lundi 7 décembre 2009

Guitarra Negra au CAFF ce soir [à l’affiche]

Photo extraite de la page Myspace du groupe, prise au Festival de La Falda, en juillet 2009

Ce sera ce soir, 7 décembre 200, à 21h30 heure locale, au Club Atlético Fernández Fierro, Sanchez de Bustamente 764, dans le quartier de l’Abasto, pour un concert intitulé Las milongas de Zitarrosa. Entrée 30 $ (si vous payez à l’accueil de la salle), 25 $ si vous prenez votre billet à l’avance, à la Disquería El Atril, Corrientes 1743 (le lundi de 10h à 21h), comme d'habitude avec le CAFF.

Guitarra Negra est un groupe de six instrumentistes autour d’un chanteur, Alfredo Piro, le fils de Susana Rinaldi et Osvaldo Piro (inutile de vous dire qu’il a de qui tenir !).

Les trois guitaristes sont Moscato Luna, Carlos Filipo et Aníbal Corniglio que vous connaissez pas ailleurs, si vous êtes des lecteurs fidèles de ce blog. Juan Ignacio "Nacho" Iruzubieta joue du guitarrón (une guitare basse) et Jerónimo "Aceituno" Peña est à la percussion.

Ils interpréteront ce soir un florilège du répertoire d’un grand auteur-compositeur-interprète uruguayen, Alfredo Zitarrosa (1936-1989), à qui l’on doit plusieurs classiques comme El violín de Becho, Milonga para una niña ou Zamba para vos...
Pour en savoir plus :
Vous pouvez accéder à l’ensemble des articles parus dans Barrio de Tango sur les artistes cités ici en cliquant sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, qui présente tous les mots-clés relatifs à chaque article de ce blog.
Vous disposez aussi de raccourcis thématiques dans les différentes rubriques de la Colonne de droite.

Pour écouter ces musiciens, vous pouvez visiter leurs pages Myspace :
Le groupe Guitarra Negra
Maximiliano Moscato Luna
Aníbal Corniglio
El Filón, le duo du guitariste Carlos Filipo et de la chanteuse et guitariste Zulma Ontivero.

dimanche 6 décembre 2009

Nelly Omar ce soir à la Esquina Homero Manzi [à l'affiche]

La Cantora Nacional, La Gardel en Pollera (la Gardel en jupons), la très grande et très impressionnante chanteuse Nelly Omar, une dame qui frôle allègrement les 100 ans (elle est née en 1911), se produira ce soir, à 20h, à la Esquina Homero Manzi, située, comme le savent bien les lecteurs de ce blog sur le tango argentin, au croisement des avenues Boedo y San Juan, un carrefour (esquina) qu'a chanté le poète Homero Manzi, dans Sur (musique de Aníbal Troilo).

Nelly Omar sera accompagnée de son groupe de guitaristes. Elle chante a la criolla, c'est-à-dire avec un seul accompagnement de guitares, comme Carlos Gardel (ce qui, avec la splendeur de sa voix, lui a valu son surnom).

La soirée sera présentée et commentée par Lionel Godoy, un animateur de la 2x4, la radio todo tango de la ville de Buenos Aires (lien en partie inférieure de la Colonne de droite). En première partie, Avetango, composé de la danseuse Gachi Fernández et du pianiste Julián Hermida.

Pour en savoir plus :
cliquez sur le nom de Nelly Omar dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, en haut, pour accéder à l'ensemble des articles que j'ai déjà publiés sur elle dans Barrio de Tango. Nelly Omar est aussi présente, avec plus de 100 autres artistes actuels, dans la rubrique Vecinos del Barrio (Habitants du quartier) dans la Colonne de droite.

samedi 5 décembre 2009

Le concert officiel du Día Nacional del Tango [à l'affiche]

Grand concert en plein air vendredi prochain, 11 décembre, sur la Plaza de Mayo (pourvu qu'il ne pleuve pas !).

Ce concert s'intitule El Tango es nuestro (le tango est à nous), il commencera à 21h. Il est bien évidemment gratuit !
Nelly Omar, admirable chanteuse à la voix impeccable, d'une incroyable beauté et d'une non moins incroyable jeunesse, de 99 ans (si, si !) est à l'affiche.
Elle partagera la scène avec sa cadette Adriana Varela et un ensemble instrumental, la Selección Nacional de Tango (traduisez L'équipe nationale de tango, comme au foot ou au basket).
C'est la première fête nationale du tango depuis que le genre a été inscrit, le 30 septembre 2009, au patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'Unesco.

Au Torcuato la semaine prochaine [à l'affiche]

Copie d'écran du site du Torcuato Tasso

Au Centro Cultural Torcuato Tasso, Defensa 1575, le 6ème Festival de Tango se poursuit avec :

Le bandonéoniste et compositeur Leopoldo Federico et son orchestre le 9 décembre à 22h. Le Maestro Federico a invité le pianiste Atilio Stampone, compositeur du grand classique qu'est Afiches (texte de Homero Expósito). Entrée : 70 $ ($ ne symbolise pas le dollar dans Barrio de Tango, c'est le symbole du peso en Argentine comme en Uruguay. Le cours du change avec l'euro est visible dans la partie médiane de la Colonne de droite).

Les chanteurs Amelita Baltar et Guillermo Fernández, qui se partageront la scène le 10 décembre à 22h. Ils seront accompagnés par Abel Rogantini au piano et Sebastián Barbui à la basse électrique, qui viennent d'accompagner Amelita Baltar à Clásica y Moderna dans Tres Mujeres para el show (dont j'ai parlé dans deux articles de novembre 2009).

Le festival fera relâche le 11 décembre, qui est aussi le Día Nacional del Tango. Le concert à privilégier est celui qui est organisé sur la Plaza de Mayo avec Nelly Omar. Le même soir, le Torcuato sera le décor de la cérémonie de remise des prix Horacio Salgán.

Le Festival de Tango en el Tasso reprendra le 12 avec la chanteuse María Graña à 22h. Entrée 50 $.

Relâche du dimanche au mardi inclus.

Pour aller plus loin :
Vous pouvez consulter les autres articles concernant ces artistes en cliquant sur leurs noms dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search ou dans les différentes rubriques de raccourcis installées dans la Colonne de droite.
Vous pouvez visitez les sites de Amelita Baltar et Guillermo Fernández à partir des liens installés dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales de la partie inférieure de la Colonne de droite. Leopoldo Federico est présent sur Facebook avec une page des plus réduite.

Les autres artistes ne sont pas encore présents parmi les liens :
Le site d'Atilio Stampone
La page Myspace de Abel Rogatini
La page Myspace de Sebastián Barbui

Présentation du n° 58 de Buenos Aires Tango y lo demás au Tortoni [Disques & Livres]

Comme l'année dernière à la même époque, les membres de la rédaction du magazine culturel Buenos Aires Tango y lo demás (Buenos Aires Tango et tutti quanti) présenteront le nouveau numéro au sous-sol du Gran Café Tortoni, avenida de Mayo, 833, ce sous-sol imprégné de l'histoire culturelle de la capitale argentine, une salle voûtée qui fut le siège social de la Peña del Tortoni (traduisez le club ou le cercle du Tortoni), une association d'artistes et de journalistes qui s'y réunit de 1929 à 1943 sous la présidence du peintre de la Boca, Benito Quinquela Martín, et qui travaillait à dégager une identité culturelle nationale argentine, une salle qui servit aussi de tout premier siège, incroyablement précaire, à la Academia Nacional del Tango, depuis sa fondation en juin 1990 jusqu'à ce que Horacio Ferrer réussisse, en décembre 2001 (1), à faire acheter par l'institution son siège actuel, qui occupe depuis janvier 2002 les premier, deuxième et troisième étages du même immeuble.

Ce sera mercredi 9 décembre, à 19h15. L'entrée est libre et gratuite.
Seront présents pour animer la soirée les 14 poètes publiés dans ce numéro, les chanteurs Cristina de los Angeles et Oscar D'Angelo accompagnés à la guitares par Marisa Pérez Acosta et l'ensemble instrumental El Nacional Tango avec lequel chantera Patricia Daló. Le poète Eugenio Mandrini, grand favori de la revue, lira quelques uns de ses poèmes. La soirée sera présentée par Natalio Etchegaray, membre de la Academia Nacional del Tango.
Le tout est coordonné par Oscar D'Angelo.
Pour aller plus loin :
Visiter la page Myspace du groupe El Nacional Tango (la photo de fond est une photo de la Avenida de Mayo)

Vous avez le lien vers le site du Gran Café Tortoni dans la Colonne de droite et celui vers le blog du poète Héctor Negro, l'un de membres les plus actifs du comité de rédaction de la revue, à qui vous devez cette annonce.

(1) L'acte notarié a été signé la veille du Corralito, la décision qui bloquait tous les comptes bancaires et entérinait la faillite de l'ensemble du système financier du pays. Le Corralito (l'enfermement, l'enclos) a empêché tous les Argentins de réaliser leurs projets d'investissement et de consommation, notamment les achats immobiliers, et a fait disparaître les économies de tous les particuliers et d'un bon nombre d'institutions, y compris publiques. Horacio Ferrer a encore des sueurs froides à l'idée qu'il s'en est fallu de si peu que toute sa longue recherche d'une vraie adresse emblématique tombe à l'eau...

Jacqueline Sigaut au Malevaje Arte Club pour son dernier concert 2009 [à l'affiche]

Visuel diffusé par Jacqueline Sigaut



La chanteuse Jacqueline Sigaut fera la dernière présentation de son nouveau disque, Porque Quiero (que vous pouvez traduire soit comme Parce que j'aime ça ou Parce que je le veux, par allusion au fait qu'il s'agit de son 4ème album et que chaque album est une vraie odyssée) au Malevaje Arte Club, le vendredi 18 décembre 2009 à 21h30.
Le Malevaje Arte Club, dont je vous ai déjà parlé à propos de plusieurs autres chanteurs, se trouve rue Garibaldi au n° 1670 (tout près de la rue Quinquela Martín), dans le quartier de La Boca. Entrée : 25 $.

Pour ce dernier show de l'année, Jacqueline sera accompagnée par le guitariste Hernán Reinaudo, bien connu des lecteurs de Barrio de Tango, le chanteur Hernán Lucero et le Cordal Trío, qui se compose de Juan María Paez, Martín Chaipponni et Benito Grande, tous trois à la guitare.

Pour en savoir plus :
Vous disposez en haut de l'article d'une série de mots-clés dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search. Comme les raccourcis disposés dans les rubriques de la Colonne de droite, ils vous permettent d'accéder à l'ensemble des articles en fonction de leur thématique (nom d'artiste ou quartier).

Vous pouvez aussi consulter les sites ou pages Myspace des artistes, dont vous trouverez de nombreux exemples dans la partie inférieure de la Colonne de droite.
Le site de Jacqueline Sigaut (déjà présent parmi les liens dans la Colonne de droite). Le site a été complètement remodelé récemment et vous y trouverez un bon nombre de vidéos de concerts en public.
La page Myspace de Jacqueline Sigaut
La page Myspace que Hernán Reinaudo partage avec Ariel Argañaraz, autre guitariste de talent (déjà présent parmi les liens dans la Colonne de droite)
Le site de Hernán Lucero
La page Myspace du Cordal Trío

Carlos Buono Trío à la Esquina Osvaldo Pugliese cet après-midi [à l'affiche]

C'est dans le cadre des célébrations du Día Nacional del Tango et avec quelques jours d'anticipation que le trio du bandonéoniste Carlos Buono se produira aujourd'hui, 5 décembre 2009, à 17h, au Café Recuerdo, dit aussi Esquina Osvaldo Pugliese, qui se trouve esquina Boedo y Carlos Calvo. Entrée libre et gratuite. Il n'y a même pas d'obligation de consommation. Ceci dit, vous aurez tout de même la politesse de commander quelque chose....
Le Carlos Buono Trío se compose de Carlos Buono lui-même, au bandonéon, de Miguel Pereyra au piano et de Daniel Cucci à la contrebasse. La chanteuse Marcela Ríos sera avec eux. L'animation de l'après-midi est assurée par Rosa María Silva.

Le Día Nacional del Tango est fêté tous les 11 décembre et marque l'anniversaire de naissance de Carlos Gardel et de Julio de Caro, deux grands musiciens qui ont donné au tango la forme qu'on lui connaît aujourd'hui et la variété dont le genre est capable...

vendredi 4 décembre 2009

Un Plenario pour Alberto Podestá lundi prochain [à l’affiche]

Ce sera l’un des tout derniers Plenarios de l’année, avant la longue interruption pour cause de vacances d’été, et la reprise en mars 2010 (on en aura sûrement encore un le 14, et celui-là sera vraiment le dernier de 2009).
Ce sera lundi 7 décembre, à 19h30, comme d’habitude, au 1er étage de la Academia Nacional del Tango, Avenida de Mayo, 833.
L’entrée sera, comme d’habitude, libre et gratuite dans la limite des places disponibles (c’est pour les nouveaux lecteurs que je me répète. Les anciens connaissent tout ça par coeur).
La soirée sera consacrée au chanteur Alberto Podestá, en l’honneur de - tenez-vous bien !- ses 70 ans de carrière et ses 85 ans d’âge.
Alberto Podestá s’entretiendra avec Gabriel Soria, premier Vice président de la Academia, qui vient, avec sa femme Cecilia Orrillo, de faire le remonter sur scène avec quatre autres collègues de la même génération, au Festival de La Falda en juillet puis au Festival de Buenos Aires en août et même une troisième fois à l’occasion des festivités pour l’inscription du tango au patrimoine de l’humanité (Unesco), dans un spectacle intitulé Los cantores de típica et dont j’ai parlé dans Barrio de Tango.
Le tango rituel, qu’on joue à chaque Plenario, sera Yo soy el Tango, de Domingo Federico pour la musique et de Homero Expósito pour le texte, dans la version qu’en a donnée Alberto Podestá et qui fut aussi le tout premier enregistrement de ce tango, avec l’orchestre de Miguel Caló en 1941.
Quant à l’espace artistique de ce Plenario, il sera à la discrétion de l’invité d’honneur qui chantera diverses pièces de son répertoire.
Pour en savoir plus :
Lire mon article du 7 juillet 2009 sur les Cantores de Típica
Lire mon article sur la fête du 1er octobre pour l’inscription du tango au patrimoine culturel de l’humanité.
Ecouter Alberto Podestá grâce à Todo Tango dans un tango que l'on peut dire de saison et un enregistrement plus tardif (1954) mais à nouveau avec l'orchestre de Miguel Caló : El bazar de los juguetes (le bazar aux jouets), un tango pour Noël, mélo à souhait, comme seuls savent le réussir les artistes de tango à Buenos Aires....

Dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, vous disposez de mots-clés qui vous permettent de naviguer thématiquement au milieu de tous les articles du blog. Des outils similaires sous forme de raccourcis sont disposés dans les différentes rubriques de la Colonne de droite. Des liens avec des sites externes sont rassemblés dans la partie inférieure de cette même colonne, dont un lien vers le site de la Academia Nacional del Tango.

La Gran Milonga Nacional demain sur Avenida de Mayo [à l’affiche]

C’est la troisième édition de ce grand bal à ciel ouvert, qui se tient tous les ans un samedi proche de la Fête Nationale du Tango (Día Nacional del Tango), à l’initiative du Maestro Horacio Ferrer, Président de la Academia Nacional del Tango, qui a convaincu, il y a trois ans maintenant, l’association des mécènes du Tourisme, de l’Hôtellerie et de la Gastronomie de la République argentine de monter ce grand événement festif et populaire à l’orée de l’été. (1)
La Gran Milonga Nacional 2009 se tient le 5 décembre, à partir de 20h et jusqu’à pas d’heure dans la nuit, sur Avenida de Mayo (2), entre les rues Perú et Bernardo de Irigoyen (la contre-allée qui longue la Avenida 9 de Julio). Dans cette portion de l’avenue qui passe au pied de la Academia Nacional del Tango.

Cette année, plus de 18 formations musicales se succèderont sur les trois scènes installées tout au long de Bernardo de Irigoyen à Perú, parmi lesquels on peut citer la Orquesta Escuela de Tango Emilio Balcarce, le Sexteto Milonguero, Los Reyes del Tango (continuateurs du style de D’Arienzo), la chanteuse Lucrecia Merico, le trio féminin de cordes de Córdoba Las Rositas, le Cuarteto Sin Vento (qui s’est produit à la Academia durant la dernière Noche de los Museos, voir cette manifestation grâce au raccourci idoine dans la rubrique Grands Rendez-vous du Tango, dans la Colonne de droite). Plusieurs danseurs seront présents aussi, dont Johana Copes, la fille de Juan Carlos Copes, auquel il sera rendu hommage, le deuxième grand hommage de l’année pour ce danseur exceptionnel (3).

Si vous êtes à Buenos Aires, un événement festif à ne pas manquer et dont vous avez déjà dû entendre parler de tous les côtés. Et si vous n’êtes pas à Buenos Aires, il ne vous reste plus que vos yeux pour pleurer ou alors, demander au Père Noël qu’il vous apporte un beau billet d’avion pour l’année prochaine, à la même époque ! (Vous avez le site d’Aerolineas Argentinas, dans les liens de la Colonne de droite).

(1) Día Nacional del Tango : journée déclarée telle à l’initiative de l’éditeur Ben Molar, pour célébrer un double anniversaire de naissance, celui de Carlos Gardel, le mythe du tango par excellence, et celui de Julio De Caro, l’initiateur de la Guardia Nueva, le premier compositeur qui révolutionna la musique du tango, au tout début des années 20. Voir toutes les manifestations relatives au Día Nacional del Tango en cliquant sur le lien situé dans la rubrique Grands Rendez-vous du Tango dans la Colonne de droite.
(2) La Avenida de Mayo a été choisie parce que c’est l’axe national par excellence dans la capitale argentine. Lors de la conférence de presse il y a quelques jours, Horacio Ferrer a parlé de salón cívico de la Ciudad (salle citoyenne de la ville).

"Yo creo que la Gran Milonga Nacional, en su tercera edición, es lo que el público esperaba de la Academia, de los patrocinadores y trabajadores de la gastronomía, porque el tango, los bares, los restaurantes, y los cafés han sido un solo corazón a través de la historia de Buenos Aires y esta vez tenemos el privilegio de tener como salón de baile a la Avenida de Mayo que es el salón cívico de la ciudad" (Horacio Ferrer, cité par le communiqué de presse de la Academia Nacional del Tango, par Cecilia Orrillo)
"Pour ma part, je crois que la Gran Milonga Nacional, en cette troisième édition, c’est ce que le public attendait de la Academia, des mécènes et des salariés de la gastronomie, parce que le tango, les bars les restaurants et les cafés n’ont jamais formé qu’un seul coeur tout au long de l’histoire de Buenos Aires et cette fois nous avons le privilège d’avoir comme salle de bal la Avenida de Mayo qui est la Salle des fêtes citoyenne de la ville". (Traduction Denise Anne Clavilier).

La Avenida de Mayo relie depuis les années 1880 le palais du Parlement (Congreso Nacional) et le palais de la Présidence de la République, la Casa Rosada (Casa de Gobierno). C’est aussi l’axe des manifestations, les défilés officiels comme celui qui conduit le nouveau chef d’Etat du Congrès où il a prêté serment devant la représentation nationale à la Casa Rosada, siège de son pouvoir, et les défilés de revendication, un peu plus imprévisibles...
(3) Le premier grand hommage rendu à Juan Carlos Copes a trouvé place au cours du Festival de Tango de Buenos Aires, cet hiver, à la mi-août. Vous pouvez à ce propos
lire l’article que lui avait consacré à ce moment-là le chroniqueur Carlos Bevilacqua dans Página/12 (interview incluse, mais tout en espagnol, bien sûr).

A Rosario, les 40 ans de A Todo Tango de Gerardo Quilici [à l’affiche]

Photo extraite du site de Rosario 3

Gerardo Quilici fêtera ce samedi les 40 ans ininterrompus de son émission radiophonique consacrée au tango, A Todo Tango, qu’il anime toutes les nuits sur l’antenne de Radio 2.
L'animateur est considéré comme l’un des meilleurs connaisseurs du tango à Rosario et ailleurs.

La fête se tiendra au Teatro Príncipe de Asturias, qui se situe esquina Sarmiento et Río Paraná, à Rosario, à 21h30, le samedi 5 décembre, pendant qu'à Buenos Aires, on dansera en plein air sous les arbres de la Avenida de Mayo (voir un autre article publié ce même jour). L’entrée est libre et gratuite mais il faut néanmoins retirer une contremarque aux guichets du théâtre de 15h à 20h.

Participeront au spectacle le bandonéoniste Carlos Quilici, qui n’est pas un inconnu pour les lecteurs de Barrio de Tango (1) et qui est le fils de Gerardo Quilici. Carlos se présentera avec son quintette, Los Tauras, c’est-à-dire lui-même et Javier Gómez au violon, Martín Tessa à la guitare électrique, Adrián Pistono au piano et Domingo Porta à la contrebasse. Participeront aussi Joel Tortul (piano), Cristian Gustaffson (bandonéon), Leonel Capitano (chanteur), Pablo Mantía (chanteur et guitariste), Ricardo Paradiso (un autre chanteur), Rodolfo "Cholo" Montironi (un autre baondonéoniste), et un couple de danseurs, Diego Pérez et Soledad Cantarini.
La soirée sera animée et présentée par Fabio Rodríguez.
Pour en savoir plus :
Lire l’article de Rosario 3 sur le concert événement (en espagnol)
Ecouter Radio 2 en direct à travers son streaming sur Internet.

(1) Carlos Quilici est le bandonéoniste qui accompagne la chanteuse Mariel Martínez et le guitariste arrangeur Alejandro Picciano sur leur premier disque, De mi barrio, et sur le second, qu’ils ont enregistré en mai dans le studio de Melopea. J’avais alors publié un Retour sur images de leur séjour à Buenos Aires. Pour accéder à ces articles, vous pouvez utiliser soit le moteur de recherche en haut à gauche, soit les raccourcis installés dans la rubrique Vecinos del Barrio de la Colonne de droite, soit les mot-clés présents en haut, dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search.

6ème Salon du Livre Lunfardo à la Academia Porteña del Lunfardo [Disques & Livres]

Du dimanche 6 (après-demain) et jusqu’au 30 décembre inclus, la Academia Porteña del Lunfardo, Estados Unidos 1379, sera le siège du 6ème Salon du livre lunfardo et tanguero (Feria del libro lunfardo y tanguero), tous les jours de 14h à 22h avec spectacles, présentations de livres, conférences, hommages et ventes. Vous pouvez donc aller y faire un tour et vous renseigner sur place sur le programme exact.
La Academia Porteña del Lunfardo n’est pas au top du top pour ce qui est de l’organisation de sa communication, ce qui est bien dommage parce que cela rend très peu visibles à l’extérieur les travaux des honorables membres de cette institution présidée par José Gobello, essayiste réputé et auteur de nombreux dictionnaires parmi les meilleurs en la matière.
Vous pouvez visiter le site Internet de l’Académie dont j’ai installé le lien dans la rubrique Les institutions, en partie inférieure de la Colonne de droite, mais ne soyez pas trop surpris : le site n’est pas tenu à jour. Tout ça pour vous dire qu’au bout du bout du compte, vous n’avez pas guère le choix : c’est pedibus jambus (1). Ou coup de bigophone (2) pour vous rancarder (3) avant.

(1) pedibus jambus : seudo latin. Significa "caminando", "de a pie".
(2) bigophone : francés popular para "telefono" (en francés téléphone)
(3) se rancarder : argot parisino para "informarse" (en francés s’informer).

Nora Bilous et Mirta Demarco ce soir à Bien Bohemio [à l’affiche]

Affichette diffusée par Nora Bilous

Dans un cycle de concerts intitulé Tangos con el alma (Tangos dans l’âme ou Tangos avec le coeur), les chanteuses Nora Bilous et Mirta Demarco, qui partagent souvent l'affiche du Gran Café Tortoni, se produiront à Bien Bohemio (traduisez Complètement bohême), un établissement dirigé par Tito Rossi (tout ça est écrit sur l’image ci-contre), ce soir à 22h. Elles seront accompagnées par Moscato (Maximiliano Luna et Moscato, c’est un seul et même guitariste) et Hugo Castañaga, lui aussi à la guitare (et souvent accompagnateur de l'une et l'autre chanteuses). Sans compter la guitare de Mirta Demarco, puisqu'elle s’accompagne elle- même.

Entrée : 20 $ pour le spectacle.
Les consommations sont libres et à la carte. Autrement dit, vous n’êtes pas obligés de consommer. Mais c’est la moindre des politesses envers la maison que de commander quelque chose.

Enfin, comme je le dis parfois à la fin de mes articles, n’hésitez pas à saluer de ma part Nora Bilous et Moscato, on se connaît, ça leur fera plaisir.

Et pour écouter au moins ceux des artistes qui disposent d’une page Web, vous pouvez aller sur le site de Nora Bilous et sur la page Myspace de Moscato.
Sinon, vous pouvez aussi aller lire les autres articles les concernant, en français, dans le flot des entrées de ce blog, en cliquant sur le nom qui vous intéresse dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, là-haut, sous le titre.

jeudi 3 décembre 2009

Osvaldo Peredo, Luis Filipelli et Cucuza Castiello à El Faro samedi soir [à l’affiche]

Comme souvent et de plus en plus dans Barrio de Tango, maintenant que les articles commencent à s’accumuler sur les très nombreux artistes qui font vivre le tango d’aujourd’hui, c’est l’affiche qui va causer plus que moi :

Les trois chanteurs, Osvaldo Peredo, Luis Filipelli et Cucuza Castiello, qui représentent trois générations différentes mais une même façon de ressentir le tango (c’est écrit dessus, je ne fais que traduire), se retrouveront après-demain soir, samedi 5 décembre, à 21h, au café restaurant El Faro, esquina Constituyentes y Pampa. Entrée 20 $. Pour le spectacle seulement.
La pizza ou les empanadas + la bière et le café, c’est en plus.

Attention cependant : pour les lecteurs fidèles de Barrio de Tango, ce show a bien lieu samedi et non pas vendredi comme d’ordinaire dans le cadre du cycle El Tango vuelve al Barrio, dont ce récital à trois voix d’hommes ne fait d’ailleurs pas partie. En résumé, c’est le même lieu, ce sont les mêmes artistes, c’est à peu près la même heure. Mais ça change de jour.

Côté guitare, Moscato sera là (ça aussi, c’est écrit sur l’affiche) et Aníbal Corniglio le rejoindra en plus (et c’est écrit aussi, vous l’aviez vu).

Pour découvrir les artistes dont il est question ici, deux choses à faire : repasser tous mes articles pour savoir un peu à qui vous avez à faire et savoir qui fait quoi, quand et où (il suffit pour cela de cliquer sur leurs noms dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus) et aller les écouter sur leurs pages Myspace respectives dont je vous donne les liens ci-après (c’est mon jour de bonté, profitez-en).

Festival Bailemos Tango à l’Hôtel Mansión Dandi Royal [à l’affiche]

Bandeau extrait du site du Festival

Du 6 au 12 décembre aura lieu à Buenos Aires le 6ème Festival Bailemos Tango (Dansons le tango), sous la direction de Johana Copes. Il s’agit d’une école de tango exceptionnelle, dispensant 21 cours sur six jours, avec une débauche de pratiques, de milongas et de démonstrations, une fête d’ouverture et une fête de clôture et un régiment de professeurs tous plus cotés les uns que les autres.

L’événement est parrainé par la Academia Nacional del Tango et divers sponsors, dont le Mansión Dandi Royal, Piedra 922, à San Telmo, un luxueux mais petit 5 étoiles (30 chambres seulement) où se tiendra toute la manifestation et où se tient habituellement une Academia de Tango (à comprendre dans le simple sens d’école de tango).
Les inscriptions se font à la Academia Nacional del Tango (cela n’a pas le même sens) jusqu’à demain soir, chaque jour, de 17h à 19h.

Outre Johana Copes elle-même, les professeurs invités sont :
Milena Plebs, qui se produit actuellement dans un spectacle intitulé Tramatango, toutes les semaines de décembre, du jeudi au samedi à 21h30 et le dimanche à 20h, au Teatro Alvear (Corrientes 1659), avec un décor signé du fileteador Jorge Muscia (voir son site dans la Colonne de droite, à la rubrique Artistes plastiques dans la partie basse, celle des liens aux sites externes).
Roberto Herrera et Silvana Capra
Alejandra Martinan
Aurora Lubiz et Luciano Bastos (voir le site d’Aurora Lubiz dans la Colonne de droite, rubrique Eh bien dansez maintenant !)
Fernando Galera et Vilma Vega
Maximiliano Martino Ávila
Melody Cellaty et José Fernández, les récents champions du monde (Mundial 2009, lire mon article à ce sujet)
Eduardo Villegas
Cecilia González et Gustavo Díaz
Eduardo Pareja

Pour en savoir plus :
Visiter le site du Festival Bailemos Tango
Visiter le site du Mansión Dandi Royal
Lire l’article-interview sur Milena Plebs dans Página/12 du 1er décembre, au sujet de son spectacle au Teatro Alvear en ce moment.
Lire l'article de Clarín sur le spectacle de Milena Plebs.

La majorité à 18 ans en Argentine [Actu]

Le Sénat argentin vient d’approuver la loi qui abaisse la majorité de l’âge de 21 ans à celui de 18 ans. Normalement, en Argentine, la survenue de la majorité d’un enfant libère ses parents de leur devoir d’assistance économique envers lui. Dès lors que l’enfant a 21 ans, les parents n’ont plus l’obligation de pouvoir à ses besoins. Et d’ailleurs les allocations familiales, la seule forme de d’aide financière aux particuliers qui existe en Argentine, cessent d’être versées dès ce moment-là (1), sans qu’il soit possible, comme c’est le cas en Europe, d’en prolonger le versement en fournissant à la caisse de prestations sociales (2) un certificat d’inscription de cet enfant majeur dans une école ou une université.

Comme dans la situation concrète qui est celle d’une très grande majorité de la population argentine, les enfants à 18 ans sont loin d’être autonomes, la nouvelle loi prévoit qu’à titre exceptionnel, l’obligation faite aux parents de pourvoir aux besoins matériels de leur enfant s’étend jusqu’au 21ème anniversaire de celui-ci. Donc pendant trois ans, les jeunes gens pourront faire ce qu’ils veulent (voyager, signer des contrats, ne rien faire) sans avoir à rendre de compte à leurs parents ("je suis majeur") tout en gardant chez eux le gîte et le couvert. C’est aussi la situation de très nombreuses familles en Europe, à ceci près que dans la plupart de nos pays, sur le Vieux Continent, le devoir d’assistance entre parents et enfants ne connaît pas de limite dans le temps et qu’il est réciproque, ces dispositions ayant été prises à une époque où les pensions de retraite n’existaient pas pour les vieux travailleurs et où les enfants en âge de travailler prenaient soin des parents devenus trop âgés pour gagner leur vie.

(1) Sauf si l’enfant est handicapé. Dans ce cas, il n’y a pas de limite de temps au versement des allocations familiales en Argentine. J'ai déjà écrit dans Barrio de Tango plusieurs articles à ce sujet.
(2) Ceci valant pour les allocations familiales, qui la plupart du temps varient en fonction du nombre d’enfants, les familles les plus nombreuses étant les plus dotées, et surtout pour le maintien de l’enfant, quelque soit la taille de la famille, sous le régime de couverture médicale (remboursement de tous les frais de santé, médicaments, recours au médecin, hospitalisation, prothèses) dont bénéficient les parents ou l’un des parents.