D'ici quelques jours, Barrio de Tango retrouvera son rythme habituel, après ma participation à ce congrès international d'histoire qui s'est clos hier samedi à Mendoza, la ville de San Martin ! C'est de là que je publie ce soir (cet après-midi à l'heure argentine) mon article de rentrée : un Mis tardes con Gardel de derrière les fagots qui aura lieu lundi 15 septembre au Museo Casa Carlos Gardel, Jean Jaurès 735, à 18h30, entrée libre et gratuite comme toujours !
dimanche 14 septembre 2014
Prochain retour à la normale sur Barrio de Tango [Chroniques de Buenos Aires et d'ailleurs]
Pour chercher, para buscar, to search :
Abasto,
ABT,
Affiche,
chanteur,
chroniques de BsAs,
Lali Martinez,
Museo Casa Carlos Gardel,
musicien,
Nazareno Altamirano
Posted by
Denise Anne CLAVILIER
dimanche 7 septembre 2014
Il y a deux cents ans aujourd'hui, San Martín s'installait à Mendoza [Bicentenaire]
Pour chercher, para buscar, to search :
ABT,
Bicentenaire,
histoire,
Mendoza,
procer,
San Martin
Posted by
Denise Anne CLAVILIER
Le 7 septembre 1814, José de San
Martín,
nommé Gouverneur-intendant de la Province de Cuyo le 10 août (voir
mon article à cette date cette année), arrivait dans la capitale,
Mendoza.
Très
vite, il allait écrire à sa femme, Remedios de Escalada, de le rejoindre, elle qui, à 17
ans, vivait encore chez ses parents à Buenos Aires et ne l'avait
bien évidemment pas suivi dans sa campagne dans le Haut-Pérou
(aujourd'hui la Bolivie et une petite partie du territoire du
nord-ouest argentin). Il lui demandait de le rejoindre aux pieds des
Andes. Et il faut croire qu'il était passablement impatient de la
retrouver si l'on en croit le ton apaisant du Directeur suprême de
l'heure, Gervasio Posadas, dans un courrier qu'il lui envoya de
Buenos Aires et que je vous ai présenté, pour vous parler d'elle,
le 9 mars dernier.
San
Martín
arrivait de Córdoba,
où il avait passé sa convalescence après une grave crise d'asthme
doublée d'un ulcère à l'estomac qui l'avait saisi à Tucumán.
Il pensait sans doute alors se consacrer pleinement à un vaste plan
de libération du Pérou par la mer, ce Pérou qui restait le point
d'amarrage de la colonisation espagnole dans l'Amérique du Sud.
Hélas, le 3 octobre suivant, une catastrophe arrivait de l'autre
côté de la cordilière : la défaite des révolutionnaires chiliens
et la reconquête du Chili par les troupes vice-royales. Tout son
programme changeait : ses deux années à la tête de cette grande
province (aujourd'hui Mendoza, San Juan et San Luis) allaient être
consacrées à la fois au projet continental et à la défense du
territoire ci-andin.
Imaginez
la situation : c'est la fin de l'hiver, Mendoza compte 3500 habitants
en tout et pour tout et soudain, du 4 au 7 octobre, c'est 2000
réfugiés chiliens qui dévalent de la montagne enneigée et qu'il
faut héberger, organiser, nourir et réconforter. Ils ont tout
perdu. De l'autre côté, leurs biens, quand ils en ont, ont déjà
été confisqués. Ils n'ont plus de chef légitime tant la discorde
est forte entre les deux leaders révolutionnaires, Carrera d'un
côté, O'Higgins de l'autre. Il va lui falloir écarter ce factieux
de Carrera, ses deux frères et les 500 partisans qui ne jurent que
par lui, pour bâtir, avec l'aide de Bernardo O'Higgins et son
demi-millier d'hommes de troupe, une vraie armée capable de
traverser les Andes et de l'autre côté, de reconquérir le Chili,
d'en assurer l'indépendance définitive et il n'a encore aucune
ressource sur place. Il faut tout faire. Il va tout faire.
C'est
cette aventure extraordinaire que va célébrer le Congrès
international d'Histoire qui se tient la semaine prochaine à Mendoza
(Espacio Cultural Julio Le Parc) et auquel j'aurai l'honneur de
représenter la France, avec mes deux ouvrages sur ce personnage
historique qui mérite une célébrité universelle (voir Colonne de droite) ...
Pour
en savoir plus :
lire
l'article d'hier dans le quotidien Los Andes
lire
le communiqué du ministère de la Culture du gouvernement de Mendoza
voir
le programme de la manifestation sur le site Web de l'Espace culturel
hôte.
Vous pouvez également vous connecter à la page Facebook de l'Espace Julio Le Parc.
samedi 6 septembre 2014
Centenaire de la Grande Guerre : El Marne de Arolas [Troesmas]
Pour chercher, para buscar, to search :
Arolas,
bandonéon,
chroniques de BsAs,
compositeur,
histoire,
musicien,
Todo Tango,
Troesma
Posted by
Denise Anne CLAVILIER
Il y a cent ans, sur les bords de la
Marne, à l'est et au nord de Paris, l'armée française, qui a déjà
dû battre en retraite devant l'avancée impériale et que vient
soutenir l'allié britannique, arrivé avec un corps expéditionnaire
qui laissera beaucoup de morts dans la terre de France, défendait la
capitale avec l'énergie du désespoir pour lui éviter le funeste
sort que venait de subir Bruxelles, occupée, malgré la vaillance de
sa minuscule armée de pays neutre, par des forces allemandes qui ne
respectaient rien ni personne et se comportaient, c'est le cas de le
dire, en pays conquis, faisant régresser, malgré l'institution de
la Croix-Rouge, les pratiques militaires en temps de guerre à ce
qu'elles avaient cessé d'être depuis le milieu du XVIIIe
siècle. En Belgique, l'armée impériale allemande faisait preuve
d'un comportement que, tout juste un siècle plus tôt, après les deux défaites successives de Napoléon, même les troupes d'occupation alliées n'avaient jamais montré dans la France reprise par les Bourbons.
Au premier jour de ce nouvel
affrontement, un lieutenant de réserve, qui était dans le civil un
immense poète, Charles Péguy, meurt au champ d'honneur, le 5 septembre, dans
une opération d'avant-garde, sur le canal de l'Ourcq, pour barrer la
route à l'une des armées allemandes.
Cette longue bataille du 5 au 12
septembre 1914, rendue célèbre chez nous et ailleurs par la
réquisition des taxis parisiens pour emmener au front des troupes
aux uniformes encore atrocement voyants et chatoyants, avait
profondément ému les Argentins et surtout les Portègnes, aux
premières loges des nouvelles.
Eduardo Arolas, surnommé el Tigre du Bandoneón
(1), l'un des tout premiers musiciens professionnels de cet
instrument, en fit un tango. Un magnifique tango. El Marne.
A écouter sur Todo Tango, enregistré par Osvaldo Fresedo et son
orchestre le 27 juin 1980. Et vous pouvez le voir aussi en vidéo
intégrée. Et lire la partition (et même la télécharger en
résolution non imprimable). Et consulter la liste des
enregistrements répertoriés et vue l'exhaustivité de ce site
encyclopédique, il est peu probable qu'une piste leur ait échappé...
Eduardo
Arolas, natif du quartier de Barracas à Buenos Aires, est mort à
Paris, à l'hôpital Bichat, d'un mélange d'alcoolisme et de
tuberculose, dix ans plus tard, le 29 septembre 1924. Il avait
trente-deux ans. Ses cendres ont été rapatriées beaucoup plus
tard. Il repose désormais dans sa cité natale.
| Un taxi parisien de 1914 exposé au Musée national des Invalides à Paris |
(1)
ce qu'il faut comprendre comme La bête du bandonéon, le fortiche,
l'as du bandonéon. Sur tous ces détails, je renvoie l'internaute à mon livre paru en mai 2010, Barrio de Tango, recueil bilingue
de tangos argentins, Editions du Jasmin.
vendredi 5 septembre 2014
L'Argentine pleure un ange du rock nacional [Actu]
Pour chercher, para buscar, to search :
Actu,
chanteur,
chroniques de BsAs,
Clarin,
compositeur,
Gustavo Cerati,
La Nacion,
La Prensa,
Monserrat,
musicien,
rock
Posted by
Denise Anne CLAVILIER
Une file ininterrompue et dense d'un kilomètre de long s'était déjà formée hier soir vers 22h aux alentours de la Legislatura pour rendre un dernier hommage à un chanteur de rock de 55 ans qui est décédé hier matin, après quatre ans de coma. Même la menace sérieuse de pluie et d'orage (1) n'aurait pas fait reculer ces gens très jeunes pour la plupart qui patientaient autour de deux manzanas successivement avant d'accéder à la chapelle ardente de Gustavo Cerati. Rentrant moi-même, en compagnie de la journaliste francophone Magdalena Arnoux, de l'enregistrement de mes interviews à Radio Nacional, plus dans le nord de la ville, j'ai été surprise du calme qui régnait dans toute la zone malgré la foule et les camionnettes de toutes les chaînes de télévision du pays, toutes parquées au pied du monument à Julio Argentino Roca, devant la Manzana de las Luces...
Très belle voix et grand talent que je découvre moi-même à l'occasion de cette triste nouvelle qui bouleverse les Argentins.
La presse fait sa une sur l'artiste ce matin. Et pour une fois, c'est Pagina/12 qui rate (à mon goût) sa une...
Gustavo Cerati avait connu le succès dès les années 80 et 90. Un AVC en mai 2010 l'avait fait disparaître de la scène, reclus dans un coma irréversible. Ecoutez-le dans Me quedo aqui, dans un clip mis en ligne par son canal You Tube officiel, en 2008, donc sur la fin de sa carrière.
Pour en savoir plus, il vous suffit d'aller consulter n'importe lequel des quotidiens dont vous trouverez l'hyperlien permanent dans la Colonne de droite, à la rubrique Actu.
(1) Il a plu à plusieurs reprises des trombes pendant la nuit et cela continue ce matin. Au moment où je publie cet article, le tonnerre roule au-dessus de San Telmo et j'entends sur le toit le bruit de mitraillette de la pluie.
samedi 30 août 2014
Présentation de mes travaux sur San Martín à Mendoza, pour le Bicentenaire [Chroniques de Buenos Aires... et d'ailleurs]
Pour chercher, para buscar, to search :
ABT,
Bicentenaire,
chroniques de BsAs,
conférence,
dédicace conf BdT,
Disques livres,
folklore,
histoire,
INS,
media,
Mendoza,
pbt,
procer,
radio,
Radio Nacional,
San Martin
Posted by
Denise Anne CLAVILIER
Du 10 au 14 septembre 2014, je serai à Mendoza, la capitale de la Province homonyme, pour y présenter, dans un cadre académique prestigieux et au pied de sommets sans doute fort impressionnants, mes travaux de recherche sur le général José de San Martín, Père de la Patrie argentine et co-fondateur, avec Manuel Belgrano, des valeurs des droits de l'Homme dans ce pays (sans parler du Chili et du Pérou).
Mendoza fête actuellement et pendant
deux ans le Bicentenaire de son gouvernorat de la Province de Cuyo,
qui fut plus tard éclatée en trois provinces, Mendoza, San Luis et
San Juan, entre 1814 et 1816. Ceux d'entre vous qui ont lu San Martín
à rebours des conquistadors, que j'ai publié en décembre 2012 aux
Editions du Jasmin, ou qui sont Sud-Américains, savent que c'est de
cette région enclavée et alors indigente qu'il a organisé la plus
ample opération militaro-politique de l'émancipation du continent,
la traversée des Andes, pour aller libérer le Chili, retombé en
octobre 1814 aux mains des contre-révolutionnaires opposés à
l'indépendance des pays américains.
Ce que San Martín
a réalisé dans cette Province qui occupe le flanc andin du Cône
Bleu y a laissé un souvenir puissant jusqu'à nos jours. Vous en
trouverez un résumé magistral dans la lettre que le Cabildo de
Mendoza avait adressée au gouvernement central en 1816 et que
j'avais publiée et traduite dans ces colonnes le 6 novembre 2012.
Ce vaste congrès universitaire et
mémoriel est co-organisé à el Espacio Cultural Julio Le Parc, par
el Instituto Nacional Sanmartiniano (site Web) et la Province de Mendoza (site Web du Ministère mendocin de la Culture). El INS
est un organisme fondé par un historien qui était venu faire sa
thèse à Paris, en Sorbonne (je l'ai retrouvée dans les archives -
très émouvant), José Pacífico
Otero, dans le but de créer une sorte de temple dédié à la
mémoire de San Martín.
Il est longtemps resté un cercle hermétique, hyper-institutionnel, formel, amphigourique, compassé (il en reste encore des traces) et surtout quasi-religieux, avec à sa tête bien souvent des généraux sans
compétence particulière en histoire. Mais depuis quelques années,
l'Institut se transforme, à une vitesse grand V, en un authentique
centre de recherche et d'animation culturelle consacré à la vie, à
l'œuvre et au contexte historique de
San Martín, avec
expositions (il y en a une actuellement, petite et bien faite), accords-cadre avec des acteurs de la vie sociale
(universités, Provinces, syndicats...), tandis qu'un autre institut
de même nature s'occupe de l'autre personnage historique fondateur,
Manuel Belgrano.
L'INS a son siège à Palermo, sur
Plaza Grand-Bourg, dans le coin dont l'urbanisme est le plus authentiquement parisien (ce qui n'est pas le cas de Avenida de Mayo qui postule au titre pourtant). J'ai d'ailleurs eu l'occasion de vous l'expliquer dans le programme du séjour culturel que je vous propose à Buenos Aires,
avec l'agence de voyage solidaire et équitable Human Trip.
L'INS assure la direction universitaire
du congrès, accorde leurs accréditations aux conférenciers et
organise le programme de la manifestation. L'INS a voulu sur ces quatre
jours offrir deux espaces différents, un espace universitaire
réservé à la prise de parole des chercheurs confirmés et un
espace participatif ouvert aux historiens amateurs, aux enseignants
du primaire et du secondaire, aux associations, aux enfants et aux
adolescents, aux artistes, pour des projets originaux, didactiques,
théâtraux, radiophoniques ou cinématographiques...
Pour ma part, j'interviendrai à deux
reprises, successivement dans l'un et l'autre espaces, pour exposer
mes apports à la documentation sanmartinienne grâce aux trouvailles
que j'ai eu la chance de faire en langue française (Gazette de
Lausanne, Voyages autour du Monde et L'Investigateur, dont je vous
parlais dans un article du 4 mai dernier) et pour parler des
problématiques propres à la présentation de ce personnage
historique dans le monde francophone européen qui ignore encore
jusqu'à son nom. Je présenterai mes deux livres, la biographie et l'anthologie de documents historiques.
C'est la raison pour laquelle depuis
lundi dernier, j'ai mis ce blog en sommeil pharmacologique, car mes deux
communications devront donner lieu à publication, avec celles
de tous les orateurs inscrits, sans doute en 2015, dans les actes du
congrès et, avant de les publier, comme dirait monsieur de La
Palisse, il faut d'abord les écrire et cela ne se fait pas tout
seul, même en Argentine. Qui plus est, il faut aussi organiser le
voyage (1000 km en car, tout confort je vous rassure !) et assurer le service minimum ici dans
la capitale, être présente à deux ou trois moments-clés, comme
mercredi dernier la fête pour les cent ans de Zita de Troilo
organisée à la Academia Nacional del Tango par ses petits-enfants
et neveux que je connais et qui sont des amis (chers et émus !), le
Plenario d'après-demain qui sera consacré au tango pour les
enfants... Le reste de mes sorties pour la semaine n'est pas encore
fixée, à part bien entendu ma propre conférence avec Fabiana
Mastrangelo, une historienne de l'Université San Martín
de Cuyo (Mendoza), avec le patronage de la Casa de Mendoza, mardi
soir au CCC Floreal Gorini, qui sera suivie de l'enregistrement d'un reportage de La Lupa y el Lapiz, une émission de la radio en ligne Red Digital Argentina 365 et plus tard, jeudi, l'enregistrement des deux interviews annuelles à RAE, l'une en français avec Magdalena Arnoux, l'autre en espagnol avec Leonardo Liberman et un entretien préparatoire à Mendoza avec le président de l'INS (une journée bien occupée).
Nul doute qu'à mon retour en France,
j'aurai fait quelques provisions d'idées mendocines pour Human Trip. C'est qu'il y a de quoi faire avec les routes du vin, celles de l'huile
d'olive et bien entendu les Rutas Sanmartinianas, les cinq pistes
empruntées par l'Armée des Andes à travers les montagnes et qui
font la gloire de cette région, que les Argentins appellent aussi la
Méditerranée, parce qu'elle se situe en plein milieu des terres !
Alors quittons-nous en musique (à
défaut d'un verre de malbec rouge).
Cuyo est la patrie de la tonada et d'un
groupe vocal, los Trovadores de Cuyo, qui viennent de renouveler
leurs effectifs du tout au tout et qui ont créé, il y a bien
longtemps, cet hymne sanmartinien gentiment bègue qu'est Los
sesentas granaderos, une cueca de Hilario Cuadros, qui s'est inspiré,
pour écrire ce joli texte, d'un épisode de l'épopée cuyaine de
San Martín que je vous
laisse découvrir dans sa biographie (aux pages consacrées à l'été 1820). C'est pour
cela que je l'ai écrite : pour que vous découvriez le bonhomme !
Los Trobadores de Cuyo, troupe historique
sur des images de films avec une vision cuyaine de l'épopée
et les paysages, ce qui ne gâche rien.
Ante el Cris, ante el Cristo Redentor
se arrodi, se arrodillaba un arriero
y roga, y rogaba por las almas
de los bra, de los bravos granaderos
Devant le Christ Rédempteur,
un bouvier s'agenouillait
et il priait pour les âmes
des braves grenadiers (1)
(Traduction Denise Anne Clavilier)
(1) Soixante hommes triés sur le volet
et qui avec courage et dévouement prirent la route de la montagne,
en secret, pour sauver la vie de leur général et le mettre à
l'abri, du côté chilien.
Le marché mondial des capitaux se prémunit de la jurisprudence Griesa [Actu]
Pour chercher, para buscar, to search :
Actu,
chroniques de BsAs,
Daniel Paz,
Economie,
Humour,
Pagina/12,
Rudy
Posted by
Denise Anne CLAVILIER
En ce samedi, un mois après la
déclaration artificielle de default de l'Argentine du fait d'un
juge new-yorkais quelque peu suspect sur sa capacité interprétative
du droit dans un Etat du même nom, le quotidien Página/12
fait sa une sur la décision que vient de rendre publique une
fédération internationale d'opérateurs de marché qui prend des
mesures pour que les accords de rééchelonnement d'une dette de
fonds souverain soient appliqués en fonction de la majorité des
créditeurs et non pas d'une minorité, comme c'est le cas dans la
décision du juge Griesa.
![]() |
| Y a-t-il besoin d'une traduction ? Je ne le pense pas ! |
L'article est à lire en ligne et en
espagnol.
Et comme dit le gros titre du journal,
c'est une question qui intéresse désormais l'ensemble du monde, puisque tous les Etats empruntent sur le marché privé et sont menacés par la jurisprudence Griesa qui leur avait fait perdre une partie de leur liberté de décision en
termes de gestion de la dette et donc une part de souveraineté monétaire et budgétaire. Ce jugement les mettait dans les mains
d'une poignée de spéculateurs sans foi ni loi ou plus exactement
qui n'ont pour toute boussole que le profit le plus à court terme
possible et mettait aussi les créditeurs de bonne foi à la merci de quelques voyous en col blanc, disposés à tout pour empocher du fric au détriment du reste de la planète.
En Argentine, la belle (presque)
unanimité qui s'était fait jour les 31 juillet et 1er
août dernier, aura eu le mérite d'exister mais n'aura pas tenu
longtemps. L'opposition n'a pas tardé à couvrir le gouvernement en
fonction de propos fort peu gracieux et de noms d'oiseaux (pas très
variés), dénonçant sa soi-disant mauvaise politique sans jamais
proposer quoi que ce soit à la place. La Présidente l'a d'ailleurs
fait remarquer dans un récent discours : qu'ils critiquent autant
qu'ils le veulent, mais qu'ils disent aux Argentins ce qu'ils
feraient s'ils étaient au pouvoir. Et là, j'attends de voir, parce
que pour l'heure, cela ressemble beaucoup au sktech du Sar Rabindrana
Duval, de Pierre Dac et Francis Blanche, jusques et y compris dans
les bas-fonds triviaux et paillards dans lesquels ils aimaient bien s'ébattre...
Francis Blanche, en turban : - Votre
Sérénité, est-ce que vous pouvez dire le numéro de compte en
banque de Madame ?
Pierre Dac, en position du lotus : Oui !
Francis Blanche : Vous pouvez le dire ?
Pierre Dac, concentré : Oui !
Francis Blanche :
Vous pouvez le dire ?
Pierre Dac, péremptoire : Oui !
Francis Blanche : Il le peut ! (applaudissements et éclat de rire)
Un discours tautologique et absurde que le duo de une, Daniel Paz et
Rudy, n'ont pas manqué de stigmatiser ce matin, avec leur humour de
toujours :
L'opposant à lunettes (vous
remarquerez au passage que pour une fois, notre oligarque à
moustache et à gros sourcils s'est mis en congé) : Pour quelle
raison voulons-nous à tout prix accepter le verdict de Griesa ?
L'autre opposant : pour faire ch... le
gouvernement.
L'opposant à lunettes : Mais la dette,
il faudra bien que le prochain gouvernement la paye.
L'autre opposant : Qu'il aille se faire
f..., le prochain gouvernement.
L'opposant à lunettes : Mais si c'est
nous ?
L'autre opposant : Tu te f... de moi ou
quoi ?
(Traduction Denise Anne Clavilier)
Une remarque en passant : voyez comme le vocabulaire révèle l'immaturité démocratique de la société
argentine. Tout se passe comme si les institutions constitutionnelles
n'étaient pas le pays lui-même. Voilà deux cents ans que l'on
confond obstinément gouvernement et Etat, gouvernement en fonction
et donc partisan et République, laquelle devrait être au-dessus des
désaccords conjoncturels. La dette n'est pas celle du gouvernement.
C'est une réalité comptable qui s'impose à la Nation entière, à
chaque contribuable. Et cela, dans le vocabulaire de l'actuelle
majorité et notamment celui de la Présidente, juriste de formation,
c'est une chose très claire, qui ne souffre pas l'ombre d'un doute.
En revanche, chez l'homme de la rue, même s'il est très cultivé,
ce n'est pas clair du tout et chez les caciques de la politique, dans
l'opposition, qu'elle soit de droite ou de gauche, c'est un super jeu
langagier d'enfumage à grande échelle. Pour le moment, les
Argentins ont du mal à reconnaître la supercherie. C'est en cela
que ces deux humoristes font un travail d'éducation civique pour
adultes d'une grande utilité. Et en plus, c'est drôle.
mardi 26 août 2014
Les cent bougies aujourd'hui, c'est pour qui ? C'est pour Julio ! [Actu]
Pour chercher, para buscar, to search :
Actu,
chroniques de BsAs,
Cortazar,
histoire,
Pagina/12,
poeta
Posted by
Denise Anne CLAVILIER
Aujourd'hui, dans Buenos Aires, il va
falloir être sérieusement distrait pour ne pas se rendre compte que
c'est aujourd'hui les cent ans de Julio Cortázar,
né il y a donc un siècle dans une Bruxelles déjà occupée par les
Allemands du Kaiser.
Tout
le monde s'y met : la télévision, la radio, les librairies, les
journaux, même Google... Certains pâtissiers ou traiteurs y font allusion
sous une forme ou une autre et quelques restaurants. Página/12
a mis la tête de notre baroudeur littéraire sur la une de ses pages
culturelles...
![]() |
| "Nous marchions sans nous chercher mais en sachant que nous marchions (1) pour nous rencontrer" (Traduction Denise Anne Clavilier) |
Cela
valait bien que je prélève sur mon travail de rédaction
sanmartinienne deux minutes de cette journée qui commence.
Pour
vous faire une idée, vous pouvez aller jeter un coup d'œil
sur Página/12
mais je suis à peu près sûre, même si je n'ai pas bien le temps
d'aller le vérifier, que La Nación,
Clarín
et La Prensa ne sont pas en reste. Vous pouvez consulter leurs sites
Internet à partir des liens permanents de la rubrique Actu, dans la
partie basse de la Colonne de droite, celle réservée aux liens
externes.
(1) Il existe de nombreuses façons de traduire le verbe andar, car il peut contenir une notion de déplacement comme une notion plus existentielle (comme notre verbe aller).
(1) Il existe de nombreuses façons de traduire le verbe andar, car il peut contenir une notion de déplacement comme une notion plus existentielle (comme notre verbe aller).
lundi 25 août 2014
Service minimum mais garanti (congrès universitaire oblige) [Chroniques de Buenos Aires]
Pour chercher, para buscar, to search :
ABT,
Bicentenaire,
chroniques de BsAs,
dédicace conf BdT,
histoire
Posted by
Denise Anne CLAVILIER
![]() |
| Deux manières pour traduire cette devise ou "Mendoza, l'esprit large" ou "Mendoza, la hauteur de vue" |
Dans les jours qui viennent, il est probable que je ne publie rien sur ce blog : l'Instituto Nacional Sanmartiniano vient de m'inviter à soutenir mes travaux de recherche dans le cadre d'un congrès universitaire qui prend place dans les célébrations du Bicentenaire de San Martin en Cuyo. Une telle invitation n'était pas prévue et je dois donc à l'improviste, comme c'est l'habitude en Argentine, consacrer une bonne partie de mon temps à la rédaction des deux résumés d'intervention qui seront ensuite intégrés dans les actes du colloque, en lien avec la publication de mes deux livres sur le général (publiés en 2012 et 2014 aux Editions du Jasmin).
Pendant quelques jours, je ne mettrai en ligne que des informations exceptionnelles et reprendrai mon rythme "estival" une fois rédigés les deux articles que je dois rendre avant le début du colloque.
samedi 23 août 2014
Ana Libertad vit en Europe et elle ne connaîtra pas sa grand-mère [Actu]
Pour chercher, para buscar, to search :
Abuelas,
Actu,
chroniques de BsAs,
Clarin,
JDH,
La Nacion,
Pagina/12,
Pape François
Posted by
Denise Anne CLAVILIER
Ce n'est pas "l'effet Guido" mais un long
travail d'enquête judiciaire qui a permis, avec l'aide des services
consulaires en place dans un pays européen, de découvrir la 115ème
des personnes recherchées par l'Association Abuelas de Plaza de
Mayo. La jeune femme qui a récupéré hier son identité de
naissance est la fille d'un couple de militants communistes purs et
durs (parti communiste marxiste léniniste), Héctor Baratti (né le
27 mars 1949, dans la Province de Buenos Aires) et Elena de la Cuadra
(née le 15 juin 1954, dans la Province de Corrientes), tous deux
arrêtés le 23 février 1977 puis détenus sans procès à La Plata.
On a retrouvé son corps à lui, qui a été dument identifié, mais
elle reste disparue et on n'a aucune trace de ce qu'elle a pu
devenir.
La maman de Elena, Alicia Zubasnadar,
est décédée en juin 2008. Co-fondatrice de l'ONG Abuelas de Plaza
de Mayo, elle en avait été la première présidente.
La jeune femme a pu être identifiée
grâce à un mail anonyme au contenu très précis parvenu à Abuelas
en 2010. La justice a entamé alors son instruction et grâce aux
services consulaires argentins, elle a pu informer de son identité
probable l'intéressée qui a assez rapidement accepté de procéder
à un prélèvement sanguin, réalisé le 25 avril dernier au
consulat argentin de son pays de résidence (non révélé par
Abuelas qui veut protéger l'intimité de cette personne et le
processus psychologique difficile et complexe qu'elle aura à
affronter dans les mois et les années qui viennent). L'échantillon
sanguin a ensuite été acheminé par valise diplomatique pour
aboutir courant mai à la Banque des Données Génétiques dont les
services d'anthropologie judiciaires ont procédé aux analyses
légales habituelles.
La jeune femme est née le 6 juin 1977
dans un commissariat de La Plata, capitale provinciale et ville
universitaire où vivaient les grands-parents De La Cuadra. A la
suite de cette naissance, le couple a reçu des coups de fils
anonymes et des bouts de papier griffonnés, glissés la nuit sous la
porte : c'est ainsi qu'ils ont été informés de cette naissance de
manière assez précise et qu'ils ont aussitôt entamé des
recherches en tentant de remuer ciel et terre pour récupérer leur
petite-fille. Sur l'attestation de naissance qui a servi à la
déclaration d'état-civil falsifiée, apparaît le nom d'une
sage-femme impliquée dans plusieurs rapts d'enfant sous la dictature
(en Argentine, ces agissements tombent sous le coup d'une loi qui
réprime la traite des personnes).
La jeune femme a été adoptée par un
couple sans lien avec les institutions de la répression
politico-militaire de ces années dictatoriale mais ces gens l'ont
déclarée comme leur fille biologique, qu'elle n'était donc pas, ce
qui constitue en Argentine (et ailleurs aussi) un crime dont ils
auront à répondre devant un tribunal.
Un prêtre, condamné depuis pour
crimes contre l'humanité (c'est la désignation des crimes perpétués
par la dictature) a assez vite pris contact avec les De La Cuadra
pour les tâcher de les persuader, à force d'arguments chrétiens
pervertis, qu'il leur fallait cesser les recherches et se résigner à
l'insoutenable disparition du couple et à celle de l'enfant dont ils
savaient pourtant qu'elle vivait. La famille avait toutefois connu
personnellement le père Pedro Arupe, alors général de la Compagnie
de Jésus. Elle put donc entrer en communication avec lui à Rome et
Arupe, depuis la maison générale de Rome, les renvoya à son tour
vers le père Jorge Bergoglio, alors provincial d'Argentine. Il n'est
donc pas impossible que ce dossier réveille, dans les colonnes de
Página/12
ou tout au moins au sein de son comité de rédaction, les
rumeurs sur ce que l'actuel Pape François a fait, n'a pas fait, a
écrit, n'a pas écrit, a omis de faire, d'écrire ou de dire, aurait
pu faire, écrire ou dire si et si et si... pendant les années de
plomb. Sur cette affaire précise et sur la visite de cette
grand-mère, l'un des tout premiers cas dont il ait eu connaissance,
il s'est assez longuement expliqué dans un livre qui a été publié
il y a plusieurs années, lorsqu'il était archevêque de Buenos
Aires, à quelques mois de sa démission pour atteinte de la limite
d'âge (les évêques en charge pastorale remettent tous leur
démission lorsqu'ils atteignent 75 ans).
Par ailleurs dans le petit monde
médiatique, on peut constater que l'effet Guido n'aura guère duré
: seul Página/12
donne à l'information la place qui lui revient dans l'actualité du
jour. Clarín
et La Nación
se disputent à qui fera l'entrefilet le plus discret et La Prensa
n'en parle tout simplement même pas.
Toutefois,
il n'est pas impossible que l'effet Guido se fasse sentir à travers
une vague sans précédent d'identifications dans les mois qui
viennent car les appels à Abuelas ont été nombreux dans les jours
qui ont suivi l'annonce des retrouvailles entre Estela de Carlotto
(qui reprenait hier son rôle institutionnel) et son petit-fils si
longtemps recherché.
Pour
aller plus loin :
lire
l'article que ce journal a publié en 2006 pour parler de Alicia
Zubasnadar de De La Cuadra, deux ans avant sa mort et que Página/12
a resorti de ses archives ce matin
consulter
la depêche de Telam avec vidéo intégrée de la conférence de
presse donnée hier au siège de Abuelas
lire
le communiqué de Abuelas.
Sur
le site de Abuelas, vous pouvez également lire le billet que le Pape
a personnellement adressée à Estela de Carlotto, après l'annonce
de l'identification de Ignacio Guido Montoya Carlotto, et l'article
que Página/12
a consacré à la publication de cette missive.
jeudi 21 août 2014
Le CASLA a offert son trophée à son plus célèbre hincha [Chronique de Buenos Aires]
Pour chercher, para buscar, to search :
Actu,
Almagro,
chroniques de BsAs,
Clarin,
foot,
La Nacion,
La Prensa,
Pagina/12,
Pape François
Posted by
Denise Anne CLAVILIER
Dès lundi, l'état-major du club bleu
et grenat (azulgrana), le désormais célèbre San Lorenzo de Almagro, qui a
gagné la semaine dernière la coupe des Libertadores (coupe
continentale de l'Amérique du Sud), s'est rendu à Rome, comme
l'année dernière, pour remettre une copie du trophée au Pape, son
supporter (hincha) exilé dans la lointaine Europe pour cause
d'élection pontificale.
Malgré le deuil personnel qui le
frappe au cœur, dans l'intimité son cercle familial le plus proche, peine à laquelle nombre d'Argentins s'associent depuis mardi soir (1), le Pape François a reçu, hier, à Rome, au cours de
l'audience générale, la petite délégation de ses footeux compatriotes. Il l'a fait avec sa chaleur habituelle et il a commenté sa présence avec une petite note nouvelle en parlant de son identité culturelle dont ce club fait partie...
La vitrine Web du Club
maintient toutefois pour l'occasion un profil très nettement plus bas que ce
qui aurait été fait si cet accident de voiture n'avait fauché la
vie d'une jeune maman et de deux bébés de deux ans et huit mois
parmi les neveux et nièces de l'Evêque de Rome.
Sur le site du Club, vous pourrez voir
le petit reportage vidéo, de 2 mn 10, tiré d'un journal TV d'une chaîne argentine (CN23) qui reprend les images et quelques phrases de la salutation du Pape en
espagnol à la fin de son audience générale du mercredi. Vous
constaterez aussi la gravité du visage des délégués et leur
émotion sensible. Et pourtant ils auraient aimé faire la fête :
ils attendaient cette victoire depuis la création de cette
compétition américaine !
Dimanche, l'équipe sera à nouveau sur
le terrain, pour un match contre l'équipe argentine de Banfield. On
ne se repose pas sur ses lauriers. Au boulot, les gars !
Pour aller plus loin :
lire
l'article de Clarín
(1) Ce que j'ai relayé sur ma page Facebook parce qu'en Argentine, je ne dispose pas toujours du temps
disponible pour traiter les informations dans le blog, qui demande
plus de travail, plus de fonds que cette vitrine qu'est un réseau
social généraliste.
mercredi 20 août 2014
Presentación de "San Martín par lui-même" en el CCC – Ma prochaine présentation au CCC [Chroniques de Buenos Aires]
Pour chercher, para buscar, to search :
ABT,
Affiche,
CCC,
chroniques de BsAs,
conférence,
Corrientes,
dédicace conf BdT,
Disques livres,
gastronomie,
histoire,
Mendoza,
pbt,
procer,
San Martin
Posted by
Denise Anne CLAVILIER
Résumé en français en fin d'article
El 2 de septiembre del 2014, a las 19
en el CCC Floreal Gorini, Corrientes 1543, CABA,
presentaré mi
libro,
San Martín par lui-même
et par ses contemporains
("San Martín por él mismo y sus
contemporaneos")
Charla en castellano
Me acompañará la Profesora Fabiana Mastrangelo
historiadora y escritora mendocina
Me acompañará la Profesora Fabiana Mastrangelo
historiadora y escritora mendocina
Entrada
libre y gratuita
Sala
Jacobo Laks, 3ro
piso
Organizan conjuntamente el CCC y la Casa de Mendoza de Buenos Aires
Organizan conjuntamente el CCC y la Casa de Mendoza de Buenos Aires
Gracias
por difundir a los amigos y conocidos.
San
Martín par lui-même et
par ses contemporains (Editions du Jasmin, mayo del 2014, Francia),
es una antología de documentos históricos (aprox. 150),
provenientes de distintas fuentes del siglo 19, en tres idiomas
originales, en mayoría castellano y algunos en inglés o en francés. Los en
castellano y inglés se pueden leer en versión bilingüe (el texto original a la izquierda, mi traducción al francés a la derecha).
En
estas 384 páginas,
junté a 30 autores, entre los cuales se encuentran Bernardo
O'Higgins, Tomás Guido, Juan Martín de Pueyrredón, Guillermo
Miller, Simón Bolívar, Basil Hall, Maria Graham, Lord Cochrane...
El conjunto compone una semblanza multifacética, casi epistolaria,
del Gran Capitán.
Los
documentos se armaron por el orden cronológico (el de los
acontecimientos), empezando en julio del 1789, cuando el jovén José
de San Martín no cumple todavía los 12 añitos legales para
ingresar en el Ejercito real de España. Se concluyen con la nota
diplomática de agosto del 1850 avisando al gobierno de Juan Manuel de Rosas del
fallecimiento del General en su casa de Boulogne-sur-Mer (norte de
Francia).
Charla, debate con el
público y brindis
con vino
de Mendoza y masitas flamingas de Francia
Los
porteños pueden descubrir mi trabajo al visitar mi página Web en
francés con traducción Google si quieren (rubro "Livres") por ese link o este, o las notas que les
dediqué a mis libros en este blog, haciendo clic en la tapa del que
les interesará (Columna
derecha de la pantalla).
Para
lanzar estos dos libros y despertar la curiosidad de mis lectores de
Europa, publiqué acá, en Barrio
de Tango, varios documentos todos en versión bilingüe, con
excepción de los de
fuentes francesas o suizas ya en mi idioma nativo (1).
Dentro
de unos días, podré añadir
otros detalles sobre el contenido de la tarde, según como las cosas
se van armando con la gente del CCC, a quien desde ya le agradezco su
confianza.
En
mi sitio Web (rubros Radio y Télévision), podrán escuchar varias notas que me hicieron RAE de
Radio Nacional como RFI (radio pública de Francia), ambos canales en
castellano.
![]() |
| Tapa Billiken (detalle) |
La
biografía de San Martín ya se encuentra desde el año pasado en las
bibliotecas del CCC y el Museo del Regimiento de Granaderos a Caballo
(cuartel de Palermo).
Todos
los libros publicados en Francia se pueden conseguir en Buenos Aires
en la librería Las Mil y una hojas (que tiene también venta en
linea).
Más
info en
*
* *
Le
2 septembre 2014, à 19 h, je présenterai en espagnol mon dernier
livre sur San Martín, paru en France en mai dernier, aux Editions du Jasmin (et disponible auprès de n'importe quel bon libraire
francophone notamment en zone Euro - l'éditeur peut par ailleurs faire un envoi toute destination dans le monde).
La
rencontre, co-organisée par le Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini et la Casa de Mendoza (bureau de représentation de la Province homonyme dans la capitale fédérale), se tiendra dans la salle Jacobo Laks, au 3ème
étage, du CCC, 1543
avenue Corrientes (face au Teatro San Martín), à Buenos Aires.
Entrée
libre et gratuite.
J'aurai l'honneur d'être accompagnée pour l'occasion par l'historienne mendocine Fabiana Mastrangelo, enseignante-chercheuse, elle-même auteur et brillante spécialiste de San Martín, le héros par excellence de sa province natale. Qu'elle veuille bien trouver ici l'expression de mes remerciements pour sa présence.
J'ai eu la chance de faire sa connaissance mardi dernier, lors de sa propre conférence (brillantissime) à la Casa de Mendoza. C'est une véritable historienne comme il n'en existe pratiquement encore aucun(e) en Argentine (à plusieurs reprises dans Barrio de Tango, je vous ai fait l'état des lieux de la discipline dans le pays, elle y est encore terriblement marquée par des querelles idéologiques dont une science humaine devrait être exempte, ce qui la range dans la mythographie et l'historiographie).
Après la conférence-débat, la Casa de Mendoza offrira un verre de l'amitié qui mettra en valeur ce vin produit par le vignoble encouragé par San Martín lui-même, pendant son gouvernorat de Cuyo, un vignoble à flanc de Cordilière. Ce à quoi j'ai prévu d'ajouter une spécialité de la région Nord-Pas-de-Calais qui a recueilli le dernier soupir du grand homme sud-américain.
J'aurai l'honneur d'être accompagnée pour l'occasion par l'historienne mendocine Fabiana Mastrangelo, enseignante-chercheuse, elle-même auteur et brillante spécialiste de San Martín, le héros par excellence de sa province natale. Qu'elle veuille bien trouver ici l'expression de mes remerciements pour sa présence.
J'ai eu la chance de faire sa connaissance mardi dernier, lors de sa propre conférence (brillantissime) à la Casa de Mendoza. C'est une véritable historienne comme il n'en existe pratiquement encore aucun(e) en Argentine (à plusieurs reprises dans Barrio de Tango, je vous ai fait l'état des lieux de la discipline dans le pays, elle y est encore terriblement marquée par des querelles idéologiques dont une science humaine devrait être exempte, ce qui la range dans la mythographie et l'historiographie).
Après la conférence-débat, la Casa de Mendoza offrira un verre de l'amitié qui mettra en valeur ce vin produit par le vignoble encouragé par San Martín lui-même, pendant son gouvernorat de Cuyo, un vignoble à flanc de Cordilière. Ce à quoi j'ai prévu d'ajouter une spécialité de la région Nord-Pas-de-Calais qui a recueilli le dernier soupir du grand homme sud-américain.
Mes
lecteurs francophones connaissent désormais bien l'organisation de
ce blog, et la fonction de la Colonne de droite, qui comprend de
nombreux raccourcis vers les séries thématiques d'articles dont
ceux présentant le contenu de mes ouvrages.
De
plus amples informations seront ajoutées au présent article en
fonction de l'organisation de la soirée, toujours en cours, avec les
responsables du CCC que je remercie encore une fois de leur confiance
et de leur amitié, tout particulièrement Walter Alegre, qui ne
ménage pas sa peine.
(1)
El objetivo de este blog es hacer conocer la cultura popular
argentina a los francohablantes para que les guste. En consequencia, todo o casi todo
está prioritariamente dirigido a este público en su idioma. Los dos
libros sobre San Martín, la primera biografía en francés (San
Martín à rebours des conquistadors) y la antología de este año,
tienen una sola meta: hacer descubrir, querer y conocer este prócer
y luchador incansable de los derechos humanos y la ilustración que,
por el presente, nos queda desconocido.
mardi 19 août 2014
A La Paila cette semaine [Chroniques de Buenos Aires]
Pour chercher, para buscar, to search :
Affiche,
Alejandra Cañoni,
Cecilia Bonardi,
chanteur,
chroniques de BsAs,
compositeur,
Facundo Radice,
gastronomie,
Laura Esses,
Laura Hatton,
Lucio Arce,
musicien,
Palermo
Posted by
Denise Anne CLAVILIER
Ce mercredi 20 août 2014,
l'auteur-compositeur interprète Lucio Arce et le chanteur Facundo
Radice, qui fait partie de la Orquesta Típica
La Vidú, se produiront à
21 h au restaurant La Paila, Costa Rica 4848 à Palermo.
Droit au spectacle : 50 $ par personne
(soit moins de 5 € au cours actuel du peso argentin).
Et vendredi, c'est le quatuor vocal
féminin, Flores Negras, animé par la chanteuse Cecilia Bonardi, qui
jouera, à 21h30, début du week-end oblige.
Droit au spectacle : 70 pesos.
A cela il convient d'ajouter le prix du
repas, dans ce restaurant spécialisé dans la cuisine du Nord-Est
argentin, du côté de Salta, Jujuy,Tucumán,
une zone du pays réputé pour sa forte personnalité et sa tradition
gastronomique, à base de produits andins, comme les délicieuses
pommes de terre aux saveurs variées.
Donc double intérêt pour ces soirées.
A l'affiche du Festival de tango cette semaine [Chroniques de Buenos Aires]
Pour chercher, para buscar, to search :
Affiche,
Alan Haksten,
chanteur,
chroniques de BsAs,
compositeur,
Cucuza,
Festival,
FTBA,
La Boca,
Marisa Vazquez,
Mateo Castiello,
Matias Rubino,
musicien,
Noelia Sinkunas,
Sebastian Zasali,
Walter Laborde
Posted by
Denise Anne CLAVILIER
Beau programme en vérité que celui
proposé par un festival de tango malheureusement organisé en dépit
du bon sens :
Demain, mercredi 20 août, à 21h, Alan
Haksten se présente avec sa formation réduite, Marcapiel (fer
rouge), avec son tango résolument jeune et nerveux. Ce sera à la
Usina del Arte, dans la salle dite de Cámara
(une petite salle intimiste), au cœur
de la Boca.
Jeudi à 16h30, la chanteuse Marisa
Vázquez (qu'avait-elle
besoin de choisir une photo aussi vulgaire pour sa promotion ? - son
talent vaut mieux que ça !), se produira dans la même, toujours en
accès libre et gratuit.
Dimanche 24 août, ce sera le tour du
chanteur Cucuza Castiello à 16h, avec les mêmes partenaires que
vous connaissez bien désormais et le même complice vocal, le
chanteur Chino Laborde, qui vient de quitter la OTFF, dont il a
longtemps été la voix emblématique...
Pour en savoir plus sur le programme
exhaustif, consulter la page qui lui est consacré sur le site Web de
la Ville de Buenos Aires.
Noces d'argent avec le tango pour Patricia Barone et Javier González cet hiver [Chroniques de Buenos Aires]
Pour chercher, para buscar, to search :
Affiche,
chanteur,
chroniques de BsAs,
compositeur,
Festival,
FTBA,
Javier Gonzalez,
La Boca,
musicien,
Patricia Barone,
Province BsAs
Posted by
Denise Anne CLAVILIER
La chanteuse Patricia Barone et le
guitariste et compositeur Javier González
fêtent en ce moment leurs noces d'or avec la nouvelle vague du
tango, dont ils sont deux des principaux acteurs.
Ce soir, mardi 19 août 2014, ils se
produisent au Festival de Tango de Buenos Aires, cette année relégué
à La Boca, ce qui le rend fort peu commode d'accès, pour ne pas
dire plus. Ce sera à 18h30 à la Usina del Arte, Sala de Cámara,
à l'angle de la rue Caffarena et de l'avenue Pedro de Mendoza. Et
pour rendre le festival encore plus impraticable (ce gouvernement
municipal est décidément peu doué pour organiser ce type
d'événement), il faut retirer sa place (certes gratuite) sur place
une heure avant la levée de rideau. Inutile de vous dire que dans
ces circonstances, la belle programmation du festival profite très
peu aux gens du crû : à 17h30, un jour de semaine, au moins d'août, au
creux de l'hiver, un Portègne normalement constitué est au boulot,
enfermé entre les quatre murs d'un bureau de banque, d'assurance, de publicité ou de services informatiques (75% de l'activité de la ville) et il bosse...
Pour ma part, à l'heure du concert, je
serai en centre-ville, à la Casa de Mendoza où se donnera une
conférence qui s'annonce intéressante et dont je vous ai parlé il
y a quelques jours à propos du Bicentenaire de San Martín en Cuyo. On ne peut pas être partout à la fois.
Notre couple de musiciens se produira
par la suite, toujours avec le groupe qu'il anime, samedi à 20h30 à
Tandíl (Province de
Buenos Aires), au centre universitaire, et dimanche à Rauch,
toujours dans la Province mais cette fois à 19h.
Dans tous les cas,
l'entrée est libre et gratuite dans la limite des places
disponibles.
Pour en savoir plus :
consulter le site Internet des artistes
consulter le programme du festival de Tango de Buenos Aires sur le portail officiel de la Ville.
Retour du Tomassini-Reinaudo Project à La Trama vendredi soir [Chroniques de Buenos Aires]
Pour chercher, para buscar, to search :
Affiche,
chroniques de BsAs,
compositeur,
Hernan Reinaudo,
Monserrat,
musicien,
Nestor Tomassini
Posted by
Denise Anne CLAVILIER
Décidément, la tenue du festival
cette année n'assèche pas la vie du tango ailleurs dans la ville.
C'est à La Trama, un café culturel de
l'ouest de Monserrat, à l'angle des rues Luis Saénz Peña et
Mexico, que le duo clarinettiste (Néstor Tomassini) et guitariste (Hernan Reinaudo), tous deux compositeurs, se produira vendredi
22 août 2014, à 22h, pour un concert de musique du Río
de la Plata à forte connotation tanguera et candombera.
Je
ne connais pas encore l'endroit, qui a l'air des plus cosy et agréables. On verra d'ici vendredi comment se
présente la soirée. A Buenos Aires, il faut savoir adopter les
usages d'improvisation tous azimuts des locaux !
On
peut se connecter la page Facebook du restaurant salon de thé Mil500
qui abrite les propositions culturelles de l'espace de création
qu'est La Trama.
Inscription à :
Articles (Atom)























