samedi 4 juillet 2009

Concert de la Orquesta Escuela de Tango du Conservatoire de Morón [à l'affiche]

La Orquesta Escuela de Tango del Conservatorio Ginastera et Javier González (de dos, sur la droite)
La Orquesta Escuela de Tango del Conservatorio Ginastera de la ville de Morón donnera demain, 5 juillet à 13h30 un concert gratuit sous la direction de son chef, le Maestro Javier González, que les lecteurs de Barrio de Tango connaissent bien pour les concerts qu'il donne avec sa femme, la chanteuse Patricia Barone, et leur quintette et ses contributions aux conférences données à la Academia Nacional del Tango à Buenos Aires.

Le concert de demain prendre place dans le cadre d'un concours de tango danse organisé par la Sociedad Villeguense de Morón (une association d'un quartier de cette ville de la banlieue sud de Buenos Aires) sous les auspices de la Direction Art et Culture de la Municipalité. Le concert se déploiera en deux parties : d'abord des tangos chantés (en l'occurrence par la chanteuse Adriana Carlevari) et ensuite une partie instrumentale pour que les candidats du concours puissent excercer leur art...

Pour aller plus loin :
Tous les articles de Barrio de Tango relatifs à Javier González sont disponibles sous son nom parmi les mots-clés du bloc Pour chercher, para buscar, to search.
Vous pouvez aussi visiter le site du Conservatoire (dont il ne faut pas oublier qu'il porte le nom d'un des maîtres de composition de Astor Piazzolla, dont c'est aujourd'hui même l'anniversaire du décès en 1992). Comme partout dans la Province de Buenos Aires, les cours sont suspendus et les examens de fin de semestre ont été reportés à la mi-août, pour éviter la dissémination de la grippe.

Un concert exceptionnel pour la Fête Nationale du Bandonéon [à l'affiche]

Le 11 juillet se célèbre en Argentine el Día Nacional del Bandoneón. Et pourquoi le 11 juillet, c'est-à-dire le surlendemain de la deuxième fête nationale ? Tout simplement parce que le 11 juillet est le jour anniversaire de la naissance, en 1914, de Aníbal Carmelo Troilo, dit Pichuco, dit aussi El Gordo (1914-1975). Il y a quelques années le Gouvernement fédéral a décidé de faire de cette journée une fête en l'honneur d'un instrument qui a joué, joue et jouera encore un grand rôle dans l'identité culturelle nationale.

Or donc pour la Fête nationale du Bandonéon, l'association TangoVía Buenos Aires réunit pour la première fois sur une même scène de La Trastienda Club (le Club de l'arrière-boutique), à Monserrat (Balcarce 460) les bandonéonistes et compositeurs Leopoldo Federico, Juan José Mosalini, Julio Pane et Walter Ríos.

Ce sera le 11 juillet à 18h et l'entrée est fixée à 30 $. Une occasion à ne pas rater si la politique sanitaire contre l'expansion des maladies infectieuses respiratoires dont c'est en ce moment le point culminant n'oblige pas les autorités ou les organisateurs à annuler le spectacle.

Depuis le début de la semaine, les pouvoirs publics ont en effet mis la capitale argentine et plusieurs provinces en état d'urgence sanitaire pour pouvoir prendre les mesures qui s'imposent pour limiter l'épidémie et en particulier fermer tous les lieux de rassemblement. Pour le moment, on compte sur la responsabilité de chacun pour rester si chez s'il a le moindre symptôme et on laisse ouvert les théâtres, les cinémas, les magasins et les restaurants parce que la réalité clinique est bien inférieure à la psychose disproportionnée qu'elle suscite dans les médias et dans les têtes. Mais si la population ne respectait pas les consignes qui sont données, il se pourrait que les établissements de loisirs et les commerces doivent arrêter leurs activités. Généralement, on pense que le moment critique sera passé d'ici la fin du mois de juillet, qui est le mois le plus froid de l'année et aussi, le plus souvent, celui des épidémies de grippes, angines, bronchiolites et autres bronchites pas très sympathiques.

Trois générations de chanteurs au Tasso mercredi 15 juillet [à l'affiche]

Affiche diffusée par Cucuza

Cucuza, Luis Filipelli et Osvaldo Peredo partageront la scène du Centro Cultural Torcuato Tasso à San Telmo le mercredi 15 juillet à 21h (entrée 20 $).

Ils seront accompagnés pour l'occasion de Juan Hermida à la guitare et de Franco Polimeni au piano. Et tout ça est sur l'affiche.

Les vieux lecteurs de Barrio de Tango savent bien à présent qui sont Cucuza et Luis Filipelli (même si, par ma faute, je plaide coupable, seul Cucuza a son raccourci dans Vecinos del Barrio, sur la droite de votre écran). En revanche, c'est la première fois que je mentionne Osvaldo Peredo. Juan Hermida et Franco Polimeni n'en sont pas non plus à leur premier article dans ces pages même s'ils n'ont pas encore, eux non plus, de raccourci à leur nom dans Vecinos del Barrio.
Pour accéder à ces billets les concernant, il vous suffit de cliquer sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, en haut de l'article, sous le titre.

Parfums d'Astor, prochain Plenario de la Academia [à l'affiche]

Aujourd'hui, 4 juillet, tous ceux qui l'ont connu et beaucoup d'autres qui ne l'ont jamais croisé dans la vie mais qui peuvent malgré tout penser à lui en dépit des préoccupations que cause la situation du pays, se souviennent d'Astor Piazzolla. Il est décédé à Buenos Aires le 4 juillet 1992.

Lundi prochain, 6 juillet, le Plenario de la Academia Nacional del Tango sera consacré à sa mémoire. On y écoutera comme tango rituel le tango Desbande, un instrumental d'Astor Piazzolla dans un enregistrement du compositeur avec son orchestre. Puis l'acteur Héctor Gióvine donnera un spectacle musical et théâtral à la fois intitulé Perfumes de Astor, et qui se compose d'un parcours entre commentaires, idées, sentiments et anecdotes tirés de divers reportages qui furent réalisés sur le musicien de son vivant. Le tout aboutit à dresser le portrait d'un artiste exceptionnel qui a bouleversé le paysage musical et esthétique du tango. A travers la voix du comédien, c'est Piazzolla qui parle lui-même, à la première personne.
Héctor Gióvine sera accompagné pour l'occasion de la violoncelliste Bárbara Dalton qui interprétera différents morceaux parmi les plus emblématiques du Maestro disparu. La direction musicale du tout est confiée à Jaime Braude.
Comme tous les plenarios, celui-ci aura lieu au Salón de los Angelitos Horacio Ferrer, au premier étage de la Academia, dans la partie de l'institution qui abrite le Museo Mundial del Tango, le lundi 6 juillet à 19h30, Avenida de Mayo 833 ou Rivadavia 830 (l'entrée du musée est située à l'arrière de l'hôtel particulier où la Academia a établi son siège définitif en 2002).
La soirée est ouverte au public et elle est gratuite. Elle est soutenue par le Banco Provincia qui vient d'adhérer aux activités de la Academia comme sponsor officiel.
En hommage à Astor Piazzolla : La Muerte del Angel, jouée à la guitare en 2000 par Analía Rego (grâce à Todo Tango, bien sûr).
Pour aller plus loin :
Pour accéder à tous les articles de Barrio de Tango relatifs à Astor Piazzolla, cliquez sur son nom dans la rubrique Vecinos del Barrio, à la section Toujours là, en Colonne de droite, ou dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus sous le titre.
De même, pour accéder à l'ensemble des articles, y compris celui-ci, qui traitent des activités de la Academia, cliquer sur le nom de celle-ci dans le bloc Pour chercher.
La Colonne de droite vous donne aussi accès à un site sur Astor Piazzolla qui est passionnant et au site de la Academia. Tous les liens vers les sites externes se trouvent dans la partie inférieure de la Colonne de droite.

jeudi 2 juillet 2009

La Biyuya et La Flor y Nata à la Porteña Social Club [à l’affiche]

La Biyuya, vous connaissez déjà ! Je résume rapidement avant de vous expédier vers les autres articles, c’est-à-dire vers le raccourci qui porte le nom du groupe dans la rubrique Vecinos del Barrio, sur la droite de votre écran (la partie supérieure de la Colonne). Il s’agit d’un quintette très atypique (guitares, percussions, flûte et chanteuse) qui fait du tango moderne (souvent à partir des compositions de ses membres) et du tango de répertoire mais revisité dans des arrangements bien à eux. Et quand je dis tango, j’englobe bien sûr toute la famille : le tango à proprement parler, la valse et la milonga. Allez donc écouter sur leur page myspace leur version de Desencuentro ou leur Buenosairece.

La Biyuya à Mar del Plata (un jour où il ne faisait pas chaud !)

Déjà trois disques dans le commerce, dont un est épuisé (tant mieux pour eux, dommage pour nous). Un quatrième doit sortir très prochainement.

La Flor y Nata, eux, je ne vous en ai encore jamais parlé. C’est un groupe de murga, cette musique festive qui arrive à bonne température en été, pendant le Carnaval. La Flor y Nata, c’est une expression toute faite qui veut dire Le dessus du panier, la crème de la crème...

Vous pouvez aller les écouter sur leur page Myspace et sur leur site, où ils annoncent qu’ils seront le 10 juillet prochain à 21h au Teatro Verdi, rue Almirante Brown 736, dans le quartier de La Boca (entrée gratuite). Ils préparent la sortie d’un disque eux aussi.

Les deux groupes ensemble animeront donc une nuit de fête dimanche prochain, 5 juillet, à partir de 20 h, à la Porteña Social Club, Salta 135. Et l’entrée est fixée à 15 $. Ne vous en privez pas, sauf si vous avez des symptômes grippaux (dans ce cas, c’est bien dommage, mais il faut rester à la maison et ne pas transmettre vos microbes, qui sont d’ailleurs peut-être des virus, à vos voisins...).
La veille, samedi, La Biyuya sera à Avellaneda, dans la banlieue sud de Buenos Aires, juste derrière le Puente Alsina (actuellement en travaux, lire l’article : mieux vaudra donc qu’ils empruntent un autre pont avec le mini-van un soupçon brinquebalant !). La Biyuya contribuera ainsi à fêter les 20 ans du Centro Cultural Calle Larga (Centre Culturel Grande Rue), rue Laprida 298. C’est à 20 heures et comme aucun prix n’est annoncé, on parie quoi que c’est gratuit ou a la gorra ? (pour a la gorra, consulter la Trousse lexicale d’urgence dans la Colonne de droite, partie centrale).
Le 17 juillet, le groupe se présentera à nouveau sur la scène du Palacio El Victorial à 22h, rue Piedras 720 à San Telmo (entrée à 15 $).
Actuellement, Buenos Aires, la Province et donc tout le Gran Buenos Aires s’organisent pour limiter l’extension de l’épidémie de maladies infectieuses respiratoires dont c’est le moment le plus fort (grippes et autres charmantes bronchiolites). La classe sera suspendue dans toutes les écoles à partir de lundi prochain à Buenos Aires, et ce jusqu’au 3 août. Dans la Province, c’est déjà le cas depuis hier. Mais les théâtres, les cinémas, les magasins, les restaurants, les centres culturels restent ouverts pour autant que la population se montrera responsable et que les malades accepteront de garder la chambre jusqu’à la disparition des symptômes, et ce quelque soit le nom du virus qu’ils auront attrapé. Inutile d’effrayer vos voisins par une quinte toux ou un éternuement, même si vous n’avez qu’un banal rhume ou une petite allergie : le temps que vous leur expliquiez, tous ceux qui vous entourent se seront précipités aux urgences de l’hôpital le plus proche. Gardez donc vos bonnes blagues pour les mois d’août et de septembre, quand l’Argentine sortira de l’hiver.

Les Ministres sautent les uns derrières les autres [Actu]

Lundi, c’était la ministre de la Santé, Graciela Ocaña, qui remettait sa démission, pour donner quelques signes à l’opinion publique que le message des urnes de dimanche dernier, peu favorable au Gouvernement actuel, avait été entendu.
Aujourd’hui, c’est le Ministre des Transports, très critiqué, surtout à cause de la politique ferroviaire (1), qui a renoncé à sa charge. Ricardo Jaime avait pourtant mené une affaire très symbolique : la renationalisation de la compagnie d’aviation argentine Aerolineas Argentinas, dont le dossier se perd depuis plus de six mois dans les sables mouvants de la relation bilatérale avec l’Espagne et dont les compromis managériaux-diplomatiques de la part du Gouvernement ont alimenté la campagne électorale de l’opposition de tout bord. Encore un rude coup à encaisser pour les personnels de cette société qui, depuis plus d’un an maintenant, attendent de retrouver une situation nette et claire, sereine enfin, alors que la conjoncture s’est brutalement dégradée en octobre dernier pour tout le secteur du transport et du tourisme et ce dans le monde entier...
Ricardo Jaime est un cacique du PJ, en France on dirait peut-être qu’il est un éléphant. En tout cas, c’est un vrai symbole politique qui quitte le devant de la scène. Au grand soulagement peut-être de Pino Solanas, qui avait demandé sa tête hier, mercredi, tout gonflé par les bons résultats électoraux de Proyecto Sur et bien décidé à vendre chèrement à la Présidente son ralliement ponctuel ou à lui marquer son indépendance indéfectible...
Le nouveau ministre des Transports est un transfuge du macrisme : ancien directeur de campagne de Mauricio Macri en 2003,l’actuel Chef de Gouvernement de la Ville de Buenos Aires, Juan Pablo Schiavi a été récupéré, après la défaite électorale de son patron, par le mouvement kichneriste, aujourd’hui majoritaire dans le Partido Justicialista.. Il a alors travaillé aux côtés de l’ancien Chef de Gouvernement de la Ville de Buenos Aires, Jorge Telerman, aux commandes de la capitale de 2003 à 2007, c’est-à-dire dans l’équipe politique de l’adversaire de celui-là même dont il venait de diriger la campagne (comme quoi, Sarkozy n’a rien inventé, Néstor était passé avant) (2).
(1) L’état des trains et des gares en Argentine et en particulier dans le Gran Buenos Aires fait peine à voir. Le trafic est très régulier et peu fiable surtout aux heures de pointe, les retards sont monnaie courante, l’inconfort à la limite du supportable sur de trop nombreuses lignes. Les usagers, notamment banlieusards, manifestent régulièrement contre la piètre qualité du service. En juillet 2007, des personnes avaient même saccagé la gare de Constitución à Buenos Aires. Pour les grandes distances, les Argentins choisissent volontiers le voyage en bus, jugé plus confortable et plus sûr (ce qui n’est pas nécessairement le cas) ou leur voiture, même sur des distances considérables -et Dieu sait si le pays est grand. Les plus aisés peuvent prendre l’avion. Il y a un an environ, le Gouvernement argentin a décidé de créer une ligne de train à grande vitesse (tren bala, comme on dit là-bas) entre Buenos Aires et Córdoba. Mais il est probable que, dans les premières années d’exploitation au moins, ce service sera hors de prix pour la majeure partie de la population, comme l’était en France le TGV Paris-Lyon au début des années 80.
(1) Néstor Kirchner, le Président de la République de 2003 à 2007, leader du courant majoritaire au PJ et président démissionnaire du Parti, pour cause de mauvais résultats électoraux dimanche dernier.

Taquetepa : derniers concerts de la saison française [ici]

Le duo Taquetepa, le guitariste portègne Daniel Pérez et la flûtiste française Marie Crouzeix, accompagné de la chanteuse chilienne Claudia Urrutia donneront un apéro-tango avec l’association Tango Volcanique au Bar-brasserie L’Europe, place des Carnes, à Clermont-Ferrand le 3 juillet à partir de 18h (l’activité est gratuite).

Le jeudi 9 juillet à 20h, ils se produiront tous les trois à l’Adresse, un restaurant situé sur la Place du Mazet, à Clermont-Ferrand.

Puis le vendredi 10 juillet, à 20h, Daniel Pérez et Marie Crouzeix seront rejoints par Fabrice Gouterot (contrebasse) au Cabaret rural A Tout Va Bien, à Torsiac, en Haute-Loire : ce sera un concert où ils présenteront leur prochain disque, qui doit sortir en septembre à Buenos Aires. Entrée 5 €.
Enfin le 18 ou le 19, quelques jours avant leur départ pour l’Argentine, Daniel et Marie rassembleront tous leurs invités de cette tournée en France et en Europe, sur une place de Clermont-Ferrand, pour un concert de despedida (un concert d’au revoir).

Nous sommes plusieurs en ce moment même à nous unir pour mettre en commun nos idées et nos forces et leur permettre de revenir l’année prochaine, pour une autre tournée, qui permettront à d’autres villes et villages d’écouter cette musique qui les a fait applaudir un peu partout, y compris à Paris en juin.

Pour avoir une idée de leur talent, il vous suffit d’aller visiter leurs pages Myspace (ils en ont chacun une).

Ce qui nous donne :
Page de Daniel Perez
Page de Marie Crouzeix
Page de Taquetepa
Daniel Perez et Marie Crouzeix disposent tous deux d’un raccourci dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la Colonne de droite. Et bien sûr, comme ils m’informeront de la sortie de leur disque et de leurs allées et venues à Buenos Aires et ailleurs en Argentine, cet article n’est pas le dernier sur eux en 2009...

Et au Frente Amplio, c’est le favori qui est sorti vainqueur [Actu]

Dimanche 28 juin, les Uruguayens votaient eux aussi. Dans le cadre des primaires organisées par chaque parti pour choisir son candidat à l’élection présidentielle d’octobre prochain. A l’exemple de ce qui se passe aux Etats-Unis, la grande démocratie modèle pour l’ensemble du continent, chaque parti désigne son candidat puis celui-ci choisit son partenaire qui, s’ils sont élus, occupera le poste de Vice-Président.

L’enjeu le plus passionnant était celui qui se jouait au Frente Amplio, large parti fédératif regroupant la quasi-totalité de la gauche uruguayenne.
En effet, le Frente Amplio, qui s’est formé en 1971, juste quelques années avant l’arrivée au pouvoir d’une junte dictatoriale qui le jeta aussitôt dans la clandestinité, est devenu un parti de gouvernement il y a quatre ans lorsque son candidat,un ancien maire de Montevideo, a été porté à la Présidence de la République. Jusqu’alors, le pays n’avait vécu qu’une alternance entre les deux partis de droite, désignés comme les Colorados et les Blancos. Avec l’élection de Tabare Vázquez, le pays est entré dans l’ère du tripartisme. Or Tabare Vázquez n’a pas été usé par le pouvoir. Sa popularité reste immense auprès de la majorité de ses concitoyens, qui ont très bien accepté ses positions anti-avortement (pourtant contraires au programme de son parti, le parti socialiste) et beaucoup regretté qu’il refuse obstinément l’offre qui lui avait été faite de se représenter, au prix d’un changement constitutionnel qui pouvait être obtenu à partir d’une pétition populaire.
Or cette primaire du Frente Amplio, c’est le candidat du Parti socialiste qui l’a emportée haut la main, José Mujica, un ancien guerrillero, qui avait pris le maquis sous la dictature militaire, un homme politique lui aussi très populaire. Si aucune catastrophe n’intervient d’ici octobre, Pepe Mujica a donc des chances non négligeables d’être le prochain président de la République d’Uruguay.
Dès lundi, les trois candidats en lice ont donné le coup d’envoi de la campagne. On verra bien ce qu’il en sortira au printemps...
Pour aller plus loin : lire l'article d'Observa Uruguay sur la victoire de Mujica sur Astori.

mercredi 1 juillet 2009

Puente Alsina en réfection [Actu]

Puente Alsina est un ouvrage d’art emblématique du sud de Buenos Aires. C’est l’entrée de ce pont qui constitue l'arrière-fond du titre de ce blog. Ce pont, qui fut agrémenté d’une paire de bâtiments de type néo-colonial (voir photo d’en-tête), enjambe le Riachuelo, tout au sud du quartier de Nueva Pompeya. C’est un pont de métal qui a été construit d’abord en bois, en 1855, et dispose de son actuelle structure métallique depuis 1912. Il porte le nom d’un prestigieux gouverneur de la Province de Buenos Aires qui a donné aussi son nom au département qui se trouve de l’autre côté de la rivière.

Puente Alsina est une des portes d’entrée dans la Capitale. Le rétrécissement du trafic à deux voies pendant les travaux, qui doivent durer 40 jours et coûteront 3 600 000 $ à la charge du Ministère des Transports national, va rendre la vie bien difficile aux Bonaerenses qui habitent la banlieue sud, populaire, et viennent travailler tous les jours à Buenos Aires. Mais c’était une nécessité. Le pont se délitait par petits morceaux. Attendre encore un peu aurait été mettre en danger les personnes qui l’empruntent, en voiture ou à pieds. L’entretien de l’ouvrage est assuré tantôt par la ville de Buenos Aires tantôt par la Direction des Voies Navigables auquel il est rattaché... Lire l'article de Clarín.
Puente Alsina est cité dans de très nombreux tangos. Le plus connu est Puente Alsina, de Benjamín Tagle Lara, qui en parle comme d’une personne. En fait, sous le nom du pont, c’est de ce quartier ouvrier qu’il s’agit.
Ici, le voici chanté en 1926, l'année où il a été écrit et composé par Rosita Quiroga (lire l'autre article sur Rosita Quiroga sous le lien)

Pepe Kokubu et Tangozando à la milonga du Club Europeo [à l’affiche]

Le Club Europeo est un cercle managérial et patronal fondé par José María Kokubu et dont l’objectif est de faire se rencontrer et se connaître sous forme d’un réseau d’échanges et de partage d’expériences les acteurs économiques autour des relations qu’ils développent avec l’Europe.

José María Kokubu, qui n’est pas un inconnu pour les lecteurs de Barrio de Tango, est lui-même un homme d’affaires, qui dirige depuis le début de l’année l’antenne d’une institution japonaise qui forme des managers dans les pays émergents. C’est aussi un musicologue et un linguiste dont j’ai déjà eu l’occasion de vous présenter un aperçu des travaux dans un article précédent (qui traitait d’une interview conférence en anglais sur la filiation existant entre la musique européenne et singulièrement l’opéra du 18ème siècle et la genèse du tango-canción tel qu’un Pascual Contursi l’inventa en 1916). Lire l’article en cliquant sur le lien.

Le quintette Tangozando (photo diffusée par Pepe Kokubu)

Il est aussi chanteur (et quel chanteur... Là encore, reportez-vous à cette interview, vous en aurez le souffle coupé) et membre de la Academia Nacional del Tango. De temps en temps (je ne sais pas comment il fait, vu son agenda), il se produit sur scène ou tout comme, avec ses amis musiciens du groupe Tangozando (photo), à savoir : Federico Luzaco au bandonéon, Lionel Gatti à la guitare, Santiago Cainzos au violon, Pedro Ochoa à la contrebasse et Úrsula Leal Capria au piano (ce qui nous donne donc un ensemble típico + guitare).

En l’occurrence, ils se produiront donc tous les six à la milonga du Club Europeo, vendredi soir (après le travail des honorables membres), en prime time (22h), et c’est au tout début de l’avenue Corrientes (on n’est pas loin de A media luz, à 20 mètres sur votre gauche, sur le trottoir d’en face) (1), au numéro 327 et au... 21ème étage (non seulement la côte grimpe à cet endroit-là mais en plus c’est plein d’immeubles de grande hauteur !).

L’entrée est de 15$ pour les membres du Club, et de 20 pour les extérieurs.
Normalement et sauf revirement trop brutal pour être raisonnablement envisageable de la part du Gouvernement de la Ville de Buenos Aires, cette réunion festive mais aussi privée (même si elle est ouverte à l’extérieur) aura bien lieu. Pour le moment, les milongas et les tertulias (ces rencontres conviviales traditionnelles autour d’une coupe ou d’un café) sont toujours autorisées. Les malades contagieux sont juste priés de s’abstenir de s’y rendre jusqu’à leur guérison
De toute façon, quand on a 38° de fièvre, on reste couché et on dort.

Pour aller plus loin :
Pepe Kokubu dispose d’un raccourci à son nom dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la Colonne de droite. Vous allez trouver des photos de lui dans ces articles-là. Je vous laisse un peu chercher par vous-même.
Les articles concernant la danse sont rassemblés sous un raccourci à ce nom dans la rubrique Les artistes, toujours sur la droite de votre écran.
Et pour visiter virtuellement cette avenue mythique de Buenos Aires qu’est Corrientes, cliquez sur le mot-clé, ci-dessus, dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search (sous le titre).

(1) A media luz, c’est un tango. Célèbre. Qui commence par donner une adresse. D’un appartement pour rencontres et autres cinq à sept. Dans les années 20. Corrientes tres cuatro ocho (Corrientes 348). Attention à la déception si vous y allez : non seulement ça grimpe, mais l’appartement coquet en question n’a jamais existé et à cette adresse-là, il y surtout une entrée de garage à voitures... Ah, le romantisme se perd, ma bonne dame !

Vendredi chargé pour Nora Bilous [à l’affiche]

Deux concerts dans la même soirée ce vendredi 3 juillet pour la chanteuse de tango argentin Nora Bilous...

A 21h, elle se produit à nouveau à la Casona del Teatro, Corrientes 1975, accompagnée du pianiste Matías Feigín, et d’une invitée, la chanteuse Mirta Demarco. Entrée : 15 $ (voir le taux de change approximatif, dans la Colonne de droite, rubrique Buenos Aires : Infos pratiques. L’euro grimpe de manière impressionnante depuis plusieurs mois).

A 23h, comme tous les vendredis, elle chantera au Gran Café Tortoni, Avenida de Mayo 825. Elle s’y produit aussi les dimanches à la même heure. En l’occurrence, elle participe au concert qu’y donne un ensemble composé de Eva Wolff, une bandonéoniste gantoise (Belgique) qui s’était présentée en 2000, à Paris, à Ignacio Varchausky (El Arranque) et Emilio Balcarce, le pianiste Matías Feigín, le violoniste Humberto Ridolfi et le contrebassiste Claudio Scheinkman, avec également un couple de danseurs, Mariana et Darío.
Prix de la place : 60$ (dans un des plus prestigieux cafés de Buenos Aires et à coup sûr le plus ancien : il a fêté ses 150 ans l’année dernière).

Nora Bilous n’a pas encore de raccourci à son nom dans la rubrique Vecinos del Barrio, en Colonne de droite, mais cela ne saurait tarder désormais... Ils sont ainsi quelques uns avec lesquels j’ai accumulé un peu de retard : Luis Filipelli, Tony Gallo...
Pour mieux connaître Nora Bilous, vous pouvez vous connecter à son site ou à sa page Myspace.

La chanteuse Raquel Buela au micro de Claudio Tagini [radio]

La chanteuse et comédienne Raquel Buela, dont Barrio de Tango a déjà parlé, dont assez récemment pour un concert qu’elle vient de donner au Biblioteca Café, au Retiro, est un grande promotrice de la musique de Buenos Aires. Elle prête aussi sa voix aux poètes contemporains, comme Raimudo Rosales et Luis Alposta et bien d’autres.

Elle a gagné ses premières récompenses professionnelles et artistiques il y a 10 ans, c’est vous dire si elle a du métier.

Elle sera l’invitée ce jeudi de l’émission radiophonique par Internet ADN Tango, qu’anime Claudio Tagini, sur le site de Radio Sentidos. Vous connaissez le principe (sinon, vous allez le découvrir à cette occasion) : l’émission est diffusée en direct sur le site à 19h (heure locale) et reste disponible sur la page de l’émission pendant une semaine entière. Vous pouvez l’écouter mais vous ne pouvez pas la télécharger. C’est une petite heure de conversation à bâtons rompus entre l’animateur et son invité, entrecoupée de quelques morceaux, généralement tirés des disques de l’invité...

Une émission très agréable à écouter et une bonne manière de se familiariser avec l’espagnol de Buenos Aires, voire de progresser dans la maîtrise de cette langue, vraiment très proche du français.

Le lien avec la page de ADN Tango se trouve dans la Colonne de droite, partie inférieure, rubrique Ecouter.
Pour repasser tous les articles de Barrio de Tango sur un artiste, cliquer sur son nom soit dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search si vous êtes déjà sur un article le concernant soit dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la partie haute de la Colonne de droite. Et si vous ne trouvez pas votre bonheur, vous disposez en haut à gauche d’une petite fenêtre qui est un mini-moteur de recherche propre à ce blog.

Me darás mil hijos au CAFF samedi [à l’affiche]

Le groupe Me Darás mil Hijos présentera son troisième disque, Aire, ce samedi 4 juillet à 21h30 au Club Atlético Fernandez Fierro. Les places sont à retirer à la Disquería El Atril, qui est à l’entrée de la librairie Gandhi Galerna (Corrientes 1743) comme toujours ou le soir même à l’entrée du CAFF.

Réservation à l’avance : 25 $.
Achat le jour même : 30 $.
Le spectacle a lieu au CAFF, Sánchez de Bustamante 764, dans le quartier de l’Abasto.
Lire la présentation de Aire sur Barrio de Tango dans cet article de mars 2009.
Pour écouter leur musique, sans passer par la lecture de l’article :
Connectez-vous à leur site
Connectez-vous à leur page MySpace.
Tous les spectacles de ce mois de juillet sont susceptibles d’être supprimés en cas de fermeture des salles de spectacle si les pouvoirs publics en décidaient ainsi dans leur politique de lutte contre l’épidémie de maladies respiratoires en cours (grippe et bronchiolite).

Lucrecia Merico au 36 Billares pour une remise de décoration [à l’affiche]

La fameuse boîte aux lettres emblématique du quartier Luppi ou Homero Manzi dans Nueva Pompeya (photo prise le 31 août 2007)

La décoration en question n’a rien d’une décoration officielle et pourtant... Il s’agit de la ordén del buzón, haute distinction inventée il y a dix ans par le Museo Manoblanca, du quartier de Nueva Pompeya, à deux pas de ce qui fut le pensionnat où le jeune Homero Manzi s’énamourachait de Juana la Rubia (que tanto amé, Sur, 1948) et où il laissait germer en lui ce qui allait en faire l’un des plus grands poètes du tango, l’un des pères du genre. Dans ce coin-là, tout rempli du souvenir du grand poète, El Barba, comme on le surnommait (à cause de sa barbe), là où il y avait le Pensionnat Luppi, il y a maintenant un bar tout simple, qui ne paye pas de mine, où j’ai partagé un café un jour d’août 2007 avec le peintre Chilo Tulissi (voir Colonne de droite), et devant ce café, une boîte à lettres ronde et rouge, modèle victorio-londonien 100% garantie d’origine. C’est cette boîte aux lettres (buzón en espagnol) qui a donné son nom au café et à l’ordre que le Museo Manoblanca remet à des personnalités de la culture de Buenos Aires.

La cérémonie de remise se passe dans le centre-ville, avenida de Mayo, 1265, au Café Los 36 Billares, l’un des Bares Notables de la Capitale argentine, tous les premiers lundis du mois, à 18h30, et un concert vient donner son lustre à l’événement.

La chanteuse Lucrecia Merico, qui se produira donc lundi dans ce contexte, a elle-même déjà reçu la jolie borne postale rouge pour le travail qu’elle déploie au service de la culture tanguera, avec ses récitals, notamment son spectacle avec Valeria Shapira, Las Minas del Tango reo, et comme professeur de chant qui exerce au centre culturel des Mères de la Place de Mai, ECuBHi (Espacio Cultural Nuestros Hijos, espace culturel nos enfants).
Et c'est une partie du spectacle Las Minas del Tango reo qu'elle chantera à l'occasion de cette remise de décoration au musicien folkloriste Chango Spasiuk, au dessinateur Fernando Sendra, au joueur de footbal Ubaldo Fillol et à l'impresario Héctor Caballero. Lucrecia sera accompagnée par le guitariste Tony Gallo (pour lequel je tarde quelque peu, qu'il me pardonne, à lui créer un raccourci à son nom dans Vecinos del Barrio).

Pour aller plus loin :
Lucrecia Merico a un raccourci à son nom dans la rubrique Vecinos del Barrio dans la Colonne de droite. Il vous permet d’accéder à l’ensemble des articles qui la concernent dans ce blog. Vous obtiendrez le même résultat en cliquant sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, en haut, sous le titre.
Les Bares Notables ont aussi leur part dans Barrio de Tango. J’en parle souvent parce qu’ils accueillent de nombreux spectacles, concerts et tours de chant. Ils sont rassemblés sous le raccourci Bares notables dans la rubrique Quelques quartiers, villes et lieux, dans la Colonne de droite (partie haute).

Pour en savoir plus :
Visiter le site du Bar 36 Billares
Visitez le site du Musée Manoblanca (qui tire son nom d’un très beau tango écrit par Homero Manzi, qui y cite précisément la esquina où est situé le musée, et dont vous trouverez le texte intégral sur la page d’accueil de celui-ci). Manoblanca chanté ici par la grande Nelly Omar (voir Vecinos del Barrio, dans la Colonne de droite).
Visitez le site de Lucrecia Merico
Lisez l’entrefilet de Web de Tango qui raconte la remise de l’ordre à Lucrecia elle-même...

Etat d’urgence sanitaire à Buenos Aires et La Plata [Actu]

Une Une en forme de pied de nez à la psychose


1er juillet 2009 : 17 Provinces argentines ferment ou vont fermer les établissements scolaires en avance sur les dates de vacances d’hiver. Cinq Provinces ou juridictions fédérées ont déclaré l’état d’urgence, qui n’est pas un état d’alerte mais une forme de Plan OrSec, un protocole qui permet de prendre des mesures inhabituelles pour faire face à une situation exceptionnelle.
Les Provinces en état d’urgence sont la Ville de Buenos Aires, la Province de Buenos Aires, la Province du Chaco, la Province de Río Negro et la Province de Corrientes.
Ce plan d’urgence se traduit dans les faits par la fermeture des établissements scolaires, où ne se maintiendra que la distribution de repas chauds pour les écoliers. Dans de nombreux cas, les familles devront venir chercher le repas des enfants. Dans d’autres cas, seule la cantine (el comedor) ouvrira à l’heure du déjeuner pour délivrer ce service, qui aide de nombreuses familles du sud à vivre. Il se traduit aussi par une réorganisation au niveau du système de santé et une gestion des stocks de médicaments pour que tous les malades disposent de ce dont ils auront besoin au moment voulu. Pour le moment et malgré la pression de certains inquiets, il n’est pas question de fermer les magasins, ni les centres commerciaux, ni les lieux de spectacles, ni les restaurants.

A Buenos Aires et dans la Province homonyme, les enfants arrêtent la classe à partir de lundi 6 juillet. Dans quelques provinces, l’école a cessé dès le 1er juillet ou le 30 juin. Les cours reprendront le 4 août. On estime en effet que les 3 premières semaine de juillet, les plus froides de l’année, correspondront au pic des maladies respiratoires infectieuses qui sévissent actuellement : grippe saisonnière, grippe A et bronchiolite.

A Buenos Aires, c’est Mauricio Macri lui-même qui a fait l’annonce par une conférence de presse où les questions angoissées n’ont pas manqué. Pour tenter de ramener un peu de raison dans cette réaction excessive, Mauricio Macri a insisté sur la responsabilité de chacun : les parents sont priés de garder les enfants à la maison et de ne pas considérer les deux semaines de suspension des classes comme des vacances (donc pas de promenade, pas de partie de foot avec les copains, pas de goûter d’enfants...). Quant aux adultes qui présentent des symptômes, les pouvoirs publics attendent qu’ils restent chez eux et évitent de se rendre dans les magasins, les cinémas, les théâtres, les restaurants, pour que ceux-ci puissent rester ouverts, une condition indispensable à la santé économique du pays, lui aussi atteint par la crise mondiale même si c’est en proportion moindre que les pays européens ou nord-américains.

Au niveau national, le Ministre de l’Education, Juan Carlos Tedesco, envisage de prolonger le deuxième semestre d’école de deux semaines, pour compenser les deux semaines de fermeture décrétées par la majorité des Provinces, en particulier en supprimant certains jours fériés.

Concrètement, j’ai déjà reçu moi-même sur ma boîte mail plusieurs avis de report de spectacles au mois d’août, les organisateurs préférant cette solution au risque d’une salle moins remplie qu’escompté.

Côté anecdote, trois ministres portègnes sont eux-mêmes malades et gardent la chambre. Dans Buenos Aires, on voit maintenant couramment des gens qui circulent un masque sur la bouche comme en avril au Mexique. Cette sage précaution a néanmoins un effet dévastateur sur la psychologie collective et l’on assiste à la résurgence de grandes peurs ataviques, démesurées, et qu’un médecin, le Docteur Mónica Müller, tente de décrypter puis de démonter tout en rappelant à l'ordre et à la raison ses confrères médecins pour qu'ils ne participent pas à augmenter la panique. Un très tonique éditorial de Página/12, daté du 1er juillet 2009, sous le titre Le virus de la peur.
Pour en savoir plus :
Lire l’article de Clarín sur le décret d’état d’urgence
Lire l’article de Página/12 sur le même sujet.
Lire l’éditorial de Mónica Müller dans Página/12 du 1er juillet.
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