mardi 18 janvier 2011

Grandes Milongas de La Boca : Miguel Angel Zotto et Amelita Baltar ce samedi [à l'affiche]

Dans le cadre des Grandes Milongas de La Boca, série de bals publics gratuits en plein air à la Vuelta de Rocha, sous l'égide du Ministère de la Culture et du Tourisme du Gouvernement portègne, dans le quartier ouvrier de la Boca, samedi prochain, le 22 janvier 2011, à partir de 18h30, la milonga sera animée par les danseurs Miguel Angel Zotto et sa partenaire, Daiana Gúspero, qui feront diverses exhibitions.

La clôture de la manifestation sera assurée par la chanteuse Amelita Baltar, qui a un été bien chargé cette année : quelques minutes après sa prestation à la Vuelta de Rocha, elle file à Clásica y Moderna, où elle donne un concert conjoint, tous les samedis soirs, avec Horacio Molina, intitulé Nosotros (lire mon article du 31 décembre 2010 sur le sujet). En février, elle se produira toutes les semaines au Café Vinilo, à Parlermo. Elle prépare par ailleurs en ce moment même la sortie d'un nouveau disque. Elle est aussi au programme du festival de Junín, qui se tiendra à la mi-février, et au mois de mars, elle participera aux célébrations des 90 ans de la naissance de Astor Piazzolla (1921-1992), dont elle fut la compagne à la ville et à la scène pendant quelques années d'une très intense et très singulière période artistique dans la vie du compositeur. C'est en effet au cours de cette période, 1968-1974, avec elle et pour elle, que Astor Piazzolla et Horacio Ferrer ont composé et écrit le plus gros de l'oeuvre chantée de ce révolutionnaire du tango.

Amelita Baltar, au Mundial del Tango 2006 (photo portail de la Ville de Buenos Aires)

Autrement dit, si vous êtes samedi à Buenos Aires, vous avez deux occasions d'aller l'entendre et l'applaudir. Ne les loupez surtout pas.

Ne loupez pas non plus le spectacle que donne tout l'été Miguel Angel Zotto au Teatro Metropolitano. Je tiens de Amelita Baltar elle-même qu'il est de toute beauté. (Voir mon article du 7 janvier 2011 sur cet événement chorégraphique). Plus tard dans la saison, Miguel Angel Zotto participera au Festival de Tango de Beyrouth, au Liban, à la fin avril-début mai. Une autre occasion à ne pas manquer pour les amateurs de danse et de voyage.

Pour en savoir plus sur les artistes, cliquez sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus. Même opération pour suivre ce que propose, en matière de tango du moins, ce quartier populaire emblématique à Buenos Aires qu'est la Boca. Dans ce bloc, qui surmonte chaque article de Barrio de Tango (le blog), le mot-clé danse marque toutes les entrées relatives à la dimension chorégraphique du genre (spectacles, cours, stages, festivals, que ce soit là-bas ou ici). Et le mot-clé Affiche rassemble toutes celles qui portent sur les spectacles et conférences qui ont lieu là-bas, tandis que la même actualité, mais en Europe francophone, est rassemblée sous le mot-clé ici, que vous retrouvez dans les raccourcis internes distribués dans les différentes rubriques de la partie supérieure de la Colonne de droite.

Vous pouvez également visiter les sites des artistes :
Le site de Amelita Baltar, qui se trouve aussi de manière permanence dans la partie inférieure de la Colonne de droite
Le site de Miguel Angel Zotto, qui ne tardera pas à s'y trouver (bientôt, c'est promis)
Celui de la chanteuse est déjà installé parmi les liens permanents de la partie basse de la Colonne de droite (dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales). Je ne m'en suis pas encore occupée pour celui du danseur (1). De même, il disposera bientôt d'un raccourci à son nom dans la section Les danseurs de la rubrique Vecinos del Barrio (qui veut dire habitants du quartier).

(1) J'ai à nouveau beaucoup de pain sur la planche pour mettre à jour cette Colonne de droite, partie haute et partie basse !

María José Mentana et Pepo Ogivieki aux 36 Billares ces deux mercredis [à l'affiche]

La chanteuse María José Mentana et le pianiste et compositeur José Ogivieki, dit Pepo, se produiront ensemble au café 36 Billares, que vous connaissez bien si vous êtes des lecteurs assidus de ce blog.

Ils donneront dans cet établissement classé du quartier de Monserrat, idéalement situé sur Avenida de Mayo, à la hauteur du numéro 1265, deux concerts, les mercredis 19 et 26 janvier 2011, à 21h30.

Entrée : 40 $ (peso argentin, ne confondez pas avec une monnaie plus septentrionale...)

Pour en savoir plus sur les artistes, cliquez sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus : je leur ai déjà consacrés à l'un et à l'autre quelques articles.

Vous pouvez aussi consulter leur site respectif :
le site de María José Mentana (qui s'ouvre sur un extrait de son interprétation de Malena)
la page Myspace de María José Mentana, une page qui veut pour l'écouter et non pas pour suivre son actualité (Vous pouvez la retrouver aussi parmi les amis de ma propre page sur ce réseau international)
la page Myspace de Pepo Ogivieki (disponible également parmi mes propres amis sur ma page de ce réseau).

samedi 15 janvier 2011

Pour écouter Barrio de Tango (ed. du Jasmin) sur Myspace [Disques & Livres]


Barrio de Tango est un recueil bilingue et commenté de 231 textes (letras) de 78 auteurs tango argentin, au sens large de ce terme (l'ouvrage présente en effet des valses, des milongas, des candombes, de simples canciones et bien sûr des tangos, au sens restreint cette fois-ci). Le livre, disponible en librairies traditionnelles (voir cette liste), sur différents sites de vente en ligne (voir la liste sous le lien), sur les salons du livre auxquels mon éditeur participe tout au long de l'année (voir mes articles à ce sujet), est paru aux Editions du Jasmin (pour consulter leur site et commander directement auprès d'eux, cliquez sur le lien).

Une cinquantaine de ces différents titres (1) est désormais audible dans des enregistrements d'artistes actuels sur ma page Myspace. Cette liste d'écoute (playlist) s'appelle, ai-je besoin de vous le dire, Barrio de Tango (ed. du Jasmin). Vous y accédez directement sur la page du profil (c'est la playlist que vous voyez actuellement sur la gauche). A cette place-là, elle sera prochainement remplacée par une troisième liste d'écoute, destinée à vous faire entendre différentes pièces de mon autre livre, 200 ans après, le bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, qui paraîtra au cours de ce mois de janvier 2011, aux Editions Tarabuste (revue Triages).

Cette nouvelle liste d'écoute, je suis très fière d'avoir pu y inclure un certain nombre d'artistes qui sont aussi des amis personnels comme Cucuza, Cecilia Bonardi et son groupe Pulso Ciudadano, Horacio Molina, Hernán Genovese, Mariel Martínez (à partir de la page Myspace de Alejandro Picciano), Taquetepa et leur Petit Orchestre Typique (avec le merveilleux arrangement de Barrio de Tango que Daniel Pérez avait concoctée, avec beaucoup d'amitié, pour la présentation du livre, le 3 mai 2010, à Paris).

J'y ai ajouté aussi des artistes, que je connais personnellement ou non, plus ou moins intimement, et que le public n'a guère l'occasion d'applaudir ici : Mariel Dupetit (que vous pouvez entendre sur le disque Melopea, comme Mariel Martínez et Alejandro Picciano), Patricia Barone, Nora Bilous, Noelia Moncada, Josefina Rozenwasser, la chanteuse du Alan Haksten Grupp, María Graña, Néstor Basurto, Oscar Pometti, Guillermo Fernández (un standard Piazzolla-Ferrer offert par la page Myspace de la Academia Nacional del Tango), José Angel Trelles (avec Balada para un loco, comme le précédent), Caracol, le duo Napoli-Casares (qui reprend les modalités vocales de Ignacio Corsini, si fréquentes dans les premiers temps du tango, jusqu'aux années 20), Alfredo Piro, Luis Filipelli, les orchestres Vale Tango, El Afronte, La Vidú, La Orquesta Típica Imperial, La Quimera del Tango...

Je ne suis pas non plus mécontente d'avoir pu intégrer dans cette liste d'écoute des morceaux très rares, comme Betinotti chanté à la manière du payador José Betinotti lui-même (1878-1915) par le duo Napoli-Casares, En el corsito del barrio interprété par Alfredo Piro (très, très drôle), Gota de lluvia par Caracol (2), En esta tarde gris par la Imperial, El Bazar de los Juguetes, ce petit bijou de Noël par l'interprète qui l'a créé dans les années 40, dans l'orchestre de Miguel Caló, Don Alberto Podestá, et quelques grands classiques interprétés par Franco Luciani à l'harmonica. J'ai ajouté deux instrumentaux classiques, Responso, de Aníbal Troilo, par la Imperial, c'est une pièce dont je parle dans le chapitre consacré au grand compositeur (il le composa pour dire adieu à Homero Manzi, le co-signataire du tango Barrio de Tango), ainsi que La Yumba (pour des raisons très similaires, mais dans le chapitre consacré à Pugliese cette fois-ci), dans deux versions, par le Maestro lui-même (Don Osvaldo) et par le duo Tango Nomade (le projet musical du saxophoniste Eduardo Kohan et du pianiste Juan María Solare). Et vous entendrez aussi Roberto Goyeneche, dit el Polaco, avec Troilo, dans l'un de ses plus grands succès (je vous laisse le découvrir).

La liste n'est pas définitive. Je prendrai le temps encore de l'enrichir mais je ne vous le dirai pas à chaque fois...

Plusieurs morceaux sont présentés deux fois, car l'art de l'arrangement et des versions personnelles fait authentiquement partie de la tradition musicale du tango. J'ai donc trouvé intéressant de vous donner, pour quelques pièces, de quoi exercer votre sens de la comparaison.

Dans Barrio de Tango, ce blog, j'ai déjà parlé de tous ces artistes et pour certains, je l'ai fait en abondance. C'est bien normal : la liste d'écoute a un peu pour objectif de faire le lien entre ce blog, le livre et la page Myspace. Si vous voulez lire ces articles, vous pouvez chercher leur nom dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la partie inférieure de la Colonne de droite, ou bien le demander au moteur de recherche, qui se trouve en haut à gauche (attention : dans ce moteur de recherche, il faut respecter les accents espagnols, ce qui n'est pas toujours très commode avec un french clavier....)

Toutes mes listes d'écoute, prioritaire ou non, sont en permanence accessibles sous l'onglet Playlist, que vous trouverez dans le menu sur la droite de mon profil (c'est le vocabulaire Myspace). Pour écouter la liste Barrio de Tango (ed. du Jasmin), cliquez sur le lien puis,une fois la liste ouverte, sur le symbole Play.

Pour les membres Myspace, l'exécution est automatique pour la playlist principale dès lors que vous êtes connectés.

(1) Une vingtaine de ces titres composent par ailleurs le disque Melopea conçu par Litto Nebbia et qui est offert avec le livre. L'album de 22 pistes est complété par d'une part un bref entretien entre le poète Enrique Cadícamo et le musicien Litto Nebbia et d'autre part un morceau instrumental de et par Litto Nebbia lui-même.
(2) Cette valse, Gota de lluvia, se trouve aussi sur le disque Melopea, chanté par un duo masculin, Raúl Danés et Carlos Farias.

vendredi 14 janvier 2011

Danser l'été chez Gardel [à l'affiche]

Cet été, tous les samedis après-midi de janvier, à 16h, le Museo Casa Carlos Gardel, situé rue Jean Jaurés au n° 735, une des plus célèbres adresses tangueras de tout Buenos Aires, propose les cours de danse gratuits de Cacho et Patricia (photographiés ci-contre dans le patio du Musée où se tiennent les concerts, les conférences et les cours).

L'animation musicale est confiée au Suburbano Tango Trío.

mercredi 12 janvier 2011

Roberto Calvo et Néstor Basurto se partagent La Peña del Colorado demain soir [à l'affiche]

Affiche diffusée par les artistes

Les guitaristes et compositeurs Roberto Calvo et Néstor Basurto (qui lui chante en plus) se produiront demain soir, jeudi 13 janvier 2011, à 21h30 à La Peña del Colorado, une salle du quartier de Palermo dont les habitués de Barrio de Tango entendent fréquemment parler dans ces colonnes.

Entrée : 30 $.

Pour en savoir plus sur les artistes, vous pouvez visiter leur site Internet respectif et cliquer sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, et ainsi faire remonter l'ensemble des articles que je leur ai déjà consacrés en français sur cette page Web.

Pour visiter le site de Roberto Calvo, cliquez sur le lien.
Pour visiter la page Myspace de Roberto Calvo, cliquez sur le lien.
Pour visiter le site de Néstor Basurto, cliquez sur le lien
Pour visiter la page Myspace de Néstor Basurto, cliquez sur le lien.
Vous pouvez également les retrouver sur ma propre page Myspace, que je continue de construire et de peaufiner chaque jour.

Le tango est l'invité d'Arièle dimanche midi [ici]

Une heure et demie de tango dimanche 13 janvier 2011, à midi et demi, avec des musiciens majoritairement français, issus de la tradition classique, dans l'émission Les invités d'Arièle, animée par Arièle Butaux, voilà ce que nous propose France Musique à l'heure du prochain déjeuner dominical (pour ce qui est de la première diffusion).

Si vous décidez d'écouter l'émission sur le site, ce sera à l'heure que vous choisirez, à travers le service d'écoute à la demande. Ce sera mon cas, d'ailleurs.

Sur le territoire français et dans les pays limitrophes, France Musique s'écoute en direct par les ondes en FM. Pour le reste du monde, la station de radio publique dispose de son propre streaming sur son site Internet.

Au menu : du Piazzolla classique, en bando solo, et on repassera le plat. Ensuite, du Piazzolla en cordes et en archet et, pour continuer, du Piazzolla au saxophone pour le dessert et on le dégustera encore en digestif... dans un beau verre à cognac préalablement chauffé pour exalter tous les parfums.

Heureusement pour la diversité du répertoire tanguero, de temps en temps, on quitte le grand Astor pour aller grapiller ici du Vicente Greco, là du Horacio Salgán ou, ailleurs encore, quelques minutes de Julio De Caro. Et comme Juan Carlos Cáceres fait partie des invités, vous pourrez entendre aussi quelques pièces de sa composition, dont un cadeau qu'il vous fait, un morceau inédit de son prochain disque qui sortira en mars chez Mañana (1).

Au cours de cette matinée musicale, Arièle Butaux a fait appel pour l'essentiel à des musiciens classiques dont, hier, lors du filage puis de l'enregistrement, la jeunesse m'a surprise. Des musiciens à qui l'on peut donc souhaiter en cette période de voeux une très belle année 2011, prémisse d'une belle carrière.

L'émission s'ouvrira avec Juan Carlos Cáceres, accompagné du clarinettiste et saxophoniste argentin (lui aussi) David Marcos. Les autres invités sont l'Ensemble Contrastes, un quatuor de cordes et piano à qui est revenu l'honneur de clore l'émission sur un excellent arrangement, plein d'humour et de virtuosité, de La Cumparsita, puis le saxophoniste Carl Emmanuel Fisbach qui s'est fait accompagné d'un de ses amis au piano (deux musiciens d'une finesse exceptionnelle) et enfin le bandonéoniste norvégien Per Arne Glorvigen, qui a inclus dans son programme un psaume de Grieg pour rappeller que le bandonéon a aussi servi d'instrument d'église dans sa Saxe natale.

Carl Emmanuel Fisbach, le plus jeune de tous les invités puisqu'il est encore élève au Conservatoire Supérieur de Musique de Paris, a déjà enregistré un disque en Argentine. Il cherche actuellement un distributeur pour le diffuser en France et en Europe. Je ne dispose pas du disque mais si c'est aussi bon que ce que j'ai entendu hier, il faut qu'un distributeur se manifeste rapidement de ce côté-ci de l'Atlantique...

L'émission était donc enregistrée en public, hier soir, au studio 105 de la Maison de Radio France (2). J'ai eu la chance (c'en est une, croyez-moi) de pourvoir assister aux répétitions dans l'après-midi et je me suis mêlée au public le soir, pour le concert. C'est donc en toute connaissance de cause que je vous invite à l'écouter lorsqu'elle passera. Les Argentins ont beau y être minoritaires, l'émission vaut assurément le coup !

Pour en savoir plus sur l'émission, visitez la page des Invités d'Arièle.
Le site de France Musique fonctionne avec Les invités d'Arièle presque comme avec Etonnez-moi Benoît que vous connaissez déjà grâce à la chronique qu'y tient Jean-Louis Mingalon une fois par mois (le podcast par téléchargement automatique n'existe pas pour des raisons liées à la gestion par France Musique des droits d'auteur et d'interprète mais l'écoute libre non téléchargeable pendant 30 jours suivant la diffusion, si).

(1) Pour la première fois, cette sortie s'accompagnera, sous une forme qui reste à déterminer, de la traduction en français des textes des chansons. Je viens d'achever ce travail, qui faisait partie de mon programme de devoirs d'été, et nous réfléchissons à la meilleure manière de le mettre à disposition du public, sans renchérir le prix d'achat de l'album. Je vous en reparlerai donc en temps utile.
(2) Juste une petite précision : Arièle Butaux a la langue qui fourche lorsqu'elle lance l'enregistrement. Elle cite comme du poète Ernesto Sábato la célèbre définition du tango : le tango est un sentiment triste qui se danse. En fait, de nombreux auditeurs vont rétablir d'eux-mêmes : la phrase est en fait attribuée à un autre poète, qui fut aussi compositeur, acteur, comédien et réalisateur, Enrique Santos Discépolo. En outre, cette définition a de fortes chances d'être une invention apocryphe, car on ne trouve nullle trace nulle part dans les oeuvres de Discépolo d'une phrase semblable.

Les adieux à María Elena Walsh [Actu]

Tápenme cuando me muera
con una manta tejida
por mis paisanas.

No se acaben todavía,
angelitas de las guardas,
ay, madres mías.
María Elena Walsh, La Paciencia Pobrecita
(musique : Oscar Alem)

Recouvrez-moi, quand je mourrai,
avec un châle tissé
par mes payses.

Ne disparaissez pas si vite,
Petites anges gardiennes
oh ! Mes mères...
(Traduction Denise Anne Clavilier)


C'est d'après ces vers que la poète et compositrice María Elena Walsh avait demandé à la compagne de sa vie, la photographe Sara Facio, d'organiser ses obsèques. Et c'est ce qui fut fait. Un châle tissé aux motifs typiques des campagnes du nord de l'Argentine reposait sur le cercueil qui a été déposé, hier midi, dans le caveau de la Sadaic, la société des auteurs et compositeurs argentins, au cimetière de la Chacarita. María Elena Walsh repose désormais à côté d'autres très grands artistes créateurs qui ont tous contribué comme elle à construire la culture de leur tout jeune pays.

De très nombreuses personnalités sont venues rendre leurs derniers devoirs à l'artiste lorsque son cercueil était encore, jusqu'à hier matin, dans la chapelle ardente montée à la Sadaic : parmi les musiciens, on y a vu Jairo, Amelita Baltar, Victor Heredia, Susana Rinaldi, Teresa Parodi et Pipo Pescador, autre grand musicien qui a travaillé pour les enfants (1) avant de s'adresser, à présent, au public des adultes. Eduardo Falú, grand artiste folkloriste et vice-président de la Sadaic, agissait en qualité de maître de cérémonie.

Pour les droits de l'homme, on a vu à la chapelle ardente Estella de Carlotto, présidente de Abuelas de Plaza de Mayo, et la vice-présidente, Rosa Roisinblit. Et les politiques sont venus eux aussi, avec quelques arrière-pensées électoralistes qui se sentent à des kilomètres à la ronde : Hernán Lombardi, le ministre de la culture du Gouvernement Portègne (lui, il ne pouvait pas faire autrement, mais on n'a pas vu son patron), Ricardo Alfonsín, le fils de Raúl, le président du retour à la démocratie en décembre 1983, actuellement probable candidat à la présidence de la république pour l'UCR (le parti radical), Felipe Solá qui est le chef d'un courant du Partido Justicialista (le parti péroniste de l'actuelle présidente) qui a fait alliance l'année dernière avec le PRO (le parti de Mauricio Macri), et du côté du Gouvernement national, Jorge Coscia, le Secrétaire d'Etat à la Culture, et la Présidente elle-même, venue discrètement, à 23h passées, présenter ses condoléances à la famille et repartie sans faire de déclaration publique.

Página/12 consacre une bonne part de ses pages culturelles à cet adieu et publie le dernier reportage en date qui fut consacré à la disparue de son vivant. C'était en 2008 dans les pages du supplément Яadar.

Pour aller plus loin :
lire le supplément Cultura y Espectaculos de Página/12 aujourd'hui.

(1) Alorsa y fait allusion dans l'une de ses chansons rioplatense, Clase 70. Clase 70 est intégré dans le chapitre que j'ai consacré à cet auteur-compositeur-interprète trop tôt disparu, dans 200 ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango (revue Triages, ed. Tarabuste, à paraître en janvier 2011).

mardi 11 janvier 2011

Une grande dame s'en est allée : María Elena Walsh [Actu]

C'est une très grande dame de la culture argentine que sont en train de veiller les auteurs et compositeurs au siège de la Sadaic, leur société, fondée par Francisco Canaro en 1936, et au Conseil d'Administration de laquelle elle avait encore des fonctions qu'elle ne remplissait plus guère depuis que la maladie avait eu raison de son énergie...

María Elena Walsh, écrivain, parolière, conteuse, chanteuse, compositrice, guitariste, s'est éteinte hier, dans une clinique de Buenos Aires, à l'âge de 81 ans (elle était né le 1er février 1930, dans la banlieue de la capitale), après avoir, comme le titre si joliment Clarín "appris [aux Argentins] à être des enfants et les avoir fait grandir".

C'est aussi une militante politique qui disparaît, une militante de la démocratie, hostile à tout autoritarisme. Même pendant la dernière dictature, elle a eu le courage d'ouvrir la bouche, tout en écrivant et en chantant pour les enfants. Au milieu des années 50, pour fuir le péronisme dont elle considérait qu'il s'agissait d'une dictature (1), elle était venue se réfugier à Paris où elle se mit à travailler avec son homologue, la poétesse chilienne Violeta Parra. Marquée dans l'enfance par le goût anglais de son père et l'influence andalouse de sa mère, à Paris, elle fréquenta Saint-Germain des Près, Jacques Prévert, Pablo Picasso et Charles Aznavour et publia entre autres Sous le ciel d'Argentine, dans la langue de Molière.

Le tango de la deuxième moitié du 20ème siècle lui doit aussi beaucoup. En particulier ce qui fut l'un des grands succès de Susana Rinaldi, Magoya. Et ce qui fut un pied de nez à la censure anti-péroniste qui interdisait même de prononcer le nom du général : El 45 (l'année où Domingo Perón avait gagné, d'avance, son élection au fauteuil présidentiel, en se faisant acclamer, de retour d'une brève détention, par une foule immense sur la Plaza de Mayo : sans citer le nom interdit, elle parvient à évoquer l'événement de manière plus claire encore). Une liste de 10 letras de tango est disponible actuellement sur le site encyclopédique de Ricardo García Blaya, Todo Tango, dont Como la cigarra (comme la cigale), une belle habanera très souvent inscrite au répertoire des chanteurs d'aujourd'hui et que l'on trouve sur de nombreux disques, y compris ceux des grandes voix consacrées.

María Elena Walsh avait inventé des petits personnages dont les enfants d'aujourd'hui et ceux d'hier ont suivi avidement les aventures : Liso le petit singe, Jacinta la guenon, et Manuelita, la gentille tortue verte...

Photo datant du 24 octobre 2008 (archives La Nación)
Mon premier article sur María Elena Walsh, en octobre 2008, avec Jairo, portait sur cette manifestation.

Le corps de María Elena Walsh sera porté en terre tout à l'heure, au cimetière de la Chacarita, à 11h du matin, heure de Buenos Aires. Il y a 5 heures de décalage avec l'heure de l'Europe de l'ouest.

Pour a ller plus loin :
lire l'article de Página/12, qui consacre à cette disparition l'intégralité de sa une de ce matin
lire l'article de Clarín qui, malgré un très joli titre, relègue l'info dans le corps de sa page d'accueil
lire l'article de La Nación, qui traite l'information avec un beau dossier multimédia qu'il faut néanmoins chercher un peu.

(1) Et la question mérite en effet d'être posée, car il y avait peu de liberté de la presse sous le gouvernement de Perón et les opposants avaient la vie dure. On était alors en pleine guerre froide et la démocratie telle que nous la connaissons en Europe était impraticable dans des pays qui étaient trop fragiles pour ne céder aux pressions d'aucun des deux blocs qui se les disputaient. Ce qui fait que la démocratie n'a jamais existé sur le continent pendant toute la durée de la Guerre froide et jusqu'à ce que les Etats-Unis commencent à pouvoir envisager la chute du régime soviétique, après l'élection de Jean-Paul II et l'apparition de Solidarnosc en Pologne.

lundi 10 janvier 2011

Como te quiero hermano, au Konex mercredi soir [à l'affiche]

Ce sera pour la première soirée 2011 de La Garufa, la milonga organisée à l'Abasto par la Ciudad Cultural Konex, rue Sarmiento (n° 3131) : mercredi 12 janvier à 21h30.

En scène, les chanteurs Walter Chino Laborde et Cucuza Castiello que vous connaissez bien, chacun accompagné de son guitariste attitré, respectivement Diego Dipi Kvitko et Moscato Luna, tout aussi connus de mes lecteurs fidèles. A découvrir d'urgence, pour les autres. Un tour de chant à ne pas manquer, il tourne dans tout Buenos Aires depuis deux ans bientôt avec un succès jamais démenti.

Pour en savoir plus à ce propos, cliquez sur le nom de l'un ou l'autre des artistes dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, pour accéder à l'ensemble des articles qui le concernent dans ce blog ou utilisez le moteur de recherche, que vous trouverez en haut à gauche de cette page. Vous pouvez retrouvez également les artistes parmi mes amis sur ma page Myspace (j'ai intégré quelques uns de leurs enregistrements dans ma liste d'écoute, qui va d'ailleurs évoluer prochainement en fonction de la date de sortie d'un second livre).

Le Maldonado joue de vilains tours à Macri. A moins que ce ne soit l'inverse [Actu]

Deux leaders de l'opposition portègne, un élu péroniste (gauche) et un autre, de la Coalición Cívica (centre droit), viennent de porter plainte contre Mauricio Macri, Chef du Gouvernement de la Ville Autonome de Buenos Aires, contre son ministre du développement urbain et contre le représentant légal du Groupe Macri (l'entreprise très active dans les travaux publics dirigée par la famille Macri) ainsi que contre treize autres grands commis de la Ville de Buenos Aires pour faits de corruption : ils ont en effet constaté que les travaux de rénovation des ouvrages hydrauliques qui gèrent le cours du Maldonado, un cours d'eau canalisé et couvert (1), ont été confiés à une entreprise italienne qui est l'associée du Groupe Macri. Or comme par hasard, les devis des travaux viennent d'augmenter (tiens, tiens, tiens !) et les élus craignent que les interventions soient mal faites et qu'il en découle des dégâts écologiques, ce dont Buenos Aires n'a pas vraiment besoin, la pollution de l'air et des eaux y étant déjà très élevée.

Macri et son entourage sont donc dénoncés auprès de la justice pénale pour de présomptions de dessous de table et d'association illégale. Les lecteurs réguliers de Barrio de Tango se souviennent que ce n'est pas le premier scandale de corruption qui entache la réputation politique du Chef du Gouvernement de la Ville de Buenos Aires . Pour avoir plus d'informations en français sur cette longue série de problèmes en tout genre, cliquez sur le mot-clé GCBA dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus (GCBA est l'anagramme de Gobierno de la Ciudad de Buenos Aires).

La campagne électorale est encore montée d'un ton !

Pour en savoir plus :
lire l'article de Página/12 sur l'affaire (Página/12 est un quotidien de gauche, irréductiblement opposé la politique menée par Mauricio Macri à Buenos Aires)

(1) Le Maldonado est ce que l'on appelle à Buenos Aires un arroyo, un petit cours d'eau deltaïque de faible débit en temps ordinaire mais qui, en période de crue, peut être dévastateur, comme la plupart des cours d'eau secondaires de la région. Le Maldonado coule sous la avenida Juan B. Justo. Il traverse Palermo du nord-est au sud-ouest et parcourt la ville jusqu'à l'extrêmité ouest du quartier excentré de Versalles. Régulièrement, le Maldonado déborde ses bassins de rétention (actuellement fort mal entretenus) et inonde les quartiers de Palermo au nord et de Villa Crepo à l'ouest de la ville. Les travaux de canalisation et de couverture datent de la fin des années 1920 et ils ont été réalisés par Siemens. Leur rénovation fait l'objet d'appels d'offre récurrents, au moins une fois par mandat gouvernemental, lequel dure seulement 4 ans. Leur mauvais entretien a provoqué l'été dernier des inondations très graves à Buenos Aires (voir mon article du 17 février 2010 à ce sujet). Ces questions d'urbanisme, de corruption et d'incompétence des édiles ont inspiré il y a quelques années une milonga au poète Raimundo Rosales (paroles) et au guitariste et compositeur Marcelo Saraceni (musique). Vous la découvrirez en version bilingue prochainement dans 200 ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, ma seconde anthologie bilingue actuellement sous presse à Saint-Benoît-sur-Sault, dans le Berry (revue Triages, éditions Tarabuste). Vous pouvez d'ores et déjà l'écouter chantée sur ma liste d'écoute (playlist) de ma page Myspace.

vendredi 7 janvier 2011

Puro tango, le spectacle de Miguel Angel Zotto cet été [à l'affiche]


Lundi dernier, dans l'édition du 3 janvier 2011 de Página/12, le journaliste passionné de danse qu'est Carlos Bevilacqua a consacré un article au nouveau spectacle du danseur et chorégaphe Miguel Ángel Zotto, un spectacle qui, depuis mardi, rend hommage, au Teatro Metropolitan de Buenos Aires, aux grands créateurs historiques des plus brillantes figures du tango dansé : Petróleo, de son vrai nom Carlos Alberto Estévez (1912-1995), el Negro Lavandina, de son vrai nom Salvador Sciana, un ouvrier maçon (blanc) à qui est attribuée l'invention d'un tour que les danseurs connaissent sous son nom de enrosque, et enfin, El Cachafaz, le plus célèbre des trois, l'étoile la plus fulgurante aussi, de son vrai nom Ovidio José Bianquet (1885-1942), dont le nom passa les frontières.

Le spectacle s'appelle Puro Tango et il réunit sur la scène du Metropolitan, Corrientes 1343, six couples de danseurs, Laila Rezk et Leandro Oliver, Pablo García et Giselle Avanzi, Teli Ortiz et Ernesto Candal, Lucas Carrizo et Paula Tejeda, Gabriel Ponce et Analía Morales, Zotto et Daiana Gúspero, un sextuor d'instrumentistes que complète un pianiste qui tient aussi le rôle du chanteur, le tout, selon Carlos Bevilacqua, dans une très riche mise en lumière. Le spectacle durera deux mois et demi, donc tout l'été, et se donnera six soirs par semaine à 21h30 (1), un authentique marathon quand on sait que Buenos Aires s'endort sous la canicule des mois de janvier et février et que tous les Portègnes qui en ont la possibilité fuient la chaleur suffocante de la capitale pour aller se rafraîchir de préfèrence au bord de la mer, à Mar del Plata, à Bahía Blanca ou à Montevideo.

Miguel Ángel Zotto a conçu ce spectacle en reprenant un entretien de deux heures qu'il avait eu en 1985, 10 ans avant sa mort, avec Carlos Estévez, dit Petróleo (à traduire par Carburant, au sens où l'ivrogne carbure au gros rouge, l'homme a longtemps eu un penchant un peu trop évident pour le jus de la treille). Zotto considère Estévez comme un philosophe du ballet, un témoin savant de toute la genèse du tango salón (2). Il a aussi intégré au spectacle un hommage à son frère cadet, Osvaldo, décédé il y a précisément un an (voir mon article du 9 janvier 2010 à ce sujet).

Pour en savoir plus :
consulter le site du théâtre

(1) d'après l'article de Página/12. Vérification faite sur le site du Metropolitan, il n'y a que deux représentations par semaine, les jeudis et dimanches, avec des prix qui vont de 150 à 100 $. Vu le nombre d'artistes présents sur scène, ce sont des prix raisonnables. Et vu qu'il y a trois spectacles à l'affiche en même temps, il est probable que les représentations n'ont lieu que deux jours par semaine.
(2) Vu sa date de naissance, cela ne peut pas être vraiment le cas. Le tango se dansait déjà bien avant les années 1910.

2011 : de nouveaux procès attendent les bourreaux de la Dictature [Actu]

L'année 2011 sera une année de procès contre les bourreaux de la Dictature, à Tucumán, à Salta, à Rosario, à Mendoza et à Buenos Aires.

Jorge Videla, qui vient d'être condamné à perpétuité le 22 décembre dernier pour 33 exécutions sommaires à Córdoba (voir mon article du 23 décembre 2010 à ce sujet), passera à nouveau en jugement pour 33 affaires d'enfants enlevés à leur famille et confiés en adoption plénière à des sbires du régime sous une identité falsifiée (sur ces questions relatives aux enfants disparus, voir mes articles sur l'association Abuelas de Plaza de Mayo). Le dernier dictateur de ces sinistres 8 années, Reynaldo Bignone, lui aussi récemment condamné à perpétuité, sera assis avec Videla dans le box des accusés. Ce procès doit s'ouvrir à la mi-mars à Tucumán.

A Buenos Aires, c'est Acosta et Astiz, deux célèbres officiers qui ont torturé et tué par centainres à l'ESMA, qui passeront enfin en jugement pour l'assassinat de deux religieuses françaises, Leónie Duquet et Alice Domon, pour lequel ils ont été condamnés par contumace par la justice française (devant le refus à l'époque de la justice argentine de les poursuivre) et du journaliste Rodolfo Walsh.

Dans l'ensemble de tous ces procès, les listes de accusés répètent les mêmes noms de ville en ville, ceux des plus hauts responsables politiques des années 1976 à 1983, comme dans une inextricable pelote de laine.

En effet, les premiers procès qui ont suivi immédiatement la dictature ont été suivis, dès le début des années 1990, par une amnistie générale décrétée par Carlos Menem. Ce sont donc à présent quelques faits précis par rapport aux 30 000 disparus et 300 à 500 enfants volés, une poignée d'assassinats dont les victimes ont été clairement identifiées et les circonstances de la mort dûment reconstituées, qui permettent de poursuivre à nouveau des criminels qui ont pu bénéficier de cette amnistie mal venue et décidée au début de son mandat par un ancien président aujourd'hui lui-même poursuivi pour de graves faits de corruption et de concussion.

Pour en savoir plus :
lire l'article de Página/12, paru le lundi 3 janvier 2011.

jeudi 6 janvier 2011

Les concerts de janvier de Taquetepa [ici]

Le trio franco-argentin Taquetepa, que vous connaissez bien si vous êtes un lecteur de ce blog, donnera deux concerts gratuits en Auvergne, en ce frisquet mois de janvier 2011 :
le samedi 8 janvier à 21h au Bar Le Dôme à Vichy (c'est le café qui fait face à la gare, donc vous pouvez même utiliser facilement les services de la SNCF)
et le dimanche 30 janvier, à 17h, Chez Mimi (une maison réputée pour sa truffade, un plat régional très adapté à la saison !), dans la rue piétonne du Mont Dore.

Vous pouvez retrouver, sous leur deux noms de scène de Taquetepa (plutôt pour le tango à écouter) ou de Petit Orchestre Atypique (pour le tango pour danser) les flûtes de Marie Crouzeix, la guitare et... le bandonéon (si, si !) de Daniel Pérez (il a fait accorder son instrument depuis sa première démonstration à Paris, pour la présentation de mon livre, Barrio de Tango, le 3 mai 2010, à la Maison de l'Argentine, voir mon article Retour sur Images du 19 juillet 2010) et la contrebasse de Fabrice Gouterot, sous leurs différentes pages Myspace en cliquant sur l'un ou l'autre des deux noms de scène...

Vous pouvez aussi les entendre sur la Playlist principale (il y en aura d'autres, supplémentaires) de ma propre page Myspace. Cliquez sur le lien pour la visiter et écouter, écouter, écouter...

Les festivals du nord et du sud s'annoncent déjà... [ici]


Deux festivals, celui de Bruxelles et celui de Toulouse, ont profité des voeux de Nouvel An pour diffuser un aperçu de leur prochaine édition, respectivement au début du mois d'avril et au début du mois de juillet.
A Bruxelles, on entendre cette année un orchestre russe !
A Toulouse, le programme se monte progressivement, avec le même niveau d'exigence que les deux années précédentes pour le contenu culturel ... Ce qui vaut au Festival Tangopostale le soutien de la Academia Nacional del Tango (de la République Argentine, la vraie Academia en matière de tango).



On souhaite aux deux équipes organisatrices une très, très bonne année 2011 et plein de succès.

Vous disposez des sites Web des deux festivals dans la rubrique Les festivals, dans la partie basse de la Colonne de droite.

mardi 4 janvier 2011

Ma nouvelle page Web à consulter sur le réseau Myspace [ici]

Au mois de novembre dernier, j'ai ouvert une page Myspace pour partager, plus directement que sur ce blog, la musique que j'aime et aborder d'autres thèmes, extérieurs au projet éditorial de Barrio de Tango, où, par exemple, faute de temps, je parle très peu des artistes de tango argentin établis de façon pérenne de ce côté-ci de l'Atlantique (la côte est).

Cette page porte mon nom et vous pouvez y accéder à travers ce lien comme à travers le lien permanent installé dans la rubrique qui m'est consacrée tout en bas de la Colonne de droite.

Capture d'écran inerte de la page d'accueil, telle qu'elle se présentait ce matin (4 janvier 2010).
Cliquez sur l'image pour l'obtenir en plus haute résolution.
Vous reconnaîtrez ainsi le chanteur en costume gris sur la droite... C'est Cucuza !
Je l'ai un peu modifiée en effaçant l'encadré de publicité Google, qui vantait entre autres les services d'une salle que je sais tenue par un type peu recommandable.

Sur Myspace, vous trouverez un profil (c'est la loi du genre). Il était là depuis le 12 novembre et je le trouvais illisible. Je ne l'ai mis en page que dimanche, en jouant avec les polices de caractères et les couleurs, en jonglant avec deux ou trois balises HTLM.
Blague à part et en dehors de ces secrets de fabrication d'une lisibilité qui fait souvent aux pages Myspace (ce n'est pas très drôle à manipuler pour tout le monde, les balises HTLM, je vous l'assure), j'ai voulu ouvrir ce nouveau profil sur des aspects de mes activités qui n'avaient pas leur place dans celui installé sur ce blog (tout en bas de la Colonne de droite). Je voulais en faire davantage un outil professionnel, puisque je prends à partir d'aujourd'hui le chemin d'autres activités qui me permettront de continuer à gagner ma vie, tout refusant encore et toujours (du moins je l'espère) l'entrée de ce blog à la publicité (qui m'apporterait certes quelques revenus, mais bon, n'est-ce pas plus reposant comme ça, comercial-free, ce blog d'informations sur l'actualité du tango et de son pays d'origine ?). Sur Myspace, en revanche, la pub, il y en a plein et personne n'a la liberté de la refuser. Elle s'impose à tous, aux membres comme aux visiteurs hors réseau. Et d'ailleurs, l'argent ne va pas dans la poche des inscrits dont vous visitez la page en vous faisant bombarder par des annonces plus ou moins ciblées, mais dans celle des actionnaires de la société qui administre ce réseau (et j'espère aussi des salariés qui font le vrai boulot d'administration), sans qu'à aucun moment, on ne daigne consulter les membres sur la pertinence de la démarche.

Sur cette nouvelle page Myspace, vous trouverez aussi un autre blog, nettement moins intense que Barrio de Tango, où j'aborde et aborderai, dans le désordre et au fil de mes disponibilités et de mon inspiration, toute sorte de sujets qui m'intéressent. J'y édite aussi, une fois par mois, la newsletter de Barrio de Tango que j'envoie aux abonnés (dans ses deux versions, en espagnol, La Gacetilla, dont le chanteur et essayiste argentin Pepe Kokubu vient de me suggérer d'en changer le nom en Gaceta tout court, et en français, La Gazette).

Vous y trouverez également une première liste d'écoute, une liste consacrée au tango, avec (et c'est juste un début) 51 morceaux d'un certain nombre d'artistes et de groupes dont je vous parle fréquemment dans ces colonnes, une manière pour vous de découvrir ces voix, ces sonorités, ces styles et ses sensibilités multiples en un seul clic. J'espère que cette liste d'écoute vous donnera le goût d'aller cliquer sur chacune de leur page Myspace où chacun d'entre eux a lui-même déposé ses enregistrements préférés. J'ai paramétré la liste pour une écoute automatique aléatoire mais cela vous conserve la capacité de sélectionner vous-même le ou les morceaux de votre choix. Je caresse encore le projet d'ajouter à cette page d'autres listes, construites sur d'autres thèmes ou d'autres genres...

Cette première liste d'écoute (playlist en charabia technique Myspace anglo-mondialisé) est donc loin d'être déjà complète. Je l'ai mise en place dimanche, pour inaugurer l'Année Nouvelle. Dès maintenant, elle vous offre quelques interprétations contemporaines d'un certain nombre de titres que j'ai traduits dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins (1), en sus des 22 pistes que vous propose le disque Melopea offert avec le livre. Vous y trouverez aussi quelques enregistrements de morceaux que je présente dans une seconde anthologie bilingue, celle qui paraîtra d'ici quelques jours, au cours du mois de janvier 2011, aux Editions Tarabuste, sous un titre à rallonge : 200 ans après, le bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango (revue Triages). A vous, si vous le souhaitez, de tenter de deviner lesquels...

Pour l'heure, j'attends des nouvelles de mon éditeur : c'est lui qui me donnera le signal de la parution officielle, à partir de quoi vous en saurez plus sur les 106 textes qui composent ce numéro thématique de la revue Triages et les 10 auteurs, tous nés après 1930, que j'ai choisis pour la constituer (vous les connaissez d'ailleurs tous, puisque je vous ai déjà parlé plusieurs fois de chacun d'entre eux dans Barrio de Tango, le blog).

Au fur et à mesure que je trouverai le temps de me consacrer à cette nouvelle page Myspace, la liste d'écoute s'enrichira et un jour, elle fera des petits.

Un certain nombre de musiciens, hors tango (2), se sont déjà manifestés pour participer à mon réseau et figurent d'ores et déjà parmi mes "amis" (3) sans que je les connaisse personnellement, en particulier une chanteuse de rythm'and blues installée à Nice dont la voix m'a vraiment séduite, un musicien de zouk installé en région parisienne et un auteur-compositeur de chanson française, très jeune (il a 20 ans), qui vient d'annoncer que son premier album est en vente en téléchargement sur le site de la FNAC. Vous pouvez donc les découvrir eux aussi. Il n'y a pas que le tango dans la vie !.

Pour accéder à ma page Myspace, cliquez sur le lien.

(1) paru aux Editions du Jasmin, Clichy (92), France, en mai 2010. Voir le site de l'éditeur dans la rubrique Cambalache (casi ordenado), dans la partie inférieure de la Colonne de droite.
(2) Vous n'êtes pas obligé d'être musicien ou même artiste pour entrer en relation avec moi. Mes seuls critères de choix, ce sont l'originalité, la curiosité, la sincérité et la passion que je peux percevoir à travers votre propre page Myspace, si vous en avez une. Mais je précise tout cela pour des prunes, car si vous êtes d'un tempérament tiède, superficiel et ennuyé, cela m'étonnerait que vous ayiez poussé le masochisme jusqu'à lire cet article jusqu'au bout. Je ne vous le souhaite pas en tout cas.
(3) Ce langage est le langage du réseau, partagé avec Facebook et tous les autres du même tonneau. Il ne reflète évidemment en aucune manière la nature des relations réelles que les membres peuvent entretenir entre eux.