et compositeur Rodolfo Mederos rendra hommage au poéte Juan Gelman, qui nous a quittés en janvier 2014 comme je vous l'avais annoncé en son temps dans ces colonnes.

Le lendemain, la tanguería de San Telmo accueillera comme tous les samedis le Sexteto Mayor, cette fois-ci, avec la chanteuse Jacqueline Sigaut, et hier soir, la scène était occupée par un trio décoiffant : le pianiste folkloriste Ignacio Montoya Carlotto qui continue sa carrière musicale avec son nom de naissance récupéré il y a près d'un an (il s'agit du petit-fils de la présidente de Abuelas de Plaza de Mayo) et des chanteurs de tango Lidia Borda et Guillermo Fernández.

Un beau week-end (fin de semana en Argentine) pour le tango face au Parque Lezama.

mardi 4 octobre 2011

Le Museo histórico Cornelio de Saavedra fête ses 90 ans [à l'affiche]


A l'occasion de ses 90 ans, le Museo histórico de Buenos Aires Cornelio de Saavedra, fondé en 1921, dans une maison qui fut celle d'un descendant d'un des héros de la Revolución de Mayo (1), organise un concert avec Rodolfo Mederos et son trio et un groupe baptisé 2 por 4 en el Cairo (ce qu'on pourrait traduire comme Le tango au Caire).

Samedi 8 octrobre 2011 à 18h. Entrée libre et gratuite.
L'adresse du musée est sur l'affiche.

Pour ceux d'entre vous qui liraient ce billet à Buenos Aires, profitez de votre déplacement dans cette zone très périphérique de la capitale argentine pour voir le musée et ses trois expositions temporaires actuelles. C'est l'un de ces 160 musées de la Ville qui valent vraiment le coup d'oeil.

(1) Revolución de Mayo, le 25 mai 1810 : c'est l'acte fondateur de l'Argentine indépendante. Ce n'est pas la véritable déclaration d'indépendance en tant que telle (qui eut lieu à Tucumán le 9 juillet 1816) mais une prise en main de leur destin et de celui du Vice-Royaume de cette époque-là par les habitants de Buenos Aires, après la chute de la Junta de Sevilla, dans l'Espagne conquise dès 1808 par les troupes napoléoniennes. Sur ces questions d'histoire, voir mes articles dont vous trouverez les liens dans la rubrique Petites chronologies, en partie médiane de la Colonne de droite. Cornelio de Saavedra est l'un des principaux acteurs des événements du 25 mai 1810. Il a donné son nom au quartier à l'extrêmité duquel est situé ce musée public dépendant du Ministère de la Culture de la Ville Autonome de Buenos Aires (vous avez repéré la couleur jaune du PRO, le parti de Macri, et la charte graphique que vous connaissez déjà grâce au Museo Casa Carlos Gardel). Parmi les grandes figures tangueras du quartier, le chanteur Roberto Goyeneche, El Polaco, qui y était né et y vivait.

jeudi 2 juin 2011

Hommage à un danseur et à un poète "que cumplen en estos días" (1) : article n° 2200 [à l'affiche]


Mardi dernier, le 31 mars 2011, le danseur Juan Carlos Copes, l'inventeur du tango-danse professionnel, fêtait ses 80 ans. Gabiel Soria soulignait l'événement dans un petit article de son blog, Tangocity, dans lequel il le décrit comme le créateur d'un style de tango de scène, comme l'élégance personnifiée et la figure du Portègne complet.

Pour l'occasion, Gabriel a fait diffuser le 31 mars à 20h deux émissions de sa série Los capos del Tango (dont quelques numéros se retrouvent dans le commerce sous format DVD), deux nouveaux numéros qui retracent toute la carrière du grand danseur, sur le streaming et la longueur d'ondes de la chaîne payante Solo Tango.

Et hier, le Teatro Cervantes était le cadre d'un grand hommage sur scène, dont je ne vous ai pas parlé hier pour faire coincider l'information avec le 2 200ème article de ce blog. Et comme vous pouvez le constater sur l'affiche, ce n'était pas les grands noms qui manquaient hier soir, avec les chanteurs Raúl Lavié, Jairo et Susana Rinaldi, le bandonéoniste Rodolfo Mederos et les autres dont je vous laisse lire le nom directement sur l'affiche, où vous repérerez sans doute le nom de la fille du Maestro, danseuse elle aussi.

La soirée était gratuite et elle a dû attirer pas mal de monde.

Et aujourd'hui même, c'est l'anniversaire du Maestro Horacio Ferrer, qui souffle ses 78 bougies. Et Gabriel le salue lui aussi dans le billet du jour sur son blog, qui rejoint ce soir la liste des sites externes à visiter dans la Colonne de droite, partie inférieure (je le place délibérément dans la rubrique Les Institutions. C'est est une !)

(1) cumplir : fêter son anniversaire, en Argentine. En Espagne, on ne dit pas ça.

vendredi 12 novembre 2010

Hommages tous azimuts lundi prochain à la Academia Nacional del Tango [à l'affiche]

Le Plenario du lundi 15 novembre 2010 se tiendra comme d'habitude à 19h30 au Salón de los Angelitos Horacio Ferrer (1er étage du n° 833 de la Avenida de Mayo, cet immeuble alvearien que le Maestro Horacio Ferrer a rebaptisé Palacio Carlos Gardel à la rentrée 2002).

Il sera rendu hommage à deux musiciens récemment disparus, Roberto Firpo jr (le fils de Roberto Firpo, pianiste et compositeur de la Guardia Vieja) et Marcos Madrigal.

Les deux conférences qui suivront et qui seront données respectivement par Horacio Ferrer, Président et fondateur de l'Académie, et par Gabriel Soria, premier Vice Président. Les deux hommes s'attacheront chacun de son côté à retracer le parcours de chacun des deux disparus. Les deux conférences seront illustrées de témoignages sonores et cinématographiques.

Le tango rituel rendra lui hommage au compositeur et pianiste Enrique Delfino, pour le 115ème anniversaire de sa naissance. Ce sera Recuerdos de Bohemia, enregistré par le compositeur lui-même au piano solo.

La troisième partie de la soirée sera consacrée à remettre un diplôme d'Académico de Honor à quatre académiciens qui appartenaient jusqu'alors à la catégorie de la génération intermédiaire (mais il s'est passé 20 ans depuis la fondation de l'Académie... Cela ne nous rajeunit pas, ma bonne dame !) : il s'agit du bandonéoniste et compositeur Ernesto Baffa (qui participe au documentaire Café de los Maestros, qui est projeté ici et là en Europe au gré des festivals de tango et des quinzaines argentines, comme celle qui s'ouvre la semaine prochaine à Cahors, en France), la chanteuse Amelita Baltar (l'unique non-bandonéoniste de la promo !), les bandonéonistes et compositeurs Rodolfo Mederos et Walter Ríos, le multi-cartes du bando (tango, jazz, blues, rock...). L'invitation de la Academia Nacional del Tango a donné cette liste dans cet ordre, l'ordre alphabétique...

Dans l'espace artistique, Walter Ríos fera sonner le bandonéon de Aníbal Troilo, qui trône dans l'une des vitrines de l'entrée du Museo Mundial del Tango et appartient donc aux collections de l'ANT (1), et interprétera avec cette relique une des oeuvres du grand Pichuco...

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Pour accéder à d'autres articles sur les artistes nommés ci-dessus, cliquez sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search sous le titre de la présente entrée. Vous accéderez ainsi à une sélection thématique de notes publiées dans ce blog.

(1) Cette vitrine, j'ai été photographiée devant avec le nouvel Académico Correspondiente en Madrid, l'ami Rodolfo Ghezzi, au mois d'août. Voir mon Retour sur images sur la présentation de Barrio de Tango à la Academia Nacional del Tango, le 2 septembre dernier.

mercredi 1 septembre 2010

Ligne B : descendre à Malabia Osvaldo Pugliese [Actu]

Enfin, vendredi 3 septembre 2010, ce sera fait !

Après 12 ans de démarches persistantes pour obtenir ce geste de la part des dirigeants de la ville de Buenos Aires et deux ans après que Mauricio Macri l'a annoncé publiquement lors de l'annonce du programme du 10ème festival de tango de Buenos Aires (ce fut l'un de mes premiers articles en juillet 2008), la station de métro Malabia sur la ligne B, la station qui se trouve sous l'esquina Corrientes y Scalabrini Ortiz et qui émerge à deux pas du monument restauré l'année dernière (voir mes articles de juillet et septembre 2009), cette station portera donc à partir de vendredi le double nom de Malabia (son nom actuel) - Osvaldo Pugliese. Après la station Carlos Gardel, sur la même ligne, un peu plus à l'est, ce sera la deuxième à porter le nom d'un artiste de tango.

Pour lire les textes, cliquez sur l'image.

Une grande fête est organisée autour de la station et sur la placette qui entoure le monument vendredi 3 à partir de 18h, avec prise de paroles notamment de Lydia Elman de Pugliese, la veuve du Maestro, et concert-spectacle avec notamment Roberto Alvarez et Juan José Mosalini, qui furent tous bandonéonistes de Pugliese, le dernier chanteur de son orchestre, Abel Cordoba, et la danseuse Milena Plebs, entre autres artistes. Daniel Binelli et Rodolfo Mederos seront aussi de la partie. La fille et la petite-fille de Pugliese ne sont pas annoncées (Beba et Carla Pugliese).

Une fois rentrée en France et en mesure d'ajouter des images à mes articles, je vous donnerai l'affiche de la fête qui a été notamment diffusée par le CCC. Je ne pourrai hélas pas vous rapporter de photos que j'aurai prises puisque je serai moi-même à ce moment-là en train de régler les derniers détails de ma prestation au Museo Casa Carlos Gardel, la dernière des trois présentations de Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins (Ed. du Jasmin) que je ferai à Buenos Aires. Et je n'ai malheureusement pas le don d'ubiquité.

Pour lire l'ensemble des articles relatifs à Osvaldo Pugliese et au souvenir vivant qui demeure de lui dans la capitale argentine, cliquez sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, ou dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la Colonne de droite, section Toujours là.

samedi 19 juin 2010

Le cinquantenaire du Teatro San Martin [à l'affiche]

Le Teatro San Martín, qui est installé dans la Avenida Corrientes, au numéro 1530, et qui abrite tout un complexe culturel de plusieurs salles ainsi que les studios de radio de La 2 x 4 et la 11.10, les deux radios publiques de Buenos Aires, s'apprête à célébrer son cinquantenaire par un ensemble de manifestations, dont une exposition photographique, à partir de mardi 22 juin 2010 et ce pendant une semaine.

Au programme, il est prévu de rendre hommage à plusieurs maîtres du théâtre tous pays confondus : des extraits de Stéfano de Armando Discépolo, le frère aîné du poète et compositeur de tango Enrique Discépolo lui-même acteur et dramaturge de formation, Les trois soeurs de Tchekov, Un ennemi du peuple de Henrik Ibsen et Galileo Galilei de Berthold Brecht. Ballet, marionnettes et concerts de chanteurs et de musiciens sont aussi prévus. Certaines soirées sont réservées à la presse et au personnel, d'autres sont pour le public. On attend en particulier les artistes complètes que sont Sandra Guida et Alejandra Radano (1), danseuses, chanteuses et comédiennes que le public parisien a pu applaudir l'hiver dernier dans le triptyque d'Alfredo Arias au Théâtre du Rond-Point (voir mes articles sur ces trois spectacles, dont deux seront repris en avril prochain, sur la même scène proche des Champs-Elysées). Leur spectacle sera accompagné par Diego Vila. On attend aussi les bandonéonistes et compositeurs Rodolfo Mederos et Walter Ríos.

Et puis prochainement, le théâtre fermera sans doute pour des grands travaux de rénovation, qui seront confiés à l'équipe qui vient d'achever, si laborieusement, ceux qui ont remis à neuf (avec trois ans de retard à la livraison) le Teatro Colón, qui est l'Opéra de Buenos Aires, réouvert le 24 mai dernier, pour fêter les 200 ans du pays.

Pour en savoir plus sur la série de manifestations :
lire l'article de jeudi dernier sur le site de Página/12.

(1) Alejandra Radano est actuellement à l'affiche de Clásica y Moderna. Voir mon article du 2 juin 2010 à ce sujet.

samedi 12 juin 2010

Jazz et Tango se rencontrent à San Telmo [à l’affiche]

Le Centro Cultural Torcuato Tasso a engagé depuis le mois de mai un cycle de concerts où se mêlent des musiciens de tango, comme les bandonéonistes et compositeurs Leopoldo Federico, Néstor Marconi et Julio Pane, les chanteurs Susana Rinaldi, Lidia Borda et Ariel Ardit, le guitariste et compositeur Hugo Rivas ou l’ensemble Sexteto Mayor, tous habitués de la scène du Torcuato Tasso, et des musiciens de jazz (nacional) comme Luis Salinas, Walter Malosetti et Mariano Otero.

Cette semaine, c’est Luis Salinas qui partage la scène avec Hugo Rivas et Julio Pane. A cette occasion, Página/12 leur a consacré un article interview à lire sur l’édition internet d’avant-hier.

La semaine prochaine et jusqu’à la fin du mois de juin, Luis Salinas à nouveau partagera la scène avec Leopoldo Federico et son orchestre.

En juillet, le contrebassiste de jazz Mariano Otero et son groupe partagera la scène avec le Sexteto Mayor dans la première quinzaine et avec Lidia Borda pour la deuxième quinzaine.

En août, le Torcuato accueillera Walter Malosetti et Rodolfo Mederos.

Susana Rinaldi s’est, quant à elle, produite avec Jorge Navarro et son trio en mai, comme Ariel Ardit...

Il y a longtemps que jazz et tango échangent et partagent dans l’univers musical et culturel de Buenos Aires. Il y a quelques belles réussites en ce domaine dans le catalogue du label Melopea, dont je vous parle souvent, parce qu’il est leader dans ce domaine. Les deux genres ont d’ailleurs en commun des racines afro-américaines et l’héritage de la servitude, évidente en ce qui concerne le jazz puisqu’aux Etats-Unis la plupart des grands musiciens de jazz ont été et sont des descendants d’esclaves, un peu moins connues en ce qui concerne le tango, parce que la présence des noirs sur les bords ouest du Río de la Plata a été masquée tout au long de la deuxième moitié du 19ème siècle jusqu’à devenir physiquement imperceptible mais non pas musicalement....

Pour aller plus loin :
Lire l’article de Página/12 d’avant-hier.
Pour découvrir les artistes de jazz cités dans cet article :
Connectez-vous au site de Luis Salinas
Connectez-vous au site de Walter Malosetti
Connectez-vous au site de Mariano Otero
Voyez aussi l'article que Carlos Bevilacqua vient de lui consacrer sur son site, Melografías (en espagnol, bien sûr).
Connectez-vous à la page Myspace de Jorge Navarro

mardi 25 mai 2010

Horacio Salgán, Susana Rinaldi et Leopoldo Federico pour fêter le Bicentenaire en tango [à l’affiche]


C’était l’un des trois temps forts de la journée (fériée) d’hier à Buenos Aires sur le Paseo del Bicentenario : un grand concert à minuit avec le retour sur scène, après sept années de retraite volontaire, du Maestro Horacio Salgán (94 ans le 15 juin prochain), à la tête de sa formation historique, le Quinteto Real, et avec la participation d’autres artistes majeurs de la taille du Maestro Leopoldo Federico, une nouvelle fois à la tête de la Selección Nacional de Tango avec, pour la partie chant, rien moins que Susana Rinaldi. Autres géants du tango sur cette scène : un couple de danseurs mythique, Juan Carlos Copes (79 ans à la fin de ce mois) et María Nieves (72 ans), qui continuent d’éblouir le public. Etaient aussi de ce spectacle prestigieux l’auteur-compositeur interprète et guitariste Juan Tata Cedrón, le bandonéoniste Rodolfo Mederos et le chanteur Ariel Ardit.

La matinée avait commencé par un défilé d’engins motorisés issus de l’ancienne industrie nationale, progressivement démantelée par les gouvernements qui succédèrent à Juan Perón (et qui furent mis en place avec l’aval des ou par les Etats-Unis) : voitures particulières, taxis, bus, camions de pompiers, autocars et motos. Car l’Argentine a eu une industrie lourde sous Perón, elle avait même son propre avionneur et ses fabricants de locomotives (1).

Un concert de musique folklorique a aussi rassemblé Liliana Herrero et Teresa Parodi, deux des plus grandes auteures-compositrices interprètes de l’heure dans ce domaine, surtout depuis le départ de Mercedes Sosa (sur Mercedes Sosa, cliquez sur le lien pour accéder à mes articles la concernant).

Le programme de la journée avait été revu et reconstruit à la va-vite par les organisateurs pour permettre aux spectacles interrompus ou empêchés par l’orage de dimanche soir d’avoir lieu tout de même...


Pour aller à la source (en espagnol) :

(1) Si l’Argentine n’a pas atteint à l’heure qu’il est le développement industriel que connaît le Brésil, ce n’est pas seulement à cause du démantèlement de l’infrastructure montée par Perón. Les Etats-Unis ont empêché tous les pays d’Amérique du Sud de développer une industrie propre qui aurait fait concurrence à la leur. C’est surtout à cause des politiques absurdes et idiotes menées par Carlos Menem dans la décennie des années 90 qui ont omis d’investir sur du long terme en Argentine pour développer davantage des activités de bourse et de service très volatiles et l’ont exposée en plus à la faillite financière (qui s’est produite en décembre 2001) en instituant une parité aussi vaniteuse qu’artificielle entre le peso et le dollar US. Ecroulement économique que le Brésil s’est épargné, ce qui a permis à Lula de mettre à profit ses deux mandats successifs pour bâtir un développement industriel qui commence à être vraiment spectaculaire.

samedi 28 novembre 2009

6ème Festival de Tango au Tasso [à l'affiche]

Photo Telam

C'était au Centro Cultural Torcuato Tasso, à San Telmo, hier après-midi, à 19h : la présentation officielle de cette 6ème édition du Festival de Tango en el Tasso, qui s'ouvrira le 2 décembre pour se clôturer le lendemain de Noël (jour férié en Argentine).
Participaient à cette soirée de lancement quelques uns des plus prestigieux artistes qui y participeront : la chanteuse Amelita Baltar (qui est décidément sur tous les fronts en ce moment, voir les articles qui lui sont consacrés en ce mois de novembre 2009), les bandonéonistes et compositeurs Leopoldo Federico (assis au premier rang sur la photo) et Rodolfo Mederos (à droite d'Amelita Baltar) et le pianiste et compositeur Lito Vitale (debout avec les lunettes) ainsi que l'auteur-compositeur-interprète Guillermo Fernández.

Le programme, qui s'étale sur 14 soirées, présente une bonne trentaine d'artistes et de groupes. Je vous procèderai donc en plusieurs fois pour avoir la place de citer tous les artistes dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, dont la capacité est limitée (et très limitée pour la nature de ce blog).

Pendant la première semaine, les Portègnes pourront donc profiter de :

Rodolfo Mederos trio, le 2 décembre, à 22 h (entrée : 60 $)
Les chanteurs Lidia Borda et Ariel Ardit, le 3 décembre, à 22h (entrée : 50 $)
Le chanteur Horacio Molina le 4 décembre à 22h (entrée : 50 $) puis l'orchestre Astillero qui assurera la trasnoche (le concert au-delà de minuit).
Le chanteur et bandonéoniste Rubén Juárez et son sextuor le 5 décembre, à 22h (entrée : 70 $) et à la trasnoche, le groupe La Chicana de Acho Estol et Dolores Solá.
Pour aller plus loin :
Lire la dépêche de l'agence argentine Telam sur la soirée de présentation et l'ensemble du programme (que je détaillerai au long des jours qui viennent).
Vous pouvez accéder à l'ensemble de mes articles sur les artistes cités en cliquant sur leur nom, dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, sous le titre ou dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la Colonne de droite.
Le lien vers le site d'Amelita Baltar, d'Horacio Molina, Guillermo Fernández et Rubén Juárez se trouve déjà dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales dans la partie basse de la Colonne de droite.
Leopoldo Federico est sur Facebook (il a fait mettre le minimum syndical).
Les autres sont sous les liens ci-dessous :
le site de Lito Vitale (bilingue espangol-anglais)
le site de Rodolfo Mederos (bilingue espagnol-anglais)
et ceux que j'ai déjà donnés en annexe de nombreux autres articles et qu'il faudrait que je trouve le temps de créer en Colonne de droite :
La page Myspace de Lidia Borda
Le site de Ariel Ardit
Le site de la Chicana

lundi 13 avril 2009

Raúl Garello sur la liste des prochains Premios Gardel a la Música [Disques & Livres

Jacquette du disque Pichuco Records

Les Prix Gardel sont à l'Argentine ce que les Victoires de la Musiques sont à la France. Un prix en un grand nombre de catégories remis par un jury de professionnels au nombre en l'occurrence de 1500 votants, en deux phases : la nomination (la phase dont le résultat vient d'être rendu public) et le vote final (avec un seul prix par catégorie). Les membres du jury (musiciens et journalistes) votent par Internet.

Sont nominés pour l'édition 2009 plusieurs artistes dont j'ai eu l'occasion de vous commenter les disques depuis la naissance de Barrio de Tango en juillet 2008.

Francisco Torné, le directeur et fondateur de Pichuco Records, vient de m'informer de l'inscription sur la liste finale du dernier disque en date du Maestro Raúl Garello, Tocata para sexteto (un clin d'oeil à Piazzolla, ce titre), un album de 12 pistes (uniquement de la composition de Raúl Garello), que Pichuco Records a sorti au début de l'année 2008. Tocata para Sexteto a été l'objet du tout premier article de la section Disques & Livres dans Barrio de Tango quand j'hésitais encore sur le titre à lui donner. Tous les morceaux chantés dans la partie originale de cet album (enregistré en 2007) sont de la plume de Horacio Ferrer. Les deux du bonus (des enregistrement de 1997 et 1996) sont l'un de Raimundo Rosales, l'autre de Alfredo de Robertis. Il s'agissait pour Raúl Garello de rendre hommage à leur interprète vocal, un chanteur qu'il a beaucoup aimé dirigé dans les concerts de la Orquesta de Tango de la Ciudad de Buenos Aires, feu Hernán Salinas (30 novembre 1958 - 21 novembre 2003, rongé par la maladie).
Voir ici les hommages que lui rendirent à cet moment-là Página/12 du 22 novembre 2003 et Clarín à la même date.

Le disque concourt sous la rubrique du Meilleur album d'orchestre (Raúl Garello joue avec son Sextuor).

Francisco Torné est le coordinateur de la représentation de Buenos Aires aux rencontres des Sommets Mondiaux du Tango (dont la 8ème édition vient d'avoir lieu à Bariloche) et il est également le directeur du site officiel consacré à Aníbal Troilo, dit Pichuco, qui n'était autre que son grand-père (lui et ses frères et soeurs qui animent le site autant que le label sont les petits-enfants de Zita Calahi de Troilo, l'amour de toute la vie de Pichuco, qui lui survécut de plusieurs années... Pichuco est mort très jeune à à peine 61 ans, le 18 mai 1975). Voir le site dans la rubrique Troesmas, en partie inférieure de la Colonne de droite.


Autres disques nominés : celui de Celeste Carballo, une chanteuse de rock qui vient de sortir son premier album de tango (elle est présente dans deux rubriques), celui de Lidia Borda (Ramito de Cedrón), celui de Daniel Melingo (Maldito Tango, récemment arrivé jusqu'aux rives du Río de la Plata), celui de Rodolfo Mederos (Soledad), celui de Leopoldo Federico (Mi fueye querido) et celui de Guillermo Fernández (De gitanos y tangueros), tous les 4 nominés dans la catégorie du meilleur artiste masculin de tango (et vous voyez que la catégorie mélange des instrumentistes et des chanteurs).

Dans la même catégorie que le disque de Raúl Garello (meilleur album d'orchestre), concourt également le 5ème CD de El Arranque, Nuevos.

Le disque de Me darás Mil hijos, Aire, concourt dans la rubrique du Meilleur album de rock-pop alternatif.

Dans la catégorie du meilleur CD instrumental-fusión, l'album du partenaire de Litto Nebbia, César Franov (l'un des membres de son groupe).

La liste complète des nominés sur le site de la CAPIF, Premios Gardel a la Música.

lundi 17 novembre 2008

Le nouveau disque de Rodolfo Mederos [Disques & Livres]

Photo extraite du site de Rodolfo Mederos
Soledad est le nouveau disque que vient de sortir le bandonéoniste et compositeur Rodolfo Mederos. Il a reçu un somptueux accueil dans les colonnes de Clarín.

Ce disque est une collection de morceaux plutôt classiques uniquement interprétés au bandonéon par Mederos seul ou à deux (par mixage de deux pistes où il joue deux voix différentes du même morceau, pour une chanson napolitaine Na voco na chitarra).

Outre le morceau titre, Soledad, un tango de Carlos Gardel et Alfredo Le Pera, il joue ici El Africano d’Eduardo Pereyra, La Mariposa de Pedro Maffia, la valse Palomita Blanca de Anselmo Aieta, La Beba de Osvaldo Pugliese, Felicia de Enrique Saborido, Sur de Aníbal Troilo, Milonga Sentimental, la première milonga ciudadana de l’histoire, composée par Sebastián Piana en 1931, sur un texte qu’il commanda à Homero Manzi. Rodolfo Mederos a ajouté à la liste deux morceaux de sa propre composition : El Aguante et Como un juego.

Dans El Aguante, il est accompagné par 3 autres bandonéons et une contrebasse.

Il a ajouté un morceau qui n’est pas vraiment un tango mais que tous les chanteurs de tango aiment chanter : Los ejes de mi carrera, de Atahualpa Yupanqui, une interprétation personnelle de Over the Rainbow de Harold Arlen et une version de l’art de la fugue de Bach (fugue 15), déjà présente dans un précédent album (Las veredas de Saturno, chez Acqua Records). Après tout le bandonéon a été inventé en Saxe, dans la patrie de Bach et pour les églises luthériennes dépourvues d’harmonium...

Autre pièce qui n’est pas un tango dans ce disque : l’hymne national argentin. Dans une version toute personnelle. Si, il a osé.

Le cycle Revisitons nos classiques tangueros du musicien compte deux autres albums, toujours disponibles : Comunidad (où il mélange des classiques et plusieurs de ses propres compositions) et Intimidad (principalement des classiques et juste une pièce de lui, celle qui conclut le disque). Les trois disques sont chez BDN.

Et si vous préférez un disque 100% composition de Rodolfo Mederos, achetez Buenas noches Paula chez Fogón Música.

Rodolfo Mederos dispose aussi d’un site internet où vous pouvez aller découvrir beaucoup d'extraits très courts de ses morceaux et interprétations, avant de passer quelque commande que ce soit.

Et pour les amateurs de bandonéon, mentionnons, en cette période où les commerçants préparent leurs vitrines de Noël, la sortie récente d’un disque de Leopoldo Federico, Mi Fueye querido, chez Epsa (contenant deux morceaux du Maestro, Mi fueye querido et Un bandoneón en París et neufs autres morceaux, qui sont autant de grandes interprétations de ce maître du bando : Cabulero, Adiós Nonino, El Africano, Maipo, Buen Amigo...).