samedi 13 août 2022

Remise du prix / Entrega del Premio General Manuel Belgrano le 23 août/agosto [ABT]

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[…] nuestro Instituto quiere reconocer su trayectoria como historiadora, escritora, ensayista, traductora y consultora en comunicación intercultural, y muy especialmente por el profundo y exquisito trabajo de investigación que ha plasmado en la obra: "Manuel Belgrano, L'inventeur de l'Argentine", primera biografía de nuestro Prócer en francés, y que fuera presentado en la Embajada Argentina en París (Francia), el 27 de febrero de 2020.

Asimismo, le informamos que el “Premio General Manuel Belgrano” le será entregado en la “Ceremonia por el 210 Aniversario del Éxodo Jujeño”, el 23 de agosto de 2022, a partir de las 11:00 horas en el cuartel del Regimiento de Infantería 1 “Patricios”, en la avenida Bullrich 481 de la Ciudad Autónoma de Buenos Aires.

Tomado de una carta del presidente del Instituto Nacional Belgraniano, lic. Manuel Belgrano (chozno del prócer)

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Il y a quelques jours, j’ai reçu confirmation de la part de l’Instituto Nacional Belgraniano du prix Général Manuel Belgrano qui m’avait déjà été attribué en 2020 mais n’avait pu m’être remis à cause du covid et de l’impossibilité d’entrer en Argentine du fait des mesures sanitaires très sévères alors en vigueur.

Les membres de l’INB se sont donc réunis à nouveau pour tout refaire et organiser la prochaine remise de la médaille (à porter en pendentif, avec ruban aux couleurs nationales) et du brevet qui fait foi de la récompense.

Cette remise aura lieu le 23 août à Buenos Aires, dans un des salons de réception de la caserne du 1er régiment d’Infanterie dit des Patricios, dont Manuel Belgrano fut le second colonel à partir de 1811, avant de devenir le général qui sauva le nord-ouest de l’actuelle Argentine d’une nouvelle attaque des troupes coloniales.

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La cérémonie se tiendra pendant la commémoration de l’Exode Jujègne, que Manuel Belgrano avait ordonné afin d’évacuer la ville de Jujuy avant sa prise par l’armée coloniale, comme aujourd’hui Volodymyr Zelenski fait vider Donietsk pour éviter les morts et mieux préparer la contre-offensive contre l’occupant. Tous les jours, je retrouve d’ailleurs dans la guerre d’indépendance que mène l’Ukraine des échos des événements que j’ai étudiés en suivant les trajectoires des généraux José de San Martín (1778-1850) puis Manuel Belgrano (1770-1820). C'est la raison pour laquelle j'ai glissé dans l'affiche que j'ai conçue pour cette annonce sur ce blog une vignette du dessinateur de presse états-unien Hall réalisée cet été pour le blog de Cartooning for Peace, l'association internationale des dessinateurs pour la paix fondée et animée par Jean Plantu.

Chappatte (Suisse), Cartooning for Peace, 24 février 2022

Cette année, mon séjour en Argentine ne ressemblera pas aux précédents. Tous les jours, je constate que là-bas mes amis et connaissances se débattent dans une crise profonde à côté de laquelle celle que nous traversons ne mérite même pas ce nom. Mais cela ne m’empêche pas d’espérer quelques photos le 23 à côté de distingués historiens belgraniens argentins dont certains sont maintenant devenus des amis personnels.

La cérémonie est ouverte à tous.
L’entrée est libre et gratuite.
Mais attention ! Tout se passe dans une enceinte militaire. Vos papiers d’identité seront exigés et contrôlés à l’entrée.

© Denise Anne Clavilier

vendredi 12 août 2022

Le nouveau petit dino de Río Negro est tout mimi – « Tank sur pattes », c’est son surnom ! [Actu]

Reconstitution en image virtuelle CONICET-Fundación Azara
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Jakapil kaniukura, c’est son nom et c’est un hommage aux deux peuples premiers du coin, baptisé le désert des os, les Mapuches et les Puelches : les paléontologues ont puisé dans leurs deux langues pour baptiser le fossile.

Photo Conicet
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L’aimable bestiole vivait il y a environ 100 millions d’années, au Crétacé tardif, dans l’actuelle province de Río Negro, en Patagonie argentine. C’est le tout premier dinosaure cuirassé identifié dans le pays et le premier bipède à cuirasse trouvé en Amérique du Sud. Il mesurait environ 1,5 mètre pour une masse de 4 à 7 kilos tout mouillé.

Vue d'artiste (Conicet-Fundación Azara)
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Herbivore, il se protégeait de ses éventuels prédateurs grâce à une carapace qui lui vaut son surnom (ci-dessus). Cette cuirasse ne peut que nous renvoyer à un animal emblématique du continent, tout aussi bien protégé : le tatou. Une espèce inoffensive pourtant menacée comme tant d’autres en Amérique du Sud et partout sur la planète.

Par ailleurs, les chercheurs ont pu découvrir que l’ami Jakapil portait sur le jabot une sorte de pelage qui lui donne, sur les vues d’artiste diffusées par la Fundación Félix de Azara, qui a financé les fouilles et la recherche en partenariat avec le CONICET (conseil national de recherche et de technologie), la Universidad Maimonides et l’Université du Pays Basque (Espagne) un petit air de lama ou de guanaco, surtout quand il sourit (sur les images virtuelles)… Quant à sa colonne vertébrale (cou, dos et appendice caudal), elle le relierait plutôt aux crocodiles d’aujourd’hui.

Schéma CONICET
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Bref, un bon vieux produit de cette rude terre australe où ses vestiges ont été retrouvés pour la première fois en 2012.

Le résultat de toutes ces années de recherche, présenté hier à la presse, n’a pas manqué d’intéresser les quotidiens. Jugez-en vous-mêmes.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :
lire l’article de Página/12
lire l’article de Clarín
lire l’article de La Nación
lire le communiqué grand public du Conicet
lire la publication scientifique datée d’hier dans Nature

L’inflation de plus en plus près de l’Aconcagua [Actu]

Página/12 s'est surpassé ce matin avec cette une à calembour
Juillet se dit Julio en espagnol
et j'espère que vous reconnaissez notre ami latin lover, Julio Iglesias !
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La même info, mais pas du tout rigolote !
Synthèse générale produite par l'INDEC
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Les cabinets d’analyse privés nous avaient avertis depuis quelques jours : l’’inflation de juillet allait grimper très haut. D’aucuns parlaient d’un taux moyen général de 8 %, soit 90 % à prévoir pour l’ensemble de l’année courante. Ils ont été plus pessimistes que l’INDEC qui a calculé quant à lui ce taux moyen national à 7,4 %. Une catastrophe comme l’Argentine en a très peu connue dans son histoire économique pourtant mouvementée !

L'inflation de juillet se paye un grand saut :
7,4%. C'est la plus haute depuis 20 ans
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Sur douze mois glissants, l’inflation s’élève donc désormais à 71 % l’an et depuis janvier 2022, elle atteint le taux de 46,2, soit plus ou moins le niveau auquel le gouvernement de Alberto Fernández avait réussi à la réduire lors de sa première année de mandat, pourtant durement affectée par la pandémie et les confinements et autres ralentissements de l’économie.

Ensemble des variations
Infographie INDEC
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Au niveau national, l’alimentation, hors alcool et tabac, a encaissé 6 % d’augmentation sur le mois. Les vêtements sont hors de prix : + 8,5 points par rapport au mois de juin. Le pire, c’est encore la culture avec 13,2 % de hausse. D’ici quelques jours, je ne sais pas vraiment quel pays je vais retrouver après deux longues années d’absence… J’ai un peu peur de ce que je vais découvrir mardi de mes propres yeux en faisant mes premières courses dans San Telmo.

Un gros titre à peu près identique au précédent
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Les variations régionales font apparaître des disparités insensées avec une Patagonie qui gagne la médaille avec une moyenne régionale tous secteurs confondus de 8 %. C’est là qu’on trouve le taux le plus élevé : 15,4 % de hausse pour les chaussures. En un mois, rappelons-le, et en plein hiver !

Synthèse des variations régionales
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Ces chiffres démentiels signent sans doute la défaite de l’actuelle majorité aux prochaines élections nationales (présidentielle et parlementaires) et un retour à peu près assuré de la droite. Or il y a en embuscade un candidat qui monte et qui fait très peur : Javier Millei se veut libertarien et partisan d’une dérégulation totale sur tout. Il est peu près aussi aimable et aussi nuancé que Bolsonaro de l’autre côté de la frontière. L'ancien président de droite, Mauricio Macri, se montre parfois tenté de faire alliance avec ce sinistre personnage. A moins que Sergio Massa, le nouveau super-ministre de l'Economie, ne réussisse un miracle. Pour le moment, il ne semble pas en prendre le chemin.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

jeudi 11 août 2022

Ce dimanche, championnat fédéral du barbecue sur 9 de Julio [à l’affiche]

La 9 de Julio en plein hiver lors d'une précédente édition
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On sent que c’est l’hiver et qu’il faut manger gras et en quantité pour supporter la mauvaise saison !

Le geste traditionnel du chef asador
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Dimanche prochain, 14 août 2022, de 10 h à 18 h, la Avenida 9 de Julio accueillera une cinquantaine de stands d’asado, le traditionnel barbecue sud-américain des pays d’élevage bovin, pour la quatrième édition du Campeonato Federal. On attend des représentants des 23 provinces majoritairement rurales du pays (sur les 24 entités fédérées qui constituent la République argentine).

En cas de pluie, ce qui n’est pas le plus fréquent en cette saison à Buenos Aires, la manifestation sera reportée de 24 h, sachant toutefois que le 15 août n’est pas férié en Argentine (les pays hispanophones sont plus attachés à d’autres fêtes mariales qui ne sont pas fériées chez nous).

Un exposant lors d'une édition précédente
Photo Jorge Sánchez
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L’entrée à ce championnat est libre et gratuite. Ici et là, de simples dégustations seront gratuites mais pour s’attabler, il faudra sortir son portefeuille : les prix, négociés par la Ville de Buenos Aires qui organise, iront pour des menus fixes de 500 à 800 pesos argentins ($). Les exposants seront libres d’imposer leurs prix pour les ventes à la carte.

Toutes les spécialités vont y passer : le bife (un morceau de pur muscle bovin), toutes les découpes avec os (ce ne sont pas les mêmes que chez nous), les charcuteries (saucisses et boudin), quelques autres viandes (poulet, agneau, porc) et les abats, dont les tripes tressées qui sont à l’Argentine ce que l’andouille est à la France !

Saucisses (chorizos, à ne pas confondre avec le chorizo espagnol) et boudins
Photo Shutterskock
Ça met l'eau à la bouche, je vous l'accorde
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Les accompagnements seront eux aussi de la partie : toutes les recettes régionales d’empanadas (chaussons farcis cuits au four ou frits, à manger chaud en faisant attention à la sauce qui jaillit sous la dent – c’est délicieux mais ça peut être salissant), les sauces (criolla, chimichurri et autres) et bien sûr, les frites (en Argentine, elles sont succulentes. Il n’y a pas que la Belgique et le Nord de la France pour se régaler avec des bâtons de pomme de terre).

Comme toute manifestation culturelle en Argentine, celle-ci proposera aussi de la musique vivante et des rencontres avec des écrivains et d’autres artistes.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de La Nación
lire la présentation sur le site Internet BA Gastronómico, l’entité municipale qui organise cette édition.

Ajout du 16 août 2022 :
Le champion est une championne et vient de la province de San Luis, dans la région de Cuyo, au pied des Andes.

Festival Azabache, le salon du roman noir à Buenos Aires ce week-end [à l’affiche]

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Ce salon du roman policier et apparenté se tient d’ordinaire à Mal del Plata. Cette année, il a emménagé à Buenos Aires, au Musée d’Art contemporain de la Ville (MACBA), en plein San Telmo. Le salon s’y tiendra jusqu’au samedi 13 août et en profitera pour rendre hommage à Jorge Luis Borges.

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Le salon est placé sous la couleur noire de l’ébène (azabache).

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On y attend de nombreux écrivains dans le cadre d’un programme très riche.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

mercredi 10 août 2022

Dix classiques de Gardel ce soir au Café Berlín [à l’affiche]


Ce soir, jeudi 11 août 2022, à 20h30, au Café Berlín, une salle de concert de Villa Devoto, un quartier excentré de Buenos Aires, avenida San Martín 6656, la chanteuse Inés Cuello et le Quinteto La Grela présentent un nouveau disque composé de dix grandes chansons du répertoire classique immortalisé par Carlos Gardel. Rien que cela !

La soirée n’est pas vraiment donnée mais il y a six artistes et tout le personnel technique et administratif qui doivent tous gagner leur vie !

Entrée : 1 800 pesos argentins, que ce soit au parterre ou au balcon.

Página/12 a interviewé la chanteuse dans ses pages culturelles ce matin.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lundi 8 août 2022

Une saint Cayetano très fréquentée [Actu]

Nous avons tous mal à l'Argentine, dit le gros titre
sur cette photo d'une manifestation qui se recueille
autour du statuette de San Cayetano
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Chaque 7 août, les Argentins fêtent la San Cayetano (saint-Gaëtan), le saint patron du travail et du pain. C’est une fête profondément populaire qui rassemble les plus pauvres d’entre les pauvres, notamment les chômeurs et les travailleurs sans droit, qui vivent au noir dans tous les domaines de leur vie.

Chaque année, c’est aussi l’occasion d’écouter les évêques partout dans le pays mais surtout à Buenos Aires : leurs homélies donnent la « météo » du moment dans le magistère catholique. Et cette année avec l’inflation record et les problèmes économiques de toutes sortes qui assaillent la classe moyenne et les plus vulnérables, on pouvait s’attendre à des manifestations monstres aussi bien du côté religieux que du côté social. On n’a pas été déçu !

La Vierge de Luján était elle aussi mobilisée par les mouvements sociaux
hier à Buenos Aires
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Ajoutez à cela que c’est la première année que la messe de la San Cayetano redevient présentielle après les deux années de pandémie et de restrictions sociales en tout genre. Il y avait donc foule dans tous les sanctuaires du saint dans tout le pays et donc en particulier dans le quartier de Liniers à Buenos Aires où se trouve la paroisse la plus emblématique en ce qui concerne cette pratique catholique.

De l’autre côté, les organisations sociales, syndicats et autres associations populaires, ont envahi la plus large avenue de Buenos Aires, la 9 de Julio, qui s’est trouvée noyée sous les banderoles et les prières de rue puisque les revendications socio-politiques (salaire de base universel, mesures contre l’inflation et pour le contrôle des prix, revalorisation des minimums sociaux) s’accompagnaient de processions sauvages avec statues de saint en prime. Un slogan a particulièrement attiré l’attention de Página/12 : « Ce n’est pas le travail qui manque mais les droits des travailleurs ». Une formule qui traduit tout de même un progrès social. Il fut un temps pas si éloigné où c’était bien le travail qui manquait.

La photo principale montre le cardinal Poli
bénissant la foule
Notez qu'il a remis le masque devant la recrudescence du covid
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Le cardinal Poli, archevêque de Buenos Aires, qui présidait la messe en plein air cette année, dans le patio de l’église et avec une assemblée fervente réparties dans les rues alentours, a prononcé une homélie que les observateurs de droite estiment sévère contre le gouvernement, analyse que Página/12 ne semble pas partager. Comme d’habitude, en fait, il a redit qu’il y avait une injustice économique fondamentale en Argentine, un pays riche qui regorge de toutes sortes de ressources et où la pauvreté atteint des niveaux diamétralement opposés à cette richesse nationale.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

sur la fête religieuse
lire l’article de Página/12

Cristina récuse ses juges après une une de Página/12 [Actu]

"Des amis, nous avons toujours été des amis", dit le gros titre
Une d'hier
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Hier, à la une (ci-dessus), Página/12 apportait la preuve photographique d’une collusion de longue date entre le procureur qui porte actuellement l’accusation contre Cristina Kirchner dans le dossier des travaux publics à Santa Cruz et le juge du siège qui dirige les débats et aura à se prononcer dans les jours qui viennent sur sa culpabilité ou son innocence et dans le premier cas sur la peine dont écoperait la vice-présidente qu’une large partie de la droite veut voir derrière les barreaux le plus tôt possible.

Les deux magistrats sont en effet membres de la même équipe de football amateur, laquelle s’est rassemblé et a joué plus d’une fois dans le jardin d’une des propriétés privées de Mauricio Macri qui, alors président de la Nation, agissait comme hôte invitant envers ses amis juges.

En découvrant l’article du quotidien de gauche, Cristina Kirchner a aussitôt fait savoir urbi et orbi qu’elle avait donné instruction à son avocat d’entamer une démarche officielle pour récuser le procureur et le président des audiences.

Ce qui, dans les journaux d’opposition (droite), a déclenché ce matin une avalanche d’articles et d’éditoriaux pour répéter que la Justice dispose d’une grande quantité de preuves de la corruption de cette justiciable un peu spéciale. Il n’en reste pas moins que la photo apportée publiquement par Página/12 pèse lourd dans le dossier et que tous les journalistes doivent en convenir.

"La délinquance en bande, c'est la leur", dit le gros titre
en citant la vice-présidente
Une de ce matin
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L’avenir nous dira si le recours de la vice-présidente changera ou non le cours du procès. Il devrait en être ainsi : l’affaire devrait passer à d’autres magistrats mais on est en Argentine où, on l’a récemment vu avec une mesure qui a protégé Mauricio Macri malgré des preuves très lourdes contre lui, la Justice n’est pas toujours à l’abri de la partialité politique et idéologique.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :


Ajouts du 13 août 2022 :
Cristina n’aura pas obtenu que ses juges lâchent l’affaire. Et
Página/12, en continuant ses enquêtes, a découvert un nouvel élément de preuve sur la partialité des magistrats : cette fois, il s’agit d’un procureur qui s’est rendu à plusieurs reprises à la direction du renseignement au moment même où, sous la présidence Macri, les procès commençaient à pleuvoir sur l’ancienne présidente. Le journal comme elle-même en tirent la conclusion qu’il allait prendre ses ordres ou qu’il complotait avec les services dont on sait qu’ils ont été utilisés par Macri au moins dans l’affaire des écoutes illégales contre les ayant-droit des sous-mariniers du ARA San Juan qui a disparu en mission. Cristina se lance donc dans une seconde récusation d’un procureur qui a tout aussi peu de chances d’aboutir. Elle pourra toujours se servir de ces démarches devant la cour d’Appel si elle est condamnée (comme c’est probable).
Pour aller plus loin :
lire l’article de Página/12 sur les visites du procureur aux services de renseignement
lire l’article de Página/12 sur la seconde récusation d’un magistrat
lire l’article de Clarín sur le refus de la Cour de faire récuser les juges (la Cour estime en effet que les éléments trouvés par Página/12, des parties de foot amicales disputées dans la propriété privée du chef de l’État, adversaire politique de la prévenue, font partie « des relations professionnelles normales » – quelle étrange conception du métier de magistrat !)
lire l’article de La Nación sur le même sujet.

dimanche 7 août 2022

Le podium du Mundial del Alfajor est un miracle céleste à la plage ! [Coutumes]

Joli, non ?


C’est une petite maison artisanale de Mar del Plata qui ne s’y attendait visiblement pas qui a emporté le premier prix de ce Mundial del Alfaror qui s’est disputé jeudi et vendredi dernier à Buenos Aires avec des concurrents venus de six pays hispanophones, dont l’Espagne elle-même.

Tous les parfums, sur Facebook
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Cette pâtisserie de la Diagonal Pueyrredón, à l’angle avec la rue piétonne San Martín, ne devait pas s’attendre à cet honneur car sa page Facebook n’avait pas été mise à jour depuis plusieurs mois.

Photo institutionnelle et gourmande

La maison se nomme Milagros del cielo (miracle du ciel) et propose une aussi abondante carte de parfums que celle qu’on pourrait trouver en France chez un spécialiste du macaron fourré de type parisien. Parmi ses spécialités singulières, Milagros del cielo propose un alfajor fourré d’un oreo noir avec son fourrage blanc !

Une des autres spécialités de la maison :
les conitos de dulce de leche,
l'autre must des gourmandises argentines !
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Il y a donc maintenant une bonne adresse à noter à Mar del Plata. Si jamais vous y passez, arrêtez-vous. Ça a l’air rudement bon et les maîtres des lieux ne sont pas radins sur le garnissage !

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :


Ajout du 09.08.22 :
lire cet article de Clarín sur l’ensemble des médaillés, catégorie par catégorie

Ajout du 12 août 2022 :
lire
ce très sympathique article de La Nación sur la fondatrice de Milagros del Cielo qui s’était inscrite au championnat pour faire plaisir à quelques clientes et dont le magasin est dépassé par le succès…

Fabiana Ocaranza, posant dans sa boutique

vendredi 5 août 2022

Feria de los Editores (FED), ce week-end sur Corrientes [à l’affiche]


Ces trois jours, vendredi, samedi et dimanche, se tient à Buenos Aires le Salon des Éditeurs chaque après-midi. Cette année, la Feria a choisi une communication en langage inclusif (le langage inclusif en espagnol a cette supériorité sur sa version francophone qu’il est pleinement prononçable, même si cela sonne vraiment bizarre !)

L’entrée est libre et gratuite au n° 6271 sur Avenida Corrientes, à l’ouest de Buenos Aires.

C’est l’occasion pour de nombreux éditeurs mais aussi des librairies de venir à la rencontre tous ensemble du public. C’est la 11e édition de cette manifestation qui s’est tenue en visioconférence pendant les années de restriction sanitaire. Cette année, des exposants de toute l’Amérique latine viennent profiter du dynamisme retrouvé dans la capitale argentine.


Parmi les propositions annexes faites au public, un stand de don du sang !

© Denise Anne Clavilier


Pour en savoir plus :

voir le programme sur le site de la manifestation