mardi 21 avril 2009

Concert du Maestro Emilio de la Peña samedi prochain [à l’affiche]

Le Maestro Emilio de la Peña, octogénaire, est un artiste qui s’est toujours voulu rare sur scène. Il ne se produit que très rarement, il a sorti quelques disques, il joue du piano, compose et enseigne. Il a un petit site Internet, qui fait gentiment et sans se fouler le minimum syndical (1). Bref, c’est un artiste qui ne recherche pas les sunlinghts...

L’année dernière, malgré toute cette discrétion, le Maestro Emilio de la Peña a néanmoins reçu un prix de la Sadaic en remportant le concours Para una Argentina que canta (pour une Argentine qui chante), un concours ouvert à tous les genres de la chanson. Le prix pour le tango est revenu à un morceau (un tema) qu’il a composé et qu’a écrit la poète Marta Pizzo, Cada espera es un adiós (chaque attente est un adieu).
Pour les besoins du concours, ce tango a été enregistré par le chanteur Juan Carlos Varela.



Emilio de la Peña jouera donc au Bar La Forja, rue Bacacay 2414, dans le quartier de Flores, samedi prochain à 23h45, avec son petit monde autour de lui, quelques fidèles avec lesquels il aime travailler : la chanteuse Lola Barrios Expósito (à découvrir sur sa page Myspace), le chanteur Juan Carlos Varela et un bassiste, Matías González.

Et même la publicité du concert est au régime minceur.

(1) Faire ou assurer le minimum syndical (francés popular) : hacer lo mínimo indispensable.
Sans se fouler (argot francés) : sin cansarse.
Faire gentiment quelque chose : hacer las cosas bien pero sin ruido, sin aprovecharlas para lucirse.