lundi 30 mai 2022

Adieu à Juan José Mosalini [ici]

Juan José Mosalini en Argentine en 2002


Il avait joué avec les plus grands, les Pugliese et les Piazzolla, avant de s’installer définitivement en France en 1977, à l’issue d’une tournée internationale avec la chanteuse Susana Rinaldi. Il était considéré comme l’un des grands maîtres du bandonéon.

Juan José Mosalini est mort près de Paris, vendredi dernier, en fin de journée. Il avait 78 ans.

En France, il aura marqué le conservatoire de Gennevilliers, en région parisienne, où il fonda le premier resté l’un des très rares bons cours de bandonéon (autre que du pur amateurisme). Considéré comme un maître dans le tango, il avait exploré d’autres genres. Il avait en particulier joué avec Luis Alberto Spinetta, l’un des pères du rock argentin.

A de très nombreuses reprises, les Argentins l’avaient revu. Il avait souvent participé à des festivals, des tournées, des hommages. Il était membre honoraire de la Academia Nacional del Tango et c’est par elle que la presse argentine a appris la nouvelle qui s’est diffusée hier dans les colonnes de quotidiens.

Faire part diffusé par l'ambassade argentine à Paris
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Musicien précoce, fils et petit-fils de bandonéoniste, il laisse en France un héritier pour que l’instrument lui ne reste pas orphelin : Juanjo Mosalini, qui a repris la chaire de bandonéon à Gennevilliers où il forme des très bons interprètes de ce bandonéon si méconnu en Europe qu’il y est presque toujours confondu avec un accordéon. Sacrilège !

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lire l’article de Clarín
lire l’article de La Nación, qui sur son site Web inclut plusieurs vidéos de quelques concerts mémorables.