lundi 12 septembre 2011

La Vidú vendredi prochain à la milonga El Gardel de Medellín [à l'affiche]


Après la victoire d'un couple colombien au dernier Mundial de Tango de Buenos Aires, un petit tour par cette milonga au nom quelque peu morbide, du quartier sud de Parque Patricios ?

La Orquesta Típica La Vidú se produira le 16 septembre 2011 à 22h, à El Gardel de Medellín (1), Caseros 3033.

Entrée : 20 $ (c'est écrit sur l'affiche et il s'agit de pesos argentins et non pas de dollars US).

(1) A moins que ce ne soit de l'humour noir. C'est sur l'aérodrome de cette ville de Colombie que Carlos Gardel a perdu la vie, le 24 juin 1935 (je précise le pays parce qu'en général, les Français et la géo, ça fait deux. Lecteurs canadiens, suisses, luxembourgeois, belges ou d'autres nationalités, vous n'êtes pas concernés. Je suis sûre que vous savez pointer du doigt Medellín sur une mapemonde grosse comme une mandarine).

Barrio de Tango à la Fête de l'Huma ce week-end [ici]

Cela s'appelle une "rentrée sur les chapeaux de roues". A peine atterrie à Orly après quatre semaines bien pleines à Buenos Aires, me voilà déjà en train de préparer mon sac pour la Fête de l'Huma, qui se tiendra cette année du 16 au 18 septembre 2011, au Parc George-Valbon de La Courneuve (en même temps que les trois jours de tango-electro-cumbia du 104 présentés dans un autre article de ce jour sur ce même blog).

En compagnie d'autres auteurs de la même maison et comme l'année dernière, je serai vendredi après-midi et samedi toute la journée, sur le stand des Editions du Jasmin, au Village du Livre, pour signer mes anthologies bilingues de tango argentin, Barrio de Tango, publié en mai 2010 au Jasmin, et Deux cents ans après, publiée au début de cette année chez Tarabuste Editions.

Pour vous rendre à cette fête traditionnellement aussi culturelle que politique, les organisateurs vous conseillent les transports en commun. Une navette RATP gratuite fait l'aller-retour entre la manifestation et d'une part la station de RER B Le Bourget et la station de métro La Courneuve-8 mai 1945 (ligne 7).

A noter cette année le retour à Paris d'une grande voix du folk nord-américain socialement critique, Joan Baez. Une merveille (et un concert gratuit, si vous exceptez l'entrée à la manifestation elle-même, qui elle est payante).

Pour en savoir plus :
visitez les pages consacrées à la Fête de l'Humanité sur le site Internet du quotidien
visitez le site Internet des Editions du Jasmin, pour découvrir la variété de ce catalogue exigent et accessible au plus large public (en lien permanent dans la Colonne de droite de ce blog, en partie basse).

Solange Bazely les 14 et 16 septembre aux Nuits de Nacre à Tulle [ici]


La conférencière et journaliste toulousaine Solange Bazely sera à Tulle pour le festival Nuits de Nacre les 14 et 16 septembre 2011, pour une conférence portant sur Le tango au cinéma le 14, à 21h, au Cinéma Le Palace (entrée : 5 €) et Si le tango m'était conté le 16, à 14h30, Salle des Lendemains qui Chantent (entrée libre et gratuite).

Les Nuits de Nacre sont un festival consacré à l'accordéon, cousin du bandonéon, instrument d'origine allemande dont l'histoire n'a plus de secret pour Solange Bazely, qui en est devenue l'une des meilleures spécialistes au monde (je ne dis pas la meilleure, pour ne pas blesser sa modestie).

Le musicien de folclore argentin Chango Spasiuk en sera l'invité d'honneur (le fil rouge)... A voir ! en effet, si le bandonéon est l'instrument du tango, l'accordéon est fort présent dans le folclore en Argentine, cette musique actuelle des régions rurales.

Pour en savoir plus :
lien avec le blog (en français) de Solange Bazely sur le bandoneon (dont vous pouvez trouver le lien permanent dans la Colonne de droite, en partie inférieure, dans cette fenêtre).

Perlas del Tango dans le patio de Gardel cet après-midi [à l'affiche]

Dans le cadre du cycle de soirées vocales, Mis tardes con Gardel, le Museo Casa Carlos Gardel, Jean Jaurès 735, accueillera ce soir, lundi 12 septembre 2011, à 18h30, une équipe de radio qui anime l'émission intitulée Perlas del Tango, pour un concert gratuit.

Pour l'occasion le musée accueillera les chanteuses Estela Bonnet et Claudia Moreno, accompagnées par le pianiste Benjamín Sebban qui forme sur scène un duo avec Claudia Moreno. Il est aussi le pianiste de deux orchestres typiques, la Vidú et la Imperial, deux orchestres au style très différent.

L'émission passe tous les mardis à 15h (heure de Buenos Aires), sur les ondes de Radio Italia (AM 1620 en écoute locale). Estela Bonnet et Claudia Moreno en sont les animatrices en compagnie de Carlos Durán. L'émission est la première et à ce jour la seule émission consacrée exclusivement aux femmes dans le tango, dans toutes ses dimensions : chant, instrumentistes, auteurs, compositrices, artistes plastiques, arrangeuses, chefs etc... L'émission a déjà fait passer devant ses micros plus de 500 artistes.

samedi 10 septembre 2011

Cent ans et toute sa voix : Nelly Omar fête aujourd'hui un anniversaire particulier [Troesma]


L'hommage de la revue argentine El TanguataLa chanteuse Nelly Omar, dont tout le monde sait à présent qu'elle a inspiré le tango Malena de Lucio Demare et Homero Manzi (1), fête aujourd'hui ses cent ans. C'est la première fois qu'une artiste de cette dimension célèbre un tel anniversaire dans le monde du tango. Le poète Enrique Cadícamo a été tout près d'être centenaire, à six mois près. Osvaldo Pugliese a atteint l'âge de 90 ans. Horacio Salgán sera, tout le monde l'espère, le prochain centenaire tanguero...

Pour l'heure, on rend hommage de partout à Nelly Omar, pour laquelle un Plenario a été organisé à la mi-août, auquel la Faculté lui a fait renoncer à participer. Ce jour-là, il menaçait de brouillasser sur Buenos Aires et son médecin a préféré qu'elle reste au chaud chez elle plutôt que d'aller courrir le risque de se casser les os sur les pavés glissants par temps de bruine de la avenida de Mayo. C'est pourquoi je ne ferai pas aujourd'hui le Retour sur images que je vous avais annoncé dans mes Chroniques de Buenos Aires et que je comptais bien alors mettre en ligne aujourd'hui même.

(1) présenté en version bilingue espagnol-français dans Barrio de Tango, une anthologie que j'ai publiée en mai 2010 aux Editions du Jasmin. Malena se trouve à la page 42.

jeudi 8 septembre 2011

Le Gouvernement portègne va quitter la Plaza de Mayo [Actu]


Mauricio Macri, le Chef du Gouvernement de la Ville Autonome de Buenos Aires, fraîchement réélu pour un deuxième mandat, vient d'annoncer que le siège de ce Gouvernement local allait déménager, d'ici quelques années, dans le quartier de Barracas, un quartier tout au sud de la capitale argentine, avec cinq des ministères qui le composent.

Les raisons indiquées par l'élu sont la nécessité de "revitaliser le sud de la ville" de Buenos Aires, de "continuer à remédier" (1) aux injustices et d'en finir avec la location de nombreux immeubles en centre-ville pour y loger divers services de ministères géographiquement éclatés sur plusieurs sites (tous situés en centre-ville, dans ce que l'on appelle localement le micro centro, grosso modo entre l'Obélisque et la Plaza de Mayo, ce coin de Buenos Aires aux infrastructures ultra-développées et si facile à parcourir à pied en tout sens parce que tout y est près de tout).

Tout cela sonne un rien étrange dans la bouche de Mauricio Macri. En effet, la politique menée jusqu'à ce jour a très nettement laissé le sud de la ville à l'abandon, pour ne pas parler de son délabrement (et ce que j'en ai vu cette année ferait pleurer les pierres, avec ces gens qui ont trouvé refuge sous l'énorme pont qui supporte l'autoroute 25 de Mayo, qui traverse tout le sud de la ville d'est en ouest). D'où vient donc cet apparent changement de cap de politique urbano-sociale, alors que Mauricio Macri a été élu triomphalement et dans toutes les communes, du nord comme du sud, à l'est comme à l'ouest, et qu'il est donc dispensé de donner des gages à ses électeurs, si tant est qu'il en ait jamais donné ?

N'en doutons pas, son opposition, à la Legislatura comme dans les colonnes du quotidien Página/12, ne manquera pas de scruter les appels d'offre, les adjudications et les modalités de réalisation des travaux du nouveau bâtiment, censés commencer dans les prochaines semaines, à la recherche d'un lien personnel ou politique entre Mauricio Macri, le groupe industriel dont il est, avec son père et son frère, l'un des dirigeants-propriétaires et les entreprises qui auront été contractées sur ce chantier. En général, les opérations publiques de cette envergure et même moins importantes bénéficient économiquement à des amis du Chef du Gouvernement. Cet état de fait a été amplement établi et par bien des méthodes...

C'est aussi un symbole politique fort et vieux de plus d'un siècle que vient briser ce déménagement, qui correspond, il faut certes le reconnaître aussi, à un regroupement qui est loin d'être inutile et de manquer à la cohérence gestionnaire. Ce n'est pas par hasard en effet que Torcuato de Alvear, le très lointain prédécesseur de Macri, a voulu implanter sa mairie (intendencia) dans le bâtiment hautain, somptueux et tarabiscoté que ce maire bâtisseur avait fait édifier à l'angle de Avenida de Mayo et Plaza de Mayo, à la même hauteur que le vieux Cabildo colonial (dont il reprenait une partie des anciennes attributions) et face à la Casa Rosada (Casa del Gobierno), gouvernement avec lequel Alvear devait partager une partie de la gestion de la ville (2), alors que la capitale argentine venait tout juste de gagner son autonomie sur la Province de Buenos Aires.

D'autre part, il n'est pas sûr que le déménagement du Gouvernement Portègne soit une si bonne nouvelle que  Mauricio Macri veut bien le dire pour le quartier de Barracas (où vote mais sans y habiter la future vice-chef du Gouvernement, l'actuelle Ministre du Développement social, pas plus que son chef, qui lui aussi vit en dehors de la ville) : en effet, il ne serait guère surprenant que ce déménagement ait pour effet à Barracas de faire grimper tous les prix, y compris celui de l'immobilier, locatif inclus, ainsi que celui de tous les produits de la vie quotidienne dans tous les commerces du coin, ce qui manquera pas de rendre insupportable la vie des habitants de ce quartier très modeste et les obligera donc, sans beaucoup de doute possible, à déménager encore plus au sud, dans la banlieue ouvrière de Avellaneda, Lanús ou Quilmes, voire plus loin encore, c'est-à-dire, de toute manière, en dehors de la juridiction de Macri, dans la Province de Buenos Aires, actuellement à gauche (le gouverneur, Daniel Scioli, appartient au Frente para la Victoria, comme la Présidente). Sans oublier que les fonctionnaires municipaux ne bénéficieront plus des nombreuses stations de métro et de tous les bus qui circulent dans le centre-ville, leur permettant aujourd'hui d'accéder, dans des conditions à peu près décentes, à leur travail, quelque soit, ou à peu près, le lieu où ils résident. L'absence de toute station de métro à Barracas et le peu de probabilité que le réseau soit étendu rapidement vers le sud (on l'étend plutôt en ce moment vers le nord et vers l'ouest, mais à une vitesse d'escargot) vont très certainement entraîner de nouveaux avatars de transport pour les fonctionnaires les plus modestes, qui n'ont pas les moyens de venir travailler en voiture (et quand on voit le prix de l'essence !), dont certains sont peut-être (allez savoir !) des syndicalistes acharnés, quelque peu empêcheurs de tourner en rond dans la sens des indicateurs de la Bourse.


Il ne serait donc pas étonnant que les véritables motivations d'un déménagement aussi insolite soient à rechercher du côté de tous ces effets sociaux colatéraux, qui contribueront encore un peu plus à détricoter la mixité sociale qui demeure vaille que vaille à Buenos Aires et à en faire encore davantage une ville uniquement accessible à des gens aisés, appartenant, pour les moins riches, à la bonne classe moyenne, et à rejeter en périphérie, une fois de plus, les classes sociales les plus défavorisées.

Pour en savoir plus :
lire la dépêche de Telam (l'agence de presse argentine)



Ajout du 8 septembre 2011 dans la matinée (heure de Buenos Aires), dans l'après-midi (heure de Paris) :


Cela n'aura pas traîné. Dès ce matin, Página/12 dénonçait le projet de déménagement du siège du Gouvernement portègne sur un terrain qui appartient en fait à l'hôpital psychiatrique Borda (3), l'un des meilleurs établissements spécialisés sur le continent sud-américain, un hôpital qui a passé une bonne partie de cet hiver sans chauffage du fait de l'administration de l'actuel gouvernement de la ville... L'avenir de l'hôpital n'est pas remis en question, en tout cas, Macri a promis d'en respecter l'existence, mais imagine-t-on sérieusement et à long terme la proximité d'un tel établissement de jour (car le Borda, c'est surtout de la médecine ambulatoire) avec le microcosme du monde politique, officiel et institutionnel ?

En revanche, l'unité de rétention judiciaire psychiatrique est, elle, bel et bien vouée à disparaître. C'est pourtant l'un des seuls endroits à Buenos Aires où les détenus atteints de troubles mentaux peuvent être soignés, dans cette partie du parc à l'écart du reste des installations de médecine de ville... Je me disais aussi !

Pagina/12 illustre en outre son article avec un plan (voir ci-dessus) qui laisse apparaîttre clairement que le projet d'installation du gouvernement portègne à cet endroit cache un probable  projet immobilier d'une envergure pharaonique, dans lequel, sur les terrains dont le prix aura doublé grâce à l'installation du gouvernement, les deux hôpitaux toujours en activité et en très mauvais état, le Borda et le Moyano, ainsi que l'ancien hôpital Rawson, qui abrite aujourd'hui les services de la Médecine du Travail, sont voués à disparaître. L'opposition a déjà fait entendre sa voix et met clairement en doute la légalité de toute l'opération annoncée hier soir (heure de Buenos Aires).


Pour en savoir plus :

(1) Il est permis de s'interroger sur la nature exacte de la lutte contre les injustices à laquelle Mauricio Macri faisait ainsi allusion devant la presse. Voir mes autres articles sur la politique déjà menée pendant les 4 années du mandat actuel, depuis décembre 2007, en cliquant sur le mot-clé GCBA dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, que vous trouvez en tête de chaque article de ce blog
(2) Avant l'adoption en 1994 du statut actuel de Buenos Aires, qui dispose désormais, à l'égal d'une Province, d'un Gouvernement et d'une chambre législative appelée Legislatura, les rues de la ville étaient de la responsabilité du maire mais les avenues de celle du Gouvernement, puisque Buenos Aires était à la fois une municipalité ordinaire et la Capitale Fédérale. Son nouveau statut, au début des années 1880, provenait justement de la fédéralisation de la ville qui, en tant que capitale nationale, ne pouvait plus dépendre, a-t-on estimé alors, d'aucune Province qui soit mais bel et bien du Gouvernement national, lequel s'entendait en ce temps jadis comme larrons en foire avec le maire de la Ville. Les choses ont bien changé depuis !
(3) Ce qu'on appelle "Hospital Tiburcio Borda", ou "el Borda", à Buenos Aires, n'est autre que le vieux "Vieytes" dont s'est évadé le fou amoureux et délirant de Balada para un loco, de Astor Piazzolla et Horacio Ferrer, dont vous pouvez trouver la traduction en français dans mon ouvrage publié en mai 2010 aux Editions du Jasmin, Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, à la page 316. En 1969, lors de la création de ce tango devenu un classique, Vieytes était encore un hôpital de très mauvaise réputation, on en parlait toujours comme d'un asile de fous, comme lors de sa construction au 19ème siècle, quand l'on y internait sous contrainte les malades de la syphillis. C'est là que sont morts, atteints par ce mal alors incurable, les poètes Pascual Contursi (1888-1932) et Dante A. Linyera (1903-1938), dont vous lirez aussi quelques œuvres dans Barrio de Tango.

mardi 6 septembre 2011

Juan Carlos Copes pour le 5ème mois du séminaire de culture tanguera [à l'affiche]

Le séminaire de Culture Tanguera proposé à tout public tous les mardis soirs par la Academia Nacional del Tango continue en septembre avec la première intervention du danseur et chorégraphe Juan Carlos Copes à partir de ce soir (enfin, pour moi, en fait, demain soir... Je ne sais pas si vous me suivez mais bon !, moi, je me comprends !) (1).

Le cours se déroulera en 4 séances, les 6, 13, 20 et 27 septembre 2011 dans les locaux de la Academia, de 19h30 à 21h30, avenida de Mayo 833.

Il est possible de s'inscrire jusqu'à 19h le jour même du premier cours. Le mois coûte 250 $.  SE présenter au premier étage, d'où l'on vous dirigera vers la salle de cours.

Le Maestro Juan Carlos Copes abordera au cours du mois sa propre trajectoire professionnelle, ses débuts au Club Atlanta, son travail aux Etats-Unis pendant les années 1960 (2), ses relations amicales et artistiques avec Astor Piazzolla, le couple mythique qu'il a formé avec la danseuse María Nieves, tous deux inventeurs en quelque sorte du tango de scène (tango escenario), le spectacle Tango Argentino qui réveilla l'intérêt pour le genre dans le monde entier l'année même où tombait la Junte Militaire (1983). Enfin, il abordera le thème du tango et de sa danse aujourd'hui.

Pour l'anecdote, sur ce programme pédagogique, grâce à un accord récent signé avec le Club Athlétique de Boca Juniors, les adhérents de ce club peuvent bénéficier d'un rabais de 20%.

Pour aller plus loin :
Bientôt, retour des illustrations dans la colonne d'actualités de ce blog... Encore un peu de patience, merci à vous...

(1) Il y a 5 heures de décalage horaire entre l'Europe Atlantique et Buenos Aires en période d'hiver austral et la nuit, intervient le changement de date. Et l'Europe, plus orientale que l'Amérique, l'atteint la première...
(2) Politiquement, c'était des années très dures pour les relations entre l'Argentine et les Etats-Unis, ces derniers ayant alors complètement pris possession du reste du continent et en Argentine ils ne laissaient plus vivre qu'un tango très dépouillé de son caractère le plus distinctif et le plus identitaire. C'est donc un moment particulièrement ambigu du parcours du grand danseur que Copes a été et reste, à plus de 80 ans.

Deux jeudis avec les Hugo del Carril au Teatro Presidente Alvear [à l'affiche]

Comme l'a annoncé dimanche soir sur les ondes de La 2 x 4 Diego Rivarola, le directeur général de la Musique de la Ville Autonome de Buenos Aires, les deux prochains concerts du jeudi midi de la Orquesta del Tango de la Ciudad de Buenos Aires rassemblera au Teatro Presidente Alvear, Corrientes 1659, les lauréats des 10 dernières années du Prix Hugo del Carril. Ce sera donc les jeudi 8 et 15 septembre 2011.

Par la suite, ce concours de chant réservé aux artistes de tango s'organisera localement dans toute la ville, sur chacune des 15 communes, qui rassemblent chacune plusieurs quartiers. Chaque commune aura son lauréat et le prix se jouera entre les 15 lauréats intermédiaires... C'est donc en quelque sorte l'instauration d'un premier tour éliminatoire.

Les concerts du jeudi midi sont d'accès libre et gratuit et il y a de la place pour tout le monde dans ce grand théâtre à l'italienne...

samedi 3 septembre 2011

Le centenaire de Troilo se prépare déjà [Troesma]


Le 11 juillet 2014, cela fera cent ans que le compositeur et bandonéoniste Aníbal Troilo, très connu sous son surnom de Pichuco, naissait à Buenos Aires, dans le quartier de l'Abasto, celui-là même où habitait alors et où avait grandi Carlos Gardel. Le poète Celedonio Flores était aussi de ce même quartier.

Pour cette occasion particulière, les proches du musicien commencent à polir l'argenterie. Au Festival de Buenos Aires, qui s'est terminé la semaine dernière, on a ainsi entamé le tournage de 100 clips autour de la question Pichuco y yo (Pichuco et moi) : cent témoignages dans toutes les langues de personnes qui aiment le personnage (à défaut la plupart du temps d'avoir connu l'homme, mort le 18 mai 1975), sa musique, son oeuvre...

Lors d'un de mes passages au siège principal du festival, j'ai eu l'honneur de participer à l'opération en donnant un témoignage en français mais il y a plein d'autres personnes qui vous attendent aussi sur cette page de You Tube, avant le grand jour dans trois ans... Tous les noms n'ont pas été encore ajoutés puisque les vidéos ont été tournées et mises en ligne dans la foulée, au milieu des bousculades du festival, dans ce grand hall du Centre municipal des Expositions qui est si peu fait pour accueillir ce genre de manifestation (il y avait en particulier une acoustique plutôt médiocre et des hauts-parleurs qui hurlaient en  permanence, à vous rendre sourd pour le reste de vos jours).

Peut-être reconnaîtrez-vous certains des personnalités dont je vous parle si souvent dans ce blog : Hernán Genovese ou Gabirel Soria par exemple...

Pour voir l'ensemble des clips déjà disponibles, cliquez sur ce lien.
Pour voir mon témoignage, cliquez sur cet autre lien.

jeudi 1 septembre 2011

Alfredo Piro présente son nouveau projet musical à EcuNHi [à l'affiche]


Le chanteur Alfredo Piro, que mes lecteurs (et pas seulement eux) connaissent surtout comme chanteur du groupe Guitarra Negra, présentera demain, 2 septembre 2011, à 20h, au Centre culturel de Madres de Plaza de Mayo, EcuNHi, Libertador 8465, son nouveau projet artistique et son nouveau répertoire.

A cette occasion, il sera accompagné par le guitariste Carlos Filipo, qui fait aussi partie de Guitarra Negra.

Le chanteur a invité deux autres musiciens : Mariano Casabella (mandoline et ukulele) et Jerónimo Peña  (percussion), appartenant lui aussi à Guitarra Negra.

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Mes passages à la radio et à la télévision... à Buenos Aires [à l'affiche]

Le dimanche 4 septembre, entre 20 et 22h, il est prévu que je passe à l'antenne de La 2 x 4, la radio publique de Buenos Aires consacrée entièrement au tango (et donc vous avez le lien dans la rubrique Ecouter de la Colonne de droite). L'émission, Tango en el Mundo, est celle de Diego Rivarola, Directeur de la Musique de la Ville Autonome de Buenos Aires...

Un grand merci à Jacqueline qui a pesé de tout son poids pour cette réalisation..

Le même jour, l'émission de Nolo Correa, Hablando de Arte, diffusera, cette fois-ci à la télévision par câble, l'interview que j'ai enregistré mardi dernier, dans le studio glacé installé à Ave Tango (La Boca). L'émission passera dimanche 4 septembre 2011 à 17h30, heure de Buenos Aires, sur Canal Metro (qui appartient au puissant groupe de presse Clarín) et sera disponible ensuite sur Internet pendant 7 jours, sur le site Internet de Hablando de Arte.

Ces interventions sur les ondes et le câble sont liées à la présentation de mes deux anthologies bilingues de tango argentin, publiée en France respectivement en mai 2010 pour Barrio de Tango (ed. du Jasmin) et en janvier 2011 pour Deux cents ans après (Tarabuste Editions, Revue Triages).

Tango et narration au premier Plenario de septembre [à l'affiche]


Le premier Plenario de septembre 2011 se tiendra à la Academia Nacional del Tango, Avenida de Mayo 833, le 5 septembre à 19h30, comme d'habitude avec entrée libre et gratuite.

Matías Castelli présentera le travail qu'il a coordonné sur le tango et la narration littéraire.

Auparavant, l'assistance écoutera le tango rituel, qui sera ce lundi Gallo Ciego (Collin-Maillard) de Agustín Bardi, dans l'enregistrement qu'en fit Osvaldo Pugliese.

Le tango rituel sera suivi de la remise des diplômes de Académica de Honor à la danseuse Milena Plebs et de Académico Titular au producteur discographique Francisco Torné, patron du label Pichuco Records et gestionnaire, avec son frère et sa soeur, de l'oeuvre de Aníbal Troilo, son grand-père par alliance...

L'espace artistique sera occupé par des lectures et des démonstrations de danse sur les textes lus.


A signaler : Milena Plebs sera très prochainement à Paris où elle présentera son dernier grand spectacle de danse, qui lui avait valu un très grand succès il y a deux ans, à Buenos Aires.

Orquesta Típica projeté au Museo Casa Carlos Gardel [à l'affiche]


Le lundi 5 septembre 2011, à 18h30, le Museo Casa Carlos Gardel, Jean Jaurés 735, dans le cadre de son partenariat avec le Museo del Cine Pablo Ducrós Hicken, présentera le documentaire Orquesta Típica de Nicolás Entel, une production argentine datant de 2006 (durée : 90 minutes).

Entrée libre et gratuite comme d'habitude.

Pour des raisons techniques, les illustrations iconographiques des articles que je publie dans ces Chroniques de Buenos Aires sont reportées à un peu plus tard, d'ici quelques jours.

Luis Filipelli présente son prochain disque à 36 Billares [à l'affiche]


Le chanteur Luis Filipelli présentera ce soir, jeudi 1er septembre 2011, le répertoire de son prochain disque, à 21h, au Café 36 Billares, Avenida de Mayo 1265, dans le quartier de Monserrat.

Entrée : 40 $ (peso argentin).

Le chanteur sera accompagné par le guitariste Julián Hermida.

lundi 29 août 2011

La rentrée de l'Espace Tango Negro avec le Tango Jazz Quartet [ici]

A l'Espace Tango Negro, 71 rue Rochechouart, à Paris, dans le 9ème arrondissement, la rentrée aura lieu le jeudi 8 septembre, à 20h, avec le Tango Jazz Quartet, qui vient de travailler un an avec Richard Galliano.

Le Tango Jazz Quartet effectue actuellement une tournée en Europe qui le mène aussi en Suisse, en Espagne, en Autriche et en Italie.

Participation aux frais : 10 €.

Ouverture des portes dès 19h30.

Réservations dès à présent au 06 29 63 65 76.