mardi 16 février 2010

Quelques réparations en Colonne de droite (Rubrique Vecinos del Barrio)

Depuis quelques mois, j’avais constaté que les raccourcis créés se corrompaient dès que je les utilisais dans la Colonne de droite si le mot-clé qui me permettait de les créer comportait un é accentué espagnol inconnu en français. Pourtant dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, que vous trouvez sous les titres des articles, ces mêmes mot-clés se comportaient en parfaits gentlemen.

Pour pallier le bug de blogger, il fallait donc que je corrige à la main chaque mot-clé concerné dans tous les articles où je l’avais déjà placé. Ce que je fais progressivement, dès que l’actualité et l’ultime relecture de épreuves de Barrio de Tango (le livre) m’en laissent le temps, après ma journée de travail.

D’ores et déjà, dans la rubrique Vecinos del Barrio, vous pouvez cliquer sans crainte sur les raccourcis concernant :

Les auteurs compositeurs interprètes Néstor Basurto et Rubén Juárez (les accents sont sur les noms, plus dans les mots-clés)
Les chanteuses María José Mentana et María Volonté
Le musicien Daniel Pérez
Le poète contemporain Héctor Negro
Le poète et compositeur disparu en 1951 Enrique Santos Discépolo.

Vont prochainement retrouver un raccourci en état de marche le compositeur et bandonéoniste Néstor Marconi et le compositeur et clarinettiste Néstor Tomassini.
Avant la fin du mois. Je m’y engage (et je croise les doigts pour pouvoir tenir ma promesse).

lundi 15 février 2010

Jours fériés aujourd'hui et demain à Buenos Aires [Coutumes]

Photo Telam

C'est Carnaval à Buenos Aires depuis une semaine et aujourd'hui et demain, Lundi et Mardi Gras, la Ville est en congés. Ces deux jours fériés avaient été supprimés pendant la Dictature, ils ont été rétablis dès le retour de la démocratie en décembre 1983...

Ici, au même moment, c'est le lancer de harengs depuis l'Hôtel de Ville de Dunkerque (France) et la sortie des Gilles à Binche (Belgique).
Voir mon article du 1er février de cette année sur le carnaval de Dunkerque, qui sert de carnaval à la ville de Boulogne-sur-Mer (où mourut le Général José San Martín, le 17 août 1850).
Voir mon article de l'année dernière sur le carnaval de Binche, celui de Buenos Aires et celui de Montevideo (avec des photos de Pablo Vignali pour la capitale uruguayenne)
Pour lire tous les articles sur le carnaval, cliquez sur le mot-clé Carnaval dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, sous le titre, ou le raccourci dans la rubrique Les grands Rendez-vous du tango dans la Colonne de droite (partie haute).

Le nouveau Parlement uruguayen se met en place [Actu]

Tous les 5 ans, le Parlement uruguayen ouvre solennellement sa nouvelle législature issue des élections de l’année précédente.
Aujourd’hui, c’est le Parlement élu le 25 octobre qui prend ses fonctions, une quinzaine de jours avant que le nouveau Président, José Mujica, et son Vice-président, Danilo Astori, élus le 28 novembre au second tour (voir mon article du 29 novembre 2009), prêtent eux-mêmes, devant ce Parlement nouvellement constitué, leur serment constitutionnel.
Originalité de l’année : pendant ces 15 premiers jours de la législature avant la passation de pouvoir présidentiel, ce sont deux femmes qui vont présider l’une et l’autre chambres.
Madame Ivonne Passada en ce qui concerne la Chambre des Députés, et ce pour toute l’année 2010. Madame Lucía Topolansky en ce qui concerne le Sénat mais seulement jusqu’au 28 février. La sénatrice Lucía Topolansky est aussi la toute prochaine "première Dame" d’Uruguay, puisqu’elle est la femme de Pepe Mujica, dont elle devrait recueillir le serment constitutionnel le 1er mars, en sa qualité de sénatrice du parti qui aura compté le plus de voix exprimées.
Lucía Topolansky cèdera sa place à Daniel Astori, dès le 1er mars prochain, puisque la Constitution fait du vice-Président dûment assermenté, le président du Sénat avec, contrairement à ce qui se passe chez le grand voisin argentin, un droit de vote identique à celui des autres sénateurs (1). La Constitution en fait aussi le Président du Parlement, c’est-à-dire des deux chambres réunies.
Pendant la période de transition qui s’achève à la fin du mois, le futur Président s’est entendu avec les deux femmes sur la mission qui leur est dévolue : réduire les frais de fonctionnement du Parlement et limiter au strict minimum ses dépenses somptuaires. Ce n’est pas tant une politique de rigueur qu’installe Pepe Mujica qu’une politique de moralité publique. Dans la plupart des pays d’Amérique du Sud, les élus en prennent un peu à leur aise avec l’argent du contribuable pour faire vivre les institutions officielles et lui a bien l’intention de prolonger et de renforcer la ligne vertueuse mise en place par son prédécesseur, Tabaré Vázquez.
Dans le nouveau Parlement, le Frente Amplio, la principale force de gauche à laquelle appartiennent Mujica comme Vázquez et leurs Vice-Présidents respectifs, conserve la majorité absolue mais d’une courte tête. La Asamblea General, comme s’appelle là-bas le regroupement des deux chambres, compte 67 parlementaires de la majorité contre 63 de l’opposition. La Chambre des Députés compte en tout 99 élus, dont 50 appartiennent à la majorité, et le Sénat 30 élus, dont 17 sont de la majorité. Et s’il y aura bien pendant 15 jours deux femmes à la tête des deux chambres (puis une seule jusqu’à la fin de l’année), la Asemblea ne comptera que 3 élus de moins de 30 ans, deux du parti Colorado (la droite libérale) et un du Frente Amplio (vaste coalition de gauche, rassemblant des obédiences très distinctes mais qui ont appris à travailler ensemble pour lutter pour la démocratie).

Pour des questions de sécurité et pour la première fois, les journalistes ne sont pas admis aujourd’hui dans les hémicycles pour aucune des deux cérémonies d’ouverture de la législature. Ils disposent en temps ordinaire d’une galerie qui leur est réservée en surplomb de la salle des débats mais ils devront cette année se contenter d’une salle d’apparat, d’où ils assisteront à tout grâce à une retransmission en direct sur écran géant, avec un seul avantage sur le grand public, celui de pouvoir prendre le son en direct depuis une captation à laquelle ils pourront se raccorder. Diverses chaînes retransmettent en direct les deux cérémonies, toutes avec les mêmes images, dont TV Ciudad.

La cérémonie à la Chambre des Représentants (vrai nom de la Chambre des députés, comme aux Etats-Unis) a commencé à 14h.
La cérémonie à la Chambre des Sénateurs (nom officiel du Sénat) a commencé, elle, à 15h, par une séance préparatoire, suivie de la séance officielle proprement dite à 17h.
Tous les parlementaires prêtent serment à la Constitution au cours de ces deux séances inaugurales avant de prendre possession de leur siège et de leurs droits et devoirs.
Le 1er mars, date de l’entrée en fonction du Président de la République (asunción), Montevideo s’attend à recevoir au moins une quinzaine de représentations étrangères au plus haut niveau.
Ont déjà annoncé leur venue plusieurs Chefs d’Etat d’Amérique Latine, dont Cristina Fernández de Kirchner (Argentine), Michele Bachelet, présidente sortante du Chili, Lula (Brésil), Rafael Correa (Equateur), Fernando Lugo (le très sulfureux président paraguayen d’ultra-gauche, évêque défroqué doté d’une ribambelles d’enfants illégitimes et d’autant de procès en reconnaissance de paternité en cours) et Alvaro Colon (Guatemala).
Hugo Chavez (Venezuela), Evo Morales (Bolivie) et Daniel Ortega (Nicaragua) ont fait savoir publiquement qu’ils viendrait mais leur réponse officielle n’est pas encore parvenue à la Chancellerie uruguayenne. Pour l’Espagne, José Luis Rodríguez Zapatero fera le déplacement ainsi que les Princes des Asturies, Felipe de Borbón et Leticia Ortiz, héritiers de la Couronne. Il est possible que Raúl Castro vienne aussi et une poignée de pays se feront représenter par de hauts dignitaires politiques comme l’Algérie, le Salvador et le Costa Rica, qui enverront des Ministres ou des Présidents d’Assemblée législative.
Côté Union Européenne, Hermann Von Rompuy et Catherine Ashton nous offrent leur silence habituel qui fait hurler Daniel Cohn-Bendit et lui seul. Ils n’avaient déjà rien à dire sur Haïti, et pourtant ! On ne voit donc pas pourquoi ils leur prendraient fantaisie de s’aviser de l’existence de l’Uruguay, surtout si ce petit pays (pas si petit que ça) est présidé par un gauchiste aussi remuant que Mujica. A moins peut-être qu’ils attendent que l’Uruguay gagne une médaille d’or à Vancouver et comme l’Uruguay n’a dépêché aucun athlète au Canada, on n’est pas prêt d’entendre le son de leur voix.
Quant à Ségolène Royal, elle sera sans doute trop occupée à garder sa place en Charente pour aller nous déclarer que Mujica a copié ses idées de campagne, comme Barack. De toute manière, Pepe est trop vieux pour elle et un peu trop bedonnant.
Après le serment présidentiel à 14h et l’adresse solennelle aux Parlementaires qui suivra, une cérémonie de transmission des pouvoirs aura lieu sur Plaza Independencia entre le président sortant et le nouveau chef d’Etat après quoi Pepe Mujica et Madame recevront tout le monde à dîner au LATU, le Laboratoire Technologique d’Uruguay.

Pour en savoir plus :
Lire l’article de El País (journal uruguayen à ne pas confondre avec son homonyme espagnol bien connu en Europe)
Lire l’article de La República
Lire l’article de La Nación (quotidien argentin déjà bien connu des lecteurs de ce blog)
Lire l'article de Telam (l'agence de presse argentine)
Visiter le site du Parlement uruguayen (Poder Legislativo)
Pour accéder aux autres articles de Barrio de Tango sur la politique en Uruguay, cliquez sur le mot-clé gub uruguay dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, en haut de l’article, sous le titre.

(1) En Argentine, le Président du Sénat et Vice Président de la Nation dispose d’un droit de vote qu’il n’exerce que dans le cas où il faut départager le Sénat et il a alors l’obligation de le faire. Il a donc de facto le pouvoir de faire passer, en force, un projet gouvernemental qui ne recueille pas une claire majorité en sa faveur au Sénat (le projet étant déjà passé à la Chambre des Députés, où il a pu, le cas échéant, recueillir une majorité indiscutable). Ce qui a donné lieu, le 18 juillet 2008, à une situation inédite dont la classe politique argentine n’est toujours pas revenue : Julio Cobos a voté contre un projet de loi (lire mon article à ce propos).

Le Cabildo va se faire beau pour le 18 mai [Actu]

Le Cabildo, dont le patio était déjà fermé pour travaux depuis un bon moment, a totalement fermé ses portes hier soir pour se refaire une beauté.
Le Cabildo est ce bâtiment néo-colonial qui co-préside la Plaza de Mayo avec, à l’autre extrémité la Casa Rosada. Il est l’un des rares bâtiments de cette époque à avoir conservé son apparence originelle. La façade de la cathédrale, sur cette même place, a elle été modifiée complètement dès 1812 : l’architecte français, Prospère Catelin, appelé à cette fin par le premier chef d’Etat de l’Argentine indépendante, le Comodoro Rivadavia, lui a plaqué une copie de la façade de la Madeleine à Paris...

Le Cabildo était le siège du pouvoir colonial sous l’Empire espagnol, tout à la fois siège du Vice-Roi et de son conseil, formé par des représentants des colons, tribunal et prison, depuis que Buenos Aires avait été déclarée capitale du Vice-royaume du Río de la Plata en 1776, lors de l’élévation de la région en un vice-royaume séparé du Pérou. Le bâtiment, d’un blanc immaculé, abrite désormais, dans les quelques salles qui ont été préservées, un Musée de la Révolution de Mai 1810. C’est ce musée qui va être rénové, nettoyé, réorganisé et réaménagé pour les fêtes centrales du Bicentenaire qui auront lieu dans la semaine du 25 mai prochain.
Pour fermer le musée, on aura attendu les derniers jours de la saison estivale pour permettre au plus grand nombre de touristes possible de profiter du lieu, alors que le patio lui-même était déjà inaccessible au public.
Autre grand monument national qui sera prêt pour cette semaine capitale du prochain mois de mai : le Teatro Colón, l’opéra de Buenos Aires, qui aura, lui, subi quatre années de travaux (lire mon article du 3 février 2010 sur la réouverture prochaine du Colón).
Pour en savoir plus sur l’histoire : cliquez sur le mot-clé histoire dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, sous le titre de l’article. Vous trouverez aussi dans la partie médiane de la Colonne de droite la rubrique Petites chronologies avec, pour l’heure, deux articles, l’un sur les dates de l’histoire politique, l’autre sur les grandes dates qui ont marqué l’évolution du tango lui-même.
Pour en savoir plus sur le quartier de la Plaza de Mayo : cliquez sur le mot-clé Monserrat dans le bloc Pour chercher. Monserrat est le nom du quartier sur le territoire duquel se trouve la Place de Mai.
Lire aussi l’article de La Nación d’aujourd’hui.

Appel au boycott de la viande [Actu]

Dans un précédent article, publié vendredi dernier, je vous disais que les consommateurs affrontaient en ce moment même en Argentine une très forte hausse des prix très sensibles au niveau de la viande, un aliment essentiel dans la diète nationale, les fournitures scolaires et le carburant automobile.
Les politiques ont donné des explications variées au phénomène, la dernière en date étant celle du Premier Ministre, Aníbal Fernández, qui y voit le symptôme de l’amélioration globale de la situation économique du pays, ce qui doit faire une belle jambe à l’électeur de base...

L’INDEC vient de publier des chiffres auxquels personne ne croit : l’augmentation globale mensuelle serait de seulement 7%, ce qui est tout de même le double de ce qu’indiquait l’organisme statistique l’année dernière à la même époque. Et les observateurs privés, quant à eux, annoncent une augmentation du double.
En tout cas, le ressenti des Argentins est fort puisqu’une association de défense des consommateurs, la Asociación de Consumidores Libres, fondée par un ancien député socialiste, Héctor Polino, vient d’appeler au boycott de la viande pour obtenir que les prix baissent à la vente au détail. Et pour qu’une association de consommateurs appelle au boycott d’un aliment aussi essentiel à la culture gastronomique argentine que la viande, même si l'appel est largement politisé, il faut que, sur le terrain, la situation soit ressentie comme exceptionnelle et les prix pratiqués dans les boucheries comme insupportables.
Pour en savoir plus :
Lire l’article de La Nación sur l’appel au boycott
Lire l’article de Clarín sur l’enquête INDEC
Si les autres articles sur le même sujet ou des sujets connexes vous intéressent, vous disposez de mots-clés dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, sous le titre de l’article, et de raccourcis thématiques dans la partie haute de la Colonne de droite (économie, gastronomie, et actu pour tout ce qui touche l’actualité sociale et politique en Argentine et en Uruguay).

samedi 13 février 2010

Le "nouveau dans la Colonne de droite" de l'été 2010

Je profite d'un jour sans grande nouvelle à vous apprendre (après une semaine largement fournie) pour faire un point sur les changements que j'ai apportés depuis le début de l'année dans la Colonne de droite.
Vous y trouverez donc une nouvelle section dans la rubrique Vecinos del Barrio (habitants du quartier), celle des Danseurs, avec Juan Carlos Copes, Aurora Lubiz et Johana Copes (d'autres viendront les rejoindre avec le temps, quand j'aurai déjà publié sur eux au moins trois articles).

Dans la même rubrique mais dans la section Toujours là, j'ai ajouté les poètes Enrique Cadícamo, Pascual Contursi, Homero Expósito, Sebastián Piana et Alfredo Le Pera.

Dans la section Musiciens, j'ai ajouté récemment Franco Luciani, Franco Polimeni, Ignacio Varchausky, José Ogiviecki et Walter Ríos.
Dans la section Chanteurs, sont arrivées María Estela Monti, Marikena Monti, Nora Bilous, Viviana Scarlassa et Valeria Shapira (il était temps !). (1)
Les raccourcis contenus dans cette partie haute de la Colonne de droite vous permettent d'accéder à des ensembles d'articles portant tous sur le même sujet et dispersés à travers ce blog depuis son ouverture le 19 juillet 2008. Et comme chaque article est affecté de plusieurs mots-clé, vous pouvez retrouver les mêmes textes en cliquant sur plusieurs raccourcis différents...
Dans la partie basse de la Colonne, partie réservée aux liens externes, j'ai ajouté les sites de deux facteurs de bandonéons, l'un en Allemagne, l'autre à Buenos Aires, dans la rubrique Les commerçants del Barrio de Tango. J'ai en effet pu constater que bon nombre de lecteurs arrivaient sur Barrio de Tango (le blog) à la recherche d'informations dans ce domaine. Tous mes articles consacrés à cet instrument emblématique du genre sont rassemblés sous le mot-clé bandonéon...

(1) Peu à peu, je règle le problème qui se pose dans la rubrique Vecinos del Barrio sur les nomset prénoms argentins qui portent un é, inconnu du français, comme c'est le cas avec le prénom Néstor qui existe bien en français mais s'écrit alors Nestor : dans ce cas, quand l'accent figure dans le mot-clé, le raccourci se corrompt dès sa publication dans la Colonne de droite, ce qui explique qu'il ne conduise vers aucun article. Il semble qu'il n'a pas été envisagé dans le paramétrage français de l'hébergeur blogger que des utilisateurs puissent parler en français d'une culture appartenant à une autre langue (c'est sans doute ce qu'on appelle l'ouverture des frontières qui caractérise si bien Internet). Il faut donc changer un à un tous ces mots-clés dans chaque article où ils ont été employés, ce qui est très long et très fastidieux. De ce fait, le problème se règlera au fur et à mesure. J'espère en avoir fini dans les derniers jours de février, ce qui correspondra à la rentrée australe et au retour du régime de croisière de l'activité artistique et culturelle en Argentine et en Uruguay. Néstor Basurto vient, pour sa part, de retrouver un raccourci qui fonctionne (jusqu'à plus ample informée). Il me reste tous les autres...

vendredi 12 février 2010

Le coût de la vie en Argentine évalué avant la rentrée de mars [Actu]

Sur cette une, voir la note 3
C’est le nouveau sujet dont la presse argentine s’occupe beaucoup, après le feuilleton de la Banque Centrale et de son Gouverneur révoqué et démissionnaire (voir mes articles sur cet épisode récent) : le coût de la vie a fortement augmenté dans le pays pendant l’été, alors que la rentrée des classes se profile à l’horizon (début mars).

Le dossier a été ouvert dans les journaux au début de la semaine quand le minimum vieillesse a été revalorisé, conformément à son indexation qui évite aux retraités de voir fondre leurs revenus et de mourir de faim. En l’occurrence, la valeur plancher des pensions de vieillesse a été relevée de 8,21 % et passe donc en mars de 827 à 895 pesos argentins ($) par mois. A cette pension minimale, s’ajoute un petit pécule distribué, sous plafond de ressource, par l’Institut national de services sociaux aux retraités, dit PAMI d’après son slogan (Para una Argentina con Mejores Ingresos, pour une Argentine avec de meilleurs revenus). L’addition des deux fait un revenu de 940,15 $, soit en tout une augmentation de 29,7 %. La grande majorité des retraités couverts par le système national de retraite par répartition servi par l’ANSeS, l’organisme de sécurité sociale du pays, ont droit à l’allocation du PAMI.

Mais que ce pourcentage qui nous paraît mirobolant, à nous, Européens, ne vous trompe pas : pour vivre avec 940,15 $ par mois en Argentine, il faut vivre en ascète.

D’autant que le coût de la vie continue à grimper inexorablement et qu’on observe depuis quelques jours une augmentation très sensible du prix de la viande, en particulier sur le marché en gros du quartier de Liniers. En fonction des différents critères retenus par les statisticiens, le prix de la viande a augmenté entre novembre et févier de 30 à 50%. La Présidente, qui ne peut nier l’évidence (1), a estimé que cette hausse résultait de la conjonction de deux facteurs, de fortes pluies qui, en ravageant plusieurs régions agricoles, ont renchéri la production et une spéculation de nature saisonnière (en été, les commerçants augmenteraient leurs prix pour profiter de la manne touristique). Son explication a fait s’esclaffer le sieur Buzzi, l’un des principaux responsables du puissant secteur agricole, qui a traité les propos présidentiels d’explications tragicomiques. En sa qualité de président de la FAA (fédération agricole argentine), l’un des deux gros acteurs du secteur avec la Sociedad Rural (dite La Rural), Buzzi est aussi un opposant traditionnel du péronisme et un opposant personnel à la politique de Cristina Kirchner, depuis l’arrivée de celle-ci au pouvoir et sa tentative d’imposer des taxes indexables sur les exportations de soja, dont l’expansion de la culture cause toutes sortes de catastrophes économiques, alimentaires, sociales et écologiques du nord au sud du pays.

Or il se trouve que l’on remarque aussi à la pompe une hausse conséquente des carburants (naftas), notamment à Buenos Aires. Cette hausse serait en ce début d’année de 3,8 à 5,3% pour les carburants de haut de gamme et juste un peu moins pour les produits de premier prix. Et il se trouve aussi que les parents d’élèves, qui font actuellement les courses dans les librairies (2), se plaignent que le prix des fournitures scolaires (útiles) ait battu cette année son record de saut en hauteur enregistré l’année dernière. Comme c’est le quotidien La Nación, de l’opposition, qui s’en fait l’écho, l’article peut être lu de deux manières : d’un côté, le journaliste souligne les ratés du Gouvernement incapable de juguler l’inflation, de l’autre il ne donne la parole qu’aux commerçants, lesquels défendent leur politique de prix en accusant le client particulier de se plaindre de manière incohérente : ces parents qui trouvent chers les crayons et les cahiers n’hésitent pourtant pas à dépenser beaucoup plus sur des factures d’Internet haut débit.

Voici sur le sujet une sélection d’articles sur deux jours (mardi 9 et mercredi 10 février 2010) où vous verrez s’exprimer des points de vue politiques différents entre droite et gauche, opposition et majorité.

Lire l’article de Página/12 sur la revalorisation des retraites, avec le jeu de mot intraduisible de d'habitude (3)
Lire l’article de Clarín sur la même question
Voir la vidéo de La Nación sur le sujet
Lire l’article de Página/12 sur le cours de la viande
Lire l’article de Clarín sur l’augmentation des prix
Lire l’article de La Nación sur les cours du carburant et de la viande
Lire l’article de La Nación sur l’augmentation du cartable scolaire moyen
Visiter le site du PAMI
Visiter le site de l’ANSeS

(1) Même son plus fidèle soutien, le truculent ancien camionneur et actuel patron de la CGT, a reconnu que l’inflation était une réalité bien tangible.
(2) En Argentine, les fournitures scolaires sont distribuées par les librairies-papeteries ou les papeteries, généralement des magasins de proximité à petite surface (mais on peut trouver des grandes surfaces dans des zones commerciales, qu’on appelle là-bas les shoppings). On ne trouve pas de rayon papeterie dans les supermarchés. Pas la moindre enveloppe, ni le moins crayon, ni le plus minuscule rouleau de ruban adhésif. On ne trouve en supermarché que de l’alimentation, de la vaisselle, du tout petit électroménager, du linge de table, des produits ménagers et des produits d’hygiène corporelle.
(3) La Une de Página/12 (en illustration) montre une retraitée qui joue aux cartes en annonçant "8 – 21 je paye". Comme vous le constatez, elle a en main un jeu de cartes dit espagnol (un jeu qui compte en tout 48 cartes, réparties en 4 enseignes traditionnelles dont les noms sont non pas pique, coeur, carreau et trèfle, mais espadas, c'est-à-dire épées, copas, c'est-à-dire coupes, oros, c'est à dire écus, et bastos, c'est-à-dire massues). C'est ce qui complique tant la tâche des traducteurs quand un tango fait appel au jeu dans ses métaphores poétiques (Monte Criollo, Barajando, Canchero...). Il existe en Argentine un jeu de cartes très populaire, un jeu de hasard qui donne lieu à des parties ultra-rapides d'une à deux minutes que l'on enchaîne les unes derrières les autres. Cela s'appelle le Siete y Media (sept et demi). Cette dame joue au siete y media, vous le voyez au fait qu'elle cache une carte (ce qui est la règle du jeu : chaque participant montre ses cartes aux autres, sauf une, qui doit rester cachée). Chaque joueur dépose sa mise et une personne, la banca, distribue une carte à chaque joueur, sans la montrer, et tire elle-même une carte. Le joueur pour lequel cette première carte est un habillé (sota, caballo, rey...) a déjà ½ point (d'où le nom de 7 et ½) et peut demander à la banca une autre carte. Tant qu'il reçoit des habillés, il peut encore demander des cartes et chaque habillé lui vaut d'avoir le droit de jouer comme s'il était autant de joueurs qu'il a d'habillés. La banca est la dernière à tirer sa carte et la première à abattre son jeu. Le joueur qui a plus qu'elle sans dépasser la valeur de 7,5 gagne. Celui dont le jeu est supérieur à 7,5 gagne le double de sa mise. Le jeu de notre retraitée se compose d'une carte de 8 oros, une carte de 10, la Sota (valet ou écuyer) de ce qui semble bien être les copas et une carte de 11 points, le caballo (cavalier, comme on dit aux échecs), incontestablement le caballo des espadas. Avec une telle une, comment voulez-vous que les étrangers comprennent quelque chose à Página/12 !

En danse non plus, le Gouvernement portègne ne paye plus [Actu]

Il y a quelques jours, je vous parlais de cette nouvelle source de conflit qui venait de jaillir entre le monde intellectuel et artistique portègne d’un côté et le gouvernement de Mauricio Macri de l’autre : le changement de portage administratif d’une rente viagère versée par la Ville tous les mois à des écrivains qu’elle a distingués a entraîné un retard d’une vingtaine de jours du versement de cette rente, sans que les bénéficiaires en aient été avertis au préalable (lire mon article à ce sujet).
Seul le quotidien de gauche, Página/12, s’était alors emparé de l’affaire pour lui donner un écho retentissant, au milieu de cet été austral fertile en rebondissement politico-économiques.

Cette fois-ci, c’est le site du quotidien de droite, La Nación, qui se fait écho, d’une manière plus discrète il est vrai, d’un autre conflit assez similaire et qui fait tout autant désordre : les professeurs du Taller de Danza du Complejo cultural San Martín, qui appartient au Complejo teatral de Buenos Aires et dépend donc du Ministère de la Culture de la Ville, ne reçoivent plus leur salaire depuis novembre 2009. Cet Atelier est pourtant un centre de formation professionnelle très réputé et dont sont issus des danseurs qui ont par la suite fait carrière dans des genres différents : ballet classique, ballet contemporain, tango (comme Milena Plebs qui racontait, début janvier, dans Clarín, les bons souvenirs qu’elle garde des années passées dans cet Atelier).

Le dysfonctionnement qui entraîne cette longue suspension des salaires est assez semblable à celui qui vient de pénaliser les écrivains : un changement de procédure administrative dans la gestion comptable de la Ville qui a voulu mettre en place un système intégré prévu pour le secteur privé et qui, bien évidemment, de ce fait, ne s’adapte pas aux procédures de comptabilité publique. Résultat : les agents liquidateurs ont dû tout reprendre à la main et les fonctionnaires qui avaient la malchance d’émarger sur les modules transférés ne sont tout simplement plus payés.

Les 20 professeurs ont donc fini par informer la presse de leur mésaventure, notamment par la voix du Maestro Aníbal Zorrilla, personnalité très en vue dans le monde de la danse, du tango et des milongas dans la Ville, lequel s’est entretenu avec Alejandro Cruz, journaliste à La Nación.
Il semble que cette stratégie adoptée était la bonne en cette période de vacances : le directeur général adjoint du Complejo Teatral a annoncé publiquement qu’il avait obtenu "la promesse verbale que toutes les dettes salariales seraient apurées lundi prochain" (le 15 février).

Pour en savoir plus :
Lire l’article de La Nación
Lire mon article sur les souvenirs racontés par Milena Plebs dans Clarín (dont je vous ai traduits de longs extraits)
Lire mon article sur le coup de sang des écrivains récipiendaires du Premio Municipal
Pour suivre les affaires relatives à l’économie ou à la politique du Gouvernement de la Ville de Buenos Aires, dans Barrio de Tango (donc en français), cliquez sur les mots-clés appropriés (Economie, GCBA) dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, que vous pouvez trouver sous le titre de chaque article. Des raccourcis thématiques sont aussi disposés dans la partie haute de la Colonne de droite, pour vous permettre de naviguer au milieu des 1150 articles déjà publiés dans ce blog, depuis son ouverture le 19 juillet 2008.

jeudi 11 février 2010

Bienvenue au Club, el Faro ! [Actu]


C'est aujourd'hui que le chanteur Cucuza nous annonce la nouvelle : le Bar El Faro a été classé parmi les Bares Notables de la Ciudad de Buenos Aires. Il rejoint donc des établissements aussi prestigieux que La Perla de la Boca, le Bar Plaza Dorrego, Los 36 Billares, le Gran Café Tortoni, la Esquina Homero Manzi, Clásica y Moderna (où se produisent pour quelques jours encore Amelita Baltar, Marikena Monti et Susana Rinaldi dans Tres Mujeres para el Show), La Peña del Colorado, El Gato Negro et une bonne quarantaine d'autres bars, cafés et restaurants de Buenos Aires, qui ont joué et qui jouent encore et toujours un rôle essentiel dans le développement social et culturel de la capitale argentine.

Les lecteurs de Barrio de Tango connaissent déjà bien cette maison modeste et tranquille où Cucuza et Moscato, son guitariste, complice et ami, animent presque tous les vendredis de l'année de travail, des soirées tangos de derrière les fagots (tangazos de los buenos), sous le vocable El Tango vuelve al Barrio, ETvaB, pour les intimes (soit en français le Tango revient dans le quartier). Je vous invite donc à repasser les articles que j'ai consacrés dans ces colonnes à ces shows (comme on appelle tous les spectacles populaires à Buenos Aires), en cliquant sur le nom du quartier ou le sigle du cycle dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, en haut, sous le titre, et à vous arrêter sur les très nombreux artistes qui y ont été les invités du duo vedette et local.
Rappelez-vous la fête pour le premier anniversaire du cycle en août 2008.
Rappelez-vous la fête pantagruélique qui salua la venue de Rubén Juárez en personne dans cette modeste pizzeria de quartier...
Rappelez-vous aussi que c'est là qu'en août dernier, Cucuza et Moscato ont enregistré en public leur prochain disque, avec toute une flopée d'invités....

Félicitations au patron !
Félicitations aux artistes dont la présence et le succès ont contribué à cette désignation en préparation de laquelle Cucuza avait changé la forme de ses annonces : il ne parlait plus de Villa Urquiza, où il habite, sur le trottoir d'en face, mais de Villa Pueyrredón sur le territoire duquel El Faro se dresse effectivement depuis 1931.

El Faro est un établissement que je vous recommande pour aller prendre un pot ou manger un morceau à la bonne franquette, entre copains, si vous vous trouvez à Buenos Aires. Il se situe à l'angle entre les avenues La Pampa et Constituyentes. Vous ne pouvez pas le louper.
Allez-y et saluez le patron de la part de l'Europe, de ce blog et de ses lecteurs...

Mariel Martínez et Alejandro Picciano présentent leur second disque en Argentine [à l’affiche]

Affiche diffusée par les artistes


La chanteuse Mariel Martínez et le guitariste Alejandro Picciano sont en Argentine où ils présentent leur nouveau et second disque en commun, Perfume de Tango (1), enregistré en mai au Studio du Nouveau Monde, le studio de Melopea.

Ils seront ce vendredi 12 février à Santiago del Estero, où se rend également Litto Nebbia, qui a participé à cet album non seulement en sa qualité de producteur mais aussi en sa qualité de musicien. Ce sera dans le cadre de la 13ème rencontre de la Mémoire des Peuples.

Ils seront le lendemain à Unquillo, dans la Province de Córdoba (comme c’est indiqué sur l’affiche).

Leur disque est d’ores et déjà en vente en Europe, à travers le site Factoría, qui distribue aussi leur premier CD, De mi barrio.

Pour en savoir plus :
En français, cliquez sur le nom des artistes dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, sous le titre ou dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la Colonne de droite. Le raccourci vous conduira vers l’ensemble des articles que je leur ai consacrés.
En espagnol : allez visiter le site de Mariel Martínez et celui de Melopea, que vous trouverez l’un dans la rubrique Cigales, zorzales et autres grillons, l’autre dans la rubrique Les commerçants del Barrio de Tango, dans la partie basse de la Colonne de droite.
Pour acheter le disque, depuis l’Europe, connectez-vous à la boutique en ligne de Factoria.
(1) Allusion à un célèbre tango qui s'intitule Perfume de mujer.

Ça a marché à Vancouver ! [Actu]

Hier, je vous racontais que le Comité Olympique Argentin avait tenté de convaincre le CIO de choisir Buenos Aires pour y tenir son Assemblée Générale de 2013 et que la Présidente et le Chef du gouvernement portègne s’étaient alliés pour présenter leurs arguments conjointement à travers une vidéo projetée en séance à Vancouver.

Eh bien, à l'issue du vote, c'est Buenos Aires qui a été choisie. C’est donc pour l'Argentine une nouvelle étape pour la reconquête de sa place dans le paysage international, la place qu’elle occupait avant-guerre lorsque l’aéropostale a créé une desserte aérienne régulière entre Paris et Buenos Aires, une toute première ligne qui a développé les terrains d’aviation de Toulouse et d’Alicante qui servaient d’escale sur cette route, une ligne qui a fourni à Antoine de Saint-Exupéry le thème d’un des ses plus célèbres romans.

La réunion internationale aura lieu deux ans après que Buenos Aires aura tenu le rôle de capitale du livre en 2011 et trois ans avant la tenue des Jeux Olympiques de Rio, au Brésil voisin. Cela mettra en pleine lumière une partie du monde, l’Amérique du Sud, dont les Olympiades font très peu parler.

Et comme hier, il n’y a que Página/12 pour en parler ce matin, parmi tous les quotidiens argentins !

Pour aller plus loin :
Lire l’article de Página/12
Lire mon article sur le choix de Buenos Aires comme Capitale du Livre en 2011.

mercredi 10 février 2010

1ère Rencontre d’orchestres municipaux au CCC [à l’affiche]

Affiche ajoutée le 16 février

La semaine prochaine et la semaine suivante, le Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini, avenida Corrientes 1543, à Buenos Aires, accueillera une Rencontre d’Orchestres de tango Municipaux les mercredis et jeudis, à 21h30, dans la salle Osvaldo Pugliese (rez-de-chaussée au fond). Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.
Au programme :

Le mercredi 17 février :
Orquesta Municipal de Tango de San Martín, dirigée par le bandonéoniste et commpositeur Pascual "Cholo" Mamone. Cet orchestre rassemble Gabriel Rivas violon solo, Leonardo Williman, violon, Washington Williman, alto, Pablo González, violoncelle, Aldo Saralegui, piano, Edgardo Acuña, guitare, Pablo Araujo, contrebasse, María Viviana et Reynaldo Martín, chant et le couple de danseurs Luciana et José.
La ville de San Martín, fondée en 1856, appartient à la ceinture de Buenos Aires dont elle n’est distante que d’une poignée de kilomètres en direction du nord-ouest.
Ajout du 16 février : ce premier concert est annulé pour un incident de santé (sans gravité) de Cholo Mamone, qui n'a pas 20 ans. Donc repos...

Le jeudi 18 février :
Orquesta Municipal de tango de Berazategui, composée de Carlos Inglese et Fernando Ruiz au bandonéon, Marcelo Urban à la contrebasse, Edgardo Ibáñez au violon, Diego Inglese au piano et le chanteur Alberto Limer. Berazatregui, fondée en 1856, appartient au Gran Buenos Aires et se trouve à une vingtaine de kilomètres au sud de la capitale.

Le mercredi 24 février :
Orquesta Municipal de Tango Ciudad de Quilmes, que dirige le bandonéoniste Carlos Corrales, que vous connaissez déjà (je l’ai cité plusieurs fois et j’ai même fait écho au vol de son instrument, qu’il a pu recouvrer quelques jours après). Outre Carlos Corrales, cet orchestre compte un second bandonéon, celui de Sebastián Agüero, deux violons, Santiago Gainzo et Diego Albertón, un alto, Juan Lapola, un violoncelle, Laura Corrales, une contrebasse, Mariano Benedé, une guitare, Gustavo Pometi, un piano, Leonardo Fernández et un chanteur, Emiliano Castignola.
Quilmes, fondée en 1949, est une ville du Gran Buenos Aires, à une dizaine de kilomètres au sud de la capitale (1).

Le jeudi 25 février :
Orquesta Municipal deTango Ciudad de La Plata, la capitale de la Province de Buenos Aires. La Plata, fondée en 1882, lorsque Buenos Aires et la Province ont été séparées administrativement, est située à 80 km au sud de Buenos Aires.
Cet orchestre compte 10 musiciens : Carlos Rulsi, qui assure le bandonéon, les arrangements et la direction du groupe, Jorge Vignales à la basse (il co-dirige le groupe), Daniel Viacava, au piano, Pablo Muñoz et Ernestina Inveninato au violon, Pablo Manccini à l’alto, Orlando Viacava au 2nd bandonéon, Pablo Torino à la guitare électrique, Mario Acosta au clavier électronique et Marcelo Costa pour le chant.



(1) La cité partage son nom avec la marque nationale de bière, qui est tombée il y a quelque années au pouvoir de la multinationale belge Inbev, qui résulte elle-même de la fusion entre Interbrew et un géant brassicole des Etats-Unis, Anheuser-Busch, qu’Interbrew a avalé tout cru en juillet 2008.

La Semaine du Tango de Chascomús fait du teasing [à l’affiche]

En avril 2010, se tiendra la Semaine de Tango de Chascomús, petite cité rurale de la Province de Buenos Aires, connue pour son environnement campagnard apaisant, à 120 km au sud de la capitale. Dès avant cette date, plusieurs artistes ont été désignés pour concourir aux prix qui seront remis pour la première fois pendant ce festival, la 12ème Semaine du Tango à Chascomús 2010.
Les attestations seront remises aux artistes le 16 février dans la Casa de la Provincia, sur l’avenue Callao, à Buenos Aires, par les autorités de la municipalité rurale.

Parmi les concurrents, on retrouve des musiciens déjà connus des lecteurs de Barrio de Tango comme les chanteuses Nora Bilous, Alicia Pometti et Celia Saia et les groupes Tamango et China Cruel.

En savoir plus sur la XII Semana del Tango Chascomús 2010 :
Visitez le portail touristique de la ville de Chascomús

Pour retrouver les articles de Barrio de Tango qui parlent des artistes, tapez leur nom dans le moteur de recherche en haut à droite.

Une fois n’est pas coutume : Cristina et Macri font cause commune [Actu]

Par vidéo interposée, à Vancouver, les deux adversaires de l’échiquier politique argentin ont tenté de convaincre les membres du Comité international olympique de choisir Buenos Aires pour y tenir l’assemblée générale de 2013 : Cristina Fernández de Kirchner, la Présidente, de gauche (Partido Justicialista, dit péroniste), et Mauricio Macri, qui n’est pas, comme le répètent les journalistes français à la télévision, le Maire mais le Chef du Gouvernement de la Ville Autonome de Buenos Aires (1), un ténor de la droite ultra-libérale.
Sur la vidéo, se sont joints à eux de nombreuses personnalités sportives, dont le footballeur Lionel Messi qui joue en Espagne.
Il s’agissait, après avoir obtenu deux années de suite le départ du Dakar de Buenos Aires, de forcer l’entrée de la capitale argentine dans le groupe des capitales dont on parle dans le monde. C’est en cohérence avec l’effort qui est fait, tant au niveau national qu’au niveau portègne, pour développer les attraits touristiques de cette ville et y attirer de plus en plus d’étrangers, en voyage d’agrément et en voyage d’affaires. Si Buenos Aires était choisie pour 2013, la réunion du CIO ferait converger vers le nord du Río de la Plata quelque 2000 journalistes et plusieurs chefs d’Etat, qui ont l’habitude de venir assister à cette réunion. 2013, c’est aussi l’année où le CIO choisira la ville où il établira son siège en 2020. Alors l’enjeu du vote de ce soir à Vancouver est d’importance...
Curieusement, seul Página/12 ce matin semblait s’intéresser à cette candidature. En l’accompagnant des jeux des mots habituels dans ce quotidien (qui me le rendent si sympathique et si agréable à lire). Je vous traduis l’introduction de l’article et je vous laisse lire le reste directement sur le site du journal :
A través de un video, la presidenta y el jefe de Gobierno, junto a Messi y Ginóbili, intentan convencer a los miembros del Comité Olímpico de las bondades de la ciudad para recibir la importante reunión de los señores de los anillos.
Sebastián Fest, dans Página/12

Par le biais d’une vidéo, la Présidente et le Chef du Gouvernement, avec Messi et Ginóbili (2), essayent de convaincre les membres du Comité Olympique des qualités de la ville pour la tenue de l’importante réunion des seigneurs des anneaux.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Pour aller plus loin :
Lire l’article de Página/12
(1) Macri a rang de maire dans le protocole international (c’est lui qui accueille au nom de la capitale argentine les Chefs d’Etat étrangers en visite d’Etat). Cependant il n’y a plus de maire à Buenos Aires depuis que la Ville s’est dotée d’une constitution, d’un Gouvernement et d’une Chambre législative, appelée Legislatura. Et c’est très différent sur le plan politique. Car Macri a été élu personnellement au scrutin nominal mais aucun de ses ministres ne l’ont été. Ils ont été désignés par lui, avec tout ce que cela comporte d’habileté politique ou d’arbitraire selon les circonstances, comme on vient de le constater à travers la désignation scandaleuse et finalement farcesque de Abel Posse au Ministère de l’Education, le 11 décembre dernier (voir mes articles sur l’épisode Abel Posse).
(2) Emmanuel Ginóbili, joueur de basquet.

mardi 9 février 2010

Inscriptions ouvertes pour le Lady’s Tango Festival [à l’affiche]

La rentrée se profile à l’horizon pour la Academia Nacional del Tango à Buenos Aires.

Du 8 au 14 mars prochain, s’y célèbrera le Lady’s Tango Festival, un festival de danse consacrée au rôle de la femme dans le tango.

Cinq professeurs animeront cours, ateliers et pratiques : Vilma Vega, Corina De La Rosa, Lorena Ermocida, Natalia Hills et Johana Copes, qui est l’organisatrice et l’initiatrice de la manifestation (elle est aussi l’un des professeurs de tango danse résidentes à la Academia Nacional del Tango).
La semaine comptent trois invités spéciaux : la danseuse Milena Plebs, qui se produit actuellement au Teatro Presidente Alvear (voir mon article sur Tramatango, ce spectacle en cours) et les danseurs (il faut bien des hommes, même minoritaires !) : Julio Balmaceda et Gabriel Missé.

Le festival s’ouvrira le 8 mars, institué Journée internationale de la Femme. A cette occasion, il y aura aussi un défilé organisé par les grandes marques de vêtements et accessoires de tango et une soirée avec dîner et spectacle dans le célèbre Cena Show Piazzolla Tango, dans la rue Florida.

Capture d'écran du site du Festival


Les inscriptions sont ouvertes d’ores et déjà.

Pour en savoir plus :
Visiter le site du Lady’s Tango Festival